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luclln; sa confiance cil liii-nicnic. ot croire qu'il n'avait besoin que d'un maître pour rinslruirc, non d'un médecin pour le guérir. Si du moins colle grâce forte et puissante qu'il avait reçue, pouvait lui suiiiie, il aurait encore pu se confier en ses propres ibrces, et dire que, une fois guéri, il pourrait se conserver dans la santé qu'il avait rcrue. Il fallait donc de toutes manières humilier riiomme, et le faire convenir de sa faiblesse ; aiin qu'il connût par expérience qu'il a besoin d'une grâce pour dissiper ses ténèbres, d'une autre grâce pour se relever de ses faiblesses, et d'une troisième grâce pour répandre la suavité dans son cœur et lui faire surmonter cette Iroisième tentation de tiédeur. Ce n'est donc plus de son erreur qu'il demande d'être délivré, ce n'est plus des combats qu'il soutTre de la part de ses passions et de ses habitudes ; il demande à Dieu d'être délivré de la corruption de son cœur, qui lui fait trou\er du dégoût, où il n'y a que de la douceur. Alors il offrira à Dieu un sacrifice de louange, et il racontera les œuvres du Seigneur, non pas comme auparavant avec douleur, amertume, inquiétude, mais avec plaisir et avec joie. C'est le Prophète Royal qui a parlé jusqu'ici, et avec lui saint Augustin, qui nous a exposé les mystères de ses paroles.
â^O bE LA VÉllltABLÈ ORAiSoi?
Si tout notre mal procède de la faiblesse et de la froideur de la volonté, qu'est-ce donc qui renforcera et renouvellera la dévotion dans une âme? Ce sera l'oraison, remède universel de tous nos maux : non pas celle qui s'applique à former de grands raisonnements, et à pénétrer de grandes vérités, mais l'oraison de la volonté et des affections.
Combien voit-on de personnes très éclairées capables d'expliquer les plus profonds secrets de la vie spirituelle et de la Théologie mystique : ils parlent en anges de toutes les voies et de toutes les opérations de Dieu, on dirait qu'ils sont avec saint Paul les disciples de l'Ecole du Paradis ; et cependant ils mènent une vie très languissante dans les actions de piété. On trouve en ces genslà \m esprit de lumière, et une volonté sans mouvement et sans ardeur. Quelle est la source de deux étals si contraires, de science et d'indévotion? C'est que dans l'oraison, que l'on continue des années entières, ou par son propre choix, ou par un règlement dans la religion, on ne travaille point à enflammer la volonté par de vives af- | fections, par de sincères désirs de plaire à Dieu, * par de sérieuses résolutions d'éviter les péchés ordinaires, quoiqu'ils ne soient pas mortels, par des gémissements accompagnés de confiance, sur
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sa misère et sur sa falblossc ; tandis qu'on s'al- Icclioiinc à remplir son esprit de lumière, et à charger sa mémoire de réflexions des saints Docteurs, que Tonne fiùt jamais soi-même. On convtnlit sa méditation en une élude sèche, froide et stérile, et on laisse la volonté sans aucun goût lies choses de Dieu, qui par une secrète justice, permet ([uelquofois t[U(^ ces hommes admirahlcs et atlmirés tomhent dans d'énormes péchés, et dans des désordres scandaleux.