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siiiiplc. .iidciilc «i liaii(|iiill<'. (l'osl soiiNciil leur (li'-lMul (hiis rdi'.iisdii : elles se raligllCiiL \y.\v heaucoup de raisuniKMiieiils, elles cherchonl le nombre des pensées, elles sont dans luic espèce tl'iiKpiiétude [H)nr clierclier el liouver Dieu, et s'unir à lui, ce cpii iloit èlrc la lin de l'oraison : el cepeiulanl elles peuvent le trouver au dedans dellcs-niènies, et jouir de sa présence. Souvent lorsfpi'elles le cherchenl au dehors, elles le [)erdent en le cherchant.
Dieu a l'ail Ihoninic alin qu'il le puisse connaître, qu'en le connaissant il l'aime, que l'aimant il le possède, et qu'il soit heureux en le possédant. Une possession parfaite ne peut exister que dans le ciel : néanmoins ne pouvonsnous pas pendant cette vie mortelle participer à ce bonheur, quoique d'une manière imparfaite.* >os ànies ne sont-elles pas le temple de Dieu, et toute la sainte Trinilé n'habite- t-clle pas dans nos co'ursl* Le Saint hlsprit ne se donnet il pas en qualité de véiilablc don, ((ui est de sa j)art irrévocable ? Jésus, en se donnant, ne donnc-l-il pas avec lui lou[(> la Divinité, alin que nous en puissions jouir conmie d'un trésor qui nous est entièrement rendu propre ? et l'on ne possède rien par un titre plus légitime que ce qui nous est donné.
~S HM LX VÉUIT.VliLE OHAISO.N
Quel est donc l'aveuglement d'un grand nombre d'âmes ! Elles cherchent Dieu incessamment, soupirent continuellement après lui, désirent de s'unir à lui, tous les jours crient vers lui dans leva- oraison, frappent à sa porte : alors qu'elles le possèdent au dedans d'elles-mêmes, puisque nos âmes sont le temple du Dieu vivant, selon saint Paul. Dieu habite véritablement et réellement dans les âmes, c'est en elles qu'il repose et qu'il veut prendre ses délices '. Qui a jamais clé si imprudent que d'aller chercher ailleurs ce qu'il possédait lui-même. Quel usage peut on faire d'un instrument que l'on a déjà tandis qu'on s'amuse à le chercher;* Quelle force peuton tirer d'im ahment qu'on désire toujours, et qu'on ne mange jamais ? Ainsi se passe souvent toute la vie d'un juste. Il cherche Dieu a^ec ardeur, et il le possède ; et quoiqu'il le possède, ou aveugle, ou insensible qu'il est, il ne sait pas goûter le plaisir qu'il pourrait trouver dans cette heureuse possession.
Il faut donc rentrer dans soi-même : il faut jouir de cette divine présence dans le silence et
I . Magna cwcitas et nimia stiiltitia est in multis, qui sempcr Dcum quœrunt... Cum ipsi sint templum Dei, et Dcus veraciter haliilel in cis, cuiu anima ipsoruni sit scdcs Dci, in qvia conliniie re<piicscil, etc. Ibid.
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dans le repus. |'ji xriili', pour sa\iiii' iUiiK.'f Dieu, (i p()\ir froùlcr le plaisir de ce délicieux niuoiir. • Ml lia pas l)('S()iii cl une grande (''hid(> ni d un i;r;nul laisonnenienl. ni d'une nndiiltide de pensées : el l'on peut diie aux ànies dévotes ce que Moïse ilisail aulreluis an J\Mi|)le .luil', et ce que saint Paul a tlil de[)uis aux Uouiains: « Ce (ju'on demande dcAons n'est pas une cliosc (pii soit lorl éloignée ; elle n'est pas seulement près de M»us, mais elle est au iledans de vous '. Il ne faut que savoir rentrer dans son conir : et là se délecter et goûter les délices que Dieu a coutume de faire sentir aux âmes (pii le servent avec fidélité. »