PRÉFACE DU P, FABER XIX
‘onversion de ses parents et de ses amis, ot il s'étonne que, malgré ses larmes, si peu d'entre eux se soient convertis À la foi; celui-ci se désole de n'avoir pas assez de dévotion ; celuilà s'attriste d'avoir une croix à porter qu'il trouve trop lourde pour sa faiblesse, tandis qu’un troisième rencontre dans sa famille des troubles et des malheurs domestiques qui lui paraissent incompatibles avec l'œuvre de son salut; et pour toutes ces choses, la prière semble apporter 8. peu de soulagement ! Quel est donc le remède qui leur manque ? Quel est le remède indiqué par Dieu lui-même ? Sinous nous en rapportons aux révélations des Saints, c'est un immense accroissement de la dévotion à la sainte Vierge; mais comprenons-le bien, l'immense n’admet pas de bornes.
Ici, en Angleterre, Marie n’est pas à moitié assez prêchée. La dévotion qu’on a pour elle est faible, maigre et pauvre ; elle est jetée hors de sa voie par les ricanements de l’hérésie, Dominée par le respect humain et la prudence charnelle, elle voudrait faire de la vraie Marie une Marie si petite que les Protestants puis: sent se sentir à l’aise autour d’elle. Son igno-