PRESSE DE M. CLOUÉ, A PARIS
Cette presse est en tout semblable aux presses à moulinet ordinaires, avec la seule différence que la pédale et le levier qui servent à donner la pression y sont supprimés, et remplacés par une boîte à excentrique, placée sur le devant de la presse, et dont voici la description.
À (Pl. xx,), pièce servant à accrocher la bascule. Sa charnière B est fixée aux deux jumelles C, C, à coulisse dans la pièce en fonte D, D, fixée sur le bâtis de la presse au moyen de quatre fortes vis. Cette pièce porte une boite E, traversée par un arbre F auquel est fixée la tige G. Dans l'intérieur de la boîte, une excentrique H est fixée sur cet arbre. Cette excentrique porte sur une pièce I, soutenue par la vis de pression K. qui passe dans l'écrou L, fixé aux jumelles G, C. Cette vis fait monter ou descendre ces jumelles, et avec elles le crochet A , et sert ainsi à régler la pression. Elle est soutenue par le ressort M dont le but est d'appuyer tout l'ajustage contre l'excentrique, et de tenir le crochet A élevé de manière à s'agrafer lorsqu'on abat la bascule. Lorsque le manche G est abattu, la noix excentrique présente à la pièce I sa partie la plus rapprochée du centre et elle se trouve par conséquent au point le plus élevé. Aussitôt la bascule abattue et le crochet A agrafé, l'imprimeur relève le manche, et lui donne une position verticale. Alors, la noix présente à la pièce 1 son jK>int le plus éloigné du centre, et la fait par conséquent baisser de la différence qui se trouve entre ces deux points.
Observations.
Ce moyen est solide, commode et prompt. Cependant il parait insuffisant pour produire de fortes pressions, et n'est généralement applicable qu'au tirage des écritures. Cette disposition présente en outre l'inconvénient de manquer d'élasticité, et ces motifs sont cause sans. doute que ce système de pression est généralement abandonné aujourd'hui.