‹ Traité de la véritable oraison (volume 2)Chapitre 28 sur 164 · I. LES ERREURS · texte numérisé non relu

I. LES ERREURS

pitc dans son néant. Quelquefois, l'esprit semble s'égayer, passant tantôt à un sujet, tantôt à l'autre, considérant les mystères du Sauveur, ou observant dans le gouvernement providentiel du monde, les effets de la bonté ou ceux de la justice de Dieu ; et d'autres lois, après avoir assez raisonné, il s'arrête à la vue d'une vérité qu'il a connue, se tenant conmie immobile et suspendu, et ne faisant qu'un très doux mouvement à la manière de l'oiseau. C'est alors que l'àmc, charmée de la beauté de son objet, se dit à elle-même : Boiiiim est nos hic esse, il fait bon être ici, car elle goûte le plaisir de la contem[)lation ; mais son plaisir ne dure pas longtemps, et elle est obligée de retourner à son exercice ordinaire, plus conforme à la condition de son esprit, qui aime à jouir de sa bberté.

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