QUI PROCÈDENT IMMÉDIATEMENT DE LA PERSONNE
fut divisée en plusieurs chapitres.
La première comprendra la toilette dans toutes ses parties. Un premier paragraphe sera consacré à la toilette des hommes^ un second à la toilette des femmes ; un troisième offrira un essai sur les parfums, sur les hai^is, sur la coiffure.
Un autre chapitre donnera une théorie complète de la démarche et du maintien.
Un de nos meilleurs amis, M. Eugène Sue, aussi remarquable par l'élégance de son style et l'originalité de ses aperçus que par un goût exquis des choses, par une merveilleuse entente de la vie, nous a promis la communication de ses remarques pour un chapitre intitulé : De Vimpertinence considérée dans ses rapports avec la morale, la religion, la politique, les arts et la littérature.
La discussion s'échauffa sur les deux dernières divisions. Il s'agissait de savoir si le chapitre des Manières devait passer avant celui de la Conversation.
Brummel mit fin au débat par une improvisation que nous avons le regret de ne pouvoir communiquer en entier. Il termina ainsi :
— Messieurs, si nous étions en Angleterre, les
actions passeraient nécessairement avant la parole, car mes compatriotes sont assez généralement taciturnes ; mais j'ai eu l'occasion de remarquer qu'en France vous parliez toujours beaucoup avant d'agir.
La quatrième partie, consacrée aux accessoires, comprendra les principes qui doivent régir les appartements, les meubles, la table, les chevaux, les gens, les voitures, et nous terminerons par un traité sur Vart de recevoir, soit à la ville, soit à la campagne , et sur Vart de se conduire chez les autres.
Ainsi nous aurons embrassé l'universalité de la plus vaste de toutes les sciences : celle qui occupe tous les moments de notre vie, qui gouverne tous les actes de notre veille et les instruments de notre sommeil ; car elle règne encore même pendant le silence des nuits.