‹ Traite de lithographieChapitre 30 sur 63 · MACHINE A GRAVER DE M. DONNDORF, DE FRANCFORT, AVEC LES ADDITIONS · texte numérisé non relu

MACHINE A GRAVER DE M. DONNDORF, DE FRANCFORT, AVEC LES ADDITIONS

FAITES PAR M. G. ENGELMANN.

Construction.

A, A (Pl. \xxu\,Jig. 1), deux règles parallèles en fer, terminées en bizeauàla partie supérieure, et fixées solidement sur les patins en fer B, B. C, C, coulisses en cuivre parfaitement ajustées sur les règles A, A, et réunies par les traverses D, et E. Cet ensemble forme un chariot mobile sur ces règles. Il y est maintenu par les galets 11, 11, 11, 11, que portent les ressorts 12, 12, fixés aux coulisses C, C, par les étriers 13, 1 3. F, vis micrométrique , tournant à gorge dans le coussinet G, et maintenue à son extrémité opposée par la pointe H. Cette pointe est fixée sur la traverse E, au moyen de la vis I , passant dans une ouverture allongée, qui permet de pousser cette pointe contre la vis, si elle venait à prendre du jeu. Cette vis porte un carré sur lequel sont ajustées la rondelle K et la manivelle

L. L'une et l'autre y sont fixées au moyen de l'écrou M. La rondelle porte 24 entailles, dans l'une desquelles vient se loger une dent N, placée sur le ressort O, afin de la maintenir dans une position invariable pendant qu'on tire les lignes. Si on veut tourner la vis, on appuyé sur l'extrémité O du ressort, qui vient alors butter contre la cheville P. La dent N sort de l'entaille, et la rondelle devient Ubre. On peut avoir des rondelles portant des divisions différentes; cependant celle de 24 dents offre à peu prés tous les moyens de diviser, dont on peut avoir besoin. Q, coulisse en cuivre parfaitement ajustée sur la traverse en fer E. Elle y est appuyée d'une manière constante par les deux galets R, R, que portent les extrémités du ressort S, fixé au moyen de la visT sur cette coulisse. U, écrou qui embrasse la vis F. Il est divisé en deux parties qu'on peut serrer avec la vis V, s'il vient à prendre du jeu. La pièce W est assujettie contre la partie inférieure de la coulisse Q, au moyen de deux vis à pointes X, X, sur lesquelles elle tourne librement et sans ballotter. Cette pièce porte le montant Z, auquel est adaptée, par la cheville 1, la tige 2. Elle est taraudée à son extrémité, et passe dans une ouverture oblongue, pratiquée dans la pièce 3. Un écrou 4, maintenu par un contre-écrou 5, sert à allonger ou à raccourcir cette tige, suivant qu'on veut faire descendre plus ou moins la pièce W. Cette tige sert à relever le hurin fixé à l'extrémité de la pièce W, lorsqu'il ne doit pas marquer sur la pierre. Elle est alors dans la position représentée par la figure. Si on veut abaisser le burin, on monte l'écrou jusqu'au-dessus de la partie courbée de la pièce 3, et on le place en 6. 7, support percé dans sa longueur d'un trou dans lecpiel on place le burin en diamant 8, qui y est maintenu par la vis de pression 9. Ce support a deux tourillons fixés dans les coussinets 10, 10, et qui permettent de lui donner plus ou moins d'inclinaison. On l'arrête en serrant les chapeaux que portent ces coussinets dans l'ouverture 45, pratiquée dans la pièce W. On place uue boite en tôle destinée à recevoir de petits poids en plomb pour augmenter la pression sur le burin, dans les cas où son propre poids n'est pas suffisant pour opérer la gravure voulue. 14, 14, deux buttoirs fixés à vis sur l'une des règles A, pour limiter la course du chariot.

15, plateau en bois, qui porte dans son centre un cercle 16, qui tourne autour du pivot 17. Sur les croisillons 18 qui en forment le milieu , est fixée une roue en cuivre 19 , qui porte 36o dents, et qui engrène avec une vis sans fin placée sur la tige 20. L'extrémité de cette tige traverse le plateau et porte la rondelle 21, ainsi que la manivelle 22. Cette rondelle présente un certain nombre d'entailles, comme celle K, et est maintenue par une dent placée sur le ressort

23. Il suffit de tourner cette manivelle pour faire tourner en même temps la roue 19, et avec elle, le cercle 16 qui porte la pierre à graver, lorsqu'au lieu de lignes parallèles on veut tracer des rayons. 24 , tige placée à côté de celle 20, et dont l'extrémité taillée en coin , force le coussinet dans lequel tourne la tige 20, à s'éloigner de la roue 19, lorsqu'on l'enfonce, et fait dégrener ainsi la vis sans fin. Alors le plateau peut tourner librement , et donne la facilité de tracer des cercles concentriques , en le faisant tourner avec la main.

Ce sont ces deux pièces séparées qui composent la machine à graver de M. Donndorf. Cet artiste fixe les parallèles A, A, sur la table de travail, ou sur la pierre même qu'il veut graver , au moyen des étriers à vis placés sur les patins B, B. Ceux-ci sont alors posés sur des tasseaux plus ou moins élevés , suivant l'épaisseur des pierres.

J'ai trouvé à cette disposition différens inconvéniens que je dois signaler :

1° La vis micrométrique F, n'ayant qu'une petite longueur, ne suffit pas, quand on veut faire une teinte d'une certaine étendue. Lorsque, dans ce cas, la coulisse Q est parvenue au terme de sa course, et qu'elle touche le coussinet G, il faut détourner la vis, pour la ramener à l'extrémité opposée. On est obligé alors de déplacer toute la machine, et de la rajuster à tâtons jusqu'à ce qu'on soit parvenu à la remettre dans une position qui permette de reprendre le travail; opération toujours longue et fort difficile.

2° Lorsqu'il est question de tracer des divisions un peu larges sur une grande pierre, telles que celles dont on a besoin pour la réglure d'un registre, des feuilles à carreaux pour la mise en carte des étoffes brochées, etc., le mouvement de la petite vis micrométrique est fort long, et il faut , à cause de son peu de longueur, rajuster la machine plusieurs fois.

3° Le placement de simples tasseaux sous la machine à graver est peu régulier, et peu commode pour la mettre à la hauteur exigée par l'épaisseur différente des pierres.

C'est pour parer à ces divers inconvéniens, et surtout pour ajouter à cette machine l'appareil nécessaire quand on veut faire des lignes ondidées, et aussi afin de pouvoir produire des moirés et autres dessins guillochés, que j'ai fait monter les patins B, B, sur deux pièces de bois 25, 25, réunies par les traverses 26, 26. Dans une rainure pratiquée dans ces jumelles en bois, sont logées deux vis 27, 28, dont le pas est d'environ 1 ligne. Elles passent dans des écrous fixés au-dessous des patins B, B. L'une de leurs extrémités est maintenue à gorge dans les coussinets 29, 29; l'autre passe dans les cousinets 30, 30,.

porte extérieurement les roues dentées 31 , 31 , et est appuyée contre les coussinets 29, par deux vis à pointe , placées dans les étriers 32, 32, et qui, dans la figure, sont cachées par ces roues. De cette manière on évite tout ballottement de ces vis. Les deux roues dentées 31 , 31 , communiquent entre elles par une chaîne à la Vaucanson 32 , de manière que le mouvement qu'on imprime à la vis 27, se transmet à celle 28, et maintient le mouvement de la machine à graver parfaitement parrallèle. La vis 27 porte à l'extrémité tournée vers la personne qui met la machine en mouvement, le rochet 33, composé de deux roues à 50 dents inclinées en sens opposé. La manivelle 34, tourne librement sur le prolongement de la vis. Elle porte la pièce 35, dont l'une des extrémités correspond aux dents de la roue de devant, tandis que l'autre se rapporte aux dents de la roue de derrière. Au sommet de la manivelle est fixé le ressort 36. C'est en plaçant alternativement les extrémités de ce ressort sous la cheville 37, ou dans celle 38,. qu'on fait engrener la pièce 35 avec l'une ou l'autre des roues, et tourner par conséquent la vis dans un sens ou dans l'autre. 39, portion de cercle fixé sur l'extrémité de la pièce 25. D'un côté il porte la vis 40, contre laquelle vient butter la manivelle, et de l'autre le buttoir mobile 41 , qui sert à limiter la course de la manivelle, et par conséquent à fixer la quantité dont, à chaque mouvement , on veut faire tourner la vis 27. Si on veut faire faire plusieurs tours de suite à la vis, comme par exemple, pour ramener la machine d'un bout à l'autre, on enlève la vis 40 et le buttoir 41 ; alors la manivelle tourne sans obstacle.

Afin de pouvoir hausser à volonté le cadre 25, 26 portant la machine, j'y ai fait fixer d'une manière solide quatre oreilles en fonte 42, 42, 42, 42, percées d'une entaille oblongue, dans lesquelles passent les vis 43, 43, fixées dans le plateau 15, et portant les écrous à oreilles 44, 44, qu'on serre pour maintenir la machine à la hauteur convenable.

Pour compléter cet appareil, j'y ai fait ajouter la machine à guillochcr, représentée fig. 2. Elle se compose de deux pieds a, a, fixés sur les patins B, B, au moyen des vis 6, b. Ces pieds ont des entailles qui entrent dans ces vis, et il suffit de les desserrer un peu pour enlever facilement tout l'appareil. Ils sont réunis par la traverse c. d, </, deux coulisses ajustées sur cette règle, et réunies entre elles par une règle c. Cette règle porte les vis /',/,/,/, f, dans lesquelles on fait entrer, au moyen d'entailles en forme d'ajustage à bayonnette, de petites règles

dont un coté est ondulé. On en a plusieurs de rechange, portant des ondulations différentes. A, vis micrométrique portant en t un rochet semblable à celui

uigiiizec Dy Vjuu

33, et passant dans un écrou k, fixé sur la règle e. Par ce moyen, on peut avancer ou reculer les petites règles g, par division très-régulières.

A la place du porte-burin 7 , j'ai fait faire une espèce de compas micrométrique , fixé comme celui-ci dans les coussinets 10. Mais pour le maintenir d'une manière plus invariable, il est muni d'une tige /, qui passe dans une ouverture ménagée dans le support Z , et y est fixée par la vis de pression m. Ce compas est formé d'un support n, qui porte la tige cylindrique o. Cette tige est fixée par son extrémité inférieure sur la pièce/?, et sur le prolongement de cette pièce se trouve ajustée la coulisse q, portant le burin r. Elle est guidée par la vis s, dont la tète t, porte des divisions correspondantes au nonius w. Au centre de la tige o, se trouve une pointe v, destinée à chercher le centre des cercles qu'on voudrait tracer. Elle est ajustée dans cette tige a frottement doux, de sorte qu'on peut la remonter lorsqu'on ne s'en sert plus. A la partie supérieure de la tige O, s'adapte une manivelle, lorsqu'on veut s'en servir pour tracer des cercles. Cette manivelle est remplacée dans la figure 2, par une règle en acier «», sur laquelle est ajustée la coulisse jt, qui peut se fixer au moyen de la vis de pression Cette coulisse porte le montant z, qui sert de support à un petit cylindre très-mince a' qui tourne sur deux pointes. ù\ ressort fixé par la vis de pression c' sur le plateau d'. Son effet est de pousser constamment la pièce x, et par conséquent le petit cylindre a' contre la règle g, afin que celui-ci en suive les sinuosités, et décrive un mouvement de va-et-vient, qu'il communique au burin r. On comprend que plus on rapproche du centre la pièce x, et plus on en éloigne en même temps le burin r, plus les mouvemens que fera ce dernier, seront grandes. Dans ce cas , les ondulations qu'il décrira seront très-prononcées. Si on place la pièce .r et le burin r, à égale distance du centre, les ondulations seront les mêmes que celles de la règle. Si, au contraire, on éloigne du centre la pièce xf et qu'on en rapproche le burin r, ces ondulations deviendront presque insensibles.

Comme ce compas et toutes les pièces qui le composent, sont assez lourds pour que dans certains cas ils appuyent trop fortement sur le burin , j'ai fait ajuster derrière la pièce «- , une petite boîte e' dans laquelle on met des morceaux de plomb qui lui servent de contre-poids.

Je donne dans les planches xxxiv, xxxv, xxxvi, xxxvn, xxxvin, un grand nombre de modèles de dessins obtenus avec la machine à graver de Donndorf, ainsi modifiée, et telle qu'elle est employée dans mes ateliers. Un lecteur attentif, qui possédera une semblable machine, trouvera facilement à imiter ces mo-

dèles, et il pourra en créer d'autres à l'infini, en ne consultant pour cela que son goût.

MACHINE A GRAVES DE MM. NEUBER FRÈRES MÉCANICIENS , RUE S*-AVOIE, 14, à PARIS.

Construction.

A, h. (pl. xsm\, fc. 1 ), supports en fonte fixés sur la table qui porte la machine, par des vis à bois. Cette table doit être parfaitement plane, et il serait convenable que le plateau fût en bois dur et fin, tel que de l'érable, du noyer, etc. Au milieu de chacun de ces supports se trouve une ouverture oblongue B, B, dans laquelle sont ajustés à coulisse deux autres supports C, C. A ceuxci sont fixées les deux extrémités de la tige cylindrique D. Ces supports C, C, sont solidement fixés sur ceux A, A, par les vis E, £. 11 suffit de détourner un peu ces vis pour pouvoir monter ou descendre toute la machine; on les resserre ensuite pour la maintenir en place. A côté et parallèlement à la tige D, se trouve la vis-guide F. L'une de ses extrémités est ajustée dans le support de devant, et l'autre est supportée par la pointe de la vis G, qui passe dans le collet H, fixé sur l'arbre D, et empêche par sa pression qu'elle ne puisse ballotter. L'extrémité de la vis F dépasse le support de devant, et porte le rochet I à double roue, dont l'une a les dents inclinées vers la gauche et l'autre vers la droite, afin de faire tourner la vis dans l'un ou l'autre sens, suivant que les circonstances l'exigent. K, manivelle ajustée sur le prolongement arrondi de lavis, eWde manière à y tourner librement. Elle porte la pièce L, mobile autour de la vis M, et dont l'une des extrémités correspond aux dents de l'une des roues, tandis que l'extrémité opposée se rapporte à l'autre. Au sommet de la manivelle est fixé le ressort N. En plaçant une de ses extrémités sous l'une ou l'autre des chevilles (), O, que porte la pièce L, on fait engrener celle-ci avec l'une ou l'autre roue. P, portion de cercle fixé sur le support C, et sur lequel se trouve un buttoir fixe Q, et un battoir mobile B, qui sert à déterminer la longueur du mouvement qu'on veut donner à la manivelle. Il est facile de comprendre le mouvement de ce rochet, et son effet sur celui de la vis. Si la pièce L est placée comme elle se trouve dans la figure, de manière à correspondre à la roue de derrière, en tournant la manivelle de droite à gauche, la pièce L glissera sur les dents sans faire tourner la roue; mais si on la tourne de gauche à droite, alors l'extrémité de cette pièce, qui se termine en forme de ciseau, entrera dans une dent et la poussera devant elle, jusqu'à ce que la manivelle rencontre le buttoir*

«t on fera faire ainsi à la roue un quart, un tiers, un huitième de tour, suivant qu'on aura placé les buttoirs. La roue aura imprimé le même mouvement à la vis qui, tournant dans un écrou, aura appelé celui-ci à elle autant que la division adoptée le comporte.

S, règle ou guide solidement fixée sur une autre règle T; celle-ci est adaptée à la coulisse U, au moyen de la vis V, autour de laquelle elle peut se mouvoir. Cette pièce U est réunie par la règle W, à une seconde coulisse X ajustée à frottement doux , ainsi que celle U, sur l'arbre D. Sur cette coulisse X se trouve une branche Y, mobile autour de la vis Z. A son extrémité opposée elle est mobile dans l'ajustage a, autour de la vis b. Cet ajustage est à coulisse sur la règle T et y est maintenu en place par la vis c. Cette disposition a été adoptée pour qu'on puisse placer le guide s dans toutes les inclinaisons désirables. Dans la position de la lig. 2 , il est d'équerre avec l'arbre D, et les lignes qu'on tirera seront horizontales. Si on rapproche la pièce a de l'extrémité d de la règle, ce - qu'on fait en détournant un peu la tige e qui est fixée dans la tète de la vis c, le bout du guide s'éloignera de celui qui met la machine en mouvement, et il y aura des lignes en biais dont l'extrémité opposée à la vis se relèvera d'autant plus, qu'on aura poussé plus loin la pièce a. Si au contraire on rapproche cette pièce de la vis, l'extrémité du guide se rapprochera du graveur, et on obtiendra des lignes en biais, dont l'extrémité opposée à la vis s'abaissera.

J\ coulisse ajustée à frottement doux sur le guide S dont les côtés sont en bizeau, afin qu'en serrant les vis^, g, on puisse remédier à un ballottement, s'il venait à en naître un par l'usage, h , pièce d'acier sur laquelle les vis g, g, appuient. Sur cette coulisse est fixée la pièce i qui tourne sur deux pivots, dont l'un est placé sous la coulisse, et dont l'autre est formé par la vis X , maintenue par un contre-écrou. A cette pièce est fixée une équerre / qui porte la tige m, taraudée à son extrémité, et portant un écrou rond 12, qui a la forme d'un couteau à tranchant arrondi. Cet écrou est destiné à suivre les ondulations de la règle o, lorsqu'on veut faire des guillochés. Un ressort p placé sous la coulisse, attaché par un bout à la pièce f, et supporté de l'autre par la cheville y, sollicite l'écrou n à s'appuyer constamment contre la règle o, et à en suivre les ondtdations. Il communique à son tour ce mouvement oscillatoire à la pièce /, et, par elle, au porte-burin p et au burin lui-même. Cette règle est assujettie contre le guide S, au moyen de 8 ajustages à bayonnette {fig. 2), qu'elle porte. Pour l'enlever, il suffit de tirer à soi le bouton placé à son extrémité, et ensuite de sortir la règle en l'éloignant du guide S. On a plusieurs règles de rechange

à ondulations plus ou moins grandes, et une autre parfaitement droite, qu'on met en place lorsqu'on veut tirer des lignes droites.

Je trouve un inconvénient à ce mode de tirer des lignes droites. En se servant souvent de la machine, le frottement du bouton n, qui est en acier, doit aplatir et refouler peu à peu la petite règle en cuivre, à la place où on travaille habituellement; de sorte qu'elle finirait par n'être plus parfaitement droite : et, comme en province, on n'a pas ordinairement d'ouvrier capable de la dresser, il en résulte pour celui qui l'emploie, l'inconvénient très-grave, d'envoyer forcément sa règle à Paris, chaque fois qu'elle est courbée. Ainsi, il est privé pendant quelque temps de l'usage de sa machine. Il me semble qu'il aurait été préférable de bien dresser le guide S, et de fixer par une cheville la pièce i", tant qu'on ne veut pas faire de guillochés.

r, porte-burin, mobile sur deux pointes, dont l'une se trouve derrière la pièce i, et dont l'autre est formée par la vis s fixée invariablement par un contreécrou. Son extrémité est divisée en deux parties dans lesquelles passent les vis t, t. C'est dans cette espèce de pince que se place le burin, dans une position plus ou moins inclinée, suivant la volonté du graveur. Le burin se fixe en serrant les vis t, t. On a aussi une série de rondelles de plomb de différens poids, qu'on peut enfiler sur la tige du burin , afin^ de le faire graver plus ou moins profondément.

u, tige fixée sur le porte-burin.

v, levier fixé au moyen de la vis x , sur la coulisse /*, et pouvant tourner autour de cette vis. Il appuyé par son extrémité inférieure sur la tige u, et sert à relever et à abaisser le burin. Dans la position où il est représenté dans la figure , le burin est abaissé. Lorsqu'on a tiré la ligne, et avant de ramener la coulisse en arrière , on pousse le bouton y vers la cheville z. La partie inférieure du levier, en décrivant un arc de cercle, fait abaisser l'extrémité de la tige u, et par conséquent relever le burin.

1 , bouton par lequel on saisit la coulisse J, pour la faire aller et venir.

2,2, deux buttoirs destinés à déterminer la longueur de la course de la coulisse f. On les fixe sur le guide S, en serrant les vis 3,3.

4, support destiné à soutenir l'extrémité du guide. Il est percé au milieu d'une ouverture allongée, à travers laquelle passent les deux vis 5, 5, qui sont destinées à le fixer sur la pièce 6, à coulisse sur le guide S, et qui s'y adapte au moyen de la vis 7 (Jig, 2 ). Cette disposition permet de l'éloigner ou de le rapprocher à volonté, et les vis 5, 5, permettent de monter et de descendre le guide,

suivant l'épaisseur des pierres. Le support 4 porte à sa partie inférieure la roulette 8, qui pose sur la table à laquelle la machine est fixée.

25, demi écrou fixé à la pièce U au moyen des deux vis 26, 26. Lorsque le guide S se trouve dans une position horizontale, les filets de lecrou et ceux de la vis entrent les uns dans les autres; et alors la pièce U, et avec elle la pièce S, suivent le mouvement que la vis lui imprime. Mais si on veut déplacer le guide, et le porter plus près ou plus loin du graveur, il suffit de lever le bout opposé à la vis. Alors la pièce U tournera autour de la tige D, et lecrou faisant bascule, s'abaissera et ses filets se dégageront de ceux de la vis. Dès ce moment le guide devient libre, et on peut le faire glisser à volonté. Lorsqu'il est placé, il suffit de laisser appuyer de nouveau le support 4 sur la table, pour que lecrou se remette en communication avec la vis. Comme le pas de la vis-guide est extrêmement fin, ce serait une opération fort longue, lorsque l'écrou est parvenu à l'une de ses extrémités, que de le ramener en tournant la vis. Cette disposition est donc très-heureuse, et économise beaucoup de temps.

L'appareil que je viens de décrire forme la machine à graver proprement dite, et peut être employé seul, si on veut se contenter de tirer des lignes parallèles , soit droites soit ondulées. Mais pour compléter le système et pouvoir faire encore des rayons et des cercles, il est bon d'y ajouter le plateau tournant dont je vais donner la description, et qui du reste est entièrement sépare de cette machine.

9 et 10, deux plateaux ronds en fonte. Celui 10 est fixé sur la table par cinq fortes vis à bois; celui 9 tourne librement sur un pivot 1 1 , fixé au centre du plateau inférieur, et est soutenu sur les bords par cinq galets 12. Ce dernier plateau porte une roue en cuivre 13, divisée en 360 dents qui correspondent à une vis sans fin 14. Celle-ci est taillée sur la tige 15, poussée constamment vers la roue par le ressort 16. Ce ressort est fixé d'un bout à la pièce 17, dans laquelle passe cette tige, et s'appuie de l'autre contre l'un des galets 12. La tige est portée par le coussinet 18, fixé à coulisse sur la pièce 19; de manière à pouvoir être approché du plateau 9 et à en être éloigné à volonté, afin qu'on puisse faire engrener et dégrener la vis sans lin avec la roue dentée. Une partie du coussinet dépasse en dessous la pièce 19, et vient s'accrocher sur le côté extérieur du ressort 20, lorsqu'on éloigne la tige du plateau pour faire dégrener la vis, afin de permettre de tourner librement avec la main et sans changer de place, le plateau 9. Ce mouvement est nécessaire lorsqu'on veut faire îles cercles concentriques. Mais lorsqu'on veut tracer des rayons, on appuie sur le ressort 20; la pièce accrochée se détend, et le ressort fait approcher la vis sans

fin de la roue 13. Afin de pouvoir diviser encore en 1/4, 1/2 ou 3/4 chacune des 3G0 divisions de la roue, on a placé sur la tige 15 la rondelle 21 , portant quatre entailles évasées et arrondies. Une dent 22, fixée à l'extrémité du ressort 23, entre dans ces entailles, mais ne s'y fixe pas assez solidement pour l'arrêter; de sorte qu'en tournant la tige, cette dent ne fait que marquer quatre temps auxquels le graveur est libre de s'arrêter ou non. 24, manivelle servant à tourner la tige.

Page 1