LIVRE III, CHAPITRE XXIV
les voleurs les plus adroits et les plus impudens (-1 ) ; et si les vols ont presque toujours été commis à l'instigation et au profit des maîtres. Les habitans des îles Sandwich qui n'avaient rien enlevé dans les vaisseaux de Cook, tant que les chefs avaient été absens, commirent plusieurs vols aussitôt que ceux-ci furent arrivés. « Nous attribuâmes ce changement de conduite ? dit le rédacteur du voyage , à la présence et à l'encouragement des chefs ; car, en général y nous trouvâmes dans les mains des grands personnages de l'île , les choses qu'on nous avait dérobées , et nous eûmes bien des raisons de croire que les larcins avaient été commis à leur instigation. » (2). Les vols commis dans les îles des Amis , sur des navires français , ont également été faits au profit des chefs, même lorsque ce sont des hommes des derniers rangs qui s'en sont rendus coupables (3).
(1) La Pérouse, tome II, ch. iv, p. 94 et io5. — Labillardière, tome II, ch. xi, p. 1 55 et 157. — Fleurieu, Voyage du capitaine Marchand, tome I, ch. 1, p. 49. — Krusenstern, tome I, ch. ix,p. 223. — Cook, premier Voyage, liv. 1^ ch. X, tome II, p. 494 et 4<>5; deuxième Voyage, fome IH, ch. 11 et iv, p. 87 et 202; troisième Voyage, liv. 11, chap. iv, et x, p. 97 et iH5. — Broughton, tome I, liv, 1, ch. iv, p. 1 14.
(2) King, troisième Voyage de Cook, liv. v,ch. 1, tome VI, p. a74-
(3) Labiïlardière,'tome II, ch. xii, p. t /» t, 142, i43 et i55.