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•>.. Mallli. XVI, iî'a ; Luc. ix, 'ïi.
louanges, les richesses et les honneurs comme des croix ; et n'aimez et n'estimez queles travaux, les affronts, les humiliations et la disette, etc.
Au reste, mon très cher frère, lorsque je vous exhorte à une mortification entière et continuelle, je ne prétends pas vous inspirer une certaine tristesse qui abat l'esprit, ronge le cœur, et dessèche les os, comme parle l'Ecriture sainte '. Dieu ne Ncut point ètie servi avec tristesse et chagrin, non plus que les personnes du monde; mais a\ec une sainte joie -. La véritable mortilicalion ne consiste pas à a^oi^ un air triste, un \isage chagrin et des manières brusques. Au contraire, en tenant les passions calmes, qui sont la cause de la tristesse, elle produit une grande |)aix et joie intérieure, qui rejaillit sur l'extérieur et se fait connaître par un visage ouvert et serein : car le cœur joyeux rend le visage gai, dit le Saint-Esprit '. Saint Bernard disait, que comme il ne faut rien avoir de mou ni de languissant, ni d'affecté dans le ton de la voix et dans la contenance du corps, il ne faut non plus rien a\oir de rude, et qui ressente la rusticité.