II. l.rs MWTMFS f.F.UIMMS
ipeniiis doiilrcpasscr. .M;iis pour ramoiir. son îunique mesure est do n'en point avoir, |)arcc qu'il s'agit d'ainior tni l)ion inHiii.
La raison dccctlr (linôreiico, dit saiiil Thomas, c'est que l'amour do Dieu est la (in de toutes les autres vertus : or la fin doit être aimée sans me sure, et les moyens ne doi\ent ôtre aimés que par rapport à la tin *. Un médecin ne garde point de mesure dans son désir de rendre la santé au malade, il la lui voudrait donner inaltérable et perpétuelle, s'il pouvait, parce que donner ou conserver la santé est la fin de la médecine ; mais il ne donne les remèdes qu'autant qu'ils sont nécessaires au rétablissement ou h la conservation de la santé. Il en est de même de tous les exercices des vertus. Ils sont limités par la condition des temps, des lieux, des personnes et des objets, et doivent être mesurés par rapport à la vertu qu'on exerce, qui est limitée comme les moyens. Pour l'amour de Dieu, il est infini ; et il ne tient pas aux désirs du cœur de ne l'aimer infiniment, mais il se trouve trop étroit.
Quelle consolation pour les âmes, quand elles viennent à considérer que Dieu a placé toute la perfection dans une vertu et si douce et si facile !