‹ Traité de la véritable oraison (volume 2)Chapitre 127 sur 164 · I. 1). Tli. 2.2, q. tSs, art. 'i · texte numérisé non relu

I. 1). Tli. 2.2, q. tSs, art. 'i

NLlUlAliLE U11AI?0> l-IO

iga DE LA VEIUTAIÎLE ORAISO^J

Paul, après avoir distingué ces degrés, et montré le rapport et la connexion qu'ils ont ensemble, conclut, que « toutes ces choses sont pour les élus, que les élus sont pour la gloire de Jésus- Christ, et que Jésus-Christ est pour la gloire de son Père •. » Il nous a lait connaître par là que toute la nature a été faite pour la grâce, et que le premier acte de la prédestination ou de ce dessein plein d'amour que Dieu a sur ses élus, c'est la substance même et le tempérament de celui qui est prédestiné. On observe d'ordinaire dans les hommes cette suite et cette liaison : le tempérament est la source des passions ; les passions sont la matière des vertus morales ; les vertus morales sont comme une disposition aux vertus infuses ; et les vertus infuses sont une disposition aux dons du Saint-Esprit et à une très grande sainteté.

Ce n'est pas que les vertus morales puissent jamais être une disposition proportionnée à recevoir la grâce et les vertus infuses ; et encore moins qu'elles puissent mériter l'élection de Dieu. Si cette pensée entrait dans mon esprit, dit saint Augustin, Dieu quia choisi ce qu'il y a de plus faible dans le monde, pour confondre

I . Omnia vestra sunl ; vos autem Chrlsti ; Ghristus autciTi Dci. I Cor. III, 22.

Page 1