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L’exécution de ces travaux n’a pas la marche régulière des labeurs ; il nous serait donc impossible de l’assujettir à des principes fixes. Ces notions appartiennent entièrement à la pratique ; et quand, par impossible, nous établirions sur une matière si variable autant de théories qu’il se présente de cas particuliers, nous serions exposé à rencontrer une opposition continuelle de la part des nouveaux usages, qui, à tort ou à raison, font sentir leur influence, d’autant plus puissante qu’elle vient de la masse entière, du public, et d’autant moins regrettable, il faut le dire, qu’elle s’exerce sur des objets fugitifs et pour lesquels il est bien permis de sacrifier à la fantaisie.
La seule observation que nous puissions faire d’une manière générale, c’est que, pour la composition comme pour le tirage, les ouvrages de ville, ordinairement faits en conscience , doivent être exécutés par des ouvriers expérimentés , d’un goût sûr, qui comprennent toutes les variétés, toutes les nuances qu’il convient d’y apporter, et qui sachent approprier, les uns le choix des caractères, les autres le foulage et la couleur, à la nature plus ou moins compacte , plus ou moins légère , de la forme confiée à leurs soins.
La lithographie, grâce à l’économie que présente son procédé, notamment pour les tirages à petits nombres, grâce aussi à la facilité avec laquelle elle peut prodiguer les ornements, a enlevé à l’imprimerie une partie considérable des ouvrages de ville. De plus, elle a forcé celle-ci, pour lutter sans trop de désavantage avec sa rivale, à multiplier les
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.lettres de fantaisie, les fleurons, les vignettes, en un mot, tout ce qui peut la rapprocher des effets produits par la plume et par le crayon. De là des dépenses fort lourdes, et un grand accroissement de la portion la plus coûteuse du matériel typographique.