‹ Traité de la véritable oraison (volume 2)Chapitre 143 sur 164 · D. Tli. 2.2, q. i8o, art · texte numérisé non relu

D. Tli. 2.2, q. i8o, art

220 DE LA VERITABLt; OHAISO.N

L'entendement est nn miroir qui reçoit les images des choses qui s'effacent en un moment ; la volonté est une cire qui reçoit une figure dont l'impression dure longtemps '. Le moyen le plus infaillible pour se concilier une véritable attention, est donc, non pas d'assembler une multitude de pensées pour s'entretenir : mais c'est d'exciter les affections de la volonté. Car nous sommes plus fortement émus par ces pieuses affections, que par les opérations de l'entendement -. N'expérimentons-nous pas en nous- ]nèmes, que les plus fortes applications de l'esprit procèdent toujours de quelque passion ? On a de la peine de détourner sa pensée de la perle d'un ami, que la mort nous aura enlevé. Toutes les autres passions produisent le même effet, parce que les mouvements de la volonté et de l'appétit inférieur sont plus véhéments et font une impression plus vive que les opérations de l'enlendemcnt. C'est pourquoi le moyen le plus assuré d'avoir et de conserver une grande attention dans l'oraison, est de mettre en action la

1 . Intellectus ut spéculum assimilandus, affectus ut ccra slglllandus. D. Th. Opus. 6i, grad. lO.

2. Magis recipit anima secundum affcctum, et vchementius movetur, quam secundum intcllcctum. D. Th. in 3, Sent. dist. i5, q. 2, art. 1.

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YoIonl('', ol <r('in«iu\nir do fi('(|urnlos alTorlions. La vokdilc l)i{Mi ciillaiiiiiu'c anvic l'esprit, et l'obli^'c à lui tenir présent IDbjct vers lequel elle se porte : ce qui est le soutien et le Iruit de l'oraison.

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