‹ Traité de la typographieChapitre 188 sur 199 · PARTIE IV · texte numérisé non relu

PARTIE IV

quelconque d’exemplaires des ouvrages dont les types n’existent plus, et qui par là retrouvent toute leur valeur.

Dans d’autres cas, il peut être utile de combiner un texte typographique avec des ornements lithographiés, des cadres de filets, ou autres accessoires onéreux en typographie. Alors ce procédé, qu’on appelle aussi la typoUthographie , peut, nous le répétons, offrir de réels avantages. Le report sur pierre se fait au moyen d’une bonne encre à vignettes et de papier de Chine encollé et légèrement ramoiti, au moyen desquels le décalque s’opère.

P anicono graphie. — L’inventeur de ce procédé, M. Gillot, le définit: « l’art nouveau d’obtenir une ou plusieurs gravures métalliques, ou planches gravées en relief ou en creux, de tous caractères et figures ; et de pouvoir, à l’aide de ces figures , imprimer typographiquement, dans un tirage rapide, pur, net, vigoureux et en quelque sorte indéfini, toutes vignettes, tous dessins et gravures de n’importe quel genre, tous caractères typographiques, lithographiques, autographiques et de taille-douce. »

On obtient ces gravures au moyen d’une épreuve fraiche, tirée avec de l’encre à report sur pierre, sur bois ou sur métal, puis décalquée sur le métal employé pour cet usage. Ce décalque devient, à l’aide d’un moyen chimique, la gravure destinée à l’impression.

Beaucoup de procédés, sinon du même genre, du moins tendant au même but, ont exercé depuis

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quelque temps l’esprit d’invention, sous le nom de zincographie , de galvanoglyphie , etc. ; nous ne saurions dire si, dans cette carrière où les concurrents se présentent en foule, un sort durable est réservé à la payiiconographie , telle qu’elle est pratiquée aujourd’hui.

Impression naturelle. — M. Auer, ancien directeur de l’imprimerie d’Etat à Vienne (Autriche), a découvert un procédé qu’il a appelé Vimpression nalurelle. En voici l’objet et le résultat.

On place une plante, une fleur, un insecte mort, une étoffe, un tissu, en un mot, une matière inanimée, quelle qu’elle soit, entre une plaque de cuivre et une plaque de plomb ; puis on fait passer ces deux plaques entre deux cylindres avec une pression assez forte.

La plaque de plomb conserve l’empreinte de l’objet imprimé, avec toutes les finesses que présente sa surface.

Qu’on applique des couleurs à la plaque de plomb, les couleurs même les plus variées, chaque impression donnera une copie de l’original parfaitement ressemblante.

Si l’on veut tirer un grand nombre d’exemplaires, comme le plomb n’y pourrait suffire, on stéréotype ou f on galvanise , et l’on obtient ainsi le moyen de produire de grands tirages.

Cette ingénieuse découverte n’a peut-être pas produit des résultats très-multipliés ; mais il nous a semblé qu’elle méritait une mention pour la pensée qui l’a conçue et qui a réussi à l’exécuter.

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