‹ Traité de la véritable oraison (volume 2)Chapitre 45 sur 164 · I. LES ERREUnS · texte numérisé non relu

I. LES ERREUnS

blcs. qui csl propre à l'homme *. ») C'est pourquoi saint Tliomas ajoute qu'Adam « était semblable à l'ange dans la contemplation ovi il était élevé par la grâce » ; Dieu imprimant dans son esprit les images des vérités qu'il lui découvrait, de même qu'il imprime dans l'entendement de Tange les espèces de tous les objets qu'il connaît.

L'entendement ne peut donc rien connaître sans idées, parce que les objets ne se peuvent pas unir inunédiatement à l'esprit humain. D'ailleurs les choses divines étant d'elles-mêmes trop éclatantes pour être vues à découvert, il faut qu'elles soient comme cachées sous des voiles qui en tempèrent l'éclat ; ce que saint Thomas nous apprend si souvent après saint Denvs ^. S'il arrive donc quelquefois que les personnes d'oraison se trouvent sans aucune idée, ni des perfections divines, ni des mystères de la religion, ni des vertus chrétiennes ; elles doivent être persuadées qu'elles sont dans une pure et très dangereuse oisiveté, puisque dans cet état leur esprit étant dénué de toute sorte de connaissance, elles ne sauraient avoir ni amour de Dieu, ni désir de

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