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et prudenle, et suivre aveuglément ses conseils touchant leurs scrupules. Le démon, qui n'aime point qu'on découvre ses tentations, fera ce qu'il pourra pour les en dissuader, surtout s'ils sont savants eux-mêmes, et s'ils sont consultés des autres. Mais ils doivent lui résister : ils se ressouviendront que c'est une nouvelle tentation du démon, esprit superbe, et qui domine sur les orgueilleux ' ; que celui qui donne aux autres de bons conseils, n'est pas pour cela bon juge dans sa propre cause, ni bon médecin dans sa propre maladie; que, selon l'Ecriture sainte, il ne faut point s'appuyer sur sa propre prudence; et que ceux qui font tout par conseil, agissent sagement -.
Mais, laissons là les scrupules des autres ; parlons des vôtres.
,)e crois qu'ils viennent d'un défaut d'instruction , accompagné d'amour-propre . Car l'amour-propre veut se satisfaire et se contenter en tout, jusqu'à vouloir être sûr de ce qui regarde les mystères de la foi, la bonté des confessions et des communions, et l'attention pour l'office. Et lorsqu'on n'est pas, d'ailleurs, assez