OUVRAGES DE VILLE
La dénomination d'ouvrages de ville (ouvrages faits pour la ville, c’est-à-dire pour la généralité des personnes qui n’ont pas, comme les auteurs ou les libraires, des relations spéciales avec l’imprimerie) comprend toute espèce d’impressions autres que celles de volumes et ouvrages de long cours. Cette catégorie de travaux, variée à l’infini, est opposée à celle des labeurs; elle partage avec celle-ci et les journaux le domaine typographique.
L’étendue de ces travaux est telle, en effet, que certaines imprimeries, notamment en province, y trouvent une alimentation suffisante. Depuis le simple bilboquet jusqu’aux travaux les plus compliqués, tels qu’en exigent les services des administrations publiques ou ceux des compagnies financières ou industrielles, toutes ces’compositions sont qualifiées d'ouvrages de ville. Leur grande diversité nous empêcherait de les énumérer tous ; nous citerons seulement, parmi les plus communs : les billets de faire part , circulaires , avis , têtes de lettre , cartes d’adresse ou d’entrée, tarifs, prix courants, lettres de change , mandats , tableaux , registres , placards, programmes, etc.
On comprend, en outre, sous cette désignation les accessoires des labeurs qui ne font pas partie du corps d’ouvrage , comme les couvertures , étiquettes, etc., et qui ordinairement sont traités comme ouvrages de ville, tant pour la composition que pour le tirage.