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IN-QUATRE-VINGT-SEIZE Demi-Feuille. Six Cahiers d’une Feuille in-oclavo chacun.
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Demi-Feuille. Huit Cahiers d’une Feuille in-octavo chacun.
Dans la série de modèles que nous venons de présenter pour Vimposition des différents formats, nous avons négligé ceux qui sont tombés en désuétude, ou dont l’application devient de plus en plus rare, quoiqu’ils aient été conservés jusqu’à ce jour dans les ouvrages didactiques. Telles sont les impositions par feuille entière des formats au-dessous de l’intrente-deux, c’est-à-dire celles de l’in-trente-six , etc.
COMPOSITION
C’est souvent par demi-feuille que ces formats s’imposent actuellement, quand le tirage peut s’elfectucr ainsi; et cette méthode, exempte de tout inconvénient, présente beaucoup de facilités et meme d’avantages. Les facilités qu’elle offre sont : pour le compositeur, de diminuer les chances d’erreurs auxquelles l’expose le placement d’un plus grand nombre de pages; pour l’imprimeur, de faire son registre sur la meme forme, sans avoir à craindre l’irrégularité des châssis ou celle des garnitures; pour le correcteur, des lectures moins longues. Quant à scs avantages, ils ne sont pas moins positifs; elle épargne à l’établissement la moitié de la lettre qui serait nécessaire si l’on tirait par feuille entière, sans que la marche des impressions en soit ralentie : mesure souvent très -utile à l’économie des ateliers.
Nous avons préféré donner de plus grands développements à certains formats qui non -seulement sont plus usités que les autres, mais encore qui leur servent de bases. Tels sont l’in-octavo et l’in-douze, auxquels se rattachent tous ceux qui viennent après eux, et qui n’en sont que des multiples. Nous avons donc présenté, sous tous les points de vue possibles, soit intégraux , soit partiels , V imposition de ces deux formats radicaux, tant pour leur application, qui est continuelle, que pour la connaissance de ceux qui en dérivent.
De la comparaison que nous avons faite de ces différents genres ^'impositions il résulte quelques observations communes que leur généralité convertit en règles, et que nous allons énoncer comme telles.
Lorsque la forme d’une page est dans les mêmes proportions que celle du papier plié selon le format auquel cette page appartient (ce qui doit toujours se faire si aucune considération particulière ne s’y oppose), le blanc du fond et celui de la tête doivent être les mêmes; celui du pied et la marge extérieure doivent aussi être égaux entre eux. Les premiers sont ordinairement aux seconds dans le rapport approximatif de deux à trois.
Nous avons indiqué les impositions suivant lesquelles la feuille devrait se retourner comme pour l’in-douze. La plupart d’entre elles se retournent in-octavo; aussi n’avons -nous considéré et signalé les premières que comme des cas d’exception.
Un volume ne peut être bien broche, et les feuilles ne peuvent conserver l’égalité de leurs fonds, si elles ne sont divisées en cahiers égaux. Aussi, dans les modèles que nous avons offerts, nous sommes-nous attaché à l’observation de ce principe.
Il faut éviter, notamment pour les petits formats, les cahiers trop volumineux. Il est vrai qu’ils sont plus commodes et plus économiques pour la pliure; mais cet avantage ne s’acquiert qu’aux dépens de la marge dorsale, qu’on doit avantager le plus possible pour la facilité de la lecture.