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FABRICATION DES PRESSES

Nous ne parlerons plus ici de la consLructioii des presses en bois, puisque ce genre de presses est définitivement abandonné, sinon comme usage, au moins comme fabrication. Les observations trèssommaires que nous allons présenter sur la structure de cet instrument, considéré surtout au point de vue de son emploi , s’appliquent à la presse en fonte.

Les principales pièces de cette presse sont bien en fonte de fer ; mais quelques pièces accessoires , et qui exigent une solidité plus éprouvée, sont faites en fer forgé : nous les avons indiquées dans l’article précédent. '

Chaque pièce de fonte est coulée séparément dans son moule, fait sur un modèle spécial. En sortant des mains du fondeur, elle passe dans les ateliers du mécanicien, où elle subit les opérations d’ajustage nécessaires pour qu’elle acquière la plus grande précision. Le marbre et la platine sont dressés au moyen d’un chariot qui fait successivement passer tous les points de sa surface sous le tranchant d’un burin d’une trempe très-forte, pour en enlever toutes les aspérités. Ces deux pièces sont ensuite rodées à l’émeri l’une sur l’autre ; et s’il reste encore entre elles quelques inégalités, la lime les fait disparaître finalement.

Lorsqu’une presse est confectionnée, le mécanicien , avant de la livrer, doit l’essayer préalablement sur une forme très-pleine, et remédier aux défauts

qui peuvent se trouver encore dans ses différentes parties.

Les principales bases du mécanisme de la presse sont le parallélisme ou la perpendicularité des pièces, suivant leur position respective. La qualité du tirage dépend du degré d’exactitude apporté à l’observation de cès conditions. Ainsi les pièces qui doivent être parallèles entre elles sont les bandes, le marbre, la 'platine, le régulateur, et la surface inférieure de la boîte coulante. La colonne et la vis doivent leur être perpendiculaires. Si ces principes sont appliqués mathématiquement, il est évident que le travail de l’ouvrier se réduit à l’exécution d’un mouvement mécanique. Si, au contraire, on s’éloigne de cette loi de corrélation , si l’on est obligé de suppléer au défaut de justesse par des cales, par des hausses trop multipliées ou autres ressources de ce genre, les fonctions de l’imprimeur se compliquent, et ne présentent que des résultats plus ou moins imparfaits.

Les parties qui demandent le plus de solidité, comme supportant plus particulièrement l’effet de la pression, sont : la vis, V écrou, le barreau, \diColonne et les jumelles. Elles doivent donc être sous ce rapport l’objet de l’attention spéciale du mécanicien.

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