‹ Traité de magnétismeChapitre 17 sur 69 · DIEU · texte numérisé non relu

DIEU

Je vais vous parler de Dieu. Vraiment cela me sera trèsdifficile ! Il ne faut pas donner une définition , ni songer à en donner une , quand on ne peut le faire qu’incomplètemenl. Il ne faut pas non plus songer à traiter ces questions légè-

renient. * . -y

Quand on parle de Dieu et qu’on dit :

« Dieu est un esprit » , on le caractérise bien.

Mais qu’esl-ce que cet esprit? v -

L'Evangile dit : « h* esprit de lumière et de vérité. »

Et moi je dis : « V esprit de tout. »

Je crois être plus correct.

L’Evangile dit : « Au commencement était le Vei'be , et le Verbe était en Dieu , et le Verbe était Dieu. >» »

Les Prêtres ef Ramenais disent que le Verbe est le fils de

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Dieu. ' ‘ |i -

Moi je dis que le Verbe est Dieu lui-méme. v Le Verbe , c’est la parole de Dieu , l’émanation de lui , e’est son principe ; c’est donc lui !

Le Verbe est un mol bien , mais faiblement employé. Il exprime la nécessité de Dieu. En effet :

Le Verbe est une chose essentielle dans le langage ; sans lui , on ne pourrait parler. Sans Dieu , rien n’existerait.

On a dit que le Verbe était en Dieu. G’est que le Verbe est

de l’essence du langage : or, le Verbe étant une essence , se trouve dans Dieu , qui est l’essence elle-même. *

Dieu travaille bien.

Dieu est Vesprit de lumière, de vérité, de bonté „de grandeur, d’amour.

« Deus cari tas est. »

Quels avortons nous sommes ! . . . .

. J’ai lu ce. soir l’explication du mystère de la Trinité. * « Dieu existe ; c'est le. père. Depuis quJil existe , il se connaît ; cette connaissance engendre le fils. V amour qu’il a pour son fils constitue le Saint-Esprit. » -

Ce n’est pas une Trinité ! Marquez un point sur Vin fini , vous ferez un non-sens. I /infini n’a pas d’époque , n’a pas de point : et l’on a voulu lui en donner trois!... C’est une trop grande vanité ! aussi est-ce un mystère.

Je vous ai dît que Dieu travaillait.. En effet : il travaille

toujours , il ne s’est jamais reposé ; il n’y a pas de septième

jour. Son ouvrage a été dégrossi en six jours ; le projet était

jeté, le plan était fait. Le septième jour est arrivé la conception du fini. Ce jour-là , il le contemplait , et c’est en le con-

templant qu’il l’a conçu , et que le fini a été projeté. Le huitième il a commencé le fini.

Il y a longtemps à couriravant qu’il soit tout-à-fait terminé. Comme il contemple son ouvrage? comme il l’admire! comme il le protège ! quel artiste !....

* Le somnambule avait demandé, dans son. sommeil de la veille, la définition du mystère de la Trinité, par Lamcnais, alin de la lire, en état de veille. ;. »%• -»

Parlons de son ouvrage.

Le monde n’est pas un composé de terre et de mer, de planètes, d’cloiles, d’animaux, d’insectes, etc., etc.... Je ne considère pas cela ; je considère l' esprit j Yâme et la

matière.

La matière est une abjection ; cependant la matière véritable , essentielle , est autre chose qu’une futilité. Je vous en parlerai plus tard,.

I /esprit est une émanation de Dieu.

U âme une émanation de 1 "esprit et de la matière , Vanneau qui unit ces deux tout. , •

La conscience, le moi pur,- est la partie spirituelle de l’âme ; c’est le ' tabernacle de toutes les émanations de la divinité.

*En parlant de Y esprit et de la matière , pour arriver à Yâme t il y a une foule d’échelons à parcourir.

Voilà un bloc de l’ouvrage de Dieu. ,

Je vais à présent vous parler des ustensiles qui servent à la confection de cet ouvrage.

Le mal est Y ébauchoir , le repentir est le polissoir.

Belle est celte parole du Clirisl : •

« Ego sutn qui tollil peccata mundi ...»

En effet, puisque le monde est un ouvrage et que le mal n’est qu’un ustensile pour sa confection , l’ustensile ne faisant

pas partie de l’ouvrage , ne doit phs être confondu avec lui. Le Christ nous a formulé cette pensée qui.n’ayait pas été

comprise. u i;, . ;

Le Christ nous a porté Yamour, nous a renversé le règne

impie et égoïste du Judaïsme , il a posé la première pierre du grand édifice de l’hamanité , il a trouvé la machine qui nous pousse rapidement au progrès.

Parlons d’un autre ustensile de la vie.

On a parlé de la vie comme d’un passage : c’est en effet une station , un moment.

Elle nous présente l’union de la matière à Yesprit et le travail de ces deux tout , travail d’épuration qui s’opère à travers la matière brute , qui n’est qu’un tamis où les autres parties substantielles sont passées et clarifiées. Voyez les mourants! tous ayant de mourir ont un éclair qui brille; C’est au moment de la désunion ; ils voient alors beaucoup dans cet état. Ce n’est pas V extase! c’est un renouvellement .

« Et la parole est venue parmi les siens et ils ne Vont pas comprise . »

Pensée très-vraie et prouvant la faiblesse humaine,. '

Que serions-nous sans les fictions que nous ne comprenons pas? Que serions-nous sans cet te fiction de la Providence , de la Nature , de P Ange Gardien , sans cette réalité de Y Esprit P Nous ne serions rien. Alors il .n’y aurait pasde Dieu, car qui dit Dieu dit esprit , qui dit esprit dit intelligence , et qui dit intelligence dit action. Qui dit action intelligente dit invention ; par conséquent travail.

Or, je vous ai dit. que Dieu travaillait.

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