‹ Traité de la véritable oraison (volume 2)Chapitre 27 sur 164 · I. Apnd D. Bern. iu Sc(tla claustrali · texte numérisé non relu

I. Apnd D. Bern. iu Sc(tla claustrali

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de Richard de Saint- Victor ', les mouvements des oiseaux, et remarquez en eux, comme dans une image sensible, ce qui se passe dans les âmes 2)endant le temps de leur oraison. Ils prennent quelquefois l'essor, et ils s'élèvent si haut qu'on les perd de vue ; quelquefois, ils s'abaissent tout à coup, et semblent se jeter à terre; quelquefois, ils se jouent agréablement, volant tantôt d'un côté, tantôt d'un autre. D'autres fois, ils volent en rond, faisant comme autant de cercles, ici plus étendus, et là plus resserrés. Enfin, on les voit quelquefois demeurer comme immobiles, se soutenant en l'air par un doux et imperceptible mouvement de leurs ailes : mais ils ne sauraient se tenir longtemps dans cet état violent, et ils reprennent bientôt leur vol ordinaire.

C'est à peu près ce qui se passe dans l'oraison, et une expression assez naïve des divers mouvevements de l'esprit. Quand Dieu découvre à l'àme quelque vérité sublime, elle prend l'essor pour suivre le rayon qui lui est montré : elle s'élève, et semble se perdre en elle-même ; mais après, réfléchissant sur sa faiblesse, sur son ignorance, et sur le reste de ses misères, elle tombe tout à coup, ou. pour mieux dire, elle se préci-

I. Rlcardus A S. Victor, De contemplatione, lib. IX, cap. 1 ; D. Th. 3.3, q. i8o, art. 3.

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