XII PREFACE
servir de la plupart des termes qui sont en usage parmi les auteurs mystiques, parce qu'ils sont souvent obscurs, et que mon dessein était de me rendre intelligible à tous. J'y ai établi, ce me semble, les véritables fondements de l'oraison, et j'ai marqué les erreurs pour lesquelles on s'est efTorcé depuis quelque temps d'en altérer la pureté et la sincérité. Et comme d'un côté j'ai montré l'utilité de l'oraison où les opérations de l'entendement et les raisonnements ont beaucoup de part, j'ai aussi fait voir l'avantage de celle oii les mouvements du cœur et les afTections de la volonté prévalent.
Les savants théologiens, chargés d'examiner ce travail, s'expriment aussi d'une manière très nette sur son caractère, son mérite intrinsèque et son opportunité :
L'esprit d'erreur, disent-ils, s'étant élevé en tant d'endroits contre la véritable oraison, il était à souhaiter, pour le bien de l'Eglise, que des personnes également consommées dans les sciences de la Théologie et dans la pratique de la vertu, traitassent la matière de l'oraison à
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fonil, cl [)ar ili's jiriiiL-ijios si solides (juils fussent capables de dissiper toutes les fausses lu(>urs de ces rafliiionients nouveaux dont on a voulu éblouir les esprits. C'est ce qu'a fait, d'une manière pleine de lumière, de force et d'onction, le R. Père Antoine Massoulié... ?Vous croyons que son ouvrage sera toujours un des plus \itiles et des plus rcchercbés, si on en juge selon son mérite ; tous ceux qui prendront la peine de le lire en resteront convaincus.
A la suite de l'œuvre maoistrale du P. Massoulié, nous avons placé les Avis sur les différents états de l'oraison mentale, du P. Jean-Baptiste Rousseau, son contemporain, et homme, comme lui, de grande expérience et de profonde doctrine. Il nous a semblé que cet opuscule, tout pratique, ajouté au traité plus ample et si théologique de Massoulié, serait comme son complément, et que les deux