‹ Traité de logique;Chapitre 49 sur 106 · II.— DES PROPRIETES FORMELLES DU JUGEMENT · texte numérisé non relu

II.— DES PROPRIETES FORMELLES DU JUGEMENT

97. — On appelle matière d'un jugement les objets sur lesquels l'esprit juge, c'est-à-dire les données empiriques, les sujets singuliers et les concepts généraux entre lesquels l'esprit aperçoit une relation. Si on fait abstraction de la matière du jugement, il reste d'abord l'assertion, qui est la forme essentielle de tout jugement, puis le caractère affirmatif ou négatif de l'assertion et diverses autres propriétés qui se rapportent aussi à l'assertion, et qu'on nomme propriétés formelles. En remplaçant par des lettres les notions ou termes qui sont la matière du jugement, afin de les laisser indéterminés tout en indiquant leur fonction, on a la forme du jugement.

Certaines relations entre les jugements subsistent quelle qu'en soit la matière ; l'étude de ces relations est la Logique formelle. D'après la tradition aristotélicienne et scolastique, la logique formelle suilit à rendre compte du raisonnement déductif. On appelle syllogisme (tjaaovitijlcç, raisonnement) un raisonnement qui conclut par la seule puissance de la forme, vi formve. D'après la tradition, toute déduction serait un syllogisme ou une série de syllogismes et ne contiendrait rien d'autre.

On peut considérer la Table des jugements, telle qu'on la trouve dans la Critique de la Raison Pure de Kant^ comme l'exposé le plus systématique et le plus complet de la doctrine

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