Iii Ezccli. homil. xxii
jg DE LA VÉRITABLE ORAISON
ses communications extraordinaires, qui semblent la faire sortir d'elle-même, cette ame perd lusagedes sens; parce qu alors ses pmssances s-empôclient l'une Vautre dans leurs opérations; l'àme, où elles résident, ne pouvant fourmr a toutes une même force, et une égale application . Il est donc très évident par tout ce que nous venons de rapporter, et dont l'-Pf^^;. ^^^^ convainc autant que la raison qu il es absolument impossible d'appliquer également 1 entendement et la volonté ; et que dans l oraison, plus Ton applique l'esprit, plus la volonté demeure sèche et sans mouvement. Les savants, qui se mettent à l'oraison, ne l'éprouvent que trop a leur préjudice, ou pour parler plus juste, a leur honte ;"les sciences leur fourmssant une multitude de raisonnements, qui demandent beaucoup d'application, leur volonté demeure sans Tom-rituil'et sans aucun goûtde D.eu- De sorte qu'après avoir employé le temps ordinaire de oraison, ils se trouvent, n'avou- fai qu une étude; ils seraient prêts à donner une ^^^^^^^^^^ Théologie mystique, mais à peme ont-ils pioduit un acte d'amour de Dieu, pour pouvoir assurer qu'ils ont fait oraison.