‹ Traite de législation; ou, Exposition des lois générales suivant lesquelles les peuples prospérent, dépérissent ou restent stationairesChapitre 154 sur 276 · CHAPITRE XIX · texte numérisé non relu

CHAPITRE XIX

De l'influence qu'exercent sur les mœurs domestiques des peuples d'espèce cuivrée de l'Amérique septentrionale , les moyens par lesquels ces peuples pourvoient à leur existence. — De quelques usages particuliers à ces peuples.

Les rapports entre les deux sexes , chez les indigènes du nord de l'Amérique y ressemblent bien plus à ceux que la servitude établit entre le maître et l'esclave, qu'à ceux que produit le mariage chez les peuples civilisés. La force physique étant chez ces peuples*presque la seule cause de supériorité qui soit reconnue, les femmes sont avilies, parce qu'elles sont faibles. Chez les peuples placés le plus au nord, et chez les tribus du sud dont la civilisation n'est pas plus avancée, leur avilissement est tel, que, dans chaque horde, elles paraissent former une espèce inférieure, peu différente des animaux domestiques. Elles ne sont point admises à prendre part aux danses ou aux autres amusemens des hommes; elles n'y paraissent que pour leur préparer et leur présenter leurs boissons (4). Elles sont ex-

(i) Hearne , ch. îx, p. 3 12. — Weld , tome III, ch. xxxv, p. 137. — De Humboldt, Nouvelle-Espagne, tome I, liv. n, ch. vi, p. 414.

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