‹ Traité de la véritable oraisonChapitre 46 sur 129 · Malth. V · texte numérisé non relu

Malth. V

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qu'en conférant beaucoup avec les personnes du siècle, même pour leur bien, on en contracte souvent quelque langueur et quelque sécheresse dans la dévotion ; mais en communiquant avec Dieu dans l'oraison, on reprend sa première ferveur, et on se remplit de nouveau de l'esprit de Dieu ; comme on devient ordinairement bon en communiquant avec les bons, et méchant en fréquentant les méchants.

D'ailleurs la conversion des pécheurs et l'avancement des justes, dépendent d'une grâce de Dieu toute surnaturelle. Quelqu'effort que fasse le ministre de la parole en prêchant, confessant, instruisant, il ne peut que faire un peu de bruit à l'oreille ; mais il n'est pas en son pouvoir de convertir le cœur. Pour réussir dans son ministère, il doit donc s'adresser à Dieu par de fréquentes et ferventes oraisons. C'est là qu'il doit prier pour la sanctification des âmes que Dieu lui a confiées; demander pardon des négligences et des Jaules qu'il commet dans son ministère ; et s'humilier devant Dieu profondément, se reconnaissant indigne et incapable d'un ministère si sacré et si relevé, qui rend les hommes les aides de Dieu ' , les coopérateurs de

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