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PARTIES DE LA PRESSE EN ROIS

Arbre. Varbre de la presse est une pièce en fer qui descend perpendiculairement du milieu du sommier supérieur sur le sommet de la platine. Elle change trois fois de forme et de nom durant son trajet. La première partie est la vis, celle du milieu est V arbre proprement dit, la troisième est le pivot.

Varbre proprement dit est un morceau de fer de forme cubique, percé d’outre en outre et horizontalement sur les quatre faces latérales pour recevoir l’extrémité du barreau, qui s’y fixe et qu’il retient.

Arrêts du berceau. Les arrêts du berceau sont deux battements placés de chaque côté de la table, et qui la tiennent dans son arrêt. Ces battements doivent être de l’épaisseur d’un centimètre, et il doit y avoir la force d’un Cicéro et demi de distance entre les arrêts et le bois du coffre, afin que cêlui-ci ne frappe point contre les battements lorsque les crampons viennent à s’user.

Bandes. Les bandes régnent sur toute la longueur et dans le milieu des poutrelles. C’est sur elles, comme sur une coulisse, que roule le train de la presse, armé à cet effet, audessous du coffre, de crampons qui servent à le maintenir et à empêcher qu’il ne dévie. Les bandes excèdent les poutrelles de deux à trois centimètres ; cette saillie est nécessaire pour le jeu des crampons.

Barreau. Le barreau est une barre de fer recourbée à l’une de ses extrémités , celle par laquelle il est fixé à l’arbre , et portant à l’autre un long manche de bois. C’est le levier qui met en mouvement d’abord la vis, ensuite la platine, en un mot, toute la portion de la presse qui produit le foulage. Il part de l’arbre^ auquel il est attaché par une vis et un écrou, forme un coude, prend ensuite une direction horizontale , et est retenu , à

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l’extrémité de son manche, par le chevalet contre la jumelle ultérieure ; c’est là son état de repos. L’ouvrier qui tire le barreau lui fait parcourir une portion plus ou moins grande de la distance qui sépare les deux jumelles, suivant le degré de pression qu’il veut obtenir. Pour les formats un peu lourds, on le fait toucher à la jumelle citérieure.

Berceau. Le berceau est cette partie de la presse sur laquelle roule le coffre. Il se compose de deux longues pièces de bois, qui régnent dans une direction parallèle et dans toute l’étendue de la presse; elles s’appellent poutrelles. Chacune d’elles porte une bande de fer qui sert de coulisse, et sur laquelle glisse le coffre lorsqu’il est mis en mouvement par la manivelle. Le berceau porte sur le sommier inférieur ; il aboutit d’un côté sur une des traverses du train de derrière , et de l’autre sur la table.

Blanchet. Le blanchet est une pièce de drap, de Casimir ou de soie, dont on garnit l’intérieur du tympan afin d’amorlir le coup de la platine. Pour les impressions ordinaires on emploie un blanchet de Casimir; pour les tirages soignés on remplace l’un de ces blanchets par deux épaisseurs de soie, qu’on place immédiatement sur le grand tympan.

Chapeau. Le chapeau^ ou chapiteau, est cette forte tra.verse à laquelle aboutissent les deux jumelles, et qui, bordée par une espèce de corniche sur ses quatre faces latérales, couronne l’ensemble de la presse.

Chevalet. Il y a deux chevalets , celui de la presse et celui du tympan.

Le chevalet de la presse est un petit morceau de bois taillé en biseau, placé le long de la jumelle ultérieure, à laquelle il est fixé par une vis, et qui sert à arrêter le barreau lorsque la platine est relevée.

Le chevalet du tympan est une barre de bois de la largeur du tympan, élevée horizontalement sur deux barres perpendiculaires, placées à chacune de ses extrémités, et enchâssée

dans la table de la presse. C’est lui qui, lorsque le tympan est relevé , lui donne une position inclinée nécessaire pour le maintien à la fois de la frisquette et de la feuille de papier.

Chevilles. Les chevilles sont deux barres de bois courtes , fixées sur une planchette et formant ensemble une espèce de fourche. La planchette à laquelle elles tiennent est clouée en dehors de la jumelle citérieure, et à la hauteur de l’encrier. Le remplacement des balles par le rouleau rénd inutile l’usage des chevilles.

Coffre. Le coffre est un assemblage de quatre pièces de bois dans lequel est enchâssé le marbre. Sa largeur dans les presses ordinaires est telle, qu’il puisse contenir des formes de jésus ; elle est marquée par la distance d’une jumelle à l’autre, le coffre devant passer facilement entre elles. Il est posé sur la table de la presse , et garni à la partie supérieure de quatre cornières.

Corde du rouleau. Le corde du rouleau sert à faire avancer et reculer tour à tour le train de la presse. Elle se pose de deux manières. 1® Quand la corde est d’une seule pièce, on prend le bout qui est attaché au petit rouleau du chevalet, on le passe par un trou fait à la table, derrière la gouttière du tympan, et ensuite par-dessus le rouleau du côté où il vient, en faisant cinq ou six tours. On fixe un bout au crampon attaché sur le devant du coffre, et l’on arrête l’autre bout avec une cheville de fer placée dans le trou du petit rouleau. 2"^ Dans le cas où la corde est de deux pièces, on fait un nœud à la première, et on le fait entrer à moitié dans le trou qui est au bord du grand rouleau, dans lequel on doit insérer la corde; ensuite on passe le bout de cette corde par-dessus le rouleau, en commençant du sommier inférieur, et en continuant trois fois de suite ; après quoi on fait passer la corde par le trou de la table , et on l’arrête au petit rouleau du chevalet. On opère de la même manière, mais en sens inverse, pour placer la seconde corde, et on la fixe sur le devant du coffre. On doit toujours examiner,

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en faisant cette opération, si la position de la manivelle est bonne.

Cornières. Les cornières, ou canlonnières , sont quatre morceaux de fer composés chacun de deux bandes égales soudées en angle droit, placées aux quatre coins du coffre, et qui dominent sa superficie d’un centimètre environ. Cette élévation ne doit jamais excéder l’épaisseur du châssis, pour que la presse ait assez de passage. ETles servent à maintenir la forme sur le marbre , au moyen de coins qu’on place entre elles et le châssis. Les cornières , étant fixées dans le bois du coffre par des vis, se reculent au besoin et autant que le permet l’écartement des jumelles, lorsque le coffre est trop petit pour la forme ; ce qui se fait en remplissant l’intervalle par des réglettes.

Couplets. Les couplets se composent de deux pièces de fer formant charnières, comme celles des portes ou des fenêtres; ils sont ainsi nommés parce qu’ils sont pris l’un dans l’autre et qu’ils s’accouplent ensemble. Il y en a de deux espèces dans la presse : ceux de la frisquette et ceux du tympan.

Les couplets de la frisquette servent à fixer la frisquette au tympan ; ils sont placés dans le bas de l’une et dans le haut de l’autre. Ils tiennent ensemble au moyen d’une brochette qu’on enfonce ou qu’on retire à volonté , suivant la nécessité d’attacher la frisquette au tympan ou de l’en détacher. Ils sont au nombre de deux.

Les couplets du tympan fixent le grand tympan au coffre, c’est-à-dire aux cornières postérieures. Ils tiennent l’un et l’autre par des vis dont les têtes sont placées en dehors de la presse.

Crampons. Les crampons sont des morceaux de fer ou de cuivre, longs de quatre centimètres, larges de quinze millimètres et épais de douze, lesquels sont entaillés dans la longueur pour recevoir les bandes et faire glisser le coffre dessus. Ils sont ordinairement au nombre de douze, six de

chaque côté, et à égale distance Tun de l’autre. Ils sont fixés avec des vis à la table de la presse.

Crapaudine. La crapaudine est une espèce de boîte, ronde ou carrée à l’extérieur, mais arrondie dans l’intérieur, laquelle sert à recevoir la grenouille et à maintenir dans cette pièce l’extrémité du pivot. Elle est également en fer.

Écrou. Vécrou est une pièce de cuivre qui traverse perpendiculairement le milieu du sommier supérieur, et dans laquelle s’emboîte la vis. Vécrou doit avoir été fondu sur la vis même, afin qu’il n’y ait d’autre jeu que celui des filets de l’une dans les cannelures de l’autre. Vécrou est arrêté dans le haut du sommier par de petites vis au moyen desquelles il se démonte à volonté.

Il y a plusieurs écrous emplo^’és dans la construction de la presse , notamment ceux du chapeau, des pointures, du hjmj)an, etc. \

Encrier. Vencrier se compose d’une planche de quarante à cinquante centimètres carrés , et d’un rebord de quinze centimètres dans le fond, taillé en pente sur les côtés; c’est dedans que se placent l’encre, la palette et le broyon. L’encrier est fixé à côté de la jumelle citérieure, à la hauteur de l’arbre, sur une planche qui recouvre le train de derrière de la presse. 11 est quelquefois garni d’un couvercle, soit en bois, soit en carton, pour garantir l’encre de la poussière pendant la nuit et les heures de repos. ''

Cette pièce est inutile depuis qu’on emploie pour la touche le rouleau au lieu des balles.

Étançons. Les étançons sont des pièces de bois qui servent à consolider la presse en la maintenant par le haut. Ils se placent sur le chapeau de la presse , et se fixent au plafond suivant une direction oblique. Cette manière d’étançonner convient aux presses isolées ; mais quand il y en a plusieurs sur un rang, on emploie un autre moyen. Lorsque les presses sont bien alignées, on fait régner deux fortes barres de fer

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en travers des chapiteaux et à l’alignement des jumelles sur toute l’étendue de la rangée. Les deux barres de fer sont fixées dans les murailles, et elles arrêtent chaque presse en portant sur son sommet.

Frisquette. La frisquette est un cadre formé par quatre bandes de fer minces, et rempli par plusieurs feuilles de papier collées l’une sur l’autre , dont la réunion compose un carton de peu d’épaisseur et égal dans toute son étendue. Son usage est d’empêcher que les parties de la feuille de papier qui ne doivent pas porter d’impression, telles que les marges et les pages blanches s’il doit y en avoir, reçoivent le contact immédiat de la forme, qui est partout également imprégnée d’encre. A cet effet les parties de la frisquette correspondantes à celles de la forme qui doivent marquer au tirage sont découpées sur le papier collé ; les intervalles et le pourtour des pages demeurant toujours pleins à la frisquette, le reste de la feuille se trouve ainsi masqué et à l’abri de tout maculage. La frisquette est quelquefois tendue en parchemin, ce qui lui donne plus de solidité et prévient ainsi les accidents qui pourraient arriver pendant le tirage. Une presse doit être munie de plusieurs frisquettes, eu égard aux changements de formats. La frisquette est fixée, au moyen de ses couplets et de deux brochettes, à l’extrémité supérieure du grand tympan , sur lequel elle s’abat après que la feuille de papier y a été placée. Une des bandes latérales de la frisquette, celle qui est du côté des chevilles de la presse, est coudée en forme de poignée à peu près vers le tiers. C’est par cette partie que l’ouvrier la saisit lorsqu’il fait le moulinet; on l’appelle Voreille de la frisquette.

Godet. Le godet est une espèce d’entonnoir, incrusté dans le haut du sommier supérieur, et qui sert à introduire de l’huile entre les filets de la vis. Ce godet est quelquefois garni d’un couvercle. Cette précaution est bonne , parce que les ordures qui pourraient se mêler à l’huile empêcheraient le jeu libre de la vis dans l’écrou.

Grain. Le drain de la d^'eno'uille est un dé d’acier creux sur lequel tourne l’extrémité du pivot.

Le grain du pivot est un petit morceau d’acier, incrusté dans la pointe du pivot, et qui tourne sur celui de la grenouille.

Ces deux grains sont faits du même acier, et s’engrènent parfaitement l’iin dans l’autre ; on évite ainsi qu’ils ne portent à faux, ce qui multqilierait les accidents résultant de ce qu’ils s’usent vite et sont sujets à se casser.

Grenouille. La grenouille est un morceau d’acier creux enchâssé dans la crapaudine, dans lequel tourne le pivot sur un dé d’acier appelé grain, dont nous venons de parler.

Jumelles. Les jumelles sont deux longues pièces de bois parallèles entre elles et verticales , qui s’élèvent des deux cotés de la presse et qui soutiennent les sommiers. Elles s’assemblent par le haut dans une forte pièce de bois qu’on appelle le chapeau , et par le bas dans deux patins unis par une traverse. Elles s’appelaient autrefois les montants de la presse.

Manivelle. La manivelle sert à faire tourner le rouleau, soit pour rouler, soit pour dérouler le train de la presse. C’est un morceau de fer de la forme d’un demi-cercle, dont Tune des extrémités est fixée à la broche du rouleau, et l’autre porte un manche de bois par lequel l’ouvrier met le train en mouvement. La manivelle, dans sa position de repos, doit offrir l’image du c retourné (a).

Marrre. Le marbre de la presse est la pierre ou la plaque de fonte qui est enchâssée dans le creux du coffre. C’est lui qui porte la forme à tirer. 11 est placé sur une couche de son qu’on a soin d’étendre dans le fond du coffre , et il est maintenu sur les cotés avec des réglettes qui remplissent exactement les vides, afin qu’il ne puisse pas se déplacer.

Marche -PIEU. Le marche-pied est une espèce de pupitre,

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cloué sur le planclicr à Tcudroil où les pieds de l’imprimeur se posent lorsqu’il tire le barreau. En l’exhaussant, il lui donne de la facilité pour arriver au coup , et en même temps il lui présente un point d’appui dans la position inclinée qu’il est obligé de prendre en quittant le niveau du sol.

Patins. Les 'patins sont deux morceaux de bois, unis par deux traverses, qui servent à assembler par le bas les deux jumelles. Ils sont fixés dans le plancher par des boulons en fer.

Pivot. Le pivot est l’extrémité inférieure de l’arbre de la presse. Il se termine par le grain qui entre dans la grenouille.

Platine. La platine est une pièce de fer fondu et bien uni, laquelle, étant abaissée sur le coffre de la presse par le moyen du barreau , qui fait descendre la vis sur son sommet, opère , par le foulage qui en résulte , l’impression de la forme sur le papier. La platine est fixée à ses quatre coins par quatre vis que retiennent deux doubles branches appelées crémaillères, qui sont suspendues à l’arbre et descendent perpendiculairement. La pAatine d’une presse à un coup est de la grandeur du tympan, à cinq ou six millimètres près de tous les côtés : celle de la presse à deux coups n’est que de la moitié dans la longueur; mais sa largeur est la même.

Pointures, pointures sont deux languettes de fer minces et plus ou moins longues, terminées d’un bout par une double branche en forme de fourchette, et de l’autre par une pointe ou ardillon , de cinq à six millimètres de hauteur, qui s’élève perpendiculairement sur cette extrémité. Elles se placent vis-à-vis l’une de l’autre sur les bords du tympan, dans le sens de sa longueur; elles y sont fixées par des vis dont les rivLires maintiennent leurs fourchettes ; les deux extrémités armées de l’ardillon s’avancent en ligne droite vers le milieu du tympan. Les pointures pour l’in-douze se placent aux deux tiers du tympan , en allant de bas en haut ;

pour tous les autres formats, elles se mettent à égale distance de ses deux extrémités , inférieure et supérieure. Quelquefois, mais dans des cas très-rares, au lieu de les placer sur les bandes latérales du tympan, on les place perpendiculairement, c’est-à-dire sur les barres inférieure et supérieure.

Leur usage est de percer les feuilles de papier de deux trous qui servent de points de repère à la retiration, afin que les deux pages de chaque feuillet coïncident avec une exactitude parfaite. Les ardillons entrent dans les crénures du châssis pratiquées à cet effet.

Il y a des pointures à ressort , qui ne laissent passer l’ardillon que de la longueur nécessaire, pour éviter de déchirer le papier ou d’y faire des trous trop fortement marqués.

Rouleau. Le rouleau est un cylindre en bois, placé entre les poutrelles, qui, au moyen d’une corde roulée alentour et de la manivelle qui le fait tourner, opère le double mouvement qui fait avancer et rétrograder le train de la presse. Il est traversé horizontalement dans son centre par une broche en fer qui sort jusqu’au niveau extérieur du berceau, et à laquelle s’adapte la manivelle. Le rouleau doit avoir vingt centimètres de diamètre. Quelquefois on lui en donne moins ; mais il arrive alors que l’ouvrier a un demitour de manivelle de plus à faire, d’où il résulte une double perte de travail et de temps. Quand on emploie deux cordes au lieu d’une , le rouleau doit avoir dans le milieu un rebord semblable à ceux des extrémités, pour éviter qu’elles ne se mêlent.

Le rouleau du chevalet sert à maintenir celui de la manivelle , au moyen de la corde qui part du second et se fixe sur le premier avec une cheville en fer qui s’arrête sur la table.

Servante. La servante est un petit morceau de bois placé dans la direction de l’extrémité du train, et fixé, soit au plafond de la pièce, soit aux élançons de la presse, sur lequel s’appuie le haut de la frisquette lorsqu’elle est déployée.

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Sommier. Le sommier est une pièce de bois épaisse et forte qui traverse d’une jumelle à l’autre, et qui s’y enchâsse au moyen de deux tenons pratiqués à ses deux extrémités, et de deux mortaises taillées dans les jumelles. 11 y a deux sommiers dans la presse : l’un supérieur, et l’autre inférieur. Le sommier supérieur est percé dans son milieu , et reçoit l’écrou de la vis, qui le traverse dans la direction verticale. Le sommier inférieur est celui sur lequel porte tout le train de la presse, lorsqu’il est roulé, et dans le moment du tirage. Il est encore plus épais que le premier, parce que c’est lui qui supporte tout le poids de la pression. L’un et l’autre sont bombés des deux côtés, ce qui lès consolide dans le milieu.

Les mortaises dans lesquelles sont enclavés les tenons du sommier supérieur ont six centimètres de jeu dans le haut et dans le bas, tant pour le mettre d’aplomb que pour donner ou ôter du foulage. A cet effet on remplit l’excédant, de chaque côté, avec des cales de bois et de feutre, qu’on ajoute ou qu’on retranche suivant la nécessité.

Table. La table est une planche de chêne attachée sous le coffre, et de la même largeur; elle a trente-trois centimètres de plus dans la longueur, du côté où elle porte le chevalet du tympan.

Tablette. La tablette est une planche composée de deux pièces, qui se joignent dans leur longueur, et se fixent l’une et l’autre dans les jumelles au moyen de deux clefs en queue d’aronde. Elles sont entaillées dans le milieu , pour laisser passer l’arbre de la presse, et sur les côtés, pour les crémaillères. Cette pièce est maintenant d’un usage presque nul, et souvent même on la supprime.

Train. Le train est cette partie de la presse mise en mouvement à l’aide de la manivelle , qui roule le coffre sous la platine et le déroule ensuite. Il se compose du coffre et du marbre , des deux tympans, de la frisquette et du chevalet. On peut, au besoin , changer le train d’une presse et le remplacer par un autre plus petit ou plus grand , lorsque la nature de l’ouvrage

et la dimension des formes nécessitent ce changement. Le train de derrière est l’assemblage formé par deux montants et deux traverses, qui soutient l’extrémité des poutrelles et le corps entier de la presse. Il est surmonté d’une tablette sur laquelle est posé l’encrier. 11 est important que toutes les parties en soient fortes et parfaitement jointes, puisque c’est de lui que dépend la solidité de toute la machine.

Tympans. Il y a dans la presse deux tympans , le grand et le petit.

Le grand tympan est un châssis de bois sur lequel est tendu un morceau d’étoffe de soie. C’est sur lui que* se placent les pointures, la marge, et successivement chacune des feuilles à imprimer. La bande à laquelle tient la frisquette est en fer. Le grand tympan tient au coffre dans sa partie postérieure , c’est-à-dire à l’extrémité de droite de la presse; il y est fixé par une double charnière qu’on appelle les couplets du tympan, ainsi que nous l’avons dit précédemment. Il est ordinairement de la même largeur que le coffre. Le grand tympan est percé, à chacune des barres qui mesurent sa longueur, de deux trous, placés l’un au milieu, l’autre aux deux tiers en montant, et destinés à recevoir les vis des pointures.

Le petit tympan est un cadre formé par quatre bandes de fer assez minces , au-dessous duquel est collée une feuille de parchemin, ou plus ordinairement un morceau de soie, rabattu sur les quatre côtés de ce châssis. Il est enclavé dans le grand tympan, auquel il tient dans le haut par deux dents de loup minces et pointues , qui pénètrent entre le bois et la soie , dans le bas par un crochet, et sur les côtés par des tenons en queue d’aronde. C’est sur lui que porte immédiatement la platine, quand elle est abattue par le barreau.

Entre la soie du grand tympan et celle du petit sont placés les étoffes (en satin , ou en mérinos si l’on veut obtenir un foulage moins sec), le carton et la mise en train.

Les tyinpans demandent à être soigneusement entretenus, et renouvelés dès qu’ils commencent à s’user.

Vis. La vis a trois ou quatre filets ; mais le nombre de quatre

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est préférable, en ce que la pente est plus douce et établit encore mieux la gradation du foulage.

Les pas de vis, intervalles creusés qui se trouvent entre les filets de la vis, sont ordinairement de la même largeur que ces filets, comme correspondant à ceux de l’écrou.

Il y a beaucoup d’autres vis employées dans la construction de la presse; mais celle-ci est la vis de la presse proprement dite : en conséquence , nous ne croyons pas nécessaire de consacrer des articles particuliers aux autres vis, qui ne sont que des accessoires.

PRESSE STANIIOPE

Cette presse ne diffère de la presse en bois que dans la partie qui opère la pression. Le barreau, au lieu d’aboutir à la vis, à égale distance jumelles, est fixé à une colonne qui surmonte \di jumelle citérieure. La ms et la colonne sont couronnées par deux pièces égales et correspondantes appelées virgules à cause de leur forme. Les deux virgules maintiennent le régulateur, pièce de fer qui est placée horizontalement et terminée par une vis qui modifie le foulage à volonté. Il y a de plus un contre-poids pour faire remonter \d^ platine après la pression opérée.

Nous ne reproduirons point, dans la description de cette presse, les observations qui s’appliquent aux parties de la presse en général. Notre seul but est de constater les points de dissemblance qui existent entre les éléments constitutifs de l’ancienne presse et ceux de la presse en fonte que nous avons prise pour point de comparaison.

Arbre. Varbre est une espèce de fourche en fer qui, placée

verticalement, soutient les bandes à l’extrémité vers laquelle le train se déroule.

Bandes. Les bandes sont creuses, au lieu d’être saillantes comme celles de la presse en bois. Elles forment deux rainures dans lesquelles glissent les crampons ou coulisseaux. Cette forme est préférable à l’autre , en ce que l’huile qu’on y verse pour faciliter le mouvement du train y séjourne au lieu de s’écouler. Les bandes creuses ont donc sur les bandes saillantes le double avantage de l’économie et de la propreté.

Barreau. Le barreau est fixé à la colonne ; il la traverse , et se termine par une vis à laquelle est adapté un écrou. Son autre extrémité s’appuie sur la jumelle ultérieure.

Boîte coulante. La boîte contante s’adapte au corps de presse au moyen de la pièce d’estomac et d’un boulon à deux têtes qui les traverse l’une et l’autre. Elle est placée entre le godet et la platine. Sa partie inférieure , qui est destinée à maintenir la platine à l’aide de quatre boulons, est de forme ovale , ou préférablement carrée.

Colonne. La co/onne est terminée à son extrémité inférieure par un pivot, qui roule dans un godet pratiqué à la partie supérieure de la jumelle. Elle est maintenue dans le haut par l’ime des virgules, et un peu au-dessous par l’épaulette. Elle sert de correspondance entre le barreau d’une part, et de l’autre les virgules et le régulateur, qui transmettent le mouvement à la vis.

Corps de presse. Le corps de presse est fait à peu près en forme de lyre. La tête reçoit l’écrou de \di presse; les parties latérales sont cintrées et forment les jumelles. L’intérieur comprend les quatre bras. Ce sont quatre pièces saillantes en deux sens opposés, de telle sorte qu’elles font suite l’une à l’autre sur deux lignes parallèles. Ces pièces servent à supporter les bandes.

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Crampons ou Coulisseaux. Les crampons sont saillants , et entrent dans les bandes. Ils forment avec elles l’engrenage qui sert à dérouler le train.

Écrou. Vécrou traverse la tête du corps de presse. Il est lui-menie traversé par la vis.

Épaulette. \j épaulette est une pièce de fer qui retient la partie supérieure de la colonne ; elle est adaptée par des boulons au corps de presse.

Fourchette. La fourchette est fixée au corps de presse par ses deux branches. Le poids est suspendu à son extrémité.

Marbre. Le marbre est soutenu en dessous dans les deux sens par des traverses en fonte. Les crampons, les tasseaux et le cric, lui sont adhérents.

Patin. Le patin est un morceau de bois de chêne d’environ vingt- deux centimètres de hauteur, qui embrasse la surface inférieure de la presse. Le corps de presse y est fixé , à l’extrémité des jumelles, au moyen de deux oreilles et de deux boulons. L’arbre qui soutient l’extrémité des bandes est également fixé dans le patin.

Platine. La platine présente dans le milieu de sa surface supérieure une plate-forme destinée à s’adapter à la boîte coulante. Ses deux extrémités sont évidées en dessus.

Poids. poids est un morceau de fonte pesant environ trente kilogrammes, qui s’accroche par un anneau à l’extrémité de la fourchette. Il opère la réaction du barreau.

Régulateur. Le régulateur aboutit à la virgule de la colonne, qui le maintient à l’aide d’un boulon par lequel il est traversé. Il est* maintenu de la même manière par la virgule de la vis, et terminé par une forure taraudée, dans laquelle entre la vis qui règle le foulage. Il porte un épaulement qui.

rencontrant la virgule de la colonne , arrête le coup de barreau au point déterminé.

Tasseaux. Les tasseaux sont des morceaux de fer placés latéralement aux crampons , et qui servent à maintenir ceux-ci dans les bandes.

Tympans. Les tympans n’offrent point de différence avec ceux de la presse en bois. Le grand tympan porte sur une charnière ou sur deux pivots attenant au marbre, ou bien encore sur un chevalet brisé.

Virgules. L’une des deux virgules reçoit la tête de la colonne; l’autre, la tête de la vis. Elles sont tournées parallèlement l’une à l’autre et se correspondent dans leur mouvement.

Vis. La vis de la presse s’adapte du haut à la virgule , et du bas dans le godet, à l’aide d’un collier en fer.

Les autres pièces de la presse Stanhope , telles que le rouleau, la manivelle, V encrier, la frisquette, les pointures, etc., sont les mêmes que dans la presse en bois, sauf quelques légères différences de conformation.

De toutes les pièces dont nous venons de donner rénumération, trois seulement sont en bois : le patin, le rouleau et le grand tympan; encore ce dernier est -il garni de bandes de fer dans ses parties latérales, lu' écrou est en cuivre. Les pièces en fer forgé sont le barreau, la colonne, le régulateur, V arbre, la fourchette et les menues pièces, telles que les vis et les boulons. Toutes les autres parties sont en fonte.

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