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TROISIÈME MARCHE

Marche du bonheur vers la perfection : Y esprit et la matière ont ici en quelque sorte fini leur travail , cependant il faut les compléter. C’est Dieu qui les pousse l’un et l’autre -, ils s’attirent.

Troisième renouvellement.

Nous sommes êtres d 'inspiration.

\Mn$piration nous vient directement de Dieu ; elle est égale pour tous , nous devons nécessairement être tous dans les mêmes conditions. Nous attendons ces mêmes conditions ; le quatrième renouvellement opère la fusion qui nous y met en finissant le monde pur.

Nous sommes finis.

Par ce fini , Dieu nous ouvre cette éternité dont je vous ai parlé :

Éternité d’amour de la part de Dieu.

Éternité de contemplation de la part du monde.

Pour vous faire bien comprendre cette réunion des êtres dérivés dans les êtres dont ils dérivent , et par conséquent les diminutions des êtres jusqu’à ce qu’ils arrivent à Y être

unique et complet , je vais me servir d’une hypothèse tirée de la génération des mondes.

Supposons dans le monde que nous habitons soixante quatre millions d'individus , et qu’il faille huit de ces individus pour faire un habitant du second monde. Lorsque cette génération de soixante-quatre millions sera renouvelée , c’està-dire que ces soixante-quatre millions se seront fondus et réunis dans le monde supérieur, nous aurons, non. soixantequatre millions d’hommes mais huit millions d’êtres raisonnables.

Supposons qu’il faille une moyenne de quatre êtres rai -

sonnables pour former un habitant du troisième monde. Lorsque les huit millions d’êtres raisonnables seront fondus en

êtres du monde directement supérieur à celui des êtres de

raison, ils produiront deux millions d’êtres de ce monde

supérieur , c’est-à-dire deux millions d'êtres de génie.

Supposons encore qu’il faille une moyenne de deux êtres de génie pour former un être du monde supérieur à celui-là. Lorsque ces deux millions d’efres de génie seront renouvelés , c’est-à-dire passeront dans leur monde supérieur, ils forme-

ront un million d'êtres supérieurs à eux , c’est-à-dire un million d'êtres d'inspiration.

Ainsi, en admettant l’exemple hypothétique que nous venons de poser , nous voyons soixante-quatre millions

d'hommes se fondant à mesure qu’ils passent dans leurs

mondes supérieurs , et se réunissant en un million d'êtres d'inspiration.

Le monde d’inspiration est donc , disons-nous , composé d’un million d’êtres.

Le travail de Y esprit et de la matière constituant dans ce monde la préparation à :1a fusion complète, quand cetle préparation est complète , le dernier renouvellement arrive et fond ce million. d’êtres, composés d’esprit et d a matière purs en un seut être , qui est le monde vrai : par cela , il fond Yesprit et la matière , et les réunit.

C’est là qu’arrive la spiritualisation dé la matière et la matérialisation de Yesprit . . »

Celle fusion constitue le dernier être.; le inonde pur, qui est placé au sommet de l’échelle triangulaire , dont la vision

de Jacob n’a été que le pressentiment. r.

Ce monde pur ne forme qu’un seul être , c’est-à-dire , que la mèjne pensée l’anime, la même vie le soutient : c’est Y unité dans la multiplicité ;

Le Christ étant le modèle pour le fini , Satan étant la roue

qui a porté vers ee fini , c’est-à-dire, étant la consolidation • . de ce fini , ces deux types existant de tout temps , seront entre le monde et Dieu.

Satan sera placé à la tête du monde , le Christ en sera le cœur.

Ce sera eux qui feront passer les aspirations de Dieu , ce sera eux qui transmettront les idées d'amour que Dieu

versera sur le monde , et qui feront éclore cette contemplation

que l’ouvrage doit avoir pour s'on créateur.

.le viens de vous parler des mondes qui , parlant de Yhomme ;

vont à l'esprit ; je n’ai donc considéré que la partie spirituelle de Yâme.

Je yais vous parler de ceux qui , parlant de l'homme vont à la matière ; je vais donc vous parler de eeux qui découlent de la partie matérielle de l 'âme.

l'âme , avons-nous dit, est composée d'esprit et de matière. Dans la matière , comme dans Y esprit, il y a des degrés. Nous avons d’un côté :

Les êtres raisonnables , ou êtres d’ intelligence ,

Les êtres de génie ,

Les êtres d 'inspiration. . ‘

Nous avons de l’autre :

V animal ,

Le végétal ,

Le minéral.

Le propre de Y homme ! c’est la pensée raisonnable.

Le propre de l 'animal! c’est la pensée instinctive.

Nous avons dit que l'esprit et la matière se joignaient par une infinité' de canaux , c’est-à-dire , d’émanations ; que l’endroit où ils se joignaient se nommait « âme. »

Or , le parcours de l’àme à l'esprit renferme :

L'intelligence ,

Le génie ,

V inspiration. -

Le parcours de Yâme à la matière renferme :

V animal, * ' •

Le végétal , * * ‘

Le minéral ,

qui pour nous représentent :

V instinct ,

I /instinct dégénéré ,

V abrutissement.

Par le perfectionnement du 7tionde , c’est-à-dire , par la tension à la fusion des deux tout , ces canaux se raccourcissent et deviennent plus intenses , car les deux tout se rap-

prochent. Les canaux n’existeront plus lorsque les deux tout seront réunis , compléteront celle fusion dont la réunion dans Xàme n’est que l'image.

Cetle fusion doit s’opérer en Xâme , c’est à-dire , que les deux tout doivent se réunir eux-mêmes là où , à présent seulement , se réunissent leurs émanations.

En principe , tout converge vers l 'âme.

Nous avons donc un progrès qui fait que le minéral , proprement dit , se détruira par le travail de distillation qu’il subit et sera réduit à une partie ayant un principe végétal, c’est-à-dire que la partie infime de matière essentielle qui se trouve dans le minéral , augmente et augmentera toujours jusqu’à ce qu’elle ait atteint le degré de quantité suffisante à la formation du végétal.

Ce travail s’opère dans le végétal pour arriver à X animal , cl ainsi de suite.

L’on comprend que la surveillance de X esprit existe toujours , et qu’elle existe d’autant plus étendue qu’il y a plus de matière essentielle à surveiller.

Dans ce travail, même dans celui du règne humain, il y a détachement de la matière brute de la matière essentielle.

Après Vhommc , et commençant en lui , commence le perfectionnement de la matière essentielle.

Fixons bien la dilïérencc qui existe entre la matière fa ute et la matière essentielle .

La matière brute n'est au ire chose qu’une existence formalique , ayant les propriétés de la forme massive , c’est-àdire , la pesanteur , l'étendue et F impénétrabilité . C’est une chose passagère , c’est-à-dire , n’ayant qu’une durée limitée , secondaire. Je dis secondaire , car la matière fa ute ne peut exisler par elle-même. Son principe! c’est la matière essentielle; elle n’en est que le réservoir : or, un réservoir n’existe que tant qu’il a quelque chose à contenir.

La matière essentielle , au contraire, est. une existence

anti-formatiquc , c’est-à-dire impalpable , invisible , que

nous comprenons rarement et que nous ne pouvons comprendre que par noire, esprit. Pourquoi? parce que c’est sur elle seule que Y esprit travaille , et que n’étant qu’une émanation de Y esprit , nous ne pouvons sentir que par cet'c émanation les émanations de la matière essentielle. On voit que , ne sentant que par des émanations , nous ne devons pas parfaitement sentir. Elle est impalpable , mais elle est réelle ,

c’est-à-dire , qu’elle n’est pas passagère ; mais elle est perfectible , elle- est principe qui tend à être formulé , et, par conséquent , cette tension à la formide prouve qu’elle est existante en elle-même et qu’elle tend à se dégager des enveloppes du réservoir qu’elle rend utile , et que par conséquent elle vivifie.

La matière essentielle , c’est le principe vital dans notre

monde , et cette réunion de Yesprit à la matière dans V homme n’est autre chose que la surveillance proportionnée de Yesprit sur la matière essentielle. C’est cette surveillance qui vient compléter l’action de cette matière en formulant la sensation, c’est-à-dire , en donnant Y idée , la pensée , le sentiment , et enfin ha connaissance. * ,•

C’esJ cette surveillance qui contient la matière essentielle dans ses limites , qui dirige la vie suivant toutes les modifications' nécessaires au dégagement él à l’action de perfectionnement de la matière essentielle .

Plus les émanations de la matière essentielle sont grandes, plus elles sont rapprochées d e-l’csprit] plus la surveillance qu’il exerce .est directe , plus il fertilise cette émanation , plus par conséquent elle a de qualités.

Nous allons parcourir les différents règnes et leurs différentes' propriétés.

Je considère quatre règnes ou mondes :

Le règne humain ,

Le règne animal , „

Le règne végétal ,

Le règne minéral.

V homme peut se définir :

Sentiment

Sensation , .

Connaissance.

V animal pçut'se définir :

Sentiment ,

Sensation ,

- Instinct .

Le végétal peul se définir :

Sensation ,

Sentiment.

Le minéral peut se définir :

Sensation.

Dans ces mondes il y a divers degrés. Ainsi ,

l’homme intelligent.

Grande connaissance ,*

Grand sentiment ,

Sensation plus pure . '

, ' l’homme.

Répartition égale de ces trois qualités. * *

l’homme bête.

Sensation très-forte et dure, j Sentiment inférieur ,

Connaissance qui ne nous représente qu’un instinct trèsdéveloppé.

Dans le règne animal nous avons :

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