D. Th. 'J.'.>, q
l8o DE LA VÉlUTAlîLE OUAISON
raphins, a(in qu'ils demeurent dans cet ordre éminent, d'où vous êtes tombé. Vous direz, ajoute le saint Docteur, que le feu n'a pas seulement l'ardeur, qu'il a aussi la splendeur. Il est vrai, mais Dieu demande l'ardeur. « Que veux-je, dit-il, sinon que le feu que j'ai apporté, brûle? » Pourquoi donc, ô homme, vous hâtez- vous de briller ? un temps viendra où <( les justes brilleront comme autant de soleils dans le royaume de leur Père. » Le désir de briller en cette vie, est un désir trop dangereux, choisissez plutôt le parti de brûler. Mais enfin si ces connaissances élevées ont tant d'attrait pour vous, acquérez plutôt l'ardeur, ce qui est moins difficile, et ne doutez point que Dieu ne vous départe ses lumières * . Quoi de plus doux, que d'être éclairé par l'amour même ? Il est certain que, dans tous les états, on doit à l'amour les plus grandes lumières qu'on puisse ou mériter ou acquérir. Dans le ciel, c'est l'amour qui est le principe et la mesure de la lumière de gloire, qui est ellemême la consommation de toutes les connaissances et une participation delà lumière de Dieu. « Celui, dit saint Thomas, qui aura un degré
I. In vcritatc non slctil, ,loan. \nr, l/i. D. Bern. De Acr])is Isai. scrm. in.