SECONDE PARTIE
TIRAGE
Le tirage est peut-être la plus délicate de toutes les opérations typographiques, celle qui présente le plus de difficultés de détail, et sans contredit celle dont les résultats ont le plus d’importance, en ce sens qu’ils sont définitifs. Loin de nous la pensée de dire par là qu’un livre dont le tirage serait irréprochable, et dont la composition serait dépourvue de goût, de régularité et de correction, devrait être préféré à un autre qui présenterait les qualités et les défauts contraires ; mais il est certain que le travail du compositeur offre en général , et à certaines exceptions près, plus d’uniformité dans son exécution et s’acquiert plus facilement, que d’ailleurs il est susceptible jusqu’au bout de retouches et d’améliorations, et que celui de fimprimeur demande plus d’aptitude naturelle, une continuité de soins plus constante, et appliquée à des opérations qu’on ne peut pas toujours dominer. L’un se rectifie; fautre est irrémédiable.
La perfection du tirage est subordonnée à la