HISTOIRE DU COMMERCE ET DES COMMERÇANTS
Beflexions sur le commerce^ manuscrit du milieu du xviii® siècle. Un vol. in-lol., cartonné. i5 fr.
Ces réflexions sont excellentes ; et si elles portaient le titre d’indroduction à l’histoire du commerce, elles le justifieraient par leur exposition méthodique, leur clarté, leur justesse. JLn les lisant, je me disais que l’auteur était commerçant; il ne frétait pas, mais il avoue qu’il fréquentait beaucoup les corn-
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merçantSi II appelle de toutes ses forces l’absolue libel le du commerce.
Portefeuille contenant des chartes relatwes au commerce^ au nombre de douze , depuis Vannée 1378 jusqu^à Vannée 1765 . 10 fr.
Par respect pour l’histoire du commerce, j’ai veille avec le plus grand soin à ce qu’aucune charte qui pût y avoir rapport se glissât dans les autres collections. Voici quelques extraits de celles que j’ai pu rassembler.
En 1378, en 1437? les élus vendaient au nom du roi les foires, c’est-à-dire que, dans les terres domaniales , ils affermaient les droits de perception sur les marchandises.
A différentes époques, concessions et créations de foires.
En 1 598 , contrôleurs , visiteurs , marqueurs de cuirs en litre héréditaire.
En i656 , en 1684 lettres d’ajournement devant les juges marchands; sentences de ces juges.
Concession de quatre lieues de territoire, faite en 1674, par la compagnie des Indes occidentales aux Jésuites , pour l’agrandissement de leur baronnie des Islets.
Brevet d’actionnaire de la compagnie des Indes de l’année 1701.
ET DES COMMERCANTS.
En rachat a prix de finance^ fait par lecorps
des marchands J des arts etme'tiers, pour la suppression des offices d’auditeurs des comptes des arts et métiers.
En 1765 5 lettres de mercier»droguiste , epicier^ avec enseigne.
Je n’ai point, la, il s’en faut bien, vide tout le portefeuille.
Mémoire touchant le commerce qui se fait dans les diverses parties du monde par i^apport aux HollajidaiSy manuscrit de la fin du xvn® siècle. Un vol. in-foL, veau brun^ filets . 18 fr.
Le premier chapitre est l’histoire du commerce, depuis le x* siècle jusqu’à la fin du xvii®. L’auteur est vraiment un homme du xvii® siècle^, car il connaît fort bien l’histoire du commerce pendant cette dernière période. îl connaît bien aussi le commerce des périodes précédentes , mais pas aussi bien , car ilomet les Espagnols et les Portugais au xiv® et au XV® siècle. Il omet bien aussi dans ces deux siècles les Français et meme les Anglais; mais en cela il n’j a pas de reproches à lui faire ^ car ces deux nations aujourd’hui les plus commerçantes étaient les moins commerçantes dans ces temps* La narration de cet auteur est d^ailleurs fort bonne. Vous voyez pour ainsi dire le génie du commerce caractérisli-
quement personnifié sortir de sa plume, changer suc-
cessivement son trône de diiïereiites villes d’Italie en differentes villes d’Allemagne, ensuite en differentes villes des Pays-Bas; l’elever à Bruges, lorsque la découverte de l’arL de saler les harengs y joint l’immense commerce du poisson salé a celui des manufactures; à Anvers, lorsque les guerres civiles eurent ruine' Bruges; à Amsterdam^ lorsque les guerres religieuses eurent ruine' Anvers. Un tableau plein et vivant du commerce de la nation hollandaise et de la nation française , où , comme dans deux grandes boutiques^ l’une en face de l’autre, l’on voit range'es sur de larges tablettes les marchandises des deux pays , s’offre au chapitre IX. On y trouve aussi de très grands de'tails, entre autres l’e'valuatioii des marchandises importe'es et exporte'es par la France, termine'e par la balance de commerce la perte, le gain, la soulte.
L’auteur, grand partisan de la liberté' de commerce, nous apprend que le ministre Colbert la prote'geait a ce point qu’en temps de guerre, quand les Hollandais fermaient leurs ports aux vaisseaux Français^ il continuait a ouvrir ceux de France aux vaisseaux
Hollandais.
Colbert^ avant d’avoir été un fm minis¬
tre, avait e'té marchand et lin marchand. / ^
Commerce de la Lorraine^ année i ySS. Un vol. in-foL, cartonne'. . . fr.
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Ce manuscrit est du temps; il paraît eire original: il donne etTetat commercial^ et l’etat agricole., et l’etat financier de cette grande province.
Portefeuille Commerce de Nantes, . ^5 fr.
Ce portefeuille renferme un mémoire, signe par les juges consuls sur Pelât du commerce de Nantes, annëe ; et , ce qui est bien autrement pi ëcieux, un cahier e'crit vers ce même temps , contenant les re'ponses aux questions faites sur l’industrie et le commerce de la subdelëgation de cette ville. J’ai toujours regardé Nantes, dont les anciens tarifs ou pancartes étaient si célèbres, comme la ville classique des octrois et des péages. Je ne savais pas avoir si bien raison. On trouve a la fin ele ce manuscrit l’état des péages seigneuriaux. Je lis qu’il y en a dixsept ; Comment dix-sept ? Je continue à lire ; il y en a vingt-cinq, tous différents, tous à perceptions différentes : Le droit du saint Sépulcre, Le devoir de Loire, Le droit de l’escaffe... Le droit de grandes... de petites unzaines... Le droit de miode... Le droit de clarigo... Le droit de boîte. Tous ces péages n’éprouvaient ni réclamations ni difficultés, excepté un, celui de la Madelaine, qu’on refusait de payer a la dame Folonneau. Les Bretons sont obstinés , têtus; il fallut les faire assigner devant le sénéchal qui eut à prononcer sur le maintien de la coustume des bes-*
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liaux et porlicols à la tour de Firinil, ou péage de la chapelle de la Madelaine.
Portefeuille Commerce de Touraine. . 6 fr.
Un difTérend sur les diverses franchises des foires de Tours y élevé entre les échevins de celte ville et les fermiers généraux, donna lieu au mémoire sur le commerce de Touraine contenu dans ce portefeuille. On y trouvera aussi le rapport fait à la ferme générale.
Portefeuille Foire de Beaucaire. . . 5o fr.
Ce portefeuille renferme tous les documents les plus authentiques et les plus variés sur cette importante foire, aux années qui ont précédé notre révolution, années oii elle était, pendant quinze jours, le marché général de l’Europe. Dans ces documents s’ofTrent toutes les branches du commerce de la France: quincailleries, tissus^ épiceries, drogueries, tout y est, même le tableau du droit des douanes, avec les entrées et sorties par le bureau d’Arles.
Portefeuille Commerce des colonies , Commerce de Guinée et de ITnde , Commerce de la côte de Guinée^ Commerce de VAmériquey Traite des noirs . . 8 fr.
On lit dans le mémoire Commerce de la côte de
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Guinëe, écrit vers la fm du xvne siècle : «Cette car- « gaisonpourroit produire plus de cent dix niareqs <( d’or; et s’y c’estoit moitié or et neigres, elle pou- <( roit produire i oo marcqs d’or et plus de 5oo bons « neigre§ )> comme qui dirait 5oo bons chevaux.
Mémoire autographe cf Hardancourt sur la compagnie des Indes , depuis son établissement en 1664 J petit in-fol., cartonne'. ..... 8 fr.
Portefeuille Compagnies de commerce ^ Compagnie des Indes , Compagnie de Saint-Domingue , Compagnie du Sénégal . . 6 fr.
Ces trois dossiers sont compose's de pièces originales ou du temps. Le dossier des Indes renferme entre autres dix tableaux dore's sur tranche, qui e'parg lieront bien du temps et de l’encre à celui qui voudra e'crire notre histoire commerciale ou coloniale.
Portefeuille Commerce des étrangers. Commerce des Hollandais. Mémoire sur le commerce particulier d’Amsterdam et de sa banque. Commerce de Bruxelles. Mémoire sur le commerce de Bruxelles. Mémoire sur les décrets du gouvernement de Bruxelles et du prince de Liege. Commerça des Anglois. Représentation des com-
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mis S aires du commerce et des plantations ^ faite à la chambre des Lords ^ 27 mars 1755. 10 fr.
Tous ces manuscrits sont originaux ou du temps.
Portefeuille Commerce des grains. , i4 fr.
Il renferme sept mémoires sur le commerce des grains ; ce sont des manuscrits originaux du XVIII® siècle.
Portefeuille Histoire des raffineries et du coinmerce du sucre . 20 fr.
Ce portefeuille contient deux dossiers. L’un est un ancien dépouillement des mémoires des propriétaires 'des raffineries, ou des lettres des intendants relatives au commerce du sucre. L’autre est en même temps un traité de la fabrication et une histoire du commerce du sucre. Ces deux manuscrits sont du milieu du xvrii* siècle.
Portefeuille Science du commerce, . 20 fr.
Il y a un petit traité de commerce de spéculation, un petit traité de commerce de commission, un prospectus d’une école de commerce^ écrit en 1784 et signé par le célèbre conventionnel , avocat du clergé, le premier des gardes généraux des archives du royaume, Lecamut, et non pas Lecamus, comme ordinairement mais fautivement on l’écrit.
ET DES GOx^IMERCâNÏS.
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Portefeuille Primes . . 20 iV.
il y a un mémoire sur les primes au XYii^ siècle et au xviii®. Il y a aussi un rapport sur les primes 5 sur les primes de la traite des noirs.
Mémoire sur le commerce et la marine^ manuscrit de 1729. Un Yol. in-fol., veau fauve ^ dentelles . i5fr.
Les chambres de commerce s’étant aperçu, il y a cent et quelques années , que chez les ministres leurs mémoires étaient souvent couverts par d’autres mémoires^ ou bien à cause de leur longueur laissés au fond des cartons, en firent extraire les parties les plus essentielles et en formèrent un volume qu’elles firent relier en veau et le leur présentèrent 5 c’est ce même volume. Jè dois ajouter qu’elles le décorèrent d’un beau frontispice^ et, ce qui vaux mieux pour les ministres, alors comme aujourd’hui si occupés , elles y joignirent une table des matières et une carte géographique de l’année 1720, car il faut tenir compte de tout.
Portefeuille Avis des chambres de commerce sur des demandes faites par des manufactures . . . . . fr.
Il y a vingt-un mémoires ou dossiers , depuis l’année 1720 jusqu’à l’année 1789 ; et dans ces do-
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(juments originaux se iioiivc écrite, au xviu® siècle, l’histoire réunie de l’industrie et du commerce dans leur rapport avec le fisc de la ferme et le fisc des douanes. On y voit aussi l’état de plusieurs célèbres manufactures.
Portefeuille Minutes des procès-verbaux des séances du conseil du commerce^ années 1721 ^ 1722, 1720 et 1724 7 manuscrit in-fol., dont les feuilles sont enfilées, peut-être depuis plus de cent ans, avec un lacet à ferret en cuivre très acéré. 5o fr.
Qui dirait que les minutes du conseil du commerce^ formant le plumitif de ses an ôtés de ses avis , de ses opinions pendant les trois années qui suivirent les vingt premières de son institution ; qui dirait que ces minutes, au lieu d’avoir été religieusement conservées dans les archives du ministère ou religieusement portées aux archives du royaume, auraient été mises au rebut et se trouveraient ici exposées en vente? Il a fallu que celui qui a fait notre première histoire nationale , qui sentait si bien le prix de ces documents uniques en ce qu’ils contiennent les vrais matériaux de la partie du commerce, et , sous plusieurs rapports , de ses mystères et de ses secrets, rencontrât tout â point les marchands papetiers, au moment qu’ils revenaient de l’encan public où ils en avaient fait leur curée.