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tesse, y retomber plus facilement quand on lui présente des objets tristes. Tout cela nous montre qu'après une fervente oraison, l'àme reste plus disposée à la dévotion qu'auparavant, et la conserve plus longtemps ' ; il y aura telle âme qui sentira sa volonté tout enflammée, dès qu'elle se présentera à son oratoire.
Il est évident que de pareilles âmes n'ont pas besoin d'une grande préparation, parce qu'elles viennent déjà préparées : leur disposition est continuelle, et s'étant déjà rendues comme naturelles, connatiirales , les choses divines,' ainsi que parle TEcole, il leur est facile d'en être tout d'abord aussi fortement touchées, que les personnes du siècle le sont des choses sensibles, qui sont conformes à leurs inclinations.
Mais le bonheur est encore plus grand dans les personnes qui ont lait un progrès considérable dans les voies de la sainteté, et qui par un long exercice de toutes les vertus ont mérité de recevoir ces divines impressions, qui accompagnent les dons du Saint-Esprit. Alors toutes leurs opérations ont une règle bien plus élevée que la règle d'une vertu commune : leur règle n'est plus la seule raison, c'est la grâce, c'est