I. Opusc. 61 de Dilig. proximo
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est comino (Miilil, ri dans iiiip coiUinuclle a/4:ilalioii cl soiivriil cnv('lo|t|)t'' triitio épaisse fumée : r'i'st iK-aimioins loujnius le même feu, qu'il soit lil)ie, (tu (ju'il si)il resserré. [I en est ainsi de l'auionr divin. I )ans le ciel, il a tout son repos, loule sa purelé et toute son ardeur ; parce qu'il est dans son centre. Sur la terre se trouvant dans un corps mortel, il est souvent attaqué et cond)aUu par les passions, qui dans ce trouble relardent son activité, ternissent sa pureté, et élt)ulVenl s(in ardeur. Mais c'est toujours le même amour ; et une âme sainte peut se glorifier en Notre-Seigneur, que tout en ayant peu de connaissance, tout en vivant dans l'obscurité et dans les ténèbres, elle peut néanmoins avoir quelque chose d'aussi parfait que les anges euxmêmes. 11 fallait bien que ces âmes saintes, qui, après la mort, ont été élevées parmi les Séraphins, eussent plus d'amour, lorsqu'elles vivaient encore sur la terre, que les anges des chœurs inférieurs ; quoiqu'ayanlplus d'ardeur, elles n'eussent pas autant de flammes.
Rien ne nous peut mieux faire comprendre la perfection de l'amour au-dessus de la connaissance, que ce qu'en a dit l'Apôtre : « 11 n'y aura plus de foi dans le ciel ; pour la charité, elle ne se perdra jamais, quoique les prophéties finis-
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sent, que la science soit détruite... maintenant ces trois choses demeurent, la foi, Tespérance, la charité ; mais la plus grande est la charité *. « Tout ce qui appartient à la connaissance est mêlé d'imperfection ; mais la charité d'elle-même n'a aucun défaut : elle est au-dessus des prophéties et de la plus haute sagesse, où l'on puisse par- Acnir en ce monde, soit acquise, soit infuse.
L'Evangile nous ordonne u d'aimer Dieu de tout notre cœur et de toutes nos forces. » L'amour seul n'a point de mesure. Il n'en est pas de même des autres vertus. Nul n'est obhgé de jeûner de toute sa force, il en doit conserver pour remplir les autres devoirs de son état. Un père de famille, quel que soit son amour pour la pauvreté, ne doit pas se dépouiller de tous ses biens, il est obligé de pour\ oir à la subsistance de sa famille ; on ne commande pas à un prince de pratiquer l'humilité dans toute son étendue, il faut qu'il conserve son rang. Enfin on ne nous commande point de vaquer de toute notre force à la méditation, la tête en pourrait souffrir et attirer d'autres plus grands maux. Il y a dans toutes les vertus quelque mesure à garder. Elles consistent dans un certain milieu, qu'il n'est pas
). Cor. XIII.