‹ Traité de la véritable oraison (volume 2)Chapitre 44 sur 164 · D. Th. 3.2, q. 173, art. r et · texte numérisé non relu

D. Th. 3.2, q. 173, art. r et

VÉRITABLE ORAISOX — I- l

OO DE LA VKUTTABLE OUAISON

il dispose et il range lui-même ces espèces dans l'imagination : comme quand saint Pierre, dans un ravissement, vit un linge qui descendait du ciel et qui contenait tpute sorte d'animaux, et quand Dieu révéla à saint Jean les mystères qu'il décrit dans l'Apocalypse.

Outre ces espèces qui sont reçues par les sens et que Dieu range dans l'esprit, Dieu produit encore immédiatement par lui-même dans l'entendement des idées particulières qui n'ont pas passé par les sens ni par l'imagination, plus pures et ])lus parfaites, quand la contemplation et la prophétie sont plus relevées, et qu'elles sont purement intellectuelles. Telle fut la grâce singulière communiquée à Adam encore innocent, dans celte contemplation sublime, que l'Ecriture appelle un sommeil, les Septante une extase, et saint Augustin im véritable ravissement. « Adam, dit saint Thomas, dans l'état d'innocence où la grâce était plus parfaite, connaissait Dieu par une inspiration intérieure, qui était un rayon de la divine sagesse imjjrimé dans son entendement, et non pas une idée prise des créatures. Ainsi l'homme, dans l'état d'innocence, avait une double connaissance de Dieu et des choses divines : l'une par inspiration divine qui lui était commune avec les anges ; et l'autre par les images sensi-

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