XX PRÉFACE DU P, FABER
rance de la théologie lui enlève toute sa vie
et toute sa dignité ; elle n'est pas le caractère
suillant de notre religion, comme elle doit
l'être ; elle n’a pas foi en elle-même. Et c'est
pourquoi Jésus n’est pas aimé, les hérétiques
ne sont pas convertis, l'Église n’est pas exaltée ;
les âmes qui pourraient être saintes, dépéris-
sent et dégénèrent ; les sacrements ne sont
pas fréquentés comme il faut ; les âmes ne sont
pas évangélisées avec l'enthousiasme du zèle
apostolique ; Jésus n'est pas connu, parce que
Marie est laissée en oubli; des milliers d'âmes
périssent, parce que Marie est éloignée d'elles.
C’est cotte ombre indigne et misérable, à Ja-
quelle nous osons donner le nom de dévotion F
à la sainte Vierge, qui est la cause de toutes ces misères, de tous ces obscurcissements, de tous ces maux, de toutes ces omissions, de tous | ces relâchements. Cependant, si nous devons À croire les révélations des Saints, Dieu veut ! æpressément une plus grande, une plus large,
une plus solide, une toute autre dévotion en-
vers sa sainte Mère. Je ne crois pas qu'il y
ait une œuvre plus excellente, plus puissante | pour arriver à co but, que la simple propaga- !
vie ère doit rest ques tée ; Éris-
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