Il n'y a pas de jugements disjonctifs (ii
Une proposition disjonctive exprime deux jugements tels que chacun d'eux est vrai si l'autre est faux, et faux si l'autre est vrai. Deux contradictoires sont une disjonction, la plus claire, la plus immédiate des alternatives.
Deux jugements p et q, qui n'ont pas les mêmes termes et qui sont indépendants, peuvent aussi former une disjonction s'il est" admis que chacun d'eux exclut l'autre et que la négation de chacun d'eux entraîne l'autre. L'alternative est immédiate dans le cas des jugements contradictoires, elle se démontre dans le cas des jugements qui n'ont pas les mêmes termes. La démonstration de l'alternative consiste à prouver l'impossibilité d'un troisième jugement. Elle revient par conséquent à démontrer une universelle et sa réciproque ou son inverse.
Une alternative est faite de deux jugements et non pas de deux concepts. Si les deux jugements sont de la forme 2 (126) :
Si S est P, S n'est pas Q
simultanés ^ cr- <-. ^ ^ r\ ty ai-»
Si S n'est pas Q, S est F*,
on peut être tenté de négliger le sujet commun S et de considérer le contraste des deux attributs JP et Q comme une alternative. Or si le système des deux jugements exclut la possibilité que le sujet S ne soit ni P ni Q, il est possible qu'un GoBLoT. — Traité de Logique. lO
simultanés
autre sujet ne soit ni P ni Q. Il faut qu'un animal soit mort ou vivant, mais une pierre n'est ni vivante ni morte. L'alternative n'existe entre deux concepts que si elle existe entre deux jugements de la forme 3 :
Si X est jP, X n'est pas Q Si X est Q, X n'est pas P,
quel que soit x, car le système de ces deux jugements signifie que P* et Q s'excluent mutuellement quels que soient les sujets en lesquels ils se rencontrent.
151. — On peut distinguer trois formes de propositions disjonctives selon que le sujet des deux parties de l'alternative est différent ou identique, et, dans ce dernier cas, déterminé ou indéterminé (i2o).
i. Ou A est JP ou B est Q.
Cette disjonction équivaut à deux propositions dont la seconde est l'inverse de la réciproque de la première (i/ig).
( Si A est F*, B n'est pas Q \ Si B est Q, A n'est pas P.
Cette forme d'alternative se rencontre dans tous les cas où l'on démontre une universelle et sa réciproque ou son inverse.