‹ Traité de la typographieChapitre 80 sur 199 · FLEURON · texte numérisé non relu

FLEURON

Parmi les dillérents genres de vignettes dont nous venons de parler, en voici un qui mérite une mention spéciale à cause du discernement qu’il exige dans son emploi.

Les fleiirons sont des ornements ou des sujets gravés, soit sur acier, soit sur cuivre, soit sur buis, ou, ce qui est plus fréijuent encore, clichés ou polytypés en fonte, et montés sur matière ou sur bois.

Ils ne sont pas fondus sur des forces de corps régulières; on les justifie avec différentes épaisseurs de cadrats et d’interliemes.

Les fleurons qu’on emploie dans un livre doivent être en rapport avec son format, comme avec le blanc dans lequel ils sont placés.

On donnait autrefois ce nom à certains ornements dont la forme se terminait en pointe, et qu’on plaçait à la fin des volumes ou de certaines divisions du livre.

COM POSITION

Il arrivait même quelquefois qu’on faisait prendre cette forme aux dernières lignes de la matière. Le goid, en s’épurant, a fait justice de cet usage bizarre ; et le cul -de -lampe, ou tout autre arrangement analogue, est maintenant un défaut qu’on évite avec soin, et auquel on remédie autant qu’on peut le faire. Il n’est admis que pour le bas du frontispice, qu’il termine assez convenablement.

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