‹ Traité de la véritable oraisonChapitre 33 sur 129 · I. I\s. Lxxii · texte numérisé non relu

I. I\s. Lxxii

:>. LU caucliuni nionni in volii* <i(. Joaii. w, 11.

-6 DE LA VÉHITAm.E DRAISOX

la joie du Sauveur, sinon la joie de la divinité môme, et la joie du Père et du Fils P « Mais quelle est la joie du Père et du Fils, sinon d'aimer et d'être aimé, et d'être aimé de la manière quils s'aiment ^ ? »

Cette àme donc qui sent qu'elle aime Dieu, qui ne doute pas d'en être aimée, et qui par cet amour est infiniment unie au Dieu qu'elle aime, de qui elle est encore plus aimée, qu'elle ne le peut aimer; cette âme, dis-je, expérimente en elle une participation de la même joie, qui fait la félicité de la sainte Trinité. Et dans cet état d'ardeur et de jouissance la grandeur de l'un et de l'autre la tient si fort occupée et si recueillie, et la remplit si universellement, quelle n'est pas capable de faire beaucoup d'actes.

Il ne faut donc pas juger toujours de la perfection d'une oraison et de son ardeur par la multitude des actes : car c'est l'effet de l'ardeur même, lorsqu'elle est très grande, de conserver l'âme dans un plus grand repos, et de l'absorber tellement, qu'elle en produise très peu.

Les personnes de piété devraient s'appliquer plus souvent qu'elles ne font à cette oraison

I. Qiiod csl paudium Patris ot Filii, iiisi amarc et amari, ot taliter amari ? Opusc. (V3, cit.

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