HISTOIRE DE L’AGRICULTURE ET DES AGRI¬ CULTEURS
Les manuscrits concernant i’histoire del’ëtat et de la condition des terres, de l’ëtat et du sort des laboureurs, doivent sans contredit, du moins sans conîredit raisonnable, être regardes, relativement à l’histoire de France, comme très utiles , très importants , très necessaires. Eh bien ! attendez-vous que, dans les ventes bibliographifjues , ils seront regardes comme inutiles ou comme très peu importants, très peu nécessaires. Depuis la première édition de ce traité j’en ai fait l’expérience. Aujourd’hui , les manuscrits les plus recherchés sont ceux à images, à miniatures; on les couvre d’argent ou d’or. Cela vient de ce que nos mœurs littéraires historiques ne sont pas encore formées. Mais quand la voix de la nouvelle école de l’histoire nationale aura percé à travers les vieilles habitudes de notre langue: quand on cessera d’appeler histoire de France ce qui n’en est qu’une partie; quand les académies auront, ainsi qu’elles en ont été instamment pl iées, examiné devant le public,
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en quoi consiste Thistoire d’nne nation 5 quand elles auront nettement dit si elle n’est pas ou si elle est, et pourquoi elle nVst pas ou pourquoi elle est compose'e de toutes les parties de son ordre social; quand elles auront prononce aOirmati vement : et aussi quand les lecteurs recevront ces histoires nationales des tenq)S anciens, quiseront de'nuëes de preuves, denotes^, comme des romans dont les faits ont pu être altëre's , même inventes, alors les manuscrits relatifs à cette respectable partie de l’histoire, à l’agriculture, deviendront fort chers , car ils sont fort rares.
Comptes des revenus de dix terres situées dans V Artois^ dont le plus ancien est de Vannée 1 ^92^ elle moins ancien de Vannée i346, manuscrits orig., pareil. Un vol. in-foL, bas., rac. verte, dent.
Ces comptes vous parlent des semailles^ de la mesure des terres seme'es ; des labours, des moissons ; du battage, des journe'es des batteurs ; delà conservation des grains , de la journée des remueurs ; du fauchage, des espendeuses d’herbe ; des labours, de la taille des vignes, des gardes des vignes, des journées des vendangeurs ; de la culture des jardins, de la vente de leur produit ; de la culture des cressonnières, de la vente de leur produit; du prix des gerbes , des gi^ins , des bottes de paille ; du prix du vin , du foin ; de la ferme des pre's , de la ferme des
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herbages par chaque bête à laine; du prix des moutons , des porcs , des bœufs , des vaches , de toute sorte de bestiaux; du salaire des bergers , vachers, porchers; du prix de toute sorte de volaille; de la construction et prix de construction des bergeries, des porcheries , des ëtables ; du prix des fers de chevaux, du prix des charrettes, ferrures des charrettes et autres ferrures ; du prix du vif-argent et autres remèdes pourlesblanquesbestes; desgarennes, du prix des lapins et des filets pour les prendre, des journées des preneurs de lapins ; des étangs , empoissonnements , pêches , frais, produits des pêches. Qu’on ne croie pas toutefois que dans ces comptes féodaux ces documents soient rangés suivant un système agricole; mais je puis assurer que tous y sont , ainsi que beaucoup d’autres de ce genre qu’on y démêle et qu’on recueille épars ça et là, sans ordre. Les garennes et le prix des lapins y touchent au prix des fourches patibulaires, pour pendre les voleurs de lapins ; à la bonne heure , s’entend à la bonne heure pour l’ordre des matières : au pannetier , monseigneur d’x4lenchon , pour chou qu’il refusoit le blé à vendre X sols ; à la bonne heure encore, car cet article touche à celui des grains; mais vous trouvez l’article Coupe des légumes, des fèves , à côté des œuvres de carpenterie , et les œuvres de carpentei ie à côté de la fachon des candelles de buef, de l’achat de figues,
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de raisins , de harangs du karesme , le rappareillage des maréchaussées et des rasteliers à côté de la rente à vie de Jehan Galot^ nain de Madame.
Comptes de la vérité et de F exploitation des bois de la châtellenie de Domfront ^ années 129^ et 1299, manuscrits originaux consistant en deux rouleaux^ dont l’un lire seize pieds et l’autre douze j ils sont l’un et l’autre renferme's dans un étui.
Les documents sur l’ancienne exploitation des forets sont si rares , que j’ai fait du verso oii est écrit celle des bois de Domfront le recto. On y voit des colonnes de noms ^ chacun portant à côté le prix des lots de bois vendus deux^ quatre deniers, trois, quatre, cinq sous. On y lit: A Robert Barat, une « souche (arbre avec ses racines ), v sols ; à Robert cc Senin , deux bûches (tiges d’arbre), v sols; à «Colin Esone , un érable, 11 sols; à Jehan Tarin, «deux bûches de chesne , v sols, w J’ajouterai que l’ancien recto de ce rouleau n’est pas^ il s’en faut, étranger a l’agriculture : il s’y agit deblé^, de volaille, de franchises, de bourgeoisies, de dîmes, de moulins, de merrain et d’autres semblables objets.
Compte de la vente et de F exploitation des bois de la baillie d'Espreleke y année 1299. ün vol. in-fol., basane, racine rouge, dentelles.
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Parmi les divers articles de ce compte, dont un grand nombre appartiennent aussi à l’agriculture, je n’ai considéré que ceux de la vente et de l’exploitation des bois , « vente de la mesure deboz , iv livres « la mesure... le cent de fagots, viii sols... » N’eston pas bien aise de trouver ici l’amenagement et le prix des bois avant Louis-le-Hutin?
Boite contenant trente-cinq mémoires ou dossiers concernant V arpentage ^ la plantation de plusieurs forets royales , le labour^ Vécorcement des ar'hres y la rareté du bois , le produit des bois du domaine.
Ces manuscrits sont du milieu du dix-huitième siècle. Il serait trop long d’en faire l’aiïalyse. Il suffira de dire qu’ils sont probablement sortis des cartons de l’administration pendant les. grandes secousses révolutionnaires.
Portefeuille contenant vingt-deux pièces originales relatives à V agriculture ^ depuis Vannée 1209 jusqiéà Vannée 1780.
Vous qui voulez e'criro sur l’agriculture , ramassez comme j’ai ramassé tous les documents qui peuvent eu faire partie. Je n’ai pas rejeté une transaction du commencement du treizième siècle sur des droits de pâturage et de parcours, ni une quittance de
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concernant des frais de mesurage et remuage des grains, ni même un acte de l’an i4oo, écrit en allemand , ayant pour titre Descrlptio agrorum in Ostendorf. Surtout ne rejetez pas, je n’ai pas rejeté les anciens , les nouYeaux baux à ferme , soit à terme, soit à vie. Vous y verrez les rapports mutuels des propriétaires et des fermiers ; vous y verrez les anciennes et les nouvelles rotations des récoltes.
Arrentement de quatre cents arpents de terresvagues^ fait par le chapitre de Saint- Martin de Tours y à Dalloneau et Launai , marchands ^ année i568, manuscrit original sur parchemin. Un volume in-fol. cartonné.
On ne se douterait pas combien ce manuscrit est précieux pour l’histoire de l’agriculture. Il fixe, dans des temps déjà éloignés, la rente ou revenu de la terre au centre de la France; C’était quatre deniers de cens et un setier de seigle par arpent. Les procèsverbaux latins du chapitre par leurs solennelles et antiques formes contrastent avec la simplicité et la brièveté des procès-verbaux français de l’arpenteur.
État général des sous-haux des domaines seigneuriaux ^ des domaines ruraux^ des dixmaires ^ des forets a^ec leurs plans coloriés^ des projets d amélioration s des terres vaines et vagues du
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duché de Châteauroux ^ manuscrit du dix-huitième siècle. Un vol. grand in-fol. , basane verte bronze'e.
C’est un grand, vaste et instructif tableau agricole.
Recueil de cinquante-six états ou pièces originales concernant le prix des denrées des marchandises ^ du travail aux xiii®, xiv®, xv% xvi« et xvn® siècles. Un vol. iii-fol. , mar. vert, dentelles.
Ce précieux, rare et, je crois, unique recueil, n’est pas destine à une curiosité puérile; il est destiné aux méditations des agronomes économistes qui y dans les variations des prix, verront les anciens besoins plus ou moins lentement satisfaits par les plus ou moins lents progrès de l’agriculture. Ce manuscrit, ou un pareil manuscrit, eût bien profité à Dupré de Saint-Maur, auteur de VEssai sur les monnoies.
Enqueste sur une servitude foncière faite par monseigneur le juge du village d’Engeac , manuscrit original de l’an 1498- Un vol. in-fol, basane, racine rouge, filets.
On y voit toutes les différentes manières dont on exerçait alors le droit de propriété des terres labourables.
Enqueste faite par commissaires sur la possession de la fore St de Marauge , manuscrit orir
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giiial de l’an 1482. Un vol. in-fol., bas. verte, filets.
On y voit toutes les differentes manières dont on exerçait alors les droits de proprie'të des forêts.
Accord entre les hahîtans de Chevannes et la dame Lebossu, relatif aux pâturages du bois de Lahaie, année i552, rouleau en parchemin de six pieds de long sur deux de large ^ renferme dans un portefeuille.
Au village de Ghevannes comme dans presque tous les villages , la forêt appartenait au seigneur 5 mais à Chevalines comme ailleurs, les villages avaient droit d’y faire pâturer leurs bestiaux ; et à Ghevannes comme ailleurs il s’élevait des différends sui’ ce droit; et à Ghevannes comme ailleurs on plaidait, et comme ailleurs on finissait quelquefois par s’accorder. Ici , l’accord entre la dame de la terre et les habitants occupe tout ce grand rouleau. Il offre bien des détails agricoles, entre autres sur le nombre d’années réglées, soit pour la coupe des arbres, soit pour les diverses espèces de bestiaux qu’on pouvait successivement amener.
Lettres originales relatives à la famine de Vannée 170g, au nombre de quarante. Un vol. in-fol., basane, racine jaune, dentelles d’argent.
Lorsqu’en France il y a eu la famine, toujours
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elie a commence par la Provence , et elle y a toujours ëtë plus cruelle qu’ailleurs ; aussi est-ce de la famine de la Provence qu’il s’agit dans cette correspondance entre les chefs de l’administration de l’ëlat et le chef de l’administration de cette province. Qui ne sait que depuis 1709 on n’a pas ëprouvë de si grands froids que ceux de cette annëe? On voit par plusieurs de ces lettres , et notamment par celles du rëgent , alors duc d’Orlëans , datëe de Madrid , que l’hiver avait ëtë par toute l’Europe plus ou moins dësastreux. Les vignes, les oliviers, les orangers, les grenadiers, tous les arbres quin’ëtaient pas indigènes, gelèrent dans la Provence ; il en fut de même de la plus grande partie des semailles. Le gouvernement s’ëtait empressë de faire venir des blës des provinces voisines, le Languedoc, la Guienne, et des ëtats voisins, les Echelles, l’Egypte, la Barbarie. Le prince de Monaco en avait aussi fait venir de l’Italie ; l’abbë de Bussy avait offert d’en faire venir de la Dalmatie. De riches ecclésiastiques avaient ouvert leurs greniers, et le vice-lëgat avait permis fexportaiion du blë hors du comtat. Les lettres de tous ces personnages ainsi que celles de Lamoignon Baville, ce fameux intendant du Languedoc , qui se trouvent dans ce recueil , en font mention ; et cependant , dès le mois de mars et d’avril le blë manqua. Plusieurs de ces lettres portent aussi qu’on craignait que le peuple nWit
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pas même la ressource de l'herbe pour se nourrir. Il y eut des garnisons auxquelles il fut distribue' du riz à la place de pain. Le ministre Desmaretz ordonna une secrète recherche des accapareurs ; ce qui n’empêcha pas que les ports, les places, les marche's fussent trouble's par defre'quentes émeutes. Enfin, les tartanes arrivèrenten grand nombre etde'barquèrentd’immenses quantités de blé qui apaisèrent les émeutes tout aussi vite que, révérence parlant, dans une cour de ferme les poignées de grains que jette la ménagère apaisent les combats^ remettent la paix et l’ordre parmi la volaille. On lit dans deux lettres de Desmaretz, 0.6 mars et avril de cette même année, que les cultivateurs se hâtaient trop de ressemer les champs sans avoir suffisamment reconnu que le blé semé avant l’hiver avait gelé. La botanique n’avait pas encore introduit en France la culture des pommes de terre : des milliers d’hommes périrent.
Arrêt du conseil du roi relatif au défrichement du bois VAbbé^ année 1700 , manuscrit en parchemin, format petit in-folio, cartonné.
Parmi les gens d’église , il y avait d’habiles agriculteurs; tel était Odet de Géry^ abbé de Troerii. Il demande au roi et il obtient la permission de vendre une partie des bois de son abbaye pour construire des bâlimens nécessaires à Fexploilation des
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terres en friche qu’il voulait rendre a la culture; les détails relatifs à son projet sont à lire.
Cens us ecclesie trecensis , anni 1292, manuscrit original sur vélin. Un vol. in-fol. , basane verte, filets.
Mais que peut avoir de commun ce manuscrit avec l’agriculture ?
Rôles en parchemin des fouages de la paroisse Saint-Benoît y année i SSq; de la paroisse de Saint- Michel-de- Préaux^ année i4oi; de la parfois se de Pierre-Figue ^ année i5oi, renfermés dans un portefeuille.
Et celui-là?
Rôles des sommes à payer par plusieurs habitants du Languedoc pour rendre leurs terres franches de tailles ^ années 1696 et 1697, manuscrits originaux. Un vol. in-fol., cartonné.
Et celui-là ?
Ce sont les cens y receus en la ville de Blancmesnïl pour Jiohle homme sire Jéhan Protêt y seigneur du dict lieu aux octaves S aine t- Déni s y, U an 1470 , manuscrit du temps. Un vol. in-4®? cartonné.
Et celui-là?
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Cest la déclaration des cens deuhz à Compans au jour de Sainct-Denis , manuscrit original de l’anne'e 147^* Un vol. in-fol. cartonné.
Et celui-là?
Kole et réformation des rentes de la seigneurie de LaurièrCy année i49^7 manuscrit sur vélin. Un vol. in-foi., basane, racine verte.
Et celui-là ?
Terrier de la seigneurie de Boutervillier^ manuscrit sur vélin , année 1672. Un vol. in-fol. , basane, racine rouge, dentelles.
Et celui-là?
Il vous tarde que je donne une explication; la voici :
Je suppose que je suis propriétaire de cinquante arpents , et puisqu’il ne m’en coûte ni plus ni moins, mettons de cent arpents dans la belle plaine de Saint- Denis, ou dans quelque autre belle plaine. Un matin, en me promenant autour de mes champs et de mes prés, je viens à penser que ces terres paient au trésor public la contribution du cinquième , du sixième de leur produits Mon imagination ne s’arrêtant pas là, je me demande si telle a toujours été la condition de la possession des terres. J’ouvre mes livres dits
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Histoire de France • je cherche l’histoire de l’agriculture, l’histoire des terres: elles n’j sont pas. Le hasard , à quelque temps de la, fait tomber entre mes mains ces manuscrits qui, ainsi qu’à vous , me paraissent d’abord fort etrangers à l’agriculture 5 mais en les examinant, je vois bientôt que le premier est un antique censier du temps où le cens était, suivant les capitulaires et les anciennes ordonnances de nos rois , le tribut des terres ; et bientôt je me souviens que les grands vassaux, les maîtres des provinces tels que les comtes de Champagne, imposaient le cens ; je me souviens aussi que souvent ils en donnaient des parties aux grandes églises, telles que celle de Troyes. Ensuite^ et sans faire beaucoup de recherches, je trouve que le fouage, ou impôt par feu, était de même, ainsi que son nom l’annonce, un très ancien impôt territorial. Je fais encore moins de recherches pour apprendre que les tailles établies vers le temps de saint Louis , et dont on s’affranchissait à prix d’argent sous Louis XIV, avaient remplacé, excepté dans la Bretagne, ces anciens impôts des terres, et qu’à la révolution de 1789 elles avaient été elles-mêmes remplacées par la contribution foncière actuelle; et je trouve un rapport sensible entre ces trois premiers manuscrits et l’histoire des anciennes impositions des terres. Enfin, quant aux quatre derniers, ils portent écrit à chaque feuillet
DE L’AGUICDLÏURE
([u’outre le proprietaire d’un champ, d’un pre, d’une terre quelconque , ii y avait un plus ancien maître qui avait accensë, arrentë le champ, le prë ou autre terre, c’est-à-dire qui Tavait livre sous la condition d’un cens ou rente en bié en volaille, en argent.
Don des dîmes des landes .et des pâtures fait au prieuré de Menelou, charte de l’annëe laSo.
Accord entre le seigneur de Blancmesnil et le chapitre de Notre-Dame au sujet des dîmes de Blancmesnil ^ charte de l’annëe i479*
Bail de la sixième partie des dîmes de Connanton y charte de l’annëe i552.
Ces trois chartes sont renfermëes dans un portefeuille.
Dixmerie de Suhligny en Berri , carte originale de la fin du dix-septième siècle renfermée dans un portefeuille.
Qu’est-ce donc? y avait-il encore une autre condition dans la possession des terres? oui sans doute, car elles étaient assujëties non pas à une , non pas à deux, mais à trois redevances : redevance au fisc sous le nom de cens, de fouages, de tailles 5 redevance au seigneur sous* le nom de rentes seigneuriales ; redevance à l’église sous le nom de dîmes. îl
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faut savoir cela pour savoir l’histoire de l’agriculture; et celui-là seul le sait bien qui remonte aux documents.
Roy es de la grande cense dEssigny , arpentage de ses terres en Vannée 1 54o. Un vol. in-4®ï ve1in, cartonne'.
ensuit le cordaigCy esgail du fief de Rusay,,, paroisse de Vienal en Bretaigne ^ année i55o. Rouleau en parch. de 9 pieds, renferme dans un etui.
Coî'daige et prisaige des terres du fié de Neuf vïlle^ année 161^8, ve'lin. Un vol. in-fol., basane, racine rouge, dentelles.
Ces trois manuscrits font connaître les mesures geode'siques de difFerenls pays, les divers noms , les diverses cultures , la plus ou moins petite division des possessions territoriales.
Boite contenant onze mémoires du xviii» siècle ^ relatifs à V agriculture et notamment aux premières sociétés agricoles et à la première ferme modèle,
L’utilitë historique de ces mémoires n’est pas difficile à voir : leur titre suffit.
J’arrête ici la série des manuscrits de cette première collection dont la mise à prix ne peut être au-dessous de . . » . 600 fr.
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