‹ Traité de la typographieChapitre 93 sur 199 · PARTIE II · texte numérisé non relu

PARTIE II

réunion de tant de conditions diverses, souvent même indépendantes de la volonté de l’ouvrier, que celui-ci l’obtient difficilement s’il n’est jusqu’à un certain point secondé par des circonstances qu’il ne pourrait maîtriser. Un imprimeur soigneux et expérimenté saura , dans la préparation du papier, dans la mise en train de la forme, s’assurer les éléments d’un bon tiracje; mais si d’ailleurs il est contrarié par les défauts de la presse , par des variations de température qui dessèchent ou amollissent le rouleau, il perdra le fruit de ses efforts et de ses précautions. 11 demeure donc prouvé ({ue l’imprimeur doué de tout le zèle et de toute la capacité désirables ne peut parvenir à des résultats parfaits sans avoir à redouter des cas de force majeure, contre lesquels il lui faut lutter avec énergie et habileté , quoique l’amélioration actuelle des instruments du tirage ait donné à son travail plus de sûreté et même une grande simplification.

Ce que nous disons ici pour l’imprimeur peut s’appliquer également au conducteur de presse mécanique; les travaux de celui-ci ont une grande analogie avec ceux du premier, tant dans leur préparation que dans leurs résultats.

Les principales fonctions de l’imprimeur sont : le lavage des formes avant et après le tirage, la trempe et le remaniement du papier, la mise en train , et le tirage proprement dit.

Avant d’entrer dans le détail de ce^ opérations, nous donnerons la description des différents genres de presses et l’analyse de leur mécanisme. Ces

^TIRAGE

notions doivent naturellement précéder l’étude d’un travail qui est presque en entier dans la manœuvre de l’instrument au moyen duquel s’opère le tirage.

Les presses se divisent en deux grandes catégories : presse manuelle et presse mécariique. Nous nous occuperons d’abord de la presse manuelle, ainsi que le veut l’ordre chronologique, et pour procéder du simple au composé.

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