‹ Traité de la véritable oraisonChapitre 11 sur 129 · I. jVihil sine pr;r^paralione macnuni · texte numérisé non relu

I. jVihil sine pr;r^paralione macnuni

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l;'i. (luaiul ils ro\ioimenl. rmil bien plus lot lallunu', que ceux qui l'ont laissé ralentir, ou ce ((ui arrive à la plupart, entièrement éteindre.

Quand les choses corporelles ont iléjà reçu (piolquo impression des sujets qu'on leur veut appli(pier, il leur reste une disposition qui les rond plus susceptibles de la même impression : C'est ainsi ipie le bois qui a déjà élé allumé, et qui fume encore, s'enflamme plus aisément la seconde fois. De même l'àme qui a été déjà bien excitée à la dévotion, se réduit facilement au même état. Pour cotte raison saint Augustin conseillait de faire des oraisons courtes et fréquentes, afin de ne pas laisser éteindre la dévotion qu'on a une fois conçue '.

C'est par le même principe que les Prophètes qui avaient déjà reçu la lumière prophétique par quelque im[)ression passagère, étaient plus disposés à la recevoir de nouveau ; et quoiqu'ils ne reçussent pas cette lumière divine d'une manière permanente, néanmoins cette disposition, à la recevoir facilement après l'avoir souvent reçue, ne laissait pas de leur faire porter à juste titre le nom et la f[ualité de Prophètes. On voit aussi un homme qui a souvent été saisi de tris-

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