‹ Traité de matière medicale homoeopathique, comprenant les pathogénésies du trai té pure et du traité des maladies chroniquesChapitre 10 sur 33 · ORGANES GÉNITAUX DE L'HOMME · texte numérisé non relu

ORGANES GÉNITAUX DE L'HOMME

Inflammation et gonflement du prépuce, avec douleur brûlante ; sa face interne est excoriée, couverte de petits ulcères, qui sécrètent un ichoi trèS'iétide et tachent le linge comme ferait du pus sanguinolent (Btb.).-^ Gonflement intense du prépuce et phimosis, avec peu de rougeur ; sur la face interne et le bord du prépuce aussi bien qu'au méat urinaire se trouvent des ulcères ressemblant à des chancres suppures, à bords plats» non enflammés, qui causent de vives douleurs déchirantes, lancinantes» surtout le soir; ces douleurs durent toute la nuit, empêchent le sommeil et sont encore beaucoup augmentées vers le matin par les fortes érec-* tions {Hartmann). — Petites vésicules pruriantes sur le prépuce; elles crèvent au bout de quelque^ jours et se couvrent de petites croûtes sèches. — Petit bouton pruriteux, brûlant, à la face interne du prépuce; par le frottement, il se convertit en un ulcère plat, de couleur jaune comme revêtu d'une couche de pus épais, indolent» entouré seulemen d'un peu de rougeur. — Ulcérations superficielles, jaunes, suintantes» ressemblant à des chancres aplatis, mais indolentes, situées à la face interne du prépuce, des deux côtés du frein. — Violent prurit au êcrotum, — Fourmillement dans le scrotum, s'étendant jusqu'aux aines. — Prurit au scrotum, avec excoriations (le second jour) (RI.).— Douleur tiraillante dans le testicule. — Douleur tractive dans le testicule gauche. — Douleur contusive dans le testicule gauche. — Douleur brûlante dans le testicule gauche. — Gonflement du testicule (Lescken), — Gonflement du testicule droit, avec douleur quand on y touche. — Déchirements dans les cordons spermatiques, avec sensibilité douloureuse du testicule quand on y touche. — Absence de V appétit vénérien.-^ Diminution et parfois absence des facultés génitales, pendant les dix-huit premiers jours, durant lesquels l'érection est lente, insuffisante, excitée seulement par le contact de la femme ; ensuite les désirs ne sont que plus vifr et les érections plus complètes (chez un homme de 51 ans). -« Défaut d'érections. — Appétit vénérien et érections, sans idées lascives (les à premiers jours). — Fréquents désirs vénériens, pendant plusieurs semaines (effet consécutif). — Beaucoup de propension à l'acte vénérien (le 15* j. ). — Propension continuelle à racte vénérien (au b. de 10 j.). — Lubricité» avec émission de liquide prostatique. — Émission de liquide prostatique après une selle laborieuse (au b. de 3 j.). — Grande propension aux érections (au b. de 5 j.). — Érections, le matin dans le lit, avec douleur dans l'urèthre (au b. de 2k h.). — Érections avec ardeur et élancements dans l'urèthre (au b. de /^ j.). — Érections le soir, après 8*être couché. — Fortes érections, la nuit, en se réveillant — Forte érection la nuit, même après une pollution (au b. de 16 j.).--^ Érections.

56 ACtDUM MTRICUM.

désagréables, spasmodiqùes, dorant plusieurs heures après lûinuk; on est longtemps agité et on se retourne en tous sens (aa b/de 15 j.) (Bth.). — Viokntes érections, la nuit, avec éjaculation (au b. de 9 j.)*-^ Fréquentes pollutions. — Peu de sensations voluptueuses pendant le coït. — L*éjaculation, pendant le coït, est accompagnée de peu de sensations voluptueuses. — Le coït, répété après un trop court intervalle, même avec un désir suGBsant, détermine une faiblesse générale et rappelle les anciens accidents qui avaient cessé. — Après le coît^ douleur tiraillante dans le sacrum, le dos et les cuisses (S. H.).

Organes génitaux de la femme. (769-808.)

Vif prurit à la vulve, vers le soir. — Prurit à la vulve, on se gratte presque jusqu'au sang, pendant la nuit (chez une enfant).^— Prurit à la vulve, qui s'excorie en marchant. — Irritation et inflammation aux grandes lèvres et au vagin (le second jour). — Élancements dans le vagin, en marchant au grand air. — Ytfs élancements dans le vagin. — Ardeur sèche aux parties génitales.— Gonflement d'un côté du vagin et des petites lèvres^ avec prurit brûlant. — Ulcère de niveau avec la muqueuse^ couvert d'un pus jaune, et causant un prurit brûlant dans le vagin. — Règles en retard de 3 jours (au b. de 11 j.).— Règles en retard de 7 jours (jusqu'à la pleine lune), chez une jeune personne ; elles coulent aussi un peu trop fort et sont accompagnées de mal de ventre et céphalalgie (au b. de 29 jours). — Règles en avance de 2 jours (au b. de 10 j.). — Règles en avance de 3 jours (au b. de 19 j.). — Le retour des règles est avancé de 3 jours (au b. de/i j.). — Règles en avance de 7 jours (au b. de 11 j.). — Règles en avance de 8 jours (au b. de 19 j.). — Règles en avance de 11 jours (au b. de 11 j.). — Les règleis reparaissent au bout de 1& jours, mais peu abondantes. — Les règles reparaissent quelques jours après le flux périodique, ellesisont d'un rouge pâle.— Règles trop fortes (au b. de 21 j,). — La veille de l'apparition des règles et pendant leur darée^ courbature dans les membres. — A l'apparition des règles^ forte douleur spasmodique dans le bas-ventre. — A l'apparition des règles, vives douleurs de reins, pendant une heure (au b. de 48 h.). — Pendant les règles, ardeur dans les yeux, tous les jours. — Pendant les règles, odontalgie. — Pendant les règles, gonflement des gencives. — Pendant les règles, forte pression à la région du foie. — Pendant les règles, pression dans le ventre et douleurs de reins. — Pendant les règles, gonflement du ventre.— Pendant les règles, vives douleurs spâsmodiques dans l'hypogastre, comme si le corps allait éclater, avec rapports continuels ; on ne peut rester en place. — Pendant les règles, fortes douleurs dans le b^STyçnlre s'étendant jusqu'au vagin; elles semblent d'abord causées par

des Tents, puis deviennent pressives, — Pendant ha règles., forte pression dans ie bas-ventre, comme si tous les viscères allaient sortir par les parties génitales, avec donleur de reins et tiraillement de haut en bas dans les os des hanches»-— Pendant les règles, constriction qui se dirige vers les parties génitales. — Pendant les règles, peu après leur apparition, accès de battements de cœur, chaleur et angoisse, pendant une demiheure, tremblement de tous les membres (au h. de 11 j.).~ Pendant les règles, faiblesse telle qu'on perd la parole et la respiration; elle est obligée de garder le Ut (au b. de 17 j.). — Flueurs blanches^ étendues de mucus couleur de chair (au b. de 2k h. et de 15 j.). — Flueurs blanches abondantes (le second jour). — Écoulement muquenx, verdâtre, par le vagin, aussitôt après les règles. — Écoulement vaginal de mauvaise odeur. — Écoulement, par le vagin, d'un liquide brun et d'odeur putride (S. H).

APPAREIL RESPIRATOIRE. — (809-920. ) '^Fosses nasales. ^Beaucoup d'étémuments^ tous les jours^ sans coryza. — Étemuments fréquents avec obturation du nez. — Étemuments fréquents et violents, (au b. de quelques h.). — Violents étemuments, matin et soir, sans coryza. — Beaucoup d'éternnments, fourmillement dans le nez et sensation comme si une épistaxis allait s'établir. — Beaucoup d'éternuments dans le jour et écoulement abondant de mucus nasal. — Obturation du nez. — Obturation de la moitié gauche du nez.-— Obturation totale du nez, le matin en s'éveillant ; il s'en écoule un liquide aqueux. Au bout de quelques jours, les fosses nasales redeviennent libres. — Propension au coryza, pendant plusieurs jours. — Ënchifrènement (au bout de quelques jours). — Enchifrènement avec obturation du nez; le mucus nasal ne sort que par l'ouverture postérieure des fosses nasales et par la bouche. — Ënchifrènement, avec sécheresse de la goi^ge et du nez^ inflammation et enflure des ailes du nez (au b. de 5 j.). — Grand enchifrènement, sans écoulement. — Grand enchifrènement, la nuit, jusqu'au matin (au b. de 16 h.). — La nuit, un liquide acre s'écoule du nez. — On mouche des mucosités jaunes et fétides (S. H.). — Écoulement de mucus épais, qui corrode les narines (Diirc, in Jïufel. Joum.). — Violent coryza avec céphalalgie (au b. de U j.).— Violent coryza avec un peu de toux (au b. de 48 h.).— Coryza et toux (au b. de 9 j.). — Coryza avec sentiment de cuisson aux narines. — Coryza avec céphalalgie et toux sèche. — Coryza avec mal de cœur. — Violent coryza avec gonflement du nez et de la lèvre supérieure^ et surtout avec toux nocturne. — Coryza ; un peu d'obturation du nez (le second j.). — Violent coryza avec enchifrènement; difficulté de respirer et élancements dans la gorge, soit en avalant à vide.

5S ACaDim NITRTG0II.

Mit pendant Ja déglutition des aliments. — Cùryza intense (an b. de 2 j.). —Coryza intense avec donleur dans tous les membres, pendant on seul jour (le 4* jO- — Gorjrza extrêmement intense avec beaucoup d'enrouement et de toux et élancements dans la gorge ft chaque quinte (au b. de 13 ].)• — ^Violent coryza, après des éternnments et du froid (te

31*j.)(RL).

Larynx, — Douleurs lancinantes dans la région du larynx. -^ Élancements dans la gorge (larynx?) en parlant longtemps. — Sensa* tion d'âcreté et de grattement dans la trachée (au b. de 9 j.). — « Grattement dans la gorge et besoin de tousser en lisant à haute Toix. — Grattement dans la gorge et toux. — Râclement dans la gorge, comme par une râpe, sensible, non en avalant, mais en respirant; avec oppres* Sion de poitrine et coryza. — La parole n'est pas toujours bien nette« -~* Enrouement (au b. de quelques h. et de 2 j.). — Enrouement tel qu*on ne peut parler (chez une femme). — Mucus fixé sur la poitrine.— Beaucoup de toux (au b. de 3, k j.). — Toux chatouilleuse avec cuisson à la gorge. — Toux produite par un sentiment de constriction dans la gorge, surtout la nuit pendant le sommeil. — Toux en res[Hrant profondément. — Tussiculation, le matin (le 3' j.) (RI.). — Toux le soir, dans le lit — Le soir surtout, toux sèche, aboyante. — Forte toux, la nuit, aussitôt après minuit, pendant une heure. — Toux sèche et âpre, avant minuit.— La nuit surtout, toux qui ne laisse aucun repos pendant cinq minutes, qui ébranle tout le corps en coupant la respiration, comme la coqueluche, et est suivie d'élancements dans la poitrine, de mal de gorge et de fièvre. — Toux beaucoup plus fréquente la nuit que dans le Jour, et qui ne permet de dormir que vers le matin ; et même pendant le jour, beaucoup plus de toux en étant couché et en s'endormant — Toux grattante, partant de l'épigastre, par accès^ mais non la nuit. — Toux sèche comme après un refroidissement. — Expectoration de mucus en toussant. Expectoration jaune et de goût un peu amer. — Crachats teints de sang, provoqués par la toux, le matin, dans le lit; après, rhonchus dans la trachée ; ensuite, malaise, froid, etc. — Toux suivie d'un crachement de sang noir, caillé. — On tousse et crache du sang noir et mouche on liquide de même nature. — Douleur au creux de Testomac, pendant la toux, et causée par cette dernière. — Pression dans la tête, chaque fois qu'on tousse. — Douleur dans les hypochondres, en tous-* saut — Étèrnument, en toussant. — Élancements dans le cou^ en toussant. — Douleur dans la poitrine, causée par la toux. -^En toussant et en respirant, plusieurs soirs, élancements dans le milieu du côté gauche de la poitrine, presque à chaque inspiration, surtout dans le lit, étant

couché. — En toussant, douleur cuisante dans la poitrine, comme s'il s'y trouvait quelque corps malfaisant. — Élancement dans le sacrum en toussant. — En toussant, le genou fléchit^ puis la rotule est douloureuse en marishant.

Poitrine. — EssooflSement en marchant au grand air et pesanteur des "pitA^,"^ Essoufflement^ battements de ecsuret anxiété en montant les escaliers. — Perte subite de la respiration et battements de cœur en marchant lentement.-^ Asthme (le !•' j.). — Asthme si considérable, le tnatin, qu'on peut à peine respirer un peu d'air (chez une femme)' (au b. de 30 j.). — Asthme en marchant au grand air. — Asthme comme par aflSux de sang vers la poitrine: — Oppression de poitrine, qui permet à peine de respirer (an b. de 22 j.) (chez une femme). — Oppression et aniiété en marchant un peu vite, avec sueur au dos et à la poitrine.— Oppression de poitrine. — Oppression de poitrine; respiration courte, difficile, anxieuse. — Oppk*ession de poitrine en se tenant assis^ en marchant et surtout en se penchant en arrière (au b. de 3 j.). — Respiration bruyante. — En respirant, rbonchusdans la poitrine. — Respiration faible et lente, de sorte qu'on peut rester une minute tout entière sans respirer. — A chaque inspiration, donleur cuisante dans la poitrine. — Plénitude de la poitrine. — Pression sur la poitrine.— -Pression sur le côté gauche de la poitrine, comme si le sang ne pouvait traverser le cœur. — Douleur pressive dans le côté droit de la poitrine, le matin, après beaucoup d'éructations, pendant une demi-heure (au b. de 16 j.). — Douleur pressive et comme contusive au devant des côtes, qui se fait sentir aussi en respirant. — Forte pression sur la poitrine, depuis la fossette ducou jusquliu creux de i'estomac, le matin (4* j.). — Tiraillement spasmodique dans la poitrine.— Une douleur spasmodique sur le devant de la poitrine et dans le dos le réveille. — Spasmes de poitrine par moments (le 19* j.). — Douleur spasmodique, conslrictive, des muscles du côté droit de la poitrine ; la douleur est si violente qu'on se replie sur soi-même, pendant quelques minutes (au b. de 16 h.). — Douleur constrictive dans le côté droit de la poitrine, surtout étant assis. — Douleur constrictive dans le côté gauche de la poitrine, au-dessus du cœur; elle coupe la respiration (au b. de 27 j.). — Élancements et tiraillements au sternum (Bthm.). — Violent élancement à travers les poumons, dans la matinée. — Élancements dans le côté droit de la poitrine et dans l'omoplate (au b. de 15 j.). — Élancements dans le côté droit de la poitrine, en respirant, non en toussant. — Violent élancement & la partie supérieure des côtes droites, qui se dirige vers le bas-ventre et le dos. — Élancements dans le côté gauche de la poitrine et au-dessous,

60 ACIDUM NITRICUM.

comme si des vents étaient déplacés. —Violents élancements dans le côté gauche de la poitrine, le matin, gênant la respiration. — Élancements dans le côté avec nausées. — Élancements et douleur cuisante dans les deux côtés de la poitrine, en se baissant et en faisant des inspirations profondes. — Élancements qui semblent avoir lieu à l'extérieur de la poitrine. — Douleur tiraillante dans le côté droit de la poitrine. — ^^ Chaleur au haut de la poitrine, le matin, revenant de temps en temps dans la journée. — Sensation de chaleur dans la poitrine (Scott). — Ardeur dans la poitrine, si peu qu'on mange d*aliments sdés (chez une femme).— Afflux de sang vers la partie supérieure de la poitrine.

Coeur. — (921-933.) —Grand afflux de sang vers le cœur, avec anxiété. — Afflux de sang vers le cœur et palpitations (le 1" j.). — Bouillonnement du sang dans le cœur. — Battements dans la poitrine, au-dessus de Testomac, comme des palpitations de cœur, surtout après l'exercice ; ces accès s'arrêtent pour quelques heures, après Tingestioa de viu^ mais ils reparaissent. — Battements de cœur^ tantôt forts, tantôt faibles, surtout après un mouvement^ avec faiblesse et anxiété comme si l'on allait se trouver mal. — Battements de cœur, par accès, avec angoisse et, par suite, gêne de la respiration pendant une heure. — Violents bat** tements de cœur, par moments, pendant la diarrhée. — Battements de cœur, le soir, dans le lit (au b. de 3 j.). — La moindre émotion cause des palpitations de cœur. — Tremblement au cœur, par accès. — Senti* ment de constriction dans la région du cœur, qui cause de l'anxiété; cela cesse aussitôt que le cœur exécute un fort battement

Thorax. — (934-935.) — Douleur à l'extérieur de la poitrine, surtout en se baissant. — Douleur dans le pli au-dessous des seins (^. H.).

Dos ET LOMBES. — (936-976.) — Mal de reins ^ qui rend comme roide (le 12^ j.) (RI.). — Douleur de reins, qui fait qu'on ne peut se coucher sur le dos et que la nuit on est obligé de se mettre sur le ventre. — Vive douleur dans le sacrum, comme dans les os, qui empêche presque de marcher et ne se fait guère sentir que pendant le mouvement — Douleur pressive dans le sacrum. — Douleur tractive dans le sojcrum, vers le soir. — Tension douloureuse dans le sacrum, telle qu'on ne peut faire des inspirations profondes. — Élancements dans le sacrum, en toussant. — Pulsations dans le sacrum. — Douleur dans le dos après le moindre refroidissement — Douleur entre les omoplates (au b. de 2, 3 j.). — Roideur dans la colonne vertébrale. — Pincement dans les parties molles du dos, pendant le repos et le mouvement — Pincement comme par des tenailles entre les omoplates. — Douleur tiraillante dans le dos, le soir. <-« Déchirement et élancement dans le dos et la poitrine,

MEMltRËd. 61

eù se remuant, surtout la nuit. — Élancement violent et prolongé dans les vertèbres du dos, étant debout. — Élancements entre les omoplates de temps en temps, chaque fois on a des renvois. — Élancements entre les omoplates et sur le devant de la poitrine, qui arrêtent la respiration, plutôt en se baissant qu*en restant tranquillement assis. — Vive douleur de brûlure dans le dos. — Douleur de brûlure dans la région lombaire droite (région hépatique?), sur une étendue d*un travers de main; elle rend de très-mauvaise humeur, triste et incapable de penser et de travailler. ~- Secousses spasmodiques dans les muscles du dos, pendant un travail manuel (au b. de 12 j.). — Violent prurit dans le dos et douleur après s'être gratté. — Roideur de la nuque (au b. de 24 h.). —Douleur tensive dans les muscles de la nuque. — Défaut de fermeté à la nuque. — Craquement des vertèbres cervicales. — Prurit à la nuque. — Sueur à la nuque. — Tiraillement dans les muscles du cou, comme si un poids y était suspendu (S. H.).— Gonflement des glandes du côté droit du cou ; celui-ci est un peu roide, ainsi que la langue (au b. de 20 j.) (fith.). — Gonflement du côté droit du cou, simulant un goître.— Prurit an cou, en allant au grand air (au b. de 2I\ h.) (S. H.).

Aisselle^ creux axillaire. — Violent prurit au-dessous des bras. — Les glandes de Faisselle droite sont douloureuses, toute la matinée (au b. de 3 j.). — Gonflement glandulaire dans Taisselle. — Sueur axillaire fétide, d'une odeur forte (au b. de 4 j.). — Pression à Taisselle droite (le second jour). — Douleur pressive à Faisselle, comme si Ton avait porté un fardeau. — Élancements dans Taisselle gauche, en y touchant, en respirant ou quand on a froid, non quand on remue le bras (S. H.)^

Gonflement douloureux et inflammation des ganglions axiliaires (au b. del^j.) (Stapf).

Membres. — (1152-1178.) — Membres en général — Douleurs dans tous les membres, semblant siéger dans les os. — Douleurs dans des nodosités goutteuses jusqu'alors indolentes.' — Roideur spasmodique du dos et de tout le corps. — Roideur dans les membres inférieurs. — Tension dans les bras et les jambes. — Tension dans la tête et le corps entier. — Engourdissement douloureux dans le bras et la jambe gauches.— Tension générale des nerfs, avec beaucoup de soif.-— Jimt/kmmt dans tous les membres qui détermine des pandiculations et des blillements.— Douleur tiraillante dans le périoste de tous les os, comme avant la fièvre intermittente. — Tiraillements et déchirements dans tout le corps. — Tiraillement de bas en haut, depuis le pied jusqu'au dos, pendant le mouvement, -r* Tiraillement et ardeur dans les membres» --•

62 ACIDUM NITRIGUM.

Vives douleitrs tiraillantes dans presque tous les membres, qui pa^ ràissent et cessent rapidement, — Tressaillements dans toutes les parties du corps. — Des tressaillements dans le^ membres réveillent deux fois pendant la sieste. — Tressaillements et déchirements dans les articula-* tions. — Beaucoup de tressaillements dans les membres, mdme aux paupières. -^ Ardeur dans les articulations. •— Les articulations causent uoe douleur de luxation, après la marche. — Grande sensibilité dans les articulations, le matin^ et douleur marqua* — Craquement de toutes les articulations, pendant le mouvement. — Lassitude dans toutes les artî"* culations, comme après avoir couru. — Elancements dans toutes les parties du corps, tantôt ici et tantôt là. — Élancemeuts par tout le corps. — Bouillonnement dans le sang et lassitude dans les membres (S. H.). — Douleur tiraillante, pressive autour du genou^ des mal-* léoles, etc. (RI.). — Gonflement des mains et des pieds (Hg.).

Membres supérieurs, — (977-1043.) — L'épaule gauche est douloiA-* reuse comme si Ton y avait reçu un coup (ÎEU.). — < Les articulations du bras gauche sont douloureuses. — Pression dans le bras droit (au b. dç 37 j.). — Forte tension et contraction dans les épaules et les bras ; le bras est appliqué contre le corps. --^ Tiraillement dans le bras et la main, comme s'ils étaient luxés. — Douleur tiraillante dans les dewp bras."— TiraillemejQts dans l'humérus. — Déchirements dans le bras, surtout en remuant, ce qui trouble le sommeil. -^ Douleur martelante dans le» oa du bras, comme s'ils étaient écrasés. — Douleur contuslve au bras droit (au b^ de & j.). — Douleur de luxation au bras gauche, qui empêche de le porter ni en avant |ii en arrière (au h. de 18 j.] .—Douleur sourde de lassitude et tremblement dans les muscles de tout le bras. — Ëegoum. dissemeut du bras droit, la nuit. — Lassitude dans les bras, comme après la fièvre. — Coups et tiraillements dans les bras et les doigts (au b. de 3 j.).-^ te bras fait mal comme s' il était cmtus ; on ne peut le soulever à cause de la douleur, et la main est froide. — Tressaillements dans le» muscles du bras^ surtout le deltoïde, sans douleur, toute ta journée.— « Tremblement dans les muscles du bras droit. — L'articulation du coude est douloureuse, en étendant le bras. — Déchirement dans rarticulatioii du coude, d'où la douleur rayonne vers le poignet (au b. de k h.) (S. H.).

Paralysie du bras droit -*- Après avoir été secoué, le bras est comme paralysé (RI.).

Douleur contnsive à l'avant-bras, quand on le remue et qu'on le touche. — Douleur sourde et lancinante dans Tavant^bras, s'étendanl jusqu'au dos de la main et aux doigts. — Déchirement dans l'avant-bras et la main gauches, avec douleur au toucher. — Sentiment de chaleur

MEMBRES lMJ>ÉRifiGRS. 63

dans les deux atant-bras. — Chaleur au poignet gauche et au creux de la maio. — Douleur pressive au poignet droit. — Douleur presaive et de pincement au poignet droit, pendant la sieste (S. H. ).

Douleur sourde et élancements dans TaYant-bras jusqu'au dos de la main et des doigts (le 1*' j.) (Foissac). — Douleur tiraillante, paralysante, dans Tavant-bras, presque toute la journée (Rl.)« — Tiraillement dans la profondeur des muscles de TaTant-bras, jusqu'aux os (au b. de 28 j.) (Bth.). — Tremblement continuel de Tavant-bras et de la main (Andry, Yom Magnete, S. 16(i).

Tressaillements isolés, visibles, dans les mains. — Tirailiements dan$ les mains (le second jour). ^ Déchirements dans Tarticulation de la main gauche. — Déchirements dans le poignet.^ Forts élancements dans le creux de la main gauche. — Douleur contusive dans Tarticulation de la main.*— Grand froid aux maim.. — Froid aux mains, avec mauvaise humeur extrême. — Engourdissement de la main^ le matin, au lit— Tremblement des mains.-- Sueur aux mains. — Sueur chaude au creux des mains, avec chaleur et rougeur de là face. — Violent prurit à la main gaucho. — Prurit aux mains, avec engelures et gonflement (sur la fin d'avril). — Grandes taches bleues aux deux mains, qui causent des dé-* mangeaisons surtout la nuit.-^ Les doigts font mal quand on les remue i tension dans leurs articulations médianes. — Fréquente douleur tractive dans le tendon extenseur de l'index. — Douleur tractive, paralysante dans la première articulation du pouce et de la main, en s'endormant et en s'éveillant (au b. de 2 j.). — Élancements dans les articulations médianes des doigts; on ne peut les plier sans douleur. — Ardeur dans les doigts de la maia gaudie. — Douleur contusive dans le petit doigt gauche. —* Violent déchirement dans le petit doigt gauche (au h* d'une heure).-^ Onglée aux doigts à l'air froid. — Engourdissement de tous les doigts^ avec fourmillement. — Gonflement des doigts, le matin, en s'éveiliant-^ Gonflement douloureux d'une des articulations des doigts. — Petites vésicules pruriteuses h l'annulaire, comme au début d'une dartre. — Vésicule purulente au bout du pouce (S. H.).

Douleur de crampe dans la main, en saisissant un objet (RI.). *^ Roldeor douloureuse dans la paume de la main gauche, en saisissant on objet (RL). *- Douleur tiraillante dans les mains vers le soir (Rl.).-^ Tirailteraent dans le poignet droit, pendant quelques secondes (au b. do quelques heures) (RI.). — Élancements dans la main droite (le 12^ J.) 1^1.). — Engourdissement de la main^ dès qu'elle s'applique sur qoelque chose (RI.). ^

Membres inférieurs.'^ (iO&/i-1151.) — Douleurs cuisantes aux fesses^

6& AC10UM NltRlClM.

en y touchant — Les fesses font mal (la nuit), en voiture. — L'articulation de la hanche du côté droit est le siège d'une douleur pressive et tensive, en se levant de sa chaise et en commençant à marcher; il semble que la tête du fémur va sortir de sa cavité. — Douleur tiraillante autour des hanches. — On boite et on ne peut marcher que sur la pointe du pied (chez un enfant). — Excoriation cuisante entre les cuisses^ en marchant. — Cuisson au haut de la cuisse, le long du scrotum! — Prurit entre les cuisses, à leur partie supérieure.— Les jambes sont lourdes et douloureuses, surtout en étant assis. — Tiraillement pressif, de haut en bas, dans les deux jambes, le soir. — Douleur tractive dans la jambe droite. — Tiraillement depuis les fesses jusqu'aux pieds. — Déchirements dans les os de la jambe, qui arrachent des gémissements (chez ane femme).— Douleur contusive à la jambe, comme par l'effet d'une grande fatigue. — Douleur contusive et lourdeur aux jambes. — Lourdeur des jambes telle qu'on peut à peine se traîner (chez une femme). — Lassitude dans les jambes, seulement en étant couché, non en marchant. — Fourmillement dans les jambes, depuis les cuisses jusqu'aux orteils, fréquemment dans la journée et la nuit. — Sentiment de chaleur, avec lassitude, dans les articulations des jambes. — Violent prurit brûlant à la jambe droite, sans éruption. — Froid et sentiment de froid dans toute la jambe droite (au b. de 2 h.). — Après s'être promené^ faiblesse dans la cuisse gauche, et sensation comme si le sang n'y circulait pas. — Douleur lancinante à la tête du fémur. — Douleur pressive en bas et en dedans à la cuisse, au-dessus du genou, ce qui rend le membre faible et roide (au b. de 3 j.). — Constriction spasmodique au milieu de la cuisse et audessous des deux mollets, fréquemment pendant la journée ; tension comme si ces parties étaient comprimées par un lien. — Tiraillement dans les muscles de la cuisse, comme si un poids y était suspendu. — Tiraillement dans les cuisses, le soir, et prurit à la peau de ces parties. — Tiraillement et déchirement dans les cuisses, depuis les genoux, en s'asseyant ; ils cessent quand on est assis. — Déchirement dans la cuisse, à partir du genou, en marchant. — Battements dans les cuisses ; il semble qu'elles suppurent à l'intérieur, elles ne peuvent supporter la moindre pression et sont tantôt chaudes, tantôt froides. — Douleur contusive dans la cuisse gauche. — Douleur contusive au bas de la cuisse, en la portant en avant. — Douleur contusive dans les deux cuisses, comme si elles étaient brisées (au b. de 6 h.). — Fourmillement dans les cuisses. — Prurit aux cuisses, qui oblige à se gratter jusqu'au sang (chez anç femme).— Violent prurit au côté externe de la cuisse, la nuit dans le lit ; ^ se fait sentir de nouveaq peu de temps après qu'on s'est gratté (S. H.)»

^Douleur dans ta région des muscles de la caisse droite (Bth.). -— Douleur paralysante dans la cuisse et la jambe gauches, à des intervalles de deux heures (RI.).

Le jarret est très-tendu et comme serré par un lien, toute Taprësmidl (au b. de 72 h.). — - Douleur dans la rotule gauche, qui permet à peine de se tenir debout et empêche de marcher (au b. de 11 j.)«— Douleur tensive dans le genou, pendant le mouyement. — Contraction douloureuse dans le genou. — Fort tiraillement dans les genoux, qui se termine par une secousse. — Déchirement dans le genou, la nuit, au lit, après avoir beaucoup marché. — Élancements dam le genoUy en se tenant debout. — Élancements dans le jarret 'la nuit.— Douleur lancinante au côté externe du genou, en marchant. — Douleur de luxation dans les genoux, surtout en descendant les escaliers. — Douleur de luxation et comme de contusion dans la rotule, en marchant, surtout en descendant Tescaiier ; quand on marche sur un sol uni, la douleur diminue peu à peu et disparaît au bout de quelque temps; en pliant le membre avec force, on éprouve de la douleur et le genou craque. — Craquement du genou en marchant, qui oblige, maintes fois, à s'arrêter tout court. — Sensa* tion de gonflement dans les jarrets, en marchant à Tair libre. -- Froid aux genoux (le l^*j.). — Dans la jambe, par moments, douleur aiguë courant du genou aux extrémités des orteils, le jour et la nuit. — Douleur spasmodique dans toute la partie inférieure de la jambe, muscles et tendons ; elle persiste et est douloureuse au toucher. — Crampe dans le mollet^ vers le matin. — Forte crampe dans les mollets, la nuit.-* Forte crampe dans le mollet, en fléchissfant la jambe. — Forte crampe dans le mollet en étendant le pied ou en mettant sa botte.— Tiraillement dans le milieu du mollet, pendant le repos et le mouvement ; il se convertit parfois en une secousse crampoïde et rapide^ revient par accès fréquents qui durent deux heures (immédiatement).— Tiraillement dans les jambes jusqu'au genou. -— Douleur paralysante dans toute la jambe, avec pesanteur et lassitude telles qu'on ne sait où poser le pied ; seulement pendant le repos, non pendant la marche.— Grande faiblesse et lassitude à la partie inférieure de la jambe, après avoir peu marché.— Sensation de chaleur dans les jambes, qui cependant semblent froides au toucher.*-^ Les pieds sont douloureux, on ne peut supporter de chaussures. — Douleur dans le périoste du calcanéum (le 6® j.). — Tiraillement dans les jambes, jusqu'aux genoux.— Douleur tiraillante dans les pieds, en mar* chant. — Tiraillement dans la partie supérieure du métatarse droit (au b. de 9 h.). — Douleur tiraillante depuis le bout des orteils jusqu'au taloD, avec sentiment de faiblesse. -*- Déchirement dans le pied droit, le ■ÀBNKMAiiN, Mai, méd. l. ~ i

66 AGIDDil NITRlGlIlf.

matin. — Déchirement dans le pied gauche. — Déchirements et élancements dans Je pied droit. — Élancements dans les malléoles. — Douleur de luxation dans Tarticulation du pied, le matin, en se levant. — Pesanteur dans les malléoles, jusqu'aux pieds, en marchant ou en mettant le pied à terre, comme si elles étaient $errées,^--Fléchissement de Varticu^ lotion du pied, en marchant — Fort gonflement du pied, après avoir marché au grand air. — Ardeur au-dessus des malléoles. — Ardeur aux pieds. — Prurit aux pieds. — Froid glacial des pieds et des jambes, vers midi. — Froid continuel aux pieds, jusqu'aux mollets, dans la journée.— Sueur du pied gauche (au b. de 6 y), ^ Forte sueur à la plante des pieds, qui écorche les orteils, avec douleur picolante comme si Ton marchait sur des épingles. — Sueur des pieds, sueur froide. — La sueur aux pieds, qui avait disparu, se rétablit (réaction). — Les orteils, la plante des pieds et les cors sont douloureux et comme enflammés. — Douleur à la face plantaire du petit orteil, en marchant — Violents élancements dans le gros orteil droit et dans la plante du pied, qui empêchent longtemps de dormir. —Vive ardeur au-dessous de Tongle du gros orteil gauche, le soir, au lit. — Fourmillement et prurit intense dans le gros orteil, le soir, au lit. — Fourmillement et prurit intense dans le gros orteil, le soir. — Rougeur, inflammation et gonflement d'un orteil, avec douleur de brûlure; après avoir eu les pieds mouillés (S. H.).

Roidenr douloureuse dans le jarret* qui fait boiter, en commençant à marcher (RI.).— Roidcur du genou droit (RI.). — Roideur dans le jarret, comme si les tendons étaient trop courts (RI.). ^Tiraillement paralysant sur les os de la jambe (RI. ). — Déchirement dans le milieu du pied droit (au b. de 11 h.) (Th. Mo.). — Quelques élancements dans le pied droit (RI.). -^Douleur au-dessous de l'ongle du gros orteil (RI.).

Peau. — (1090. — 1150) — Prurit sur toute la surface du dos (7*j.), *^ Prurit sur tout le corps. — Prurit violent sur tout le corps , sans éruption. •* Prurit violent dans les jarrets et le pli du coude. — Violent prurit à la pointe du coude, au niveau de la rotule et du cou-de-pied. — Les parties pruriteuses saignent quand on se gratte. — Élancements pruf iteux sur tout le corps avec éruption de gros boulons après s'être gratté. — Douleur lancinante dans les ulcères, surtout pendant les premiers jours. — A la surface des ulcères et autour d'eux, élancements fugitiCi et, plus encore, douleur de brûlure, comme après des piqûres d ortie. -~ Les ulcères saignent abondamment pendant qu'on les panse (6"" y). — » L'ichor sanguinolent qui s'écoule des ulcères corrode la peau et cause une douleur cuisante. — • Taches de rousseur d'une couleur foocée. •— -

Développement de petites verroes à la surface do coq. — Une grosse verrue, qui existait sur la lèvre supérieure, se gerce, devient douloureuse, saigne quand on se lave et cause de la douleur par le toucher. — Prurit aux verrues. — Douleur lancinante et picotante dans les verrues.

Éruption vésiculaire {Blair), — Fréquents furoncles, souvent assez gros, paraissant au niveau des omoplates, à la nuque, à la région lombaire, aux cuisses et aux jambes (RL\

Cuir chevelu. — Le cuir chevelu est douloureux au toucher. [1 semble qu'il y ait des nodosités dans son épaisseur (au b. de 24 h.). — Sensibilité du cuir chevelu ; la coiiïure même le gêne. Cette sensation existe le soir et s*accompagne d*auxiélé {^^ j. ). — Très-grande sensibilité du cuir cbevelu an toucher, par places. — Sensibilité très-doulourcme du cuir chevelu. — Éruption suintante, pruriaute et croûtease au cuir chevelu.

— Au cuir chevelu, croûtes qui sentent mauvais. — Au cuir chevelu, au menton, h la nuque, etc., furoncles nombreux. — S. H.

Sensibilité du cuir chevelu au toucher, au niveau du pariétal, sur une place grande comme la main. — Fourmillement au côté droit de la tête et autour de l'oreille. — Chute abondante des cheveux (Bih.).

Visage. — Gonflement érysipélalenx de la joue gnuche, avec douleur lancinante, nausées et frissonnement ; ensuite chaleur. Le frisson revenait dès qu*on essayait de se soulever dans le lit (au b. de 10 j.). — Gonflemeut d'une joue avec développement d'une tache rouge et rugueuse au milieu, et douleur déchirante dans les dents, — Gonflement de la joue et de la lèvre supérieure. — Gonflement autour des yeux, le matin en s'éveiliant {k'' j.)* — Squames sur la peau du visage. — Tannes noirâtres au visage. — Éruption pustuleuse au visage, surtout au front. -^ Éruption de pustules au front. — Un grand nombre de petites vésicules au front, s'étendant profondément sous les cheveux. — Éruption pustuleuse aux tempes. — Éruption de papules rouges à pointe suppurée, causant un prurit brûlant, et répandues çà et là sur le visage, au front,, aux tempes, sur les lèvres, au menton, etc. — Éruption fine et. irès-puriteuse dans la barbe. — Taches pruriantes au niveau des joues, sous la barbe. — Prurit violent à la lèvre supérieure. — Quelques boutons aux lèvres avec prurit ronge9Dt — Éruption prurtante à la lèvre supérieure. — Vésicules, qui sont bientôt remplacées par d^ ulcères, à la lèvre inférieure (9*^ j.)« — Au milieu des commissures des lèvres, ulcération croûteuse. — Pustule au menioii (au b. de Zi8 h. ).— Gros furoncle sur un des côtés du menton. — Au menton, vésicules à base rouge et dure, très-douloureuses au toucher. Cette sensibilité disparaît dès que la

68 AGIDUM NlTftlGUM.

pointe de la pustule suppure. Celle-ci laisse pendant plusieurs jours un cercle rouge et induré (au b. de 33 h.) (Bth,).

Anus et périnée. — Sensation de brûlure à l'anus (2*j.) et excoriation à Tanus (U^ j.)- — Excoriation et suintement à l'anus et dans la rainure inlerfessière, en marchant —;• Vésicules douloureuses au périnée (S. H.).

— Prurit et suintement à Fanus (BL).

(h*gan€s génitaux. — Prurit violent aux parties génitales. — Chatouillement pruriteux, semblable à des piqûres de mouches, dans toute la surface du membre viril. — Prurit s'étendant à toute la vei^e, surtout à la partie inférieure du prépuce. — Prurit fréquent au gland. — Vésicule pruriante au prépuce. — Tache rouge recouverte d'une croûte mince au gland. — Prurit au prépuce, avec places suintantes à sa face interne (au b. de 28 j.). — Petites vésicules pruriantes au prépuce^ elles se couvrent de petites croûtes ridées. — Vésicules causant un prurit brûlant à la face interne du prépuce. Après s'être gratté^ formation d'un ulcère légèrement élevé au-dessus de la surface de la peau, couvert d'un pus épais, indolent, entouré d'un cercle rouge. — Petites excoriations superficielles et sécrétantes, semblables à des chancres mous, mais indolentes, à la face interne du prépuce, des deux côtés du gland, prurit. — Violent prurit aux bourses. — Fourmillement aux bourses, s'étendant jusqu'au pubis. — S. H.

Excoriations qui ne se cicatrisent pas, sur la verge (RI.). — Plusieurs taches brunes, lenticulaires, douloureuses, à la couronne du gland. — Dit ou douze petites végétations de couleur charnue à la couronne du gland. Ces végétations diminuent au bout de quelques jours, sécrètent un liquide de mauvaise odeur, saignent par le frottement et passent d'elles-mêmes.

— Ulcères profonds au gland avec des bords élevés , très-^sensibles et de couleur plombée. — Ulcères superficiels à la couronne du gland, sécrétant un pus clair, mais de mauvaise odeur. — Inflammation et gon« flement du prépuce, avec douleur persistante ; et, à la face interne, excoriations et petits. ulcères sécrétant un ichor de mauvaise odeur, laissant .sur le linge des taches semblables à du pus sanguinolent (Bth.). — Gonflement considérable du prépuce, avec phimosis, sans grande rougeur ; en même temps, ulcères semblables à des chancres, à bords mous, sans inflammation, qui existent à la face interne, sur les bords du prépuce et au méat urinaire ; en même temps, violente douleur de déchirement et d'élancement, augmentant le soir, se prolongeant pendant la nuit, de manière à empêcher le sommeil^ et augmentant encore vers le matin, à la suite d'une violente érection (Hartmann). — Prurit aux bourses, avec excoriations (2« j.) (RI.).

Organes génitaux de la femme. — Prurit violent aux parties génitales, vers le soir.— Prurit si violent, chez une jeune enfant, qu'elle se gratte la nuit jusqu'à s'écorcher. — Prurit aux parties génitales en marchant^ avec excoriation. — Irritation et inflammation des grandes lèvres et de rentrée du vagin (2* j.). — Sensation de brûlure et de sécheresse aux parties génitales. — Gonflement du vagin et des grandes lèvres , avec prurit sécrétant (S. H.)«

Poitrine. — Excoriation au pli des seins. — Taches pruriantes, semblables à des taches de rougeur, sur la poitrine. — Deax petites verrues au miUeu du sternum (S. H.).

Dos. ^- Prurit à la nuque.

Membres supérieurs. — Violent prurit à la main gauche. — Prurit aux mains, avec engelures et gonflement des doigts, à la fin d'avril. — Larges taches bleues aux deux mains, avec prurit, surtout la nuit. — JËrnption aux mains et entre les doigts, causant un prurit brûlant, et passant quand on se gratte. — Vésicules pruriteuses au quatrième doigt, semblables à celles qui se forment au début d'une dartre. -* Pustules \ l'extrémité du pouce.

Membres inférieurs. — Violent prurit brûlant à la cuisse droite, sans éruption. — Prurit à la cuisse, qui force à se gratter jusqu'au sang (chez une femme). — Violent prurit au côté externe de la cuisse, la nuit, au lit, qui revient peu de temps après qu'on s'est gratté (S. H.).

Dartre sèche au côté externe de la cuisse, avec douleur au toucher. — Furoncle à la cuisse (Ri.).

ACIDUM PHOSPHORICUM

Acide phogphorique ; phosphor. Satire (allemand) ; phosphoric acid (anglais) ; acido phospborico (italien, espagnol). — Ph. 0^ (i).

VAcidum phosphoricum s*obticDt de la manière suivante : on prend nne livre d'os brûlés à blanc et cassés en morceaux (les os de mouton seraient. préférables, parce qu'ils sont plus poreux que les autres); on ajoute une livre d'acide sulfurique concentré, et Ton place le tout dans une capsule de porcelaine. Le mélange reste ainsi pendant Ik heures ; il faut avoir le soin de le remuer plusieurs fois avec une baguette de verre. II se forme par ce moyen une bouillie à laquelle on ajoute deux livres d'alcool concentré ou de rhum, et Ton place le tout dans un sac de toile sur lequel on exerce une forte pression, en le mettant ehire deux planches. Ou traite de nouveau par l'alcool la partie solide qui est restée dans le sac, on la soumet à une nouvelle pression, et Ton ajoute ce second liquide à celui que l'on avait d'abord obtenu. Ce mélange est laissé au repos pendant deux jours, afin que le précipité puisse se former. On décante, et la partie liquide est ensuite évaporée sur un feu doux dans une capsule de porcelaine. De cette manière, on obtient de l'acide phosphorique cristallisé, dont il faut briser les morceaux tandis qu'ils sont encore chauds. Ces morceaux sont immédiatement renfermés dans des flacons bien bouchés, car cet acide attire rapidement l'humidité de l'air et formerait bientôt un liquide épais impropre à la préparation homaK)pathique.

Les premières dynamisations de l'acide phosphorique s'obtiennent par voie de trituration, les autres par voie de dilution. Seulement cet acide ayant la propriété de former un éther avec l'alcool, la première dilution doit être faite avec de l'eau pour véhicule, la seconde avec de l'eau alcoo« Usée, la troisième et les suivantes à l'alcool pur.

(1) Hahnemann a publié deux pathogénésies de Vacide phosphorique, l'une dans le Traité de malière médicale pure (t. V, édit. allemande ; t. I, édit. française, trad. de Joiirdan) ; Tautre dans le Traité des maladies chroniques (t. V, p. 79, édit. allemande ; t. 111, p. 285, édit. française). Ces deux pathogénésies sont réunies ici.

Vacidvm phosphoricum est indiqué par les symptômes suivants^

Céphalalgie le matio; impcissibilité de supporter le bruit, même celui de la parole ; croûtes sur le dos du nez; mauvaise odeur du nez; douleur de brûlure dans le dos ; petits boutons au menton, aussi au front et an menton; douleur de brûlure dans le bas-venlre; émission fréquente d'arine la nuit; douleur au foie pendant les règles; enrouement, toux provoquée par une sensation de grattement dans la gorçe; respiration courte et impossibilité de parler longtemps de suite; faiblesse dans la poitrine en parlant; éruption boutonneuse aux bras; sueur des pieds; dartres sèches; cors; sueur nocturne.

Le docteur Hériug a guéri avec ce médicament : incapacité pour tout travail intellectuel, avec humeur et paresse de l'esprit et du corps ; tête pesante comme si elle était pleine d*eau ; inflammation des \cux, avec douleur de brûlure; larmoiement, pbotophobie seulement pour la lumière solaire ; coloration jaune des dents ; nausées continuelles qui se font sentir à la gorge; après le repas, sensation de mouvement dans l'estomac, mouvement qui parait se faire de haut en bas ; mucus filant dans le pharynx ; doiïleur rongeante dans les testicules ; testicules Sf*nsibles au toucher ; tussiculation, avec expectoration glaireuse, le matin ; selles fréquentes ; furoncles aux fesses et sous les aisselles ; gonflement aux lombes ; enflure des pieds; prurit aux ulcères; ulcères plats, indolents, aux cuisses, sans rongeur , mais à bords déchiquetés et à fond couvert d'un pus ichoreux; grande faiblesse pendant la marche; urines laiteuses^

Concordances. — Selon Bœnninghausen, les médicaments qui se rapprochent le plus de Tacide phosphorique sont : 1° PULSATILLA, SE- PIA et SULPHUR; 2*» ARSENIC., bellad., calc. c, china, cocculus, GONIUM, LYCOPOD. , MLRCLR. , PHOSPHOR. , RHUS; 3* ac(M,, àryon,^ ignat,, kali c,^ natr, c, natr, mur,^ nux vom., stramon, ; k'^ alum., ans., af:a foetid., carb. veget, caust, cham., graph., hepar suif., hyosc.*, nitr., acid., opium, platina, sec. corn., sillc., spigelia, stann.^ staphys., verat. , zinc

Antidote». - GÂiMPHORÂ, coffea.

LUte des aatears. — Becher(Br.), Franz(Fz.), Gross(Gr.)Gutmann (Gt.), Frederick Hahnemann (Fr. H.)^ Herrmann (Hrm.), Hartmann (Htm.), Meyer (Mr.), Slapf (Sif.), Teuihorn (Tth.), WisUcenus (Wsl.), Bering (Hg.).

SYMPTOMATOLOGIE.

Symptômes généraux. — (210-220 et; 353-366, m. m, 710-7/!il. nu c) «^ Sorte de révolution dans le sang. — Grande agitation, mouve-

72 AGUHIlf PBOSPHORIGUM.

ment'tamultaeuxdaasle sang; oo est comme hors de soi (au b. de ft j.)*'— On transpire abondamment en marchant —Accès de soeur en se tenant assis. — La promenade fatigue et accable; frissonnement en rentrant au Iogis(aub.de 50 h.}. — En allant au grand air, sueur très-abondante sur tout le corps, surtout aux parties génitales. — On maigrit et prend mauvaise mine ; les yeux se cavent — Le corps est pesant, Tesprit inactif. •—Le corps est abattu, Fesprit déprimé (le &* j.). — On est fiiible et fatigué. — Le matin, après s*être levé, on est si las et si pâle qu'il faut se recoucher pour quelque temps, après quoi on se trouve bien (chez une femme). — Le soir, agitation dans le corps, avec prurit dans les coins des yeux, aux narines, à la face et au euh* chevelu. — En parlant beaucoup, chaleur à la tête et froid glacial aux mains (S. H.).

On est obligé de changer de place à tous moments, les douleurs étant moindres pendant le mouvement que pendant le repos (ffg.). — Le café semble troubler Taction du médicament, mais non le rhum (Hg.).

Les souffrances causées par l'acide phospborique ne sont ni aggravées ni améliorées par la pression (ffr.)* — Les douleurs nocturnes diminuent par la compression {Bg.). — Douleur très-sensible, comme si l'on ratissait avec un couteau le périoste de tous les os longs du corps (au b. de 1, 2 h.) {Mr.). — Après avoir monté l'escalier, faiblesse, avec douleur au creux de l'estomac (ffg.). — On croit vaciller en marchant {Fr. H.) — Lassitude du corps {Hrm.). —Lassitude du corps (l'après-midi) (TTis.). — Une sorte d'attaque d'épilepsie (aussitôt après avoir pris la substance) (Fr, H.). — On est très-sensible à l'air frais [Hg.].

Sommeil. — (221-242 et 367-381, m. m., 7Zi2-781, m. e.) — Le jour, grande lassitude et envie de dormir ; mais la nuit, on ne peut s'endormir, et, depuis le soir jusqu'à minuit^ on éprouve de la chaleur et des sueurs (chez une femme). ~ Le soir, avant de s'endormir, chaleur aux joues et aux oreilles. — Envie de dormir de bonne heure le soir, et le matin, grande envie de dormir, pendant longtemps. — Le soir, on ne peut s'endormir que tard (au b. de 3 j.). — On est réveillé la nuit par une faim canine. — On s'endort de meilleure heure qu'à l'ordinaire, comme par fatigue, et l'on dortd'un sommeil plus profond. — (On gémit beaucoup en dormant. ) ■— (Ayant les yeux à demi-ouverts, on gémit et l'on parle en dormant, et l'on remue continuellement les mains.)— Le soir, on passe deux heures dans son lit sans pouvoir s'endormir: il vient sans cesse des chiffres devant les yeux, comme si l'on avait la tête troublée; tout s'efface quand on se met sur son séant. — (En sommeillant, on fait des mines, tantôt riantes, tantôt larmoyantes, avec distorsion des yeux qui sont àdemifermés.) —(Rêves de choses surprenantes, la nuiL)— Toutes les nuits il s'occupe

STHPTftnS FÊBBTLES. 7S

en songe des choses qui lui sont arrivées le soir précédent. — Rôves'de bonne chère aussi vib qn'en plein jour. — Sommeil de la nuit troublé par des rêves et des érections. -^ Perte séminale, la nuit, sans érection (la 1'* nnit). — Rêves inquiétants. — Réveil avec de Tanxiété (la l'« nnit)« ^- Sommeil agité, avec chalenr sèche. — Agitation le matin dans le Ht. -^Onne peut, le matin, $' arracher au sommeil, et Ton reste tout somnolent. «- Le matin, pression dans la tête et goût amer dans la bouche (le 5' jour). — On se lève, le matin, de très-mauvaise humeur, las et ayant envie de dormir. — Beaucoup de bâillements, pendant lesquels réan coule des yeux. (S. H.)

Bâillements et paudiculations continuels, avec envie de dormir (au b. . deih. 3//i) {Htm.). — En écrivant, on est pris d'un sommeil irrésistible, et Ton s*endort profondément (f'r. ^aAnemann). — Somnolence, envie de dormir après le repas de midi; on s'endort en parlant (A/&yer.).

— Somnolence toute la journée, avec bâillements, qui fait fermer les yeux à chaque instant (Fr.). — Grande envie de dormir, le soir, avec bâillements, qui fait fermer les yeux à tous moments {Fr.). — Sommeil si profond qu'on a de la peine à l'éveiller le matin (/f^m.).

— Sommeil avec des rêves, les uns pénibles, les autres indiOërents; vers le matin, 6n se met les bras sous la tête, ceux-ci s'engourdissent {Fr.).

— Rêves lascifs, avec éjaculation {Gtm.). — Rêves agréables avant minuit, effrayants après minuit, mais dont il ne reste qu'un souvenir confus {Gtm.). — Nnit agitée, avec rêves de querelles et de combats {Lgh.). — Rêve vif et désagréable, mais dont on ne se souvient pas le matin {Stf.). — Réveil en sursaut la nnit, fréquemment, comme si l'on tombait dans l'eau ou à terre, d'une grande hauteur {Lgh.). — On s'éveille à 1 heure du matin, et^ quoique en pleine connaissance, on a des idées sombres, tristes et soucieuses, pendant une demi-heure, après quoi, on se rendort tranquillement jusqu'au matin {Stf,). — La première nuit, rêves de morts, qui tourmentent beaucoup et causent une grande frayeur^ étant à demi éveillé {Fr.).

— On se réveille la nuit de trop bonne heure, et l'on ne peut se rendormir {Fr. H.). — Sommeil profond dans le jour, interrompu la nuit {Hg.). — Chant pendant le sommeil {Hg.), — On se mord souvent la langue, la nuit, en dormant (^^.).

Symptômes fébrUcs. — (2^3-257 et 382-398, m. m. 178-818 me.) ~ Accès de frisson, le soir^ suivis de sueur abondante, la nuit (2* j). -** Fréquents accès de froid, avec frissonnements et battements de cœur. — Froid, le soir, après s'être couché ; et, après le premier réveil, chaleur qui augmente peu à peu, sans soif (au b. de 12 h.). — Frisson secouant, avec

7/i AGIDUM PHOSPnÔBICUH.

ongles bleus, déchirement dans les poignels et faiblesse paralytique des bras. — Froid qui va jusqu'au tremblement, le soir ; puis, le matin, chaleur au visage, sécheresse de la bouche et douleur lancinante dans la gorge en avalant. —Froid secouant depuis Taprès-midi jusqu'à 10 heures du soir; ensuite, chaleur sèche tellement forte qu'on est presque sans connaissance. •— Frisson dans tout le corps, avec tiraillement dans les membres; ce frisson réveille tous les soirs, après une heure de sommeil, se repro* duit toutes les nuits, sans être suivi de chaleur. — Frisson et froid pendant une heure, vers le soir, sans soif et sans chaleur consécutive. — * Alternatives de frisson et de chaleur, le soir. — Fréquentes alternatives .de frisson et de chaleur, le soir; chaleur sèche du visage, sans rougeur, avec frisson ; ensuite la chaleur cesse et est remplacée par un frisson plus fort et un froid général qui parcourt le ventre. — Vers le malin, sueur abondante pendant un demi-sommeil^ c'est-à dire quaud on essaye de se réveiller après avoir été endormi. — Fièvre toutes les nuits ; le soir, après une heure de sommeil, on est éveillé par un froid général et des tirailler ments dans les membres, sans chaleur consécutive (chez une femme). — Chaleur générale, le soir, et nuit agitée. — Chaleur sèche aussitôt après s'être couché. — Sueur abondante, qui vient peu à peu après une forte chaleur, jour et nuit, avec forte soif seulement pour l'eau. — Sueur nocturne abondante, deux nuits de suite, vers minuit et en s'éveillaut ; cette sueur commence par la tête et atteint son maximum sur la poitrine.

— Sueur le matin, avec rêves pénibles de morts; il lui semble être poursuivi. — Sueur très-abondante, le matin (S. H.].

Le pouls est irrégulier, et souvent une ou deux pulsations manquent, ( Wsi.). — Sensation de froid à la face, aux tempes et au front, comme si ces parties étaient cx()osécs à un vent frais, avec sentiment de froid au bout des doigts, qui sont très- froids au toucher (au bout de 1 h. ) {Stf,).

— Frissonnement au bas-ventre, avec froid au bout des doigts, pendant 2 heures, sans soif, surtout sous l'influence du grand air, même en se mettant seulement à la fenêtre, sans chaleur ensuite (au b. de 2 h.) (Tth.), — Souvent, sensation de froid à la joue droite et de chaleur à la gauche, sans qu'on observe au toucher aucun changement de tempéra* ture {Br.). -»- Sensation de froid, avec frissonnement et froid au ventre {Hg>y — Disposition à frissonner, même en marchant dans une chambre chande {Stf.). — Froid par tout le corps (au b. de 26 h.) (Mr.). — Froid, toute la matinée; par intervalle, sorte de frisson général ( qui n'est cependant pas ambulant), même dans la chambre, avec cyanose des mains, qui sont froides comme la glace, et sécheresse du palais, sans soif notable {Frz.). — Frisson secouant par tout le corps, avec froid glacial

aox doigts, sans soif (1 henre après avoir mangé); au bout de & henres, augmentation de la chaleur, sans soif {Mr.). — De temps en temps, frisson qui parcourt le corps, sans soif, pendant quelques minutes, suivi immédiatement de la chaleur, qui dure le même temps, mais fait rapidement place au frisson (Cr.). — - Chaleur insupportable {Hg.). -^ Chaleur à toute la tête, le soir, après s'être couché, le corps n'étant que modérément chaud et les pieds très-froids (au h. de iU h. 1/2} (Htm.). — Chaleur interne par tout le corps, sans soif^ chaleur n'est pas sensible ï l'extérieur et eiiste sans rougeur des oucs; on devient inquiet et Ton fait de profondes inspirations (au b. de 1 h. i/6) ( W$L). — Le soir, en marchant an grand air, chaleur aux joues et bouffées de chaleur dans le dos (^rz.). —Chaleur à la face, sans rougeur, avec soif, après midi (Fr.),

— Beaucoup de chaleur à la face, la nuit {Br.). — Chaleur interne et inquiétude; il semble qu'on ait la poitrine trop étroite (au b. de 8 h.) (Hrm.y — Sueur pendant toute la nuit, avec pieds brûlants et front plus brûlant encore. — Sueur à la nuque, surtout pendant le sommeil du jour (Bg,).-^ Pools irrégulier, avec des intermittences toutes les 2 ou 3 pul* sations. —Pouls plein, avec distension des artères temporales et des \eine8 des mains ( W^«/.). — Pouls fort {Br.).

Moral. — (257-268 et 399-411, m. m., 1-41. m. <?.)— Ilnepeotsortir d'une certaine idée, et celles qui s'y rattachent ne lui viennent pas à Tesprit (6). — On ne peut associer convenablement ses idées (8). — On ne trouve pas les mois convenables, en parlant (au b. de 2 h ).— * Grande anxiété ; on est obligé de se coucher après midi (le 3* j.). — Agitation et anxiété par tout le corps. — AbaUement (au b de 4 j.) — Tristesse et crainte de tomber malade. — En parlant, sorte de précipitation; rien, pour lui, ne s'accomplit assez promptement ; il a cependant d'habitude beaucoup de patience. — Une agitation intérieure empêche de travailler. — Inapli* tnde au travail. — Mauvaise humeur continuelle, aversion pour la conversation. — Grande irritation, oppression de l'esprit, fatigue do corps.

— Il est capricieux à tous égards. — Une petite contrariété le met hors de lui et l'échauffé. — Sérieux, découragé et triste, seulement en marchant au grand air ; plus on niarche, plus cet état s'aggrave ; il cesse en rentrant à la maison, où l'on devient gai.— (L'esprit est d'une gaieté extraordinaire) (1).

// a Tair de fwt mauvaise humeur et trè^-maussade y de sorte que chacun lui demande ce qu'il a , sans que cependant il paraisse malade {Stf.). — On se plaint sans cesse de sa maladie (Hg.). — Beaucoup d'ir-

(1) Cette s^eté anormale paratt être ua effet de réaction rare.

76 ' ACIDUM PHOSPHORICUM.

ritabilité, de^disposition à se fâcher, de mauvaise humeur (S^^/l).— -Mauvaise humeur concentrée (Brm.). — On parle à regret, on a de l'antipathie pour la conversation (Stf.). — li parle peu et n'aime pas à répondre aux questions qu'on lui adresse (au bout de 5 h.) {Hrm.), — Aversion pour parler {Lgr.). — Agitation, indifférence {Stf,). — Indiflërence, immobilité {Brm,), — Tristesse causée par des soucis d'avenir {m b. de 50 h.) {Gtm,}. «^ Disposition à pleurer, comme par l'effet de la nostalgie (TVA.).,*- Mécontentement de soi-même, on s'adresse des reproches (Lgr.), — On ne peut être seul le matin, sans tomber dans un état de rêverie et perdre la conscience de soi-même (Frz.). — • Manque d'idées, faiblesse d'esprit, vertige en réfléchissant {Hrm,). — L'esprit est devenu paresseux, lourd, sans imagination, impropre aux travaux intellectuels, même à ceux qui lui plaisent (Stf,), — En lisant, la tête est assaillie par mille pensées étrangères ; on ne peut rien comprendre , ce qu'on lit semble obscur et est aussitôt oublié; il faut aussi de pénibles efforts pour se rappeler ce qu'on savait depuis longtemps (Mr.). — Hallucinations : il semble qu'on entend sonner des cloches ou qu'on voit se mouvoir les objets situés autour de soi hors du champ de la vision (Frz.). — Esprit vif et dispos (au b. de 2li h.) (1) (Frz.).-T- On est très-gai et dispos (Br,). — Une femme^ atteinte d'épilepsie, passa plusieurs jours entiers à danser d'une manière désordonnée^ sans en avoir conscience et sans se coucher, même la nuit (2) {Fr. B.).

TÊTE. — (1-23 et 1-67, m. m., 42-lûO, m. c.). — Vertige toute la journée. — Vertige en se tenant debout et en marchant, comme si l'on était ivre ; vers le soir, on chancelle ; pas de vertige en étant assis (plusieurs soirs de suite). — Vertige le ma^in, à croire qu'on va tomber, en se tenant debout — Vertige après avoir lu. — Vertige plusieurs matins, en sortant du lit -r Vertige en se levant, après avoir été assis longtemps. — Faiblesse de la tête, le matin, après être sorti du lit, comme si l'on allait chanceler. — Le soir, en s'asseyant, il ne lui vient que des chiffres devant les yeux, pendant 1 heure; en même temps il a la tête hébétée; sur la fin, beaucoup de chaleur. — Dans la matinée, la tête est embrouillée, comme s'il avait passé la nuit ou fait une orgie nocturne. — Obnubilation delà tête (au b. de 4 j.)« — Géphalagiedès le matin, enseréveiUant; elle se dissipe quand on se lève. — Bruissement dans la tête. — Quand il entre le soir dans une chambre chaude, il a la tête tout étourdie. — Céphalalgie^ sorte d'hébétude, avec bourdonnement dans la tête ; quand il tousse, toute la tête lui fait mal, comme si elle allait se fendre. — Gé-

(1) Réaction de Torganisme ; effet consécutif.

(2) Cette gaieté anormale parait être un effet alternatif rare.

TÊTl. 77

phalaigie intense qui le force à se coucher, avec roideor de la nuque. -« Ébranlement douloureux dans la tête, en marchant. — Céphalalgie frontale, en tournant brusquement la tète et en appuyant les pieds par terre avec force. — Céphalalgie intense, le matin, en s'éveillant; pression an iront, de sorte qu'on est tout étourdi et qu'on ne peut fermer les yeux ; le moindre mouvement augmente la douleur (chez -une femme). — Fort mal de tête au-dessus des yeux , qui empêche de les ouvrir. — Céphalalgie à l'occiput; forçant à se coucher. — Céphalalgie , comme si l'on s'était donné un tour de rein ;« il semble qu'on ait quelque chose de lourd dans la tête. — Pression de haut en bas dans la tête, comme si elle était écrasée par un poîds^ ou comme si un coup l'ouvrait par le haut. — Pression extrêmement forte dans la tête, après midi. — Pression dam la tête, en montant un escalier. — Pression forte, presque contusive, au front on aux tempes, ou bien encoreàlasur&ce du cerveau^en méditant, surtout le soir ; la faculté de penser n'est cependant pas diminuée. — Douleur pressive très-forte à la surface du cerveau et au périoste de la portion du crâne sur laquelle on est couché, après minuit; si l'on reste dans la même position^ la douleur atteint un degré insupportable; si l'on se retourne, elle cesse, mais reparaît avec la même intensité au côté opposé. — Forte pression qui descend du front vers le nez. — Céphalalgie brûlante à la partie supérieure du cerveau. — Céphalalgie violente ; tiraillement et pression, de dedans en dehors^ au vertex, pendant 3 j. — Céphalalgie, comme si le cerveau était comprimé de bas en haut; en même temps, pulsations douloureuses dans cet organe ^ semblables aux battements d'une artère. — Battements isolés dans la tête, comme des coups de marteau. — Douleur de picotement dans la tête, le matin en se levant et toute la matinée. — Douleur pressive et lancinante dans toutes les parties de la tête, par accès. — Élancements au-dessus de l'œil gauche, qui remontent dans la tête (en se tenant debout) (au b. de 1/i h.). — Secousses dans la tête. — Élancement aigu, de longue durée, superficiel au sommet de la tête, et augmenté quand on pose la main sur cette partie. — Douleur tractive dans l'os occipital ; cependant la région n'est pas douloureuse au toucher. — Tête entreprise pendant et après le repas (chez une femme). — S. H.

Chaleur àla tête, qui occasionne souvent du vertige^ même en étant assis; on est souvent obligé, en écrivant, de hocher la tête involontairement» les objets semblent tournoyer, la table se renvefuer ; si l'on s'arrête en marchant, ou si^ étant debout, on regarde à terre^ on se figure être sur le point de tomber en avant, et l'on est obligé d'avancer d'un pas pour se retenir (F. H.), — Vertige : il semble que la tête tombe en avant pm$

78 AClOmi FHOSraORIGUM.

en arrière (au h. de qq. min.) (ffrm.). — Vertige : la tête semble tomber en arrière) (au b. de 1/2 h.) [Hrm,). — Vertige : le matio, dans le lit, en fermant les yeux, il semble que les pieds s'élèvent et qu*on va se trouver la tête en bas [Br,), — Vertige en se baissant (Hg,). — Vertige en se tenant assis ; on craint toujours de tomber (Hg.). — On a Tesprit entrepris {Fr. H.). --- Vide dans la tête, pendant 3 heures {Frz.), — La tête est entreprise; incapacité de penser (Hg,). — Toufe la tête est entreprise (Hrm.). — La partie antérieure de la tête, surtout Torbite, est entreprise ( W. 6r.).— La tête est entreprise, comme après avoir abusé du coït, |)eadant 3 jours (immédiatement) [Fr. H.), — On éprouve du vide dans la tête et dans li^ membres, comme si, après s*être enivré, on avait encore passé la nuit sans dormir (au b. de 1 h.) [Frz.]. — Douleur sourde au front aux tempes, ce qui n'empécbe cependant pas d'être assez dispos (fVs.). — Sensation sourde de fourmillement dans la partie antérieure de la tête, avec sueur au front (immédiatement) (Fr. H,), — Céphalalgie continuelle {Hrm.). — Au moindre ébranle^* fnent^ au moindre bruit, les douleurs de tête deviennent extrêmement violentes {Hrm.). — Grande pesanteur dans toute la lête^ cette sensation «e porte vers la bosse frontale gauche, avec une violente pression {Fr. H.). •— La tête est lourde {Gem ).— £n inclinant la tête en avant, pression à Tocciput, accompagnée de pesanteur qui ne disparaît qu*en renversant la tête en arrière (au b. de 2 h. 3/û) (Htm.). — Douleur pressive dans le côté droit de l'occiput, se répandant aussi en partie vers le devant de la tête ; en appuyant la paume de la main sur celte partie, ou en tournant la tête, la douleur devient plus violente; pendant toute la journée (au b. de7 h. 1/2) (Gtm). — Douleur pressive dans le cerveau, derrière Toreille gauche (au b. de 3 h ) (Gtm:). — Pression douloureuse de dedans en dehors, dans le côté droit de Tocciput (au b. de 2 h. i/!x)(Htm.). — Pression saccadée, comme par une pointe mousse, dans la profondeur de la partie gauche du vertex, de sorte qu'on ne peut indiquer la place avec précision (au b. de 7 j.) (Gr.). — Céphalalgie sourde, avec pression au-dessus des orbites, élancements derrière les oreilles^après midi, pendant U heures. (Tth. ). — Forte pression sur le côté gauche du front) (Hrm.), — Violente douleur pressive de dedans en dehors, dans la bosse frontale droite (au b. de 2 h.) (Htm,)i — Pression dans le front, comme après l'ivresse (i\fr.). —'Forte pression au-dessus de la tempe gauche jusqu^à i'occipnt^ avec horreur du mouvement (A/r.). — Serrement pressif à la tempe droite^ plue fort pendant lé mouvement (au b. de 3/4 d'h.) (Hrm.). -^ Forte pression de dedans en dehors^ dans la tempe droite(au b. de 2 h^ 1/2) (Htm.), -r- Serrement pressif dans la tempe droite) (Gr.). — Doû-

FAGB. 79

kar dans toat le cerveau, comme s^il était comprimé (aa b. de 3& h.)

(6/fli.). — Serrement pressif dam ks deux os pariétaux ^ plus fort pendant le mouvement {Hrm.). — Douleur comme si les deux tempes étaient violemment serrées Tune contre l'autre par un étau (Gr.). — Douleur pressive, térébraote dans la tempe gauche {Frz. ). — Céphalalgie, comme si Ton perçait des trous au crâne, surtout en haut, vers le vertex {Fr. H,). — Douleur térébrante, fouillante^ dans le côté droit de Tocciput (au b. de 2 h.) (G/m.). — Douleur pressive, constriciive, saccadée, dans la tempe gauche, semblable à celle que produirait un corps dur et mousse (Gr.). — Pression tractive dans le pariétal et f occipital gauches, que le mouvement rend plus violente [Hrm.),— Déchirement et pression con" strictive dans le cerveau, tantôt sur un point, tantôt sur un autre (au b. de 7 h.) {Hrm,). — Pression déchirante dans l'occiput, que le bruit elle moindre mouvement retident plus forte (Hrm,). —Pression sur Tocciput, comme si Ton était couché sur un corps dur (Mr.). — Tirailk' ment dans la tempe gauche et le tragus, qui, parle mouvement^ devient une douleur pressive (au b. d'une 1/2 h.) [Hrm.). — Yulsion à travers la tête, d'arrière en avant; isochrone au pouls (au b. d'une 1/2 h.) ( Ws.), — Tirailletnent dans Vos pariétal et à P occiput {Hrm). — 7Ïraillement dans la tempe gauche, s'étendant jusques en avant dans le front, augmenté par le mouvement (au b. de 1/ï d'h.) [Hrm.). — Secousses dans la tête, d'arrière en avant, cadencées comme les pulsations artérielles (P{^;s.). — Lesoir,dansle lit, céphalalgie dans les deux tempes, comme si on les serrait par saccades {Frz. ]. — Douleur lancinante sourde, de dedans en dehors, au milieu du front {Gtm.). — Il passe dans la tempe droite un élancement sourd, comme causé par un trait émoussé, qui s'étend jusque dans la profondeur du cerveau, et qui revient par fréquentes saccades {Gr.). -^ Vives secousses isolées dans la tempe droite (Htm,). — Vive céphalalgie lancinante dans la région temporale droite, elle s'étend jusque dans l'œil droit {}fr.). — Un violent élancement dans la tempe droite {Htm.). — Tiraillement lancinant sur la région pariétale, qui diminue en appuyant la main sur cette partie (au b. de 20 m.) {Ws.). ^ Élancement brûlant sur la tête {Frz,). — Douleur pressive à l'occiput, comme si l'on avait couché sur une pierre, cette douleur diminue en frottant la partie malade (Mr.). — Douleur pressive à la tempe droite (au b. de 30 h.) (6r/m.).'— Coups dans la téie, semblables à des coups de bacbe (Stophis. guérit ce symptôme) (Hg.).

Face. —(3^-35 et 71-79, m. m,, 241. —269, m, c), — Cha-* leur à la face^ qui est appréciable au toucher^ tension de la peau du visage, comme si du blaûc d*c6uf s'était ^desséché dessus, «* Foite

80 rAGlOUM PHOSPHORIGUII.

pression descendant dn front vers le nez. — Fréquente rongeur foncée de la lEaice, par moments, avec bouffées de chaleur. — Élancement pressif, large et douloureux, quand on touche la parotide au-dessous de 1 angle gauche de la mâchoire inférieure ; en même temps, mal de gorge intense {S. H.).

Pression et rongement sur le front, à la racine du nez (aub. de 5 L) (Frz). — Rongement prurileux au front (1^«.). — Douleur brûlante lans la peau du côté gauche du front (au b. de 57 h.) (Gtm.). — Sentiment de chaleur sur le côté de l'os frontal (Frz.)» — Traction légère et très-passagère à travers la joue gauche jusque dans l'oreille (au b. de 3/4 d'h.) {Ws.), — Chaleur au côté de la face sur lequel on ne s'était pas couché {Frz.). — Le matin, aussitôt après s'être levé^ pâleur de la face et tendance à la fixité du regard (au b. de 17 h.) {Br.). — Pâleur de la face (Fr.). — Fourmillement et reptation ; il semble qu'un petit insecte se promène sur le visage et sur quelques parties du corps {Brm.). — Douleur brûlante sur un petit point de la joue gauche (Fr,) (119). — Au côté droit de la lèvre supérieure, gerçure oblique^ comme si l'on s'était coupé, avec douleur d'écorchure, surtout en remuant la lèvre, pendant plusieurs jours {Stf.), — A la partie rouge de la lèvre supérieure, un point qui cause des élancements sourds et un fourmillement qui engourdit (au b. de 32 h.) {Frz.). — Vive douleur de brûlure au côté droit de la lèvre inférieure, persistant pendant les mouvements de cette partie (au b. de 5 h. et de 8 h. i/2) {Gtm.). — Douleur brûlante au côté gauche de la lèvre inférieure (au b. de 12 h.) (Gtm.). — Douleur brûlante dans la peau de là joue, près de la commissure droite des lèvres (au b. de 27 h.) {Gtm:). — Douleur sourde de pression et de traction, à l'angle droit de la mâchoire inférieure (au b. de 7 h. ) {Gtm. }.— Douleur de luxation à la mâchoire inférieure, au devant de l'oreille, plus forte en mangeant [Hrm.). \

Yeux. —(38-51 et 81-118, iw. m.; 147, — 201, m. c.).»Faiblesse des yeux, avant midi plutôt qu'api*ès; les objets éloignés sont comme enve* loppésd'un nuage, et ne sont bien distingués que par un effort d'accommodation ; au contraire, tout objet rapproché, qui est un peu éclairé, éblouit et cause une sensation de pression dans les yeux ; il en est de même lorsqu'on est plongé subitement dans l'obscurité, — Papillotage devant les yeux en lisant à la lumière artificielle.-— Les pupilles sont trè»contractées, sans changement de la faculté visuelle(aub. de3/&d'h.). — Pression et ardeur dans les yeux ; ou ne peut pas voir à la lumière ; cependant ils ne sont^pas collés le matin (chez une femme). — Ardeur daûs les paities qui couvrent les yeux, le matin, et prurit brûlant dans l'angle interue.^^ Inflammation des yeux, orgeolet à la paupière supé«

tE0x; 8(

rieare (au b. de 2/i h.). — Ardeur au-dessous de la pau|»ére supérieure. — Ardeur à l'angle interne de rœil, habituellement après midi, comme s'il arrivait trop d*air et de lumière sur ce point ; elle est moindre quand on appuie la main sur les yeux. — Les yeux sont douloureux le matin, quand on les ouvre; on ne peut les tenir ouverts pendant iong-* temps (chez une femme). — Des larmes cuisantes s'écoulent des yeux (an b. de qq. b. ) — On a, le matin, de la chassie desséchée sur les paupières, et, lorsqu'on les nettoie, elles se gercent — (Les yeux suppurent). — Ardeur cuisante dans les yeux, surtout- le soir à la lumière. — Trouble des yeux ; si l'on fixe longtemps un point, il passe un tressaillement devant les yeux, on commence à éprouver de la pression dans l'angle interne ; lorsque ensuite on se^ frotte l'œil, des larmes s'écoulent et le trouble est dissipé (chez une femme). — Prurit dans l'œil. — Prurit et pression dans l'œil. — Myopie en cousant, lisant et écrivant ; il semble qu'on ait une gaze devant les yeux ; on ne peut distinguer les lettres 9 mais les objets éloignés sont vus clairement et distinctement ; si l'on interrompt un instant son travail , on voit mieux ensuite les objets rapprochés; mais la vue se trouble bientôt de nouveau, et cela sans dou<^ leur aux yeux (chez une femme). — (S. H.).

Dilatation des pupilles (au b. de 1/2 b. ) ; puis rétrécissement (au b. de Ih.), celui-ci dura 16 heures. — Rétrécissement des pupilles (au b. d'une 1/2 h.), pendant plusieurs jours (Slf.). — Dilatation des pupilles, pendant 6 heures (au b. de 3 h.) (Mr.). — Dilatation des pupilles (au b. del b.) (Laret Htm.). — La pupille de l'œil droit est extraordinairement dilatée, t^emenl que l'iris semble avoir disparu en totalité (au b. de 2 m.) ; plus l'œil fait d'efforts d'accommodation, plus la pupille seililate ; au bout de 7 jours elle est encore quatra fois plus lar^e que celle de l'œil gauche, qui a conservé ses dimensions normales (Br.). — Pupilles très-dilatées (an b. de 8 h. 1/2) (Htm.). — Les yeux sont vitreux et d'une teinte mate (au b. de & h.) (Tth.). — Les yeux sont tout à fait sans éclat (au b. de 6 h.) (Hrm.). — Yeux ternes et enfoncés (au b. de 5 h.) (Hrm.). — Cercle autour des yeux (Hrm.). — Les yeux sont bordés de bleu (Mr.). — Regard fixe (Hrm.). — Pesanteur des paupières* comme si elles allaient tomber (sur-le-champ) (Gr.). — Serrement pressif au rebord orbitaire supérieur gauche (Gr.), — Arékur passagère dans rœil gauche^ comme si Von respirait un liquide volatil (au h. de 1. h.) (Mr.). ^^ Douleur, comme si les yeux étaient violemment comprimés et enfoncés dans la tête (Gr.). — Pression d'avant en arrière dans les yeux (au b. de 9 h.) (Hrm.). — Douleur subite dans l'œil gauche, comme s'il y avait dedans un grain de sable ou un petit bouton (Frz.).

BABHSlfANll, MaU méd. U — 6

82 ÀCIDUM^PHOSMfORICUM.

— Pression à la paupière inférieure gauche (au b* de 1/4 d*h.) (Hrm. ). — Pression et sentiment de pesanteur à la paupière du côté droit (Hrm. ). •^ Pression continuelle sur les yeux, comme i^i Ton avait ûxé trop longtemps un même objet; pression qui oblige à se firoltcr les yeux (au b. de 3/4 d*h.) (Htm.). — Les yeux semblent être refoulés hors des orbites, ce qui oblige à cligner souvent les paupières (au b. de 1/2 b.) (Hrm.). — Pression dans les yeux, comme s'ils étaient trop gros et ne pouvaient tenir dans leurs orbites ; ils sont aussi peu mobiles que si Ton n'avait pas assez dormi, et en même temps la tête est hébétée (Mr.). — Gonûement et rougeur des paupières inférieures (Lar.). — : Gonflement des téguments intérieurs de rœil(]VIr. ). — Gonflement au-dessousdes paupières inférieures. (Mr. ) — La paupière inférieure tressaille vers Tangle interne (au b. de 9 h.) (Ws.). — Traction lancinante à travers les paupières, allant d'un angle de Toeil à l'autre, avec élancements vifs dans les angles eux-mêmes et au pourtour des paupières (au b. de 14 h.) (Ws.).— h^ deux yeux ont un aspect vitreux, et les globes oculaires sont très-mobiles; ce mouvement, presque involontaire, existe surtout en regardant fixement devant soi (Br.). — Une douleur sourde, tantôt lancinante, tantôt brûlante, ou à la fois brûlante et lancinante, pousse l'œil droit vers l'angle externe ; alors on ne peut pas voir de cet œil ; mais il semble qu'on aperçoit une surface de neige en pente et à perte de vue, sur laquelle tombent de temps en temps des points ayant l'éclat du feu ; après que cet effet s'est produit plusieurs fois, la surface devient en feu, et les points qui tombent deviennent d'un blanc brillant (au b. de 1 h. 1/2) (Br.). — Élancements rapides^ semblables à des secousses électriques, sous la paupière inférieure droite, qui obligent à se frotter les yeux (Mr.) •— Douleur pressive sous la paupière inférieure gauche; elle devient plus violente par la pression du doigt et se dissipe aussitôt après (Gtm.). — Élancement vif dans la cloison osseuse mince située entre l'orbite et la racine du nez (Mr.). — Ardeur dans les yeux, les larmes qui surviennent quelquefois brûlent encore davantage (au b^ de 6 j.) (Br.). — Les bords internes des paupières sont très*froids, ce dont on s'aperçoit en fermant les yeux (au b. d'une 1/2 h.) (Htm.). — Les; deux yeux pleurent (Htm.). — Une tache jaune au blanc de l'œil, vers l'angle interne, plus près cependant de la cornée; en même temps, trouble de la vue qui se dissipe en tenant la main devant l'œil (la pupille étant dilatée) (Mr.). — On voit mieux de loin(l) (Lar). ^— ;" Augmentation de la myopie (Hg.). — A plus de six pas de distance,

(1) Réaction médieatrice ches un myope.

tons les objets semblent entourés d'an nuage (Hg.)- ) — Poîût noir de- Faot les yenx^ qui ne disparaît pas en les frottant ; il semble qu'on est oWigé, pour regarder en l'air, d'incliner la tête (chez une femme) (Hg.).

Oreilles. —{58-61 et 120-123, w. m., 202-229, m. c). (Les deux oreilles sont enflées, chaudes, avec ardeur et prurit). — Douleur tractive, spasmodique, dans l'oreille gauche.— Élancement léger, de longue durée, dans la profondeur de l'oreille droite (au b: de 30 h.). — Élancements brûlants dans les oreilles. — Douleur tractive dans la joue gauche

élancements dans les oreilles. — Élancements dans les oreilles , avec douleur tiraillante dans les mâchoires et les dents. — Bruissement dans les oreilleS) surtout la droite (au b. de 15 h.). — Cri dans l'oreille, en se mottdiant — Chant dans les oreilles, plus fort en se tenant couché. — Tintement dans l'oreille gauche, la nuit. — Bourdonnement dans les oreilles, avec dysécée. — Bourdonnement dans les oreilles, toute la journée. — Bourdonnement dans les oreilles, le soir, cessant quand on se couche, et se reproduisant lé lendemain matin (S. H.).

Tintement, comme un bruit de cloche, dans l'oreille droite (Mr.).

On n'entend pas du tout une montre suspendue à peu de distance des oreilles ; mais, h une distance plus grande de trois travers de main, on en distingue très-bien les battements, tandis que, en la tenant près de Poreille, m n'entend qu'un sifflement, sans tictac (au b. de 1 h. 1/2) (Br.). — On ne peut entendre qu'à dix pas une montre qu'en temps ordinaire on entendait à vingt (au b, de 6 j.) (Br.). — Grand retentissement de tous les sons dans les oreilles (Hg.). — A chaque coup de cloche, à chaque son musical, même en chantant soi-même, on éprouve des élancements dans les oreilles, comme de l'otalgie; mais un bruit non mélodieux, comme celui d'une voiture, d'une porte qui se ferme, etc. , loin de provoquer des élancements, procure une sensation agréable (au b. de 55 h.) (Br,). — Les sons de la musique lui étaient et lui restent insupportables, quoiqu'ils n'occasionnent aucune douleur dans les oreilles (Br.). — 7Yraillements dans le conduit auditif interne et externe du côté droit (Hrm.). -— Tiraillement dans le conduit auditif interne et externe (au b. de 30 h.) (Mr.). — Tiraillement vulsif et quelquefois simple tiraillement dans le pavillon de l'oreille gauche (Hrm.). —Douleur au devant de l'oreille droite, comme si le coiidyle droit. du maxillaire inférieur était luxé^ arraché; elle se fait sentir, même quand on ne meut pas la mâchoire, et devient plus violente pendant les mouvements de mastication (Hrm.). -^Douleur tractive, en quelque sorte spasmodique , dans l'oreille externe droite (au b. de k h. 1/2) (Htm.). — Élancement presque indolore dans l'oreille gauche; il se dissipe en introduisant le

8& AGIDUM t^HOSPHÔRICUM.

doigt dans l'oreille (au b. de 6 h. 1/2) (Gtm.). — Élancements prariteux dans rinlérieur de Toreille droite, qui ne cessent pas pendant les mouvements de la mâchoire (au b. de 27 h.) (Gtm.). — Prurit lancinant aa lobule de Toreille droite (au b. de 2 h.) (Frz.). — Léger tressaillement dans le lobule de l'oreille droite (au b. de 3 h.) (Ws.).

Nez. — (62-67 et 134, m. m., 230-2/iO, m. c). —(Fourmillement et chaleur brûlante sur le nez). — Saignement de nez ; on mouche souvent du sang. — (Écoulement de pus par le nez.) — (Occlusion du nez par du mucus.) — Uu mucus amer tombe souvent dans la gorge et la bouche. — Odorat extrêmement sensible (S. H.).

Prurit au bout du nez; on est obligé de se le gratter (Mr.). — Froid au nez (Hg.).

Appareil digestif.— (76-125 et l(i3-215, m. m.; 270-M8, m. c.)

A. Bouche.-^ Les dents sont agacées, comme elles le seraient par un acide mordant. — Toute la gencive est douloureuse au toucher, comme si elle était ulcérée et saigne lorsqu'on la frotte. — Saignement des gencives au plus léger contact. — La gencive est gonflée en dedans, douloureuse quand on mange ou qu'on la touche. — Fort saignement par une dent creuse. — Douleur à la dent de sagesse. — Sorte d'ardeur ou de cuteson dans une dent creuse. — Forte douleur dans une dent creuse quand des aliments y pénètrent, elle cesse quand on cure la dent. — Douleur brûlante dans les dents de devant, la nuit. -> Tiraillement saccadé dans les molaires supérieures droites, que la mastication n'augmente ni ne dimi-nue. — Odûntalgie térébrante et lancinante qui se termine par une fluxion à la joue. — Tiraillement dans les dents, jusque dans la tête, comme si elles étaient violemment écartées les unes des autres et chassées hors de leurs alvéoles ; cette douleur est augmentée par la chaleur du lit et par le contact de tout objet chaud ou froid (S. H.).

En mâchant, on éprouve une sensation refroidissante (de froid douloureux^ le matin) dans les racines, surtout des molaires; douleur qui se dissipe après avoir mangé (Htm.).-— Douleur dans la bouche^ comme si elle était à vif, en dehors des moments où l'on avale (au b. de 2 b.) (S. B.). — L'après-midi, forte sécheresse dans la bouche, avec une grande quantité de mucus visqueux, mousseux, insipide, qui fait cracher souvent (Stf.). — Sécheresse du palais, sans soif (au b. de 6 k] (Frz.). — Beaucoup de salive muqueuse dans la bouche (au b. de 2 b.) (Fr. H.).

La langue est toute sèche (au b. de 24 h.). — Prurit à langue, pendant plusieurs jours. — Gonflement à la langue, avec douleur en parlant (S. H.).

Élancements au bout de la langue (Frz.). — Élancements prnnteux

ao btmt de la Fangne (au b. d'I h. 1/2) (Ws.).— Douleur lancinante au côté droit de la langue (au b. de 26 h.) (Gim.),-- Sensation de sècheffsse sur la langue et au palais, sans soif (au b. de 6 h.) (Frz.). — Ardeur sur plusieurs points de la langue, comme si elle avait été mise en contact a?ec une substance corrosive, sans changement extérieur (aub. de6.h.)(Ws.).

B. Pharynx et œsophage. — Cuisson dans la gorge, en dehors des moments où Ton avale. — Sensation d'écorchure à la gorge, en avalant.— ^La gorge est comme à vif ; on a envie de vomir et Ton a mal à la gorge en parlant et en avalant (chez une femme). — Mal de gorge : dooleur pulsative et tensive ; sensation de sécheresse au côté gauche, comme s'U y avait an ulcère, en dehors du moment de la déglutition ; on a de la peine à parler; en avalant^ on éprouve un grattement cuisant jusque dans les oreilles, où Ton éprouve en même temps une douleur grattante et lancinante. — Inflammation de Tintérieur de la gorge (avec une ampoule qui cause une douleur cuisante). — En avalant la salive» élancement pressif qui dure autant que la déglutition. — Élancements dans la gorge en avalant les aliments. — On éprouve une sorte de grattement dans la gorge en avalant le pain ( S. H. ). — On a de la peine à avaler ; il semble que quelque chose s'est arrêté dans la gùrge (au b. de 10 h.) (Mr.). — Ardeur à la face postérieure du voile du palais, comme s'il était enflammé et écorché (au b. de k h. 1/2) (Frz.). — Écorchure douloureuse an voile du palais et âpreté dans la gorge, sensible surtout en expirant (au b. de 6 b. 1/2) (Frz.). — Sensation d'enflure et d'écorchure à l'orifice postérieur des fosses nasales (au b. de 3 h. 1/2) (Frz.).

C Estomac. — Chaque fois, après avoir mangé, pression dans t estomac^ comme s'il s'y trouvait un poids; ensuite envie de dormir telle qu'on ne peut travailler ^ rien. — Après avoir mangé (déjeuné), elle fut prise d'un tel aOaissement qu'elle se laissa tomber et qu'il fallut la porter dans son lit (cependant elle n'avait ni perte de connaissance ni sueur froide (au b. de 10 j.). — Après avoir mangé, pression à l'estomac et grande envie de dormir ; il en est de même après avoir bu ; après avoir mangé, il semble qu'on ait du plomb dans l'estomac. — Pression à l'estomac, déjà avant de manger, et aussi après avoir mangé ; le mouvement l'augmente. — La tête est entreprise pendant deux heures après avoir mangé. — < Avant et après le repas, tête entreprise (chez une femme). — État de plénitude, de malaise et d'anxiété. — En sortant de table, le ventre e$t tout de suite plein, et cependant on a encore faim. — Pesanteur d'estomac toutes les fois qu'on touche à Vépigastre, ou n'ose boutonner ses vêtements (S.H.),

85 ' AGIDUM PH0SPHORIGUM«

Borborygmes dans la région de Testomae (au bout d'I h. i/k) (Htm.). — Douleur brûlante à l'estomac, qui nait sous Tépigastre et se porte ensuite à gauche (Mr.).

Estomac. Troubles fonctionnels. — Goût muqueux et buileux dans la bouche, avec soif, le matin. — Le matin, on sent encore dans la bouche le goût des aliments, surtout du pain. — Le goût du pain se conserve longtemps, avec grattement dans la gorge. — Goût putride et de fumier dans la bouche. — Goût herbacé dans la bouche, pendant la matinée ; le pain du déjeuner a le même goût -^ Grandes envies de vomir, le soir, qui obligent à se coucher. — Élancement au creux de l'estomac et tiraillement qui s'étend vers le sacrum. — Froid dans l'estomac (S. H.).

Nausées. — L'eau vient toujours à la bouche, avec mal au cœur

(Frz.). — Sécrétion abondante de salive acidulé (Ttb.). — Goût aigrelet

continuel dans la bouche (au b. de U h.) (Ws). — Grande quantité, dans

la bouche, de salive mousseuse et de saveur désagréable (au b. de 2 h. )

(Fr. H.).-— Goût putride dans la bouche (Gtm.).— La vue et l'odeur dn

pain bis suffisent pour inspirer du dégoût ; son odeur aigrelette est ce

qui répugne le plus ; en le mangeant, sa saveur aigre dégoûte aussi

presque jusqu'au vomissement (au b. de 2^ h.) (Br.). — Le pain a un

goût amer comme la bile, quoique du reste il n'y ait pas mauvais goût

dans la bouche (Fr. H.). — Soif intense (Fr. H.). — Soi f insatiable de

lait ffoid (Br.). — Grand désir de bière après des tranchées, toute la

journée (Mr.). — Défaut d'appétit (Hrm.). — On demande toujours

à manger, mais mange peu à la fois (chez un enfant) (Hg.). — Le manger

a peu de goût, quoique sans saveur étrangère (Fr. H.). — Après avoir

mangé, éructations fréquentes, précédées chaque fois de borborygmes

dans la région de l'estomac (Tth.). — Éructations fréquentes fWs.). —

Rapports incomplets, désagréables (au b. de 3 h.) (Frz.). — Rapports

aigres, une heure après le repas (Frz.). — Rapports brûlants, acidulés,

sans saveur, qui ne produisent aucun bruit et n'arrivent pas jusqu'à la

bouche (au b. de 3 h.) (Br.). — Sensation de tournoiement à la région

de l'estomac (immédiatement) (Tth.). — Tortillements dans l'estomac

(après avoir mangé), puis très-fortes nausées, qui obligent à se mettre

au lit (chez une femme) (Fr. H.). — Vomissement des aliments et, presque

toutes les heures, vomissement jour et nuit, jusqu'au matin (Fr. H.). —

Vomissements aigres (Hg.) — Pression lancinante au creux de l'estomac,

comme si quelque chose allait en sortir (Hg.).

D. Abdomen. — (Sentiment de pesanteur du foie.) — Élancement aux régions du foie et de la rate. — Tranchées dans le ventre avec douleur

ASnoilBif. 87,

tractive dans le bassin, la nuil;. — Vents incarcérés. — Qnand on s'incline en a?anl on en arrière, on perçoit un bruit dans le ventre comme s'il s'y trouvait de l'eau; la même chose se produit quand on touche au basventre. -*- (En marchant au grand air), aràeur et cuisson dans la région ombilicale. — Douleur brûlante dans un point de la région hépatique. — Tension du ventre, avec nausées. — Le matin, en allant à la selle, constriction de l'intestin et ensuite cuisson dans le i^ctnm. — Serrement doulouretix dans le ventre, le soir, en se promenant (au b. de 36 h. ). — Tout h fait au bas du ventre, juste au-dessus de l'aine, élancement qui ne se fait sentir que lorsqu'on change de position, quand on commence à marcher ou qu'on s'arrête. — Vulsions gloussantes et isolées dans l'aine droite (S. H.).

Bruissement perceptible à l'oreille dans la cavité abdominale (Br.).*— Pression dans les hypochondres, qui cause une grande anxiété, comme si l'on allait mourir (surtout étant debout) (au b. de 38 h.) (Frz.).^-— Serrement pressif, périodique, au-dessous des fausses côtes (Gr.). — Après avoir marché quelque temps, serrement pressif immédiatement au-dessus du foie, au-dessous des côtes, irradiant de là jusqu'à la région ombilicale (aub. de 10 j.) (Gr.). — Serrement sous les fausses côtes, qui se dirige vers le côté gauche (au b. de 5 min.) (Gr.). -^ Serrement pressif y périodique^ au nombril (Gn). — Serrement pressif violent et continuel à la région ombilicale (au b. de 10 min.) (Gr.). -*- Douleur tensive dans le haut du ventre, qui coupe presque la respiration (au b. de 6 h. 1/2) (Gtm.). — Élancements saccadés, pressifs, sourds/ semblant produits par une pointe mousse, autour du nombril et dans beaucoup d'autres points du corps et des membres (Gr.). — Élancements fins, saccadés dans le bas-ventre^ remontant jusqu'à l'épigastre, surtout quand on se lève étant assis (au b. de 9 b.) (Ws.]. — Douleur lancinante dans le ventre, au-dessous des dernières côtes gauches^ plus vive pendant l'inspiration (au b. d'I h.) (Gtm.).— Élancement térébrant dans la peau du haut du ventre, durant pendant Tinspiraiion et respiration (au b. de Il h.) {Gtai,).— Pression sur plusieurs points dans le bas-ventre (Hrm.). — Douleur pressive de dedans en dehors dans l'aine droite, comme si une hernie allait sortir, en marchant ; cette douleur devient plus vive en appuyant la main sur la partie et dure un quart d'heure (Gtm. ). — Constriction pinçarUe, excessive^ des intestins, des deux côtés de la région ombilicale (au b. de 4 h.) (Hlm.). — Mal de ventre, comme un saisissement et un pincement - à la région ombilicale (étant assis), mais sans qu'il s'ensuive de selle (Mr.). -— Avant d'aller se coucher, pincement sécant dîans le ventre, comme s'il allait survenir de la diarrhée, le

Sg AGIOUII PHOsraoRicnii.

8inr (Frz.).— Accès de douleur sécante en travers du bas^ventre (Frz.). ~ Tranchées en marchant (Frz.).— Douleur sécante dans Taine gauche (au b. de 11 h.) (Gtm.). .-- Douleur sécante dans le ventre, et en même temps douleur pressive, comme par une pointe mousse^ dans le coccyx (au b. de 10 h.) (Gtm.).— Douleur tensive, lancinante dans tout le côté droit du ventre et de la poitrine, qui coupe presque la respiration (au b. de 10 h. 1/2) (Gtm.). — Élancements comme des coups d*épingld dans les muscles abdominaux du côté gauche (au b. d*l//i d'h.) (Ws-j^ — Gonflement des glandes inguinales (Hg. ).

Intestins. Troubles fonctionneb. — Tension du bas-ventre et sentiment de plénitude, sans vents (au b. d'une 1/2 h.) (Tth.).— Le ventre est très-distendu par des vents ; mais l'émission d'un seul vent peu considérable suffit pour le remettre dans son état ordinaire (au b. d'I h.) (Htm.). — Vents et émission de gaz beaucoup plus qu'à l'ordinaire (film.). — Borborygmes bruyants dans tout le ventre, principalement en haut, seulement en étant couché (Gtm.). — Violents borborygmes dans le côté gauche du ventre (S. H.).

Douleur tiraillante à l'anus et à la verge, le soir et le matin. — Rongement pruriteux au-dessus du rectum, au coccyx. — Au milieu d'une sensation semblable à celle que produirait un vent qui va sortir, s'échappe rapidement une selle involontaire, jaune clair et en bouillie. — Diarrhée qui n'affaiblit p^.-^elles diarrhéiques d'un gris blanc. — Pendant les six premiers jours, une selle par jour^ puis toutes les quarante-huit heures, et plus tard tous les trois jours seulement. — Point de selle , avec vents dans le ventre, pendant deux jours (au b. de 10 j.). — Point de selle, avec ventre très-gonflé. — Fréquentes envies d'aller à la selle. — Selle qui exige de grands efforts, quoiqu'elle ne soit pas dure. — Après une selle difficile, cuisson à l'anus, semblant causée par un objet acéré.

— Prurit cuisant à l'anus (S. H.). .

Élancements pruritetix au pourtour extérieur de T anus (au b. de 3/4 d*h.) (Gtm.). — Douleur tiraillante et comme diarrhéique dans le rectum, sans qu'il s'ensuive une selle (Frz.). — Après la selle, long ténesme, sa^s mal de ventre ; les matières étaient d'abord rares, puis molles (Tih.)^ — Envie inutile d'aller à la selle, pendant vingtrquatre heures, puis selle laborieuse et, le lendemain, pas de garderobe (Frz.).

— Selle seulement au bout de trente-deux heures; matières d'abord dui^es, puis^ molles (Mr.). — Selle dore (au b. de 5 h.) (Gtm.). — Selle trèsrdure, sortant avec peine^ (au b. de 30 h.) (Frz.). — Selle dure et grumelée (Mr.).— Selles molles et fréquentes (au b. de 72 h.) (Br.). —

' Une selle molle tomes les deux ou trois heures (auJt>r de 24 b.) (Fr. H,),.

ORGANES 6ÉMm>^numA]SES.' #

— Quatre selles dSarrhéiques^ à uiiqnârt d'heure d'intervaUe^ aiflecniafr de ventre (au b. d'I h. 1/2) (Fr. H.).

Okganes génito-urinaires de l'homme. — (126-145 et 216-231» m. m.; /il 9-474, m, c.) — Envie d'uriner, environ huit fois dans, la journée et deux ou trois fois la nuit. — Miction abondante (au b. de 24 h.). — Émission d'urine, avec ardeur sécante dans l'nrèthre et douleur spasmodique an sacrum. — Ardeur en urinant (et ensuite augmentation de l'écouiement gonorrhéique). — Envie d'uriner et ardeur en urinant. — Pression dans l'urèthre et dans le rectum, comme par l'action d'une eau corrosive (an b. de 14 j.)- — Vive ardeur dans l'urèthre, qui d'abord empêche d'uriner, puis en fait renaître à chaque instant le besoin. — Ardeur en émettant l'urine et douleur sécante avant qu'elle coule; le liquide n'apparaît pas immédiatement, une demi-minute se passe en efforts inutiles. — (Traction s'étendant de l'urèthre à l'anus.) — Élancement à la partie antérieure de l'urèthre, sans uriner (immédiatement).— Fourmillement dans l'urèthre, sans uriner.-— Gonflement du méaturinaire (S. H.).

Gonstriction spasmodiqne, douloureuse de la vessie sans efforts ponjr oriner (Htm.).— Envie d'uriner et émission de peu d'urine (au b. de 1/2, 3/4, 3 b.) (Lgr.).— Pas d'émission d'urine pendant les sept premières heures ; puis émissions fréquentes mais moins copieuses que d'habitude, avec une liensation désagréable, presque brûlante au col de la vessie (Mr.). — Urine claire comme de l'eau, qui formé un sédiment par le repos (Hg.). •*-» Urine claire et limpide (Ws.). — Pas d'émission d'urine avant midi, mais dans l'après-midi (au b. de lOj 14 h.), émission fréquente d'une urine aqueuse que souvent on peut à peine retenir (Frz. ). — En finissant d'uriner, il semble qu'on ait un poids dans le bas-ventre, qui pèse sur les parties génitales (au b. d'une 1/2 h.) (6r.). — L'urine coule encore très-fréquemment le second jour, mais elle est d'une couleur foncée, et il s'y forme un nuage (Frz.). —On est obligé d'uriner souvent et beaucoup à la fois (au b. de 24 h.), pendant plusieurs jours (Hrm.). — Pendant les deux derniers jours, émission d'urine plus fréquente et plus copieuse (Htm.). — Urine toute pâle y qui forme immédiatement un épais nuage blanchâtre (au b. de quelques j.) (Gr.).

Fourmillement pruriteux sous le gland, au frein. — Ardenr sécante dans le gland avec douleur pressive de dedans en dehors dans les deux aines. — Douleur tractive, cuisante dans les bourses, comme s'il y avait quelque point écorché. — Absence de l'appétit vénérien. — Tendance à l'érection, le matin, eu se tenant debout. — Violentes érections, sans •dMis.— JÈreetion, le m^tio» dans le lit. — Gonflement du cordon sperma>-

90^ . ACIDUM PHOSPHORIGUM.

tique, arec mal de tête. *— Pdlutions fréquentes. -« Un paroxysme de Torgasme vénérien, pendant un accouplement prolongé, la verge redevient flasque et il n'y a pas d'éjaculation (S. H.)*

Sentiment de pesanteur dans le gland> surtout en urinant (Hrm.). — Élancement fin, pruriteux au gland (au b. de 28 h.) (Hrm.). — Élance-^ ment fin à l'extrémité du membre viril (au b. d'une 1/2 h.] (Lgr.). — Élancements douloureux à Textrémité de l'urètfare) (Ws.). — Douleur d'écorchure au scrotum (Frz.). — Long élancement pruriteux au scrotum (Frz.). — Douleur pressive aux deux testicules, plus violente quand on y touche et en marchant (Hrm.). — Fourmillement au scrotum, qui, après s'être gratté, fait place à de l'ardeur et à une douleur d'écorchure (au b. de 2 h. 3/4) (Htm.). —Tuméfaction du testicule gauche (Hg.). — ' Tiraillement brûlant dans le testicule gauche et ardeur dans la prostate, avec de fréquentes érections (au b. de 8 h.) (Frz.). — Erection pendant plusieurs minutes sans nulle excitation mentale ou mécanique (au b. de 1 h. 3/4) (Htm.).— Dureté ei tension du cordon spermatique (Hg.). — Perte de semence, en faisant des efforts pour aller à la selle (Hg. ).

Organes GÉNITAUX DE LA FEMME. — (146, 147, m,m.; 475-477, m. c.) — (Les règles, supprimées pendant plusieurs mois, se rétablissent à la pleine lune.)— Leucorrhée après les règles, pendant quelques jours. — Flueurs blanches abondantes, jaunâtres, pendant quatre ou cinq jours, quelques jours après les règles (S. H.).

Appareil respiratoire. — (1^8-163, 238-266, m, m.; 478-540, m, c)

Larynx et cavité thoracique. — Violent enrouement. — (Fièvre de coryza, tous les membres font mai et l'on ne trouve rien de bon.) — Douleur fourmillante dans la poitrine pendant le repos ; douleur sur lé sternum en se penchant, de même qu'à chaque mouvement et en touchant à cette région. — Douleur à la |X)ilrine, comme de fatigue, et sem^ blant provenir d'être resté longtemps assis ; elle occupe toute la poitrine et diminue en marchant. — Oppression de poitrine; celle-ci se resserre, avec élancements dé temps en temps (après-midi). — Douleur de poitrine, comme si celle-ci était comprimée par un lien. — Élancement à la partie inférieure du côté droit de la poitrine, en s'asseyant et en inspirant; il se dissipe en marchant. — (Forte pression sur toute la poitrine, qui réveille pendant la nuit, se portjB sur le bas-ventre et disparaît par l'émission d'un vent.) — Ardeur sur la poitrine^ à l'extérieur. — Une ardeur dans la poitrine excite à tousser (chez une femme). — De temps en temps une envie comme de tousser, mais qui n'occasionne que deux élancements dans le palais et ne fait pas tousser.— ^Les odeurs coupent la respiration.—^

Défaot de respiration, en s'éveillant à midi, après ane demi-henre de sommeil, avec agitation et sueur au corps. — Grande anxiété sur la poi« trine. — Douleur aux côtes inférieures droites, en appuyant dessus»-— Spasme douloureux de la poitrine et du diaphragme, qui survient rapi« dément et inopinément, dans la région des dernières côtes droites ; on n'ose se redresser rapidement^ on reste assis tout courbé et Ton éprouve des élancements dans cette région en respirant. — Pression dans la poitrine pendant plusieurs heures (le 5^ j.). — Pression dans la poitrine, qui porte sur Teslomac (S. H.).

Sécheresse du nez (Hg.). — Violent coryza, avec rougeur du bord des narines. — Douleur constrictive et rétrécissant en quelque sorte la fossette du cou ; cette douleur devient plus vive en ployant le cou et dure dix minutes (au b. de 3 h. 1/2) (Gtm.]. — Sécheresse dans la gorge, qui empêche de parler (Fr. H.)- — Élancements sourds dans le milieu du sternum (au b. de 4 h.) (Gtm.). — Élancement sourd sur le côté gauche, entre les fausses côtes inférieures et le bassin, élancement qui paraît se . répandre dans la cavité abdominale et devient plus fort pendant Tinspiration (Hrm.). — Élancements aigus dans la région des premières fausses côtes droites (au b. de 3/» h.) (Hrm.). — Respiration difficile, oppressée, avec de petits élancements entre les fausses côtes des deux côtés, surtout à gauche (au b. de 3 h. 1/2] (Htm.). — Vif élancement au sommet de la poitrine, sous le bras droit ; il coupe la respiration pour un instant, comme lorsqu'on tombe inopinément dans Teau [au b. de 3, /i h.) (Mr). — Élancement térébrant, sourd, continu, dans le côté gauche de la poitrine ; il augmente pendant rinspiration (au b. d'un i/U d'h.) (Gtm.).. — Élancement pinçant dans toute la poitrine (aub. de 3 h.) (Gtm.). — Pincement térébrant dans le côté gauche de la poitrine, pendant rinspiration et l'expiration (au b. de 3 h. 1/&) (Gtm.). — Pression et resserrement derrière le sternum, qui rendent l'inspiration difficile (an b. de 3 h.) (Frz.). — Serrement pressif au côté droit, dans la région de la 7® côte (au b. de Sj.) (Gr.). — Serrement pressif, par intervalles, dans la région de la 7® côte, non loin du sternum (Gr.). — Serrement, pressif, à la région du mamelon gauche (Gr.). — Resserrement douloureux de la poitrine, en commençant à marcher (Stf.). — Pression resserrante sur la dernière fausse côte droite^ en avant, dans la région du sternum (au b. de 3 h.) (Hrm.). — Pression resserrante sous l'aisselle droite, au niveau du mamelon (au b. de 23 h.) (Hrm.). — Douleur pressive dans le côté gauche de la poitrine, atteignant son maximum pendant l'inspiration et l'expiration (au b. de 10 h.) (Gim.). — Douleur pressive au milieu de la poitrine , forte surtout pendant V expiration; il semble que

93 AaDUM PHOSPHOBIGUM.

les 08 de la poitrine vont être repoimés en dehors; la pression de la main sur le sternum rend la douleur plus violente^ ainsi que V action de se baisser^ la toux^ etc., pendant une heare (au b. de 25 b.) (Gtoi.).

— Vive pression dans le sein gauche (au b. de 1 h. 1/2) (Fr. H.). — Sensation sur le côté de la poitrine, comme si les côtes étaient enfoncées (au b. de 3 h.) (Frz.). — Pression sécante sur le côté gauche de la poitrine en respirant profondément (Ws.). — Douleur brûlante et sécante dans le côté gauche de la poitrine (étant assis], qui augmente quand on

applique la main sur cette région (aub.de 9 h.) (Mr) Douleur

brûlante d'écorchure, dans la profondeur de la poitrine, au niveau de la dernière côte (au b. de 7 h.) (Frz. ).— Ardeur sur la poitrine (Fr. H.). — Élancement pruriteux, comme produit par la piqûre d'une multitude de puces, entre les deux seins, qui réveille vers minuit, empêche de se tenir debout; on est obligé de quitter le lit et de se promener de long en large dans sa chambre pendant une heure (chez une femme) (Fr. H.). ^- Rongement pruriteux au côté droit, vers les fausses côtes, qui excite à se gratter (Hrm.). — Pression dans la poitrine, la nuit, qui gêne la respiration (Hg.).

Toux. — Excitation à tousser par un chatouillement dans la fossette du cou. --Toux, le matin, avec crachats d*un blanc jaune. — (Avant qiîe la toux survienne, on* se plaint de douleurs dans le bas-ventre). -* Céphalalgie causée par la toux; il semble que le crâne va se briser. — Ardeur dans la poitrine et dans la gorge^ jusque dans la bouche, même en ne tou.<isant pas, pendant un coryza fluent avec toux. — Toux continuelle d'irritation. — Toux provoquée par de Tardeur dans la poitrine. — Toux avec envie de vomir. — Toux avec vomissement d*aliments. — Toux avec expectoration, précédée de plénitude dans la poitrine en s*éveillant — Toux avec expectoration abondante, on en a mal au ventre. — Toux avec crachats ayant un goût et une odeur d'herbe (S. H.).

— Toux sèche; Tlrritation et le chatouillement qui la déterminent se font sentir immédiatement au-dessus du creux de Testomac, à une grande profondeur; c'est le soir, après s'être mis au lit, que la fièvre est le plus forte (Fr. H.). — Toux forte, qui va jusqu'au vomissement, mais sans douleur (Fr. H.). — Toux par chatouillement, depuis le milieu delà poitrine jusqu'au larynx (Hg.).

Coeur. — (16(i, m. m.; 522, m, c,) — Battements de cœur chaque fois qu'on se réveille (S. H.). — Vive douleur resserrante à la région cardiaque et derrière le sternum, par accès, le soir, en marchant (Hg.).

Cou, DOS ET LOMBES. — (73-75 et 63-70, m. m,; 561-570, m. c.) r- Le9 muscles du côté droit du cou sont le siège d'une douleur spasmo-

t)OS ET LOÀIBBâ. dS

dignement tractive qui s'étend jusqu'à Foeli droit, en tournant la tête.— Les muscles du côté droit du cou sont très-douloureux. — Roidenr douloureuse dans les muscles du côté gauctie du cou, s'étendant jusque dans la tête (S. H.). — Douleur contusive à Tocciput, à l'endroit où s*insèrent les muscles de la nuque (Frz.).— Pression tractive et lancinante à la nuque, qui s'étend insensiblement vers l'occiput et y disparaît (au b. de 1 b. 1/&) (Htm.). — Sensation de tressaillement dans la nuque, pendant le repos^ mais le plus souvent en redressant la tête (du 6* au 8* j.) (Br.).— Sensation de raideur de la nuque^ dans le repos ; le mouvement la dissipe (au b. de 8 b.) (Htm.). — Pression douloureuse sur le côté gauche du cou, comme s'il allait devenir malade intérieurement, mais qui n'augmente ni par la déglutition ni par la parole (au b. de 3 b. 3/6) (Htm.). — Douleur pinçante sur un petit point du cou (Htm.). — Pression en avant et des deux côtés du cou (au b. de U h.) (Hrm.). — Douleur àrûlante d*écorchure sur le côté de la nuque (au b. de 9 b.) (Frz.).

Dos et fomée^.— (165-172 et 267-279, m. m.; 542-560, m. c.) — Immédiatement au-dessus du sacrum, un point causant une douleur brûlante. — En se redressant après s'être accroupi, violent élancement dans le sacrum. — En se levant, il survient au-dessus des hanches, dans les lombes, un élancement qui persiste étant assis, mais que le mouvement fait disparaître sur-le-champ.— Douleur déchirante dans le dos, h nuit — Prurit et sueur dans le dos. — Élancement dans la région rénale. — Déchirement dans l'aisselle et la main gauches (S. H.). — Rongement pruriteux dans plusieurs parties du tronc et de la cuisse, tantôt ici et tantôt là (Hrm.). — Rongemeqt pruriteux à la région des vertèbres lombaires, qui excite à se gratter (Hrm.). — Élancement pruriteux au coccyx, au-dessus de l'anus, pendant quelques minutes (au b. de 8 h.) (Gtm.). — Légers élancements au coccyx, au-dessus de l'anus et sur le sternum (au b. de 1/4 d'h.) fWs.).— Vite douleur dans les reins, sorte de traction et de pression, parfois de tiraillement, qui ne se fait bien sentir qu'en étant debout (au b. de 5 h. 1/2) (Frz.). — Douleur de reins tiraillante, pressive, saccadée, surtout en étant debout, moins en marchant, qui cesse en appuyant sur la partie, s'asseyant et penchant le corps en avant (Frz.). — Mal de reins tiraillant par intervalles, en se redressant après s'être penché en avant, mais devenant tractif par saccaldes quand on se tient tranquille (Frz.). ^—Douleur pinçante au milieu de l'épine du dos (au b. de 6 h.) (Ws.). — Petits élancements violents et ébranlants au milieu de l'épine du dos (au b. de 1/4 d'h.) (Htm.).— Tiraillement douloureux dans les vertèbres dorsales, comme si elles étaient brisées, surtout en étant assis (au b. de 4 h.) (Frz.). *^ Tiraille-

9& AGIDUM PHOSPHORiGUM.

ment douloureux sur i*omoplate gauche, étant assis, le corps penché en avant (au b. de 26 h.) (Frz.).— Sous le sommet de Fomoplate, traction et pression sourdes sur l*os, comme une sorte de rongement (Frz.).

Membres supérieurs. — (173-184 et 280-312, m. m.; 571-620, m. c.) — Tiraillement et battement dans l'articulation de Tépaule. — Avant midi, faiblesse telle du bras qu'il tremble. — Le bras (endommagé) devient roide et cause de la douleur à chaque mouvement ; la main devient lourde comme du plomb; picotements et élancements dans un ulcère, tiraillements et élancements dans Téminence thénar et les doigts; douleur brûlante au dedans de la main; en laissant pendre le bras, le sang s'accumule dans la main. — Gonflement des glandes axillaires, qui se dissipe de lui-même. — Traction de haut en bas dans les deux bras, à partir de Faisselle. — Tiraillement du coude vers Tépaule. — Sensation brûlante à l'extrémité des deux coudes. — Douleur tractive, sécante dans l'articulation du coude, dans les poignets et dans les premières ar* Uculations des doigts. — L'articulation du coude est douloureuse an toucher. — Au-dessous du coude, à la partie externe de l'avant-bras, douleur paralysante, qui ne gêne cependant pas le mouvement du membre. — Prurit sur le dos des deux mains, qui augmente en se grattant — (Entre les métacarpiens, un ganglion très-douioureux par luimême, surtout la nuit, mais plus douloureux encore quand on y touche.) — Engourdissement du bout des doigts. — Élancements dans les articulations des doigts. — Douleur de brûlure çà et là sur l'épaule, comme si l'on promenait dessus un charbon ardent (S. H.).

Douleur rhumatismale, paralysante, dans l'articulation de l'épaule droite (Hg.), — Pression resserrante sur l'épaule droite (Hrm ).— Élancement pruriteux au bras droit, qui ne cesse pas entièrement après s'être gratté (au b. de 1 h.) (Gtm.).— Tressaillement dans les muscles du bras gauche, au-dessus de l'articulation du coude, que le mouvement fait cesser (au b. de 1. h. 1/4) (Gtm.). — Tiraillement vulsif très^ouloureux dans les meraibres, le bras, les doigts, etc. (Gr.).— Pression paralysante et resserrante au bras droit, en avant, augmentée par l'attouchement (au b. de 13 h.) (Hrm.). — Pression paralysante au bras gauche, en arrière, augmentée par l'attouchement (Hrm.). — Sensation de froid glacial sur le bras droit (Mr.). — Les avant-bras sont douloureux et comme brisés quand on les appuie sur la table (au b. de 26 b.) (Frz.). — Douleurs vivement lancinantes et térébrantes^ au côté interne de C avant' bras gauche , près du pli du coude , surtout très-vives pendant le repos (au b. de 87 b.) (Gim.). — Pesanteur douloureuse, resserrante, dans Tavant-bras droit (Htm.). — Pression resserrante à l'avant-bras, en

dedans et en bas (au b. de U h.) (Hrro.). — Sensation de roideur et de douleur constrictîve dans rarticulation du poignet droit, qui devient encore pins douloureuse pendant le mouvement (au b. de 8 b.) (Htm.). — Tiraillement en haut et en dehors, parfois aussi élancement sourd dans les os de Tavant-bras, du poignet et des doigts (du 6*" au S"* j.) (Br.). — Les mains tremblent en écrivant, on ne peut les tenir en repos et Ton y sent du fourmillement et du prurit (au b. de 3 h.) (Ws.). — Douleur pinçante au-dessus du poignet droit (au b. de /!^ h.) (Ws.). — Tiraillement dans le poignet droit, en travers (au b. de 10 h.) (Mr.). — Accroissement de chaleur dans la paume des deux mains (au b. de 1/2 h.) (Fr. H.). — Douleurs tractives et lancinantes dans les muscles de la paume de la main droite (au b. de /i h. 3/^) (Htm.). — Douleur tractive et lancinante dans les muscles de la paume de la main gauche (HtDQ.). — Tiraillement dans le pouce et l'index de la main droite, surtout dans les articulations ; en les remuant il survient une sorte de tension ; il semble que les tendons sont trop courts (Hrm.). — Élancements sourds, saccadés^ dans le pouce (Gr.). — Tiraillement dans le médius et Findex de la main droite (au b. de 2 h.) (Hrm.). — Tiraillement dans l'annulaire gauche (Hrm.).'— Tiraillement violent et vivement lancinant dam la dernière phalange du médius droit (au b. de 8 h. 1/2) (Htm.). — Douleur pinçante, spasmodique entre les métacarpiens droits, comme s'ils étaient serrés les uns contre les autres (au b. de 1 b. 1/2) (Htm.). — Sorte de douleur de crampe dans les doigts de la main gauche, qui ne gêne cependant pas la liberté des mouvements (Gr.). — Tiraillement pressif, douloureux au petit doigt, surtout à l'articulation, qui se dissipe en ployant le doigt de sa longueur dans la main (Frz.). — Un côté de l'index gauche est comme mort et plus mou au toucher pendant le froid; de sorte qu'il semble y avoir une ligne dure de démarcation le long du doigt entre les parties vivantes et les parties mortes (au h. de 3 h.) (Frz.).— Les doigts sont froids, jaunes, ridés et engourdis, avec pouls lent, très-petit et à peine sensible (au b. de 13 h.) (Mr.).— Élancements sourds, par intervalles, dans Téminence thénar gauche (Gr.).— Léger élancement à travers la face dorsale du pouce droit, jusqu'au-dessous de l'ongle (au b. de 1 h. 1/2) (Ws.). — Élancement rongeant au médius gauche, qui ne disparait que pour quelque temps après qu'on s'est gratté (Gr. ).

Membres inférieurs (185-197 et 313-352^ m. m.; 621-694, m. c). --^ Douleur au trochanter en marchant et en y touchant, comme s'il était cassé. — Douleur contusive dans les muscles de la cuisse. — Vifs âancements dans les cuisses, en. se remuant^ mais surtout en s'asseyant

96 AGIDUM PHOSPHORIGUM.

et en se levant. — Tiraillement spasmodlquedans la cuisse, même la liuit an lit ; on est obligé de changer à chaque instant sa jambe de place ; s'il survient dans la journée, étant assis, on est obligé de se lever et de marcher (chez une femme). — Froid continuel aux jambes, depuis les malléoles jusqu'aux mollets. — Douleur comme d*entorse dans l'articulation du pied, même le matin au lit. — (Douleur lancinante, tensive à la malléole interne droite, remontant vers le tibia.) — Douleur cuisante au côté externe du pied droit, le matin.— Douleur brûlante et lancinante, surtout le soir, dans les plantes des pieds; le matin il n*y a que de Tardeur. — Ardeur dans les pieds et les plantes des pieds. — Le pied gauche est tout engourdi, comme mort et insensible; seulement en marchant, non eu étant assis.— Chaleur brûlante à la plante des pieds, avec cuisson entre les orteils (S. H.).

Tiraillement crampoîde dans la fesse gauche, en marchant (Frz.). — Tressaillement pruriteux dans les muscles des deux fesises, au-dessus du coccyx (au b. de 28 h.) (Gtra.). — Sensation de brisement dans les hanches^ les cuisses , les bras et la nuque, comme par l'effet de la croissance; puis élancements tiraillantSy réitérés^ dans toutes ces parties à la fois; les élancements se font sentir chaque fois qu'on commence à marcher, et surtout en montant un escalier ; mais la douleur contusive est continuelle, qu'on soit assis ou debout ou qu'on marche (au b. de 53 h.) (Br.).— Douleur dans l'articulation de la hanche en se levant de sa chaise (Hg.). — Douleur tractive et contusive dans l'articulation de la hanche, augmentée par le mouvement (Br.). — Après s'être assis, pesanteur et sorte de paralysie dans l'articulation de la hanche gauche, au commencement de la marche, mais qui se dissipe après quelques mouvements (au b. de 2 h. 1/&) (Htm.). — Spasme dans l'articulation de la hanche,' avec douleur rhumatismale dans toute la cuisse, insupportable en restant assis (Hg.). — Douleur tiraillante à la cuisse, quelques pouces au^^ dessous de la hanche, qui semble remonter du jarret, et ne diminue point en appuyant sur la partie (Frz. ). —Douleur rhumatismale depuis la cuisse jusque dans le gros orteil (Hg.) .— Pesanteur, qui devient bientôt douloureuse, dans toutes les articulations du membre inférieur (Hg.). — Douleur rhumatismale dans toute la cuisse gauche (Hg.). — Douleur tiraillante» pressive au-dessous de la hanche, au côté externe de la cuisse et immédiatement au-dessus du tibia (immédiatement) (Frz). — Sensation d'ardeur dans les muscles postérieui*s de la cuisse en étant debout; elle se dissipe en marchant (au b. de k h. 1/2) (Frz.). — Pression comme par un morceau de bois mousse, à la cuisse^ d'avant eu arrière (Hrm.). — Élancement sourd, térébrant dant la cuisse gauche, près de l'anneaui

MEMBRES mPÉttlLURS. 97

iûgaÎBal pendant le repos (au b. de Ix b. 1/2] (Gtni.). —Gonflement douloureux des glandes inguinales, qui ne permet pas d'étendre la jambe (Hg.). — Douleur crampoïde, pressive dans la cuisse droite (au b. de 2 j.) (Hrm.). — Les cuisses et les jambes semblent brisées (Mr.). — Courbature dans les cuisses, qui permet à peine de se traîner, surtout après le sommeil (Hg.]. — Lassitude anxieuse dans les cuisses, en s'asseyant ; on est obligé, pour se soulager, de remuer sans cesse les pieds (Mr.).— Sensation de brisement dans le milieu des cuisses, en travers, seulement en marchant; il semble que les membres vont se rompre par le milieu» ce qui rend la démarche cbancelante (Mr.). — Pression très-vive dans les muscles de la cuisse droite, jusqu'au genou (au b. de 2 h. 1/2) (\Vs.)* — Tressaillement pulsatif, douloureux depuis le milieu de la cuisse jusqu'au genou (au b. de 2 h. 1/2) (Ws.). — Pression, comme.avec le doigt, à un travers de main au-dessus des genoux (au b. de 1/4 d'h.) (Hrm.). — Serrement pressif au-dessus du genou, au côté externe de la cuisse gauche (Gr.).— Pression, à un travers de main au-dessous des deux genoux^ (Hrm.). — Pression comme par un corps obtus, sorte de serrement, immédiatement au-dessous du genou gauche, toutes les cinq ou six minutes, pendant deux à six secondes (au b. de 1/2 h.) (Gr.).— • Douleur dlstensive dans les tendons du jarret, qui étaient déjà doulouveut au toucher ; elle augmente pendant le mouvement (Br.). — Tlraiilenient douloureux dans la profondeur du genou gauche, qui descend vers le tibia, lorsque, en marchant le poids du corps repose sur le pied gauche, et lorsque le corps se porte sur le pied droit posé en avant (iSr.). — Déchirement brûlant de haut en bas daus^la jambe, pendant la nuit (Hg.).-— Douleur lancinante dans la rotule droite, pendant le repos, plus vive pendant le mouvement (au b. de 32 h.) (Gtm.). — Pulsation sensible au toucher à la jambe gauche, pendant le repos (au b. de 8 h. 1/2) (Gtm.). — Lassitude dans les jambes^ en marchant (Mr.).. — Douleur pressive dans le tibia droit, pendant le repos; elle se dissipe en marchant (au b. de 12 h.) (Gtm.). — Élancement aigu dans la partie inférieure du tibia (au b. de 1 h.) (Lgh.). — Pincement spasmodique dans le mollet gauche, qui diminue pour quelque temps après qu'on a frotté la partie (au b. de 10 min.) (Ws.). — Douleur sécante, lancinante dans le mollet gauche, de haut en bçs (au b. de 6 h. 1/2) (Htm.).— • Fourmillement à la jambe droite {Gr,). — Douleur sourde, paralytique dans l'articulation du pied gauche, pendant le repos; l'ariiculatioa craque quand on la remue (au b. de 15 b.) (Gtm.). — Sentiment de tension et engourdissement dans la partie antérieure du pied droit et des orteilsf (en marchant) (Gtm.). t- Élancements .tiraillants dans le grai^du HAiniEMANN,'ifa^ méd, i. — 7

98 ACUDU PHOSPHORICUM.

gros orteil gauche (au bout de 2 h. 1/2) (Htm.). — PressioD resserrante aux deux derniers orteils du pied droit (au b. de 1 h.) (Hrm.)--^ Élancement térébrant, prolongé dans le petit orteil gauche, pendant le repos et le mouvement (au b. de 12 h. 1/2) (Gtm.). — Violents élancements saccadés à la plante du pied droit (au b. de 7 h. 3//^) (Htm.). — Pression resserrante, d'arrière en avant^ à la plante du pied droit (au b. de 7 h.) {JATm,).-^ Pression par intervalles, d'arrière en avant, à la plante du pied gauche, vers la région du gros orteil (Hrm.). — Pression resserrante à la plante du pied gauche (au b. de 3 L ) (Hrm. ) .

— Douleurs spasmodiques dans les pieds, par TeiTet du mouvement (Hg.).— Élancements à la plante du pied et au talon, qui sont lourds comme du plomb, pendant le repos (Hg.).*-^ Douleur cuisante au talon et aux orteils, en appuyant le pied par terre (Hg.).— Ardeur à la plante des pieds et dans la tête (Hg.), — Douleur cuisante à tous les orteils (Hg.).

Membres en général. — (205-209, m. m,, et 715-722, m. c.) — Traction spasmodique dans les mains et les pieds, sorte d'engourdisse-* ment, matin et soir. — Engourdissement des bras et des jambes pendant la nuit; il ne peut les mouvoir lui-même; il faut que d'autres lui changent les membres dç place. — Sensation comme d'engourdissement, de fourmillement et d'asthénie dans les membres supérieurs et inférieurs. — Le matin, wi a les articulations comme brisées, aux bras, aux jambes et à la nuque. — La main et le pied sont comme brisés (comme paralysés).

— Tressaillements musculaires çà et là, surtout dans les jambes (S. H.). On a les membres comme frappés de contraction (Fr. H.). — Cour^

bature dans les hanches, les bras, les cuisses et la nuque, avec élancements déchirants, surtout en montant l'escalier et en commençant à marcher (Br.).

Peau. — (31-37, 58-60, m. m.; 130-l/t6, m, c.) — Taches rouges aux membres supérieurs et inférieurs, qui brûlent comme du feu. — Yiolent prurit brûlant et lancinant sur plusieurs parties du corps ; plus on se gratte, plus l'endroit devient rouge et plus l'ardeur et les élancements y deviennent intenses. — Éruptloîi de petits boutons ronges et lisses à l'avaut-bras et au cou, avec rougeur tout autour, ces boutons sont indolents par eux-mêmes, mais causent, quand on y touche^ la même douleur que si la partie était à vif. — Miliaire sur tout le corps, qui brûle plus qu'elle ne démange. — (Les ulcères causent une douleur brûlante.) — Toute partie malade ou lésée du corps cause la même douleur que si elle était à vif. — Douleur cuisante dans les plaies, même dans celles ^sos (S. H.).

Prurit au dos, aux bras, au pubis, même à la tête, qui ne cesse pas

ponr kMdgtemps en se grattant (Stf.).— La peau est douloureuse par tout le corps, même l'action de se raser fait mal (Hg.).— Tout le corps, excepté la face, les mains et les pieds, est plus rouge qu*à Tordinaire; de laides taches très-rouges, indolentes, apparaissent aux aisselles ; de larges bandes rouges se dessinent sur les rotules, et depuis les rotules jusqu'au nombril ; à nu, le corps est très-sensible à Timpression de l'air extérieur, mais la chaleur du lit fait du bien. Les larges, taches rouges durent plus de vingt-quatre heures (Ws.).

Sensation sur tout le corps, comme si quelque chose courait sur la peau, entremêlée de petits élancements isolés (au b. de qq« min.) (Ws.). — II semble que des fourmis se promènent çà et là sur le corps (Hrm.). — Fourmillement pruriteux çà et là sur le corps, semblant causé par des fourmis (au b. de 6 h.) (Gr.). — Fourmillement pruriteux sur le corps et les mains^ le soir après s'être couché (Gr.).

Cuir chevelu, — Il se forme sur le cuir chevelu une saiHie douloureuse ; il lui semble qu'on Ini tire les cheveux à cet endroit, et t'attouchement. provoque une sensation comme si l'on avait été accablé de coups (31). — Le cuir chevelu lui fait mat comme si on lui avait tiré les cheveux; sorte de douleur d'écorchure (33). -^Prurit au cuir chevelu, — Les cheveux tombent beaucoup.

Sensation brûlante sur le côté droit du cuir chevelu (au b. de 3 h. 1/2) (Gtm.). •— Douleur sourde au cuir chevelu (au b. de 3 h.) (Gtm.). — Sensation de froid au cuir chevelu (Hrm.).

Face. — Fetits boutons an front. — Gros bouton sur le front, qui cause, lorsqu'on le touche, et spontanément, la même douleur que s'il était à vif (36).— Éruption de quelques gros boutons au visage (37).— Gros boutons au visage. — Forte éruption de boutons sur la face. — Un gros bouton derrière le lobule de l'oreille cause, spontanément, une douleur d'écorchure ique le toucher" rend beaucoup plus violente. — , Petit bouton au bout du nez, on y éprouve une sensation de battement et il fait mal quand on y touche. — Une croûte pruriteuse au-dessous de la cloison du nez. — Prurit par toute la face. — Le dos du nez est gonflé et parsemé de taches rouges, dont on voit aussi quelques-unes sur ses côtés, qui vont et viennent et causent une sensation de tension (Mr.). — Coûtons rouges au visage, sur les joues et le nez, plus petits qu'une lentille^ contenant peu de pus; ils démangent surtout quand on y touche (au b. de 3 j.) (Hrm.).

(Boutons sur la partie rouge des deux lèvres, qui causent de la cuis* àon.) — (Sur la partie rouge des deux lèvres, points suppurants, enfon- Déit, qui causent une douleur tractive et câisante, même sans qu'on

100 AGIDUM PHOSPHOKICUM.

remue les lèvres; il se forme dessus une pellicule de couleur foncée, qu'on enlève facilement par le lavage ; après quoi, les points saignent et causent une douleur cuisante quand on y touche. — Éruption au hotd de la lèvre inférieure, non loin de la commissure. — La lèvre inférieure est gercée dans le milieu (S. H.)*

Éruption d'un jaune brun^ croûteuse, contenant du pus, à la lèvre inférieure, près du coin de la bouche, sans douleur, pendant six jours (Fr.H.).

Organes génitaux. — Fourmillement sous le gland, près du frein ; il «•y trouve de petites vésicules qui suintent et démangent. — Petites vésicules auprès du frein du prépuce, qui ne démangent que quand on appuie dessus. — (Chaleur et ardeur aux fies). — Douleur d'écorchure aux fies, en marchant et en étant assis (S, H.).

Prurit fourmillant à la peau de la verge, au-dessous et en arrière (au b. de ti h. 1/2) (Frz.). — Éruption de petits boutons rouges sur la face antérieure du scrotum, à la partie inférieure et postérieure de la verçe, avec sentiment de chaleur dans ces parties (au b. de 32 h.). — Chute d'une partie des poils des parties génitales (au b. de 52 h.) (Br.).

Tronc. — Éruption sur l'épaule, qui ne cause pas de démangeaisons, mais fait mal quand on y touche (S. H.). — Petits boutons rouges au cou, à la poitrine et au dos, surtout au-dessus des omoplates, qui ne sont sensibles qu'au toucher et au frottement des vêtements (surtout ceux qui couvrent le sternum) et se montrent principalement le soir ; une partie disparaît le matin, le reste dure quatorze jours (Ws.).

Membre supérieur. — Furoncle sur l'épaule droite. — La peau des mains est sèche, âpre et ridée. — < Inflammation et suppuration derrière les ongles (S. H.).

Petites taches rouges en forme de petits boutons sur la face dorsale des doigts^ sans aucune sensation (Br.). — Petits boutons rouges, gros comme des têtes d'épingle (qui finissent par être surmontés en leur milieu d'une élévation blanche) sur la face dorsale des doigts, sur leurs côtés et entre eux^ sans aucline sensation; ils durent cinq jours (au b. de 11 j.) (Frz.).— Vésicules dures, pruriteuses au pouce (Hg.)*

Membre inférieur.-^Furonde à la fesse. — Prurit à la hanche droite. — Prurit à la jambe. — Violent prurit aux malléoles, l'endroit rougit en se grattant. — Prurit aux talons. — Élancements et ardeur dans les cors, pendant huit jours. — Un ongle rentré dans les chairs cause de l'inflammation et de la suppuration (S. H.).

Sur le genou et le mollet, boutons nombreux avec violent prurit» pendant le jour et le soir dans le Ut ; l'action de se gratter, d'abord

agréable, laisse à sa suite un sentiment d'ardeur; ces boutons se réunissent, prennent un mauvais aspect, rongent autour d'eux et se con- Teriissent chacun en un ulcère saignant facilement (Mr.). — Rongemcnt prurlteux à la jambe gauche, qui excite à se gratter ; après s'être gratté, on éprouve un soulagement de courte durée, suivi d'un rongement pru* riteux plus violent qu'auparavant (Hrm.). — EnOure de la base du gros orteil, avec ardeur et battements ; le frottement détermine des élancements comme des coups de couteau, qui font tressaillir l'orteil ; la déglutition ou la crainte qu'on n'approche de la partie malade réveille le douleurs (Hg.). — Ampoules aux orteils (Hg.). — Vésicules semblables l celles de la gale aux fesses, aux orteils (Hg.). — Excoriations aux orteils, aax parties génitales (Hg.).

ACIDUM SULFURICUM (1)

Acide sullurique ; ail., Schwefelsâure ; angl., sulfuric acid.; it., sulfurico acido; esp., sulfurico aceto.

PRËPÂRÂTION. — L'acide sulfurique se trouve dans le commerce sous deux formes : l'huile de vitriol et l'acide sulfurique de Nordhausen. M. Weber conseille de se servir de ce dernier pour la préparation homœopathique. Avant tout, on le distille avec toutes les précautions indiquées dans la Pharmacopée homœopathique (2).

La première dilution doit être préparée avec de l'eau distillée, les deux suivantes à l'eau alcoolisée, les autres avec de Talcool pur.

Lorsque Vacidum sulfuricum était bien homœopathique à un cas donné, ii a réussi surtout contre les symptômes suivants : tension dans les paupières, le matin; myopie; dureté de l*ou!e; hernie inguinale; relâchement chronique du ventre ; règles trop abondantes, même métrorrhagie; âprelé de la gorge; asthme; gonflement des pieds ; froid aux pieds.

Concordances. — SEPIÂ est, d*après Bœnnlnghauseu, le médicament qui serait le mieux à consulter après acîdum sulfuricum (ARNICA, CALCAREA C, CONIUM, LYCOP., PLATINA, SULPHUR devraient être aussi pris en sérieuse considération. Viennent ensuite : 1^ NUX VOM., PULSAT., RHus T., SULPHUR; — T bellad,, Bryonia, graph., ignat, kcdi c, mercur^ silicea; — 3* alum, ars., aurum, carbo an., carbo veget., caustic, cham^ china^ cocculus, hepar s., lach., natr. c., natr. mur., nitri acid., spig., stann.^ staphys., veratr. zincum.

Antidote : PULSATILLA.

liiste des antenrs. — Frédéric Hahnemann (F. H.), Franz (Frz.),

{i) yo^tz Traité des maXa^$ chrcmiques, t. V, p, 405, édit. allem.;t. III, p. 575, édit. franc.

(2) Voyez Geocg^ Weber, Pharmacopée homœopathique, p. 151.

SYMPTÔMES FiMtaES. 103

Gross (Gr.)) Langhammer (Lgh.). L'auteur anonyme cité dans les Annales d'Hartiaub et Trincks (Hb et Tr.).

SYMPTOMATOLOGIE.

S7in]P<6mcs généraux. — (/i76-/i87.) — Déchirements et tiraillements rhumatismaux par tout le corps, même à la face (sur le champ). — Frissonnement, toute la journée. — En marchant, il lui semble être sur le point de tomber de côté. — Faiblesse dans les jambes et le sacrum, qui permet à peine de se tenir debout. — Lassitude par tout le corps; à peine peut-on lever le bras (chez une femme) (S. H.).

Pression sourde en diverses parties peu étendues du corps, qui augmente peu à peu, puis cesse tout d*un coup (Gr.). — Déchirement dans tous les membres, surtout le soir ; pendant les règles (Hb et Tr.).^ Tendance aux crampes dans les mains et les pieds (Lgh.). — Soubresauts des tendons (Jacobson). — On paraît se trouver moins bien en plein air (chez une femme) (Hb et Tr.). — Sensation de tremblement par tout le corps, sans tremblement réel, moins le matin (Fr. H.).— Lassitude, avec céphalalgie frontale, qui diminue au grand air (Hb et Tr.).

Sommeil. — (488-504, m, c.) — On s'endort tard, le soir, et on se réveille facilement, la nuit. — On s'endort tard, le sommeil est agité et Ton se réveille souvent (chez une femme). — Le soir, au lit, râles dans la poitrine, pouls fréquent, respiration courte. — On s'éveille complètement, la nuit, après deux heures de sommeil. — On reste complètement éveillé, toute la nuit. — Sursauts de frayeur et salivation, la nuit. — Grande gêne de la respiration avec toux pendant deux heures, la nuit (la !'• nuit). — En dormant, on sent, dans les articulations, une^ douleur qui cesse au réveil (chez une femme). -— Rêves inquiétants, à crier. (S. H.).

Bâillements fréquents, après le repas de midi (Hb et Tr.). — Grande envie de dormir, le matin, en s'éveillant, comme si Ton n'avait pas dormi (Hb et Tr.).— On reste longtemps, le soir, sans pouvoir s'endormir, mais ensuite on dort bien (Hb et Tr.). — Fréquents sursauts au milieu d'un bon sommeil (Hb et Tr.).— -Réveil après minuit, sans cause (la 2" nuit) (Hb et Tr. ). — Réveil après minuit, avec chaleur, sécheresse dans la gorge et soif ; on ne peut supporter la couverture (chez une femme) (Hb etTr.).— Rêves anxieux de feu, de morts et de dangers (Hb et Tr.). —Rêves fréquents, mais dont il ne reste aucun souvenir (la l'^nuit) (Hb et Tr.).

Symptômes fébriles. ^ (505-521.) ^ Tendance h suer beaucoup,

iOA ACIDUM Sm^FURICUll.

au moindre mouvement. — On sue beaucoup, surtout aa.baut du corps, en se tenant assis (chez une femme). — Forte sueur le matin (au b. de 20 h.). — Sueur aigre le matin, suivie d'enrouement (S. H.).

Frissonnement; on yeut toujours. êjtre auprès du feu (le 20* j.) (^\> et Tr.). — Frissonnement^ le matin, dans ta chambre ; moindre au grand air (au b. de 12 j.) (Hb et Tr.). — Horripilalion subite, comme par Faction d'un froid glacial, avec chair de poule (immédiatement) (Hb et Tr.). — Frisson p«s3ager, de temps en temps, au tronc, plus intérieur et sans s'étendre aux autres parties (Gr.). -:- Frisson continuel, qui descend le long du tronc, sans froid (Gr.). — Chaleur superficielle au corps, avec froid glacial aux mains (Frz.). — Chaleur sèche, le soir, afH^ès un voyage de huit heures, avec forte soif, jusqu'à huit heures ; ensuite, ardeur aux yeux et un frisson (au b. de 7 h.) (Hb et Tr.). — On sent plus de chaleur que de froide contre son ordinaire (Hb et Tr.).— Grande chaleur par tout le corps, le soir, après s'élre couché (le 3"j.)(Hbet Tr.). — Chaleur plus forte, mais agréable, par tout le corps (les 2*^ et V j.) (Hb et Tr.). — Pouls augmenté de dix pulsations (Hb et Tr.). — Pouls petit, fréquent (Kinglake^ Jacobson). — On sue aisément dans la journée (Fr. H,.).

MoRALi — (1-25.) — Mélancolie et dégoût de la vie. — Humeurchagrine^ irritable. — Crainte^ , méfiance extrême. — Crainte^ abattement^ mauvaise humeujr. — Mauvaise humeur extrême. — Irritabilité telle que tout l'épouvante (chez une femme). — Agitation (au b. de 12 h.). — Précipitation ; il semble qu'on n'exécute pas assez vite tout ce qu'on entreprend, bien qu'on le fasse généralement (chez une femme). — Mauvaise humeur toute la journée ; on ne veut parler à personne (chez une femme). — Mauvaise humeur extrême, le matin^ en s'éveillant. — ^Très-mauvaise humeur^ même dans la journée. — Caractère posé^ sérieux. — Enjouement eicessif. — Exaltation de l'esprit et des sentiments (S. H.).

Abattement^ morosité (Lgh.). — Grande anxiété^ du matin au soir (le iJ* j.). (Hb et Tr.). — Anxiété et chagrin, avec propension à pleurer (le 2* j.) (Hbet Tr.). — Envie de pleurer, sans sujet (Hb et Tr.).— Hébétude, stupeur, le malin (Frz.).— Elle n'aime pas à parler (Hb et Tr.)— Mauvaise humeur, impatience, quand les choses ne vont pas à son gré (Hb et Tr.). — Mauvaise humeur, colère, on ne répond qu'avec répugnance (Hb et Tr.). — Diminution de l'anxiété, et des alternatives d'exaltation et de pusillanimité, et par suite apaisement de l'esprit (eiïet curatif) (Frz).— Grande distraction; on répond souvent des choses qui ne sont pas convenables (chez une femme) (Hb et Je.)* — Eogoqrdisser ment de l'esprit (Jacobson, in HufeL Jmm,).

'nfmptàmemUetàÊx. ^ TÊTE.-- (26-79.) — Pressiea douloureuse à le tété. — Pesanteur dans (a tête et douleur comme si le cerveau allait s'en échapper. — Vertige^ Taprës-midi, en cousant^ comme si Ton tombait de sa chaise (chez une femme). — Veriige à chanceler, qui obKge à se coucher, et revient dès qu'on se lève. — Douleur dans la tête, comme si elle allait éclater. — Douleur pressive et brûlante au front et aux yeux^ fréquemment: — Céphalalgie tiraillante;, le soir. — Tiraillement et tension dans la tête, le soir. — Douleur lancinante, tantôt au liront, tantôt à Toccipot. — Douleur superficielle sur toute la tête, qui est sehsible^ même au toucher.

Faiblesse dans la têle (Fr. H.)- — La tête est entreprise et lourde, le matin (Hbet Tr.). — Sensation de pesanteur et de plénitude à la tête, qu'on est obligé d'appuyer (chez une femme) (Hb et Tr.). — Sensation de pesanteur dans le côté gauche de la tête (Hb et Tr.). — Le côté droit de la tête s'entreprend tout à coup, pendant qu'on est assis, comme par l'ivresse (Hb et Tr.). — 0n a la tête comme trop pleine et obnubilée, presque toute la matinée (Hb et Tr.). — Vertige dans la cham.bre, il se dis»pe au grand air (Hb et Tr.). — Vertige étant assis, tout tourne autour de lui (immédiatement) (Hb et Tr.). — Douleur stupéQante, pulsative, dans le côté droit de la tête, en se redressant après s'être baissé (Hb et Tr.-— Douleur contusive dans la tête, le matin, après le réveil, et ensuite grande envie de dormir (Hb et Tr.). — Douleur sourde dans la tête, comme si elle était trop pleine (Hb et Tr.).— Douleur pressive au synciput, en se tenant debout (Hb et Tr.). — Pression et élancements dans le côté gauche de l'occiput (Hb et Tr.). — Pression dans le côté droit du front, comme par un coup ; elle est d'abord croissante, puis cesse tout à coup-(Gr.). — Douleur constrictive dans les côtés de l'occiput, qui diminue en portant les mains à la tête, sans même y toucher (Hb et Tr.) — Le côté gauche de la tête, au-dessus de l'oreille, semble serré dans un étau (Hb et Tr.). — Constriction au front, d'abord croissante, puis disparaissant tout d'un coup (Gr.). — Pression de dehors en dedans aux deux tempes (Gr.). — Tiraillement dans la tempe gauche, plus extérieurement et sur un point peu étendu (Hb et Tr.). — Céphalalgie tiraillante, surtout au côté droit, près du front (Hb et Tr.). •— Déchirement douloureux dans le milieu du front, vers le côl^ gauche (Hb et Tr.). — Déchirement et élancement au côté droit du devant de la tête, le soir, qni diminuent par la pression de la main (Hb et Tr.). — Déchirement dans la tempe droite, vers le soir (Hb et Tr.). — Déchirement douloureux dans la tempe gauche, étant assis, pendant le déjeuner (Hb et Tr.).

I6é ACroUM SULFURICUM.

— Déchirement dans toute la tête, nuit et jour (Hb et Tr.]. *-« Remuement dans les os temporaux, de temps en temps (Gr.). — Violent coup de

, temps en temps au-dessous de la bosse frontale gauche, qui cesse rapi* dément (Gr.). — Coup douloureux, rapide, sur la bosse frontale gauche (Gn). — Coups dans la tempe droite, comme si un coin y était enfoncé de plus en plus profondément (Gr.). — Coups saccadés dans la tempe droite (Gr.). — Douleur comme d'un clou implanté au-dessus de ToejM gauche, d'abord croissante, puis cessant rapidement (Gr.).-— Élance* ments brusques, sourds et très-sensibles, comme des coups, au-dessous de la bosse frontale gauche, jusque dans le cerveau (Gr.). — Élance-» ment sourd, profond dans le cerveau, au-dessous de la bosse frontale gauche, qui augmente soudainement, puis s'affaiblit et enHn cesse tout à coup (Gr.). — Élancements sourds dans le devant de la tête, tant6t à droite, tantôt à gauche, pénétrant profondément dans le cerveau (Gr. ).

— Élancements çà et là dans la tête, en marchant au grand air (Hb et Tr.). — Douleur brûlante dans les tempes, comme à la suite de contu-^ sions, par accès onduleux (Gr.). — Douleur, comme à la suite d'un coup, près de la bosse frontale gauche ; elle est d'abord croissante, puis cesse tout à coup (Gr.). — Sensation .douloureuse de cuisson au-dessus de la bosse frontale gauche, qui devient beaucoup plus sensible en quelques places (Gr.). — Sensation dans la région du front comme si le cervéav ballottait dans le crâne (HbetTr.). — Douleur au-dessous de la bosse frontale droite, comme si le cerveau* heurtait le crâne pendant les moavements de la tête (Gr.).

Yeux. — (80-9/j,) — Les paupières s'abaissent, on ne peut les ouvrir.

— Pression dans l'angle externe de l'œil. — Rougeur des yeux, avec photophobie et larmoiement continuel. — Les yeux sont un peu fermés par des mucosités, le matin. — Trouble de la vue, le matin. — Sensation de tournoiement devant les yeux, avec accablement (S. H.).

Sensation comme d'un corps étranger dans l'angle externe de l'œil droit, le niatin, en marchant; elle se dissipe dans la chambre (Hb et Tr.).

— Prurit lancinant à la paupière inférieure, on est obligé de la frotter (Gr.).-r- Cuisson, fréquemment, dans l'œil droit (le 1" j.) (Hb et Tn).

— Cuisson, ardeur et larmoiement à l'œil gauche, en lisant dans la journée (Gr.). — Ardeur et larmoiement de l'œil en lisant au crépuscule (Gr.). — Vive ardeur dans l'œil, fréquemment (au b. de 6 j.) (Hb et Tr.).

— Pression brûlante à la partie antérieure de l'œil, au grand air, qui cesse dans la chambre ; cette douleur devient au contraire plus aigaê quand on regarde fixement, de sorte qu'on est obligé de s'en abstenir

(Fr. H). — Larmakment (Hb et Tr.).— TressaiHement dans l'angle interne de l'œil droit (nb et Tr.).

Oreilles. — (95-107.) — Déchirement et éiancenaent dans l'oreille droite, surtout à l'extérieur. — Bourdonnement dans les oreilles, le soir. — Forts bourdonnements dans les oreiUes, le soir. — Forts bourdonne-' ments dans les oreilles, pendant quatre heures. — Bourdonnements cadencés dans les oreilles (S. H.).

Violent prurit dans la conque de l'oreille (Hb et Tr.). — Tiraillement de dedans en dehors dans le conduit auditif droit (Gr.). — Déchirement au-devant de l'oreille gauche, en remontant vers la tempe (Hb et Tr.). — -Déchirement profond dans l'oreille droite, suivi de fourmillement (Hb et Tr.). — Une couple de secousses effrayantes au devant de l'oreille gauche jusqu'à la joue, où survient ensuite du fourmillement (Hb et Tr.). — Yulsion dans l'oreille droite, précédée d'une chaleur agréablg (Hb et Tr.). — Diminution de l'ouïe, comme s'il y avait un rideau devant Toreille (Hb et Tr.). — Bruit clair, de cloches, dans l'oreille droite (I^h.). — Bruissement dans l'oreille gauche, comme par une chute d'eau, en ouvrant la bouche, pendant le dîner (Hb et Tr.).

Nez.— (108-1 09,3/i2-850.j — Picotement léger au côté droit du nez, qui oblige à se frotter (Gr.). — Saignement de nez^ le soir, en se tenant assis et debout (Lgh.).

Coryza. — Violent coryza avec larmoiement des yeux. — Coryza tenace (S. H.).

Envies d'éternuer sans le pouvoir. — Un flot de vapeur semble lui monter dans le nez ; ensuite il éternue vingt fois de suite, après quoi obstruction des narines. — Coryza et perte de l'odorat. — Coryza fluent (au b. de 4 j.). — Une grande quantité d'eau coule du nez, avec obstruction d'une narine (Hb et Tr.). — Violente obstruction du nez; c'est tantôt par une narine, tantôt par une autre que l'air ne peut passer (Gr.).

Face.— (110-128.) — Rougeur et chaleur à la joue droite.— Déchirement, qui change de place, dans la mâchoire inférieure. — Les glandes sous-maxillaires sont douloureuses et gonflées jusque dans la langue, qui est comme brûlée. — Gonflement et inflammation des glandes sous^ maxillaires, parfois avec des élancements (S. H. ).

Grande pâleur de la face, avec mouvement dans l'estomac >(le &^j.) (Hb et Tr.). — Ardeur à la joue gauche (Gr.). — Il semble que la face soit tendue par du blanc d'œuf desséché (Hb et Tr.). — Fluxion à la joue gauche (Hb et Tr.). — Tressaillements fréquents à la face, autour de l'oreille gauche, à chaque mouvement de la tête, et plus tard pendant

108 AGIDUM SULFURIGUM.

le repos (Hb et Tr.). — Déchirement dans les os du coté gauche de la face* puis dans le côté droit de la tôte (Hb et Tr.). — Déchirement au bord de l'orbite droit, qui se dirige vers la tempe, sous la peau (Hb et Tr. ). — Pincement à la peau de la joue, au-dessous de l'œil droit, d'abord croissant, puis se dissipant (Gr.).^- Un fort élancement remonte fréquemment dans la joue droite (Hb et Tr.). — Douleur coniusive dans Tos de la pommette gauche, croissant d'abord, puis cessant rapidement (Gr.). — Pression, comme avec un doigt, immédiatement au-dessus du coin gauche de la bouche (Hb et Tr.). — Douleur cuisante aux deux coins de la bouche (Hb et Tr.).

Appareil digestif. — (129-301.)

A. Bouche. — Agacement des dents, toute l'après-midi (au b. de k h.)* — Abcès à la gencive (S. H.).

Odontalgie, le soir, après s'être mis au lit, dans les dents du bas (Hb et Tr.). — Douleur pressive, de dehors en dedans, dans nneincisive du .haut, à droite (Hb et Tr.). — Odontalgie rendue plus vive par le froid, adoucie par la chaleur, qui ne laisse pas.dormir de la nuit (Hb et Tr.).

— Déchirement douloureux, fréquemment répété, dans les dents du côté gauche (Hb et Tr. ). — Déchirement dans les dents inférieures gauches, au lit^ depuis le soir jusqu'à minuit (Hb et Tr.). — Déchire* ment dans la canine gauche et la mâchoire inférieure, toute la nuit, pendant les règles (Hb et Tr.). — Odontalgie rongeante dans les dents inférieures droites, le soir, plus forte après s'être couché jusqu'à deux heures du matin (Hb et Tr.).r— Douleur rongeante dans une molaire et une incisive, seulement en mordant un corps dur (Hb et,Tr.). — Douleur creusante dans une molaire gâtée, en mâchant un corps dur et après (Hb et Tr.). — Agacement des dents, à diverses époques (Hb et Tr.).^- Gencives comme engourdies et saignant au moindre choc (Frz.);

— Enflure de la gencive droite; en pressant dessus, du pus s'échappe (HbetTr.).

Cavité buccale. — Sécheresse passagère dans la bouche. — Sensation désagréable de sécheresse dans la bouche, pendant deux jours. — Il vient souvent à la bouche une salive aqueuse (S. H.).

AfQux abondant à la bouche de salive d'un goût douceâtre, dès le matin (Hb et Tr.). — Afflux de salive à la bouche, pendant plusieurs heures, comme quand on a faim (Lgh). — Salivation, avec accélération du pouls (Kinglake, in P/tys. med. Journ., Leipz., 1802). — Violente salivation, sans saveur (Hb et Tr.). — Ampoules au côté interne de la joue gauche (Hb et Tr.). — Aphthes dans la bouche (Jacobson). —

Sécheresse de la langue (Jacobson). — Des mucosités afflaent fréquemment à la bouche et obligent à avaler et à tousser ; on doit surtout ies avaler rapidement (Gr. ).

B. Pharynx et œsophage, — Grattement dans la gorge. — EnQure dans la gorge, comme s*il y existait un corps étranger (S. H.).

Sensation de mucosités arrêtées dans la gorge^ qu*on ne peut ni avaler ni rejeter (Hb et Tr,). — Apreté dans la gorge, presque après chaque nouvelle dose (Hb et Tr.). —Grattement et âpreté dans la gorge (Hbet Tr.). — Mal de gorçc, en avalant, le soir, plus fort au côté gauche (Hb et Tr.). — Élancements dans la gorge, au côté gauche, plus forts en avalant, même le soir, avec douleur extérieure au toucher (Hb et Tr.).

— Sensation de constriclion dans la gorge, surtout au côté droit, pendant la déglutition et en dehors de cet acte (Hb et Tr.).

Estomac, troubles fonctionnels, — Goût très-mauvais^ putride^ dans la bouche. — L*odcur du café répugne et donne des faiblesses et des tremblements. — Le pain semble amer et pèse beaucoup sur Testomac.

— LMngestion du lait donne des vents. -- Après avoir mangé, tranchées» puis fouillcment et agitation dans le ventre, sans diarrhée. — Après avoir mangé, resserrement à la région épigastrique, qui paraît sur le point d*éclater. — • Toute boisson qui ne contient pas de spiritueux refroidit l'estomac. — Rapports aigrelets. — Acidité dans la gorge. — Rapports ayant le goût d*oignon. — Nausées avec froid. — On est.obligé de se faire violence pour ne pas vomir (S. H,).

Mauvais goût dans la bouche, le matin, après le réveil (le 5^ j.) (Hb et Tr.). — Goût pâteux, le matin, au lit, qui cesse en se levant (Hb et Tr.).—- Défaut d'appétit et malaise; les aliments ont leur goût ordinaire, mais ne plaisent pas (Gr.). — Dégoût des aliments, qui se dissipe vers le soir (Hb et Tr.). — Elle a faim, mais les aliments la dégoûtent tout de suite (Hb et Tr.). — ^^ Propension à manger des prunes (Hb et Tr.). — Accablement, le matin, après avoir pris du lait (Hbet Tr.). — 0\\ a faim, cependant on mange sans appétit, ei l'on éprouve ensuite du malaise dans Festomac, pendant plusieurs jours (chez une femme) (HbetTr.). — Accroissement de la faim et de l'appétit (le 1" j.) (Hb et Tr.).— Grand appétit; les aliments semblent bons, cependant ils causent du malaise, de sorte qu'on est obligé de cesser de manger avant d'être rassasié (chez une femme) (Gr.). — Les souffrances apparaissent aussitôt après lediner qui a semblé bon (Gr.). — Pendant et après le diner, chaleur, avec bon appétit (Hb et Tr. ). — Dès qu'on a pris quelque chose de chaud, sueur froide, surtout au front et à la face, et sur le reste du corps (Frz.). -^ Faiblesse extrême, après avoir mangé (Frz«). — Éructations

140 AGIDUM SULFURIGUM.

fréquentes et prélongées (iHentÔt) (Hb et Tr.). — Rapports aigres, 0iême en marchant au grand air (bientôt) (Hbet Tr.). — Rapports amers, à plusieurs reprises, après le dîner (Hb et Tr.). — Rapports amers. (Hb et Tr.). — R^urgitation d'eau douceâtre (Hb et Tr.). — De Tean remonte de Testomac à la bouche (Hb et Tr.). — Régurgitation fréquente d*eau, qui cesse après le dîner (Hb et Tr.). -^ De Teaii salée vient à la bouche avant le vomissement (Hb et Tr.). -—Dégoût et afSux de saltv^ à la bouche, avec douleur constrictive dans Testomac et le ventre, fréquemment (le 8* j.) (Hb et Tr.). — Dégoût, vers midi, quoique les aliments et les boissons aient bon goût (Fr. H.). — Hoquet en fumant, quoiqu'on en ait l'habitude (Lgh.), -^ Hoquet continuel (Jacobson). — Hoquet, la nuit (Hb et Tr.). — Nausées, avec sensation d^on amas de mucosités dans la gorge (Hb et Tr.). — Nausées, que des rapports dissipent (bientôt) (Hb et Tr.). — Envie de vomir (Hb et Tr.). — Fortes nausées; tout tourne dans l'estomac et cherche à remonter; rumination (Hbet Tr.). — Vomissement d'eau pure, après une nausée soudaine (le 3** j.) (Hb et Tr.). — Vomissement, d'abord d*eau pare, puis des aliments pris la veille, après quoi les nausées continuent encore (Hb et Tr.). — Soif iaprès le vomissement (Hb et Tr.).

EstomaCf tr&ubles locaux, — La région épigastrique est très^sensible au toucher. — Étreinte dans l'estomac, tous les soirs, comme après un refroidissement. -^ Élancement dans l'estomac, qui dure cinq minutes (au b. de 1 h.). -—Sensation agréable de chaleur dans l'estomac (au h: del//id'h.)(S.H.).

Pression dans l'estomac^ avec sensation d'un corps dur, très-amer, qui remonterait dans la poitrine; ensuite régurgitation fréquente de mucus, qui plus tard s'arrête à la gorge et la. rempKt (Hb et Tr.)* — Pression continuelle à l'estomac, avec propension inutile à l'éractatlim (le 1** j.) (Hb et Tr.). — Pression dans l'estomac, comme par une pierre, avec régurgitation de liquide à la bouche, ce qui fait disparaître la pression (Hb et Tr.). — Pression dans l'estomac, avec dégoût et bâillements continuels (Hb et Tr.). — Plénitude et dégoût dans l'estomac, de longue durée, après avoir pris un aliment quelconque (Hb et Ti.).— Plénitude et sensation de gonflement à l'estomac (Hb et Tr.). — Sensation de constriction à l'estomac^ avec dégoût, comme pour vomir (Hb et Tr.). — Violente douleur constrictive dans l'estomac et le ventre (Hb etTr.). — Douleur constrictive, anxieuse, soudaine, au creux de Testomac, qui empêche de respirer (Gr.). — Constriction douloureuse, qui dure longtemps, ati creux de l'estomac (Hb et Tr.). — Douleur incisive au côté gauche de l'jestomac, qui se porte vers le dos (Hb et Tr.)* — •

Doulenr incisive à restomac, en marchant et se tenant debout, par accès qui dorent peu (Hb et Tr.). — Élancement dans l'esiomac (Hb et Tr.). — Ardeur dans Festomac, avec pesanteur de tête (sur-le-champ) (Hb et Tr.). — Ardeur soudaine dans l'estomac, qui effraie (Hb et Tr,). -— Froid dans Testomac (bientôt après une nouvelle dose) (Hb et Tr.). — Froid et relâchement dans l'estomac^ avec défaut d'appétit (Frz.). — Pincement immédiatement au-dessous du creux de Testomac, qui est sensible au toucher, comme si Ton y avait reçu un coup (Gr.).

Abdomen. — Élancement dans la région hépatique, au voisinage de l'estomac. — Pincement dans Thypogastre^ vers la région lombaire, il provoque une sueur anxieuse. — Pincement dans le ventre, la nuit — Pincement et tranchées dans le ventre, avec violente envie d'aller à la selle, la nuit (le 1" j.). — Violents pincements, tortillement et tranchées dans le ventre, avec douleurs expulsives et malaise à se trouver mal (au b. de âO j.). — Douleurs expulsives dans tout le vendre, jusque dans les hanches, suivies de courbature au sacrum,— «Sensation anxieuse dans le ventre, le matin, au lit. — Tendance irrésistible d'une hernie à sortir par Tannin inguinal, avec douleur cuisante au pourtour de celui-ci^ même après la réduction de la hernie (au b. de 2 h.). — Battement à Tendroit de :1a hernie, pendant plusieurs jours. — Élancements à l'endroit de la hernie (S. H.).

Ébncement dans l'hypochondre droite que l'inspiration exaspère, pendant les r^les (Hb et Tr.). — Pression sourde, de dehors en dedans, sous les côtes droites, augmentant par accès (Gr.).— Douleur gargouillante dans le côté droit du ventre, presque au dos (Gr.) . t- Élancement dans l'hypochondre gauche, en penchant le corps à droite (Hb et Tr.). — Élancement dans l'hypochondre gauche, que l'application de la main fait cesser (Hb. et Tr.). — Élancements sous les fausses côtes gauches, souvent avec élancement dans la poitrine (Hb et Tr.). — Douleur lentement pulsative au-dessous des côtes gauches (Gr.). — Ardeur dans les deux hypochondres, toute la journée, en se tenant assis (Hb et Tr. ). -^ Gonflement du ventre, avec borborygmes et émission de vents par le bas (Hb et Tr-). —Pression sur l'ombilic, superficielle, mais violente (Gr.). — Douleur pinçante dans le ventre, même le soir (Hb et Tr.).— Tranchées à la région ombilicale (Hb et Tr.). — Tranchées autour de Forobilic, plus en marchant au grand air que dans la chambre (Hb et Tr.).^ — Élancements dans le côté gauche du ventre, semblant siéger dans la rate, pendant le mouvement; ils cessent en s'asseyant (Hb et Tr.). — r Élancement lent, sourd, au côté gauche de l'ombilic, jusque dans le ventre (Gr.). «- Ardeur et pression au*dessous de l'ombilic, semblant

112 AGIDUM SCLFURIGUM.

occuper la matrice (Hb et Tr. ). — Sensation de chaleur désagréable à la région ombilicale comme dans le soda (Gr.). —Douleur resserrante dans l'aine droite (Hb et Tr.). — Tressaillement dans Taine gauche, avec pression de dedans en dehors, comme par le doigt ; elle vient d'abord pendant qu'on est assis et disparaît ensuite, revient quand on est debout pour se dissiper quand on .marche, enûn revient aussi pendant la marche (Hb et Tr.). — - Pincement dans Taine gauche (Hb et Tr.). — Déchirement à la région inguinale gauche, en se tenant assis (Hb et Tr.]. — Élancements dans Taine gauche (Hb et Tr.). — Élancement dans Taine gauche en inspirant, puis petits élancements au haut du côté gauche de la poitrine; le soir, après s'être mis au lit (Hb et Tr.). — Ardeur dans Faine droite, en toussant (Hb et Tr.). — Pression de dedans en dehors à la région inguinale droite, comme si une hernie allait sortir, le matin, au lit, en s'éveillant; cette sensation cesse en se levant, mais revient fréquemment (Gr.). — Forte douleur à la région inguinale droite en mar^ chant et en se tenant debout, comme s'il allait se produire une hernie; cette douleur empêche de tousser et de respirer. Plus tard une hernie sort de temps en temps, avec une grande douleur ; elle paraît surtout quand on parle, mais peut survenir aussi sans cause ; elle rentre quand on.se tient tranquille, surtout quand on est assis et ne cause plus alors aucune douleur pour respirer et tousser (Gr. ). — Douleur pressive de dedans en dehoi*s et soudaine dans l'aine droite, comme pour rétablissemenl d'une hernie, en se levant après avoir été à la selle, sans rapport avec la toux et la respiration (Gr.). — Tressaillement vif et superficiel au-dessus de l'hypogastre, venant par accès, presque comme une colique secouante (Gr.).

Intestins. Troubles fonctionnels, — Eorborygmes et gargouillements dans le ventre, avec faim canine ; tout cesse après avoir mangé. — Gargouillements dans le ventre, comme s'il y avait de l'eau ; pendant les mouvements que la respiration lui imprime, étant couché. — Selle d'abord dure, puis molle. — Selle très-volumineuse.— Diarrhée, jusqu'au soir; il ne sort que d^ masses de mucus, avec vents et borborygmes. — Selle d'un blanc jaunâtre. — - Selles fréquentes, hachées, safranées et muqueuses, chez un enfant. — Selles très-fétides, moitié liquides, moitié solides, avec beaucoup de mucosités striées de sang. — Selle teinte de sang. En allant à la selle, douleur comme si le rectum se déchirait. — Sensation de brisement dans les intestins, après la selle. --Le sang afflue en quantité vers le rectum. — Hémorrhoîdes , avec élancements et ardeur. — Fort prurit aux hémorrhoïdes. — Les hémorrhoïdes suintent et sont douloureuses au toucher.

ORGANBS URINÂIRES. 113

Forts borborygmes, avec émission de vents (Hb de ïr.), — Borborygmes bruyants- autour de Tombilic, ie soir, avant de se coucher, et le léudeinaiu matin, en se levant (Hb et Tr.). — Borbo* rygmes autour de l'ombilic, avec sensation d'une selle qui va venir (Hb et Tr.). — Émission pénible et interrompue de vents par le bas (Gr.). — Selle suspendue (les 1*', 3% 19« j.) (Hb et Tr.). — Envie inutile d'aller à la selle, pendant deux heures (le l''j. (HbetTr.). — Selle dure^ parfois retardée (d'abord le soir)^ et parfois aussi accompagnée de douleurs (Hb et Tr.). — Selle dure, difficile, qui ressemble à des crottes de mouton (les 4% 6" et 7* j.) (Hb et Tr.). — Selle trèsdure, teinte de sang (le IQ** j.) (Hb et Tr.). — Selle dure, noire, eu forme de crottes de mouton, mêlée de sang, avec violents élancements à l'anus^ la douleur force à se relever; pendant les règles (Hb et Tr.).

— Selle molle, féculente, avec pression à l'anus avant et après (au b. de 6 h.) (Lgh.). — Selle molle, très-grêle (le 3« j.) (Hb et Tr.). —Selle molle, précédée d'élancements à l'anus (le2'j.) (HbelTr.). — Selle molle, suivie d'une sensation de vacuité dans le ventre (le U^ j.) (Hb et Tr.). — Diarrhée aqueuse, verte (Jacobson). — Selle sanguinolente, dure, tous les deux ou trois jours seulement ^au b. de 25 j.) (Hb et Tr.). — Selle sanguinolente, d'abord dure, puis molle, avec ardeur à l'anus (Hb el Tr.). — Pincement dans les hypocliondres, en allant à la selle (Hb et Tr.)..

Appareil urinaire. — (302-319.) — Envies continuelles d'uriner et douleur sécante au moment où les dernières gouttes d'urine sont expulsées, pendant sept jours. Plus tard, chaque besoin est accompagne d'une forte pression sur le bas-ventre et aux lombes. — Douleur à la vessie; il semble qu'on ait constamment besoin d^uriner, sensation qui ne cesse pas aussitôt après la miction. — Forte pression sur le col de la vessie, comme si tout allait sortir sur ce point ; cette sensation reste la même pendant la marche, en étant debout ou assis, elle force à serrer les cuisses l'une contre l'antre. Amélioration à la suite du coït (les 10 premiers jours). — Urine blanche comme de l'eau. — Urine d'un rouge brun.— Dépôt blanc dans l'urine. — L'urine forme un dépôt sanguinolent, et se trouve recouverte à la surface comme d'une peau. — S. H.

L'effet primitif du médicament paraît être d'amener la rétention de l'urine comme celle des selles. — Pas d'urine (le matin du second jour).

— Il n'urine que le matin et le soir, avec douleur de brûlure (5" j.). — Diminution de l'urine avec douleur pendant l'émission (2* j.). — En premier lieu la quantité de l'urine augmente, ensuite elle diminue, avec douleur de brûlure (7* j.). — Augmentation de la sécrétion urinaire

HAHNEIIANN, McU, fnéd» 1. — 8

116 AGIDUM SULFDRIGUM.

(du 4® au 12" j. ). — On est obligé de se relever la nuit pour uriner (chez une femme). — Urine aqueuse formant bientôt un dépôt muqueux (!*' j.). — Urine diminuée et épaisse (1" j.). — Quand on reste longtemps debout, Turine est trouble au moment de rémission, comme si elle renfermait de la terre grasse, mais, en reposant, elle laisse un dépôt muqueux. — Contraction dans le bas-ventre avant, pendant et après rémission de Turine (Ng. ).

Appareil génital de l*homme. — (320-325.) — Chaleur aux organes génitaux, surtout aux testicules. — Relâchement des bourses. — Sensation pruriteuse au bord supérieur de la couronne du gland. — Érection le jour, sans aucun désir vénérien. — Émission de sperme sans aucune sensation voluptueuse. — Brûlure dans Turèthre après le coït.

Appareil génital de la femme. — (326-342.) -r- Chez la femme, grande excitation au coït : cette sensation paraît exister surtout aux parties génitales externes ; le coït ne semble pas cependant exciter beaucoup la malade. — Elle rêve qu'elle s'est livrée deux fois au coït (la V nuit). — Elle rêve qu'elle est poursuivie par le désir du coït, et au réveil elle éprouve sous ce rapport les sensations les plus tumultueuses, avec érection du clitoris (au b. de kO h.). — Sensation semblable à celle qui précède la venue des règles. — Les règles retardent de huit jours, sans qu'il y ait pour cela de douleur. — Deux jours avant les règles, cauchemars : il lui semble qu'un corps pesant l'écrase, elle ne peut parler et croit que quelqu'un la serre à la gorge ; elle se réveille couverte de sueur. — Pendant les règles, élancements dans le ventre et le vagin. —•Après les règles, grande propension au coït (au b. de 11 j.). — Après les règles, grande répugnance pour le coït (au b. de 38 j.). — Fréquente leucorrhée muqueuse et cuisante (au b. de 46 j.). — Leucorrhée causant des excoriations et une douleur de brûlure. — Leucorrhée transparente ou laiteuse^ sans douleur. — Écoulement d'un mucus sanguinolent, comme si les règles allaient s'établir (au b. de 2 h.). S. H.

Aègles en retard de cinq jours, avec douleurs dans le ventre et les reins. r— Règles en avance de six jours. — Pendant les règles, soif et sécheresse de la langue (Ng.)*

Appareil respiratoire. — (350-378.) — Larynx. — Enrouement, coryza et excitation à tousser. — Douleur dans le larynx ; lorsqu'il essaye de parler, il semble que ces organes manquent de souplesse et de mobilité. — Douleur lancinante au larynx. (S. H.) - Enrouement^ raucité et âpreté au larynx et dans la gorge (Ng).

Poitrine. — Sensation de plénitude dans la poitrine. — Douleur prèsnve au côté gauche et à la région précordiale. — Pression lancinante

à la poitrine et dans la goi^e, gênant la respiration et aussi forte en étant debout qu'en marchant, améliorée au grand air. Ces accès reviennent continuellement. — Picotements au côté gauche de la poitrine, aggravés en respirant profondément et en toussant, venant pendant la marche, soulagés par le repos (S. H.).

Tiraillement tensif au côté gauche de la poitrine. — Élancements au côté droit. — Élancements violents et souvent répétés au côté droit; cette douleur semble devenir plus profonde par la pression (S** j.). — Élancements violents sous le sternum, en entrant dans un appartement après avoir été au grand air ; cette douleur s*étend ensuite à Tautre côté de la poitrine^ et devient plus profonde ; le soir (1*' j.). — Élancements aigus, profonds, au côté gauche, avec oppression, ou avec sensibilité sur une petite place à gauche, au niveau de l'appendice xiphoïde. — Élancements en avant du .creux de Faisselle gauche, après avoir porté un lourd fardeau, et ensuite forte douleur de brisement sur une grande partie du sternum (Ng.). — Fréquente douleur de brûlure au côté gauche. — Fréquente douleur de brûlure au côté gauche, à l'extérieur^ comme si de l'eau y était injectée ; cette douleur est tantôt plus forte, tantôt moindre (Ng.). — Douleur sourde au milieu du sternum, comme à la suite d'un coup. — Élancements sourds à gauche, auprès du sternum, au niveau d'un cartilage costal. — Élancements sourds, subits, violents et perforants, à la partie supérieure du côté gauche de la poitrine, s'étendant jusqu'au dos (Gr.). — Serrement momentané à la poitrine.— Oppression et serrement à la gorge, souvent la nuit. — Oppression le matin avec nausées. — Faiblesse telle de la poitrine qu'on parle avec peine (chez une femme) (S. H.).

Toux. — Toux et coryza avec faim violente (14* j.). — Le matin, au réveil état catarrhal qui excite la toux mais n'amène pas d'expectoration ; c'est seulement au bout de plusieurs heures que s'établit une expectoration muqueuse et facile. — Toux à l'air libre. — Toux sèche, courte, aboyante. — Après la toux, vomissement des aliments. — Après la toux du matin, vomissements composés d'abord d'un liquide clair, puis de mucus amer (S. H.).— Toux seulement en marchant au grand air (6® j.). — Quelques rares secousses de toux sèche, le matin après s'être levé. — Petite toux courte et fréquente. — Toux grasse avec expectoration muqueuse, le matin (Ng.). — Tussiculalion (Jacobson). — A chaque secousse de toux, coups sourds immédiatement au-dessus de l'arcade sourcilière droite (Gr.). — Crachement de sang après avoir marché lentement (Fr. H.).

Appareil circulatoire. -* (38/i-385.) — Violents et fréquents

116 AQDUM SULFURIGOM.

élancements qui traversent le cœur, le jour et la nuit, et sont suivis d'une douleur de plaie (S. H.). — Battements de cœur, sans anxiété, en ployant la moitié supérieure du corps, en croisant les bras, avec besoin de respirer profondément, ils passent peu à peu (Gr.).

Dos ET LOMBES. — (388-^01.) — Tiraillements du côté droit du cou, au-dessous de Toreille (S. H.). — Douleur pressive semblable à celle que causerait un lourd fardeau entre le côté gauche du cou et Faisselle du même côté (Gr.). — Douleur tiraillante au dos, pendant le mouvement des bras en marchant. — Roideur du dos, plusieurs matins de suite, qui passe dans la journée par le mouvement (S. H.]. — Douleur brûlante et déchirante entre les épaules, comme si le dos était en deux. — Douleur de plaie et de courbature au dos. — Élancement aigu à la colonne vertébrale^ et en même temps au côté gauche de la nuque (Ng.). — Douleurs au dos et au sacrum. — Douleur de plaie ou de tiraillement crampoïde au sacrum^ pendant le mouvement. — Douleur de brûlure au sacrum (S. H.). — Douleur de brisement au sacrum, en se tenant debout ou assis (Ng.).

Membres supérieurs. — (402-Zi32.). — Picotements dans Taisselle droite, en levant le bras. — Au bras droit, en écrivant, fréquente douleur tiraillante, crampoïde ou paralytique. — Pesanteur du bras. — Élancements dans les articulations des bras. — Douleur tensive dans les deux coudes. — Tiraillements et faiblesse à Tarticulalion du poignet. — Élancement sourd aux articulations moyennes des doigts (S. H.). — Pression et tremblement au fond de Faisselle gauche, par accès irréguliers (Gr.). — Déchirement lancinant dans Faisselle gauche.

— Secousse dans Farticulation scapulo-humérale droite, en écrivant.

— Douleur sécante en avant du creux de Faisselle gauche. — Élancement en avant et au fond de Faisselle droite. — Déchirement aigu et secouant au bras droit, s*étendant souvent du pouce jusqu'à la poitrine, en étant assis. — Crevasse douloureuse, qui part de la partie postérieure de Farticulation scapulo-humérale droite et s*étend jusqu'au fond de Faisselle de ce côté (Ng.). — Douleur de gerçure et de courbature au côté externe du coude gauche. — Au cubitus gauche, près de Farticulation de la main, toutes les secondes, douleur semblable à un coup, qui se transforme bientôt en un sentiment de roideur, sensation qui passe dans le bras tout en s'alTaiblissant, et s*y termine. —

— Douleur tensive et pesanteur au métacarpe droit, en se promenant au grand air le bras pendant, comme si le sang s'accumulait violemment dans cette région. — Secousse très-douloureuse à Fos métacarpien de Findicateur droit, s*étendant jusqu'au bras. — Battement très-doulou-

reux, semblable à un coup sourd, s'étendant de Tos métacarpien du pouce à la racine de la main, et souvent aussi passant du poignet au bras. — Pendant le sommeil, les doigts se contractent spasmodiquement dans la paume de la main, ce qui Teffraye. — Douleur lancinante à Textrémité des doigts, elle paraît localisée à l'extrémité des nerfs. — Élancement brûlant et incisif au côté du médius. — Fourmillement brûlant et lancinant à l'extrémité du petit doigt, qui paraît tout engourdi; celte même sensation existe en même temps sur une petite place de Tindicaieur. — Douleur aiguë secouante, qui part de Textrémilé du pouce droit et s'étend dans toute sa longueur (Gr.). — Déchirements aigus au ponce droit, qui paraissent avoir pour siège les os de l'articulation inférienre (Ng.). — Déchirements sous l'ongle de l'indicateur, comme par le fait d'une envie ; celte douleur augmente en plongeant le doigt dans l'eau froide (Gr.).

Membres inférieurs. — (433-469.) — Crampe dans la hanche droite. — Grande tendance du membre inférieur droit à s'engourdir. — Besoin d'étendre les jambes. — Pesanteur des jambes. — Douleur déchirante dans les varices du membre inférieur droit, aussi bien à celles de la cuisse qu'à celles de la jambe, le matin, au lit. — Douleur brûlante au jarret droit. — Fourmillement qui paraît avoir son siège dans les os de la jambe gauche. — Crampes au mollet^ en marchant, suivies de fourmillement. — Douleur au métatarse, plus forte en marchant qu'en étant assis. — Déchirement au talon gauche, le matin, en se réveillant, pendant un quart d'heure. — Élancement brûlant au talon. — Roideurde la cheville, en marchant (S. H.).

Engourdissement de la cuisse gauche en étant assis, plus forte encore en marchant (^g.)• — Pincements successifs sur une petite place de la face interne de la cuisse gauche. — Pression à la partie supérieure et interne de la cuisse droite, par accès. — Contraclure spasmodique en arrière de la cuisse, passant, par accès, à la partie inférieure du membre. — Fourmillement brûlant et sécant, douleur qui se transforme, par accès irréguliers, en une sensation semblable à celle d'une plaie causée par l'application d'un fer rouge. — Pression lancinante sourde, vers la moitié de la partie externe de la cuisse gauche. — Dans les genoux, faiblesse douloureuse en -se tenant debout, avec secousses pénibles (Gr.). — Déchirements profonds dans le genou gauche, de haut en bas, qui se dissipe par le frottement (Ng.). — Douleur semblable à celle que produirait un coup, passant obliquement au-dessus du genou gauche, et donnant lieu à de véritables ondulations. — Secousses douloureuses au côté interne du genou gauche, comme un coup sourd,

118 ACIDUM SULFURICUM.

— Élaiicciiieiit sourd, comme un coup, au milieu du genou droit, en étant assis; puis douleur indéterminée^ mais longtemps prolongée. — Élancement fourmillant au jarret gauche. — Élancement aigu et fourmillant au niveau du tendon d*Achille gauche. — Douleur pressive, venant par accès, à la plante du pied droit (Gr.). — Le soir, engourdissement du pied gauche, en étant assis (Ng.). — Pression sourde et douloureuse, comme celle que produirait un coup ou un choc, au-dessous de la cheville externe du pied gauche, douleur qui vient par accès. — Douleur de courbature à la plante du pied gauche, qui va d'abord en augmentant, diminue ensuite peu à peu et cesse brusquement. — Pincement tressaillant, par saccades, à l'orteil moyen. — Élancement aigu, fourmillant et perforant, sous le gros orteil (Gr.).

Peau. — Sensation picotante semblable à celle que cause les tissus de laine. — Élancements dans d'anciennes cicatrices. — Ictère, chez les ouvriers qui préparent le vitriol (S. H.). — Prurit, çà et là, à la surface du corps, même à la tête; en se grattant il passe d'une place sur une autre (Ng.). — Disparition d'un ancien prurit. (Effet curatif.) (Frç.).

Cuir chevelu. — Violent prurit au cuir chevelu. — Forte éruption à la tête, à la face et à la nuque. — Les cheveux grisonnent et tombent (S. H.).

— Violent prurit à la tête (Hb et Tr.).

Fdce, — Petits boutons au front et au côté du nez (Hb et Tr.). — L'épiderme des lèvres se détache par plaques (Hb et Tr.). — Desquamalion de la face interne des lèvres, sans douleur (Hb et Tr.)-.

Dos, — Furoncles au dos (S. H.).

Membres supérieurs, — Tache bleuâtre à l'avant-bras, comme une ecchymose. — Éruption sur le dos des mains et entré les doigts, qui démange surtout après minuit (S. H.). — Petites élévations d'un rouge foncé, sur le dos des mains, se couvrant d'une croûte mince, au-dessus desquelles on aperçoit du pus ; ces élévations sont indolentes et durent quatre jours (F. H). — Plusieurs petites engelures aux doigts, avec douleurs pénibles (Ng.).

Membres inférieurs, — Aux jambes, taches rouges causant un prurit brûlant, et au milieu d^ laquelle se forme une nodosité ; cette partie suinte quand on la gratte. Le prurit revient dès que la nodosité disparaît (Ng.).

— Élancement dans les cors. — Douleur déchirante dans les cors, qui oblige à relever le pied (S. H.).

ACONITUM NAPELLUS.

Aconit (franc., angl.); aconito (it., esp.); Sturmhut (ail.) (1). Plante de la famille des Renonculacces.

Préparation. — On recueille Vaconit au moment où la fleraison commence, et l'on exprime le suc de la plante fraîche pour le mêler ensuite avec partie égale d'alcool. M. Weber propose de se servir d'al' cool hydraté, Talcool pur troublant la liqueur en coagulant Talbumine. On obtient de la sorte la teinture mère avec laquelle se préparent les dilutions. ^

Bien que les symptômes suivants n'expriment pas toute la sphère d'action de ce puissant médicament, ils prouveront du moins au médecin homœopathe attentif, quel secours il peut en attendre pour le traitement des maladies inflammatoires, contre lesquelles la médecine n'a préconisé jusqu'ici que des traitements dangereux, dont les émissions sanguines les plus abondantes et l'arsenal des mpyens dits antiphlogistiques font tons les frais.

Je citerai en premier lieu la fièvre inflammatoire, contre laquelle la plus petite dose d'aconit agit rapidement et sans laisser se développer aucun symptôme consécutif, rendant inutiles les moyens antipathiques dont on a fait usage jusqu'ici. La rougeole, la miliaire pourprée^ la pleurésie aiguë, etc., sont aussi très-promptement améliorées par ce médica-* ment. Il faut seulement qu'au moment où il en fait usage le malade se soumette à un régime rafraîchissant, et s'abstienne de tout autre médicament, même des acides végétaux. Un centième de goutte de la dilution du décillionième (30" dilution) est généralement sufllsante; on a rarement besoin de la répéter. Il est cependant quelquefois nécessaire d'en donner une seconde 36 ou k^ heures après (2).

(1) Hahnemann^ Traité de matière médicale pwe^ 1. 1, p. 436, édit. allemande; t. I, p. 201, édit. française.

(2) Ce mode d'administration de Taconit dans le traitement des maladies aiguës a été modifié par l'expérience. Aujourd'hui^ on donne en général la sixième ou la douzième dilution ; les doses varient de 6 globules à une goutte pour 120 grammes de véhicule. On donne de cette potion une cuiUerée de trois en trois heures, Mais il faut 86 garder avec soin de cette pratique extra-aUopaihiqud qui conilste à prei« crire de iO à 20 (gouttes de teinture mère dam chaque cuiUerée d'eau.

i20 ÂC0N1TUM IfAPELIUS.

C'est surtout pour le choix de Vaconit qu'il faut éviter d*obéir à cette vieille habitude routinière d'après laquelle on se laisse guider, surtout par le genre de la maladie, ce dont notre méthode scientifique et rigonreusedoit nous garder. Il faut, pour être en droit d'administrer l'aconit, que les principaux symptômes présentés par le malade soient en rapport exact de similitude avec ceux que le médicament produit sur l'homme sain. On obtient alors des résultats surprenants.

C'est principalement dans les affections où l'allopathie croit enregistrer ses plus beaux succès, dans les fièvres inflammatoires les plus graves et les plus aiguës, là où la seule ressource paraît se trouver dans les saignées abondantes et répétées, que l'école adverse croit l'emporter le plus sur l'homceopalhie, ce qui est de sa part une grande erreur. Dafts ce cas, en effet, se montre toute la puissance de l'homceopathie qui n'a pas besoin de verser une seule goutte de sang, ce précieux suc vital, tandis que l'allopathie le répand à torrents et souvent sans résultat : avec l'aconit on arrive à guérir le malade en autant d'heures qu'il faut de mois à l'allopathie pour rétablir complètement ceux qu'elle a si profondément affaiblis, en supposant même que la mort ou un développement artificiel de maladies chroniques incurables n'aient pas été la conséquence du traitement employé.

Il est souvent nécessaire, dans les maladies aiguës, douze ou treize heures après l'administration de* la première dose à* aconit, de donner un autre médicament homoeopathique pour combattre les symptômes qui persistent encore. Mais il est très-rare qu'il faille recourir ensuite à une nouvelle dose du premier médicament.

En prescrivant Vaconit, comme je viens de le dire, tout danger est souvent dissipé au bout de quelques heures, la fièvre tombe et la circulation revient peu à peu à son type normal.

Bien que Vaconit, en raison de la courte durée de son action (laquelle ne dépasse pas ^8 heures quand le médicament est administré à doses petites), paraisse devoir convenir surtout dans le traitement des maladies aiguës, il est également utile dans le traitement des maladies chroniques les plus invétérées, quand il y a cette rigidité de la fibre à laquelle les anciens donnaient le nom de strictum, (îette efficacité ressort de l'étude des symptômes que l'aconit peut développer sur Thomme sain, et dont la description est l'objet de la pathogénésie qui va suivre :

Vaconit , administré à petites doses , est encore très-utile dans le traitement d'un grand nombre d'inflammations de la gorge et de la trachée, dans le croup et dans les inflammations d'un grand nombre d'autres organes. C'est la première substance h laquelle il faille recourir si la soif est vive, le pouls fréquent, et qu'il existe une impatience inquiète,

une agitation que rien ne peut calmer, et une jactitatiou semblable à celles qui accompagnent l'agonie.

L'aconit engendre chez Thomme sain tous les symptômes qui peuvent naître chez ceux qui ont été en proie à des frayeurs jointes à Findignalion ; c'est aussi le moyen le plus sûr et le plus prompt de faire cesser un pareil état morbide. En général, il est très-utile, pour bien appliquer Vaconit, de tenir compte des symptômes du moral, et de ne se déterminer que s'il y a une concordance exacte sous ce rapport.

Ce médicament est indispensable chez les femmes qui ont éprouvé de la frayeur ou des contrariétés pendant leurs règles ; car sans lui on voit souvent, sous Tinfluence de ces impressions morales, le flux menstruel s'arrêter tout à coup. Il sufiBt, en pareil cas, d'employer le médicament en olfaction.

On trouvera dans la pathogénésie qui va suivre un grand nombre de symptômes contradictoires en apparence ; ce sont des effets alternatifs : les uns et les autres peuvent fixer le choix du médicament ; mais ceux auxquels on devra le plus 's'arrêter sont les symptômes qui expriment un caractère de tonicité.

Las acides végétaux et le vin sont les antidotes de Vaconii. Un certain nombre d^autres médicaments, par leur action palliative^ ou en agissant par voie d'homœopathicité , peuvent encore faire cesser les symptômes artificiels que l'aconit engendre quand il est donné à trop haute dose, ou lorsque le médicament n'est pas exactement approprié.

Le docteur Gerstel a résumé de la manière suivante le traitement de Tempoisonnement par Vaconit et celui des aggravations que cette substance peur produire. Au début, quand le poison a été ingéré depuis peu ^t en quantité notable, il faut provoquer les vomissements avec Vémétique; dans la seconde période, que l'auteur nomme période déparalysie, celle-ci intéressant surtout les organes de la circulation et de la respiration, le vin et le café sont utiles avant tout. Comme médicaments : verat. album, arsenic , tpécacuanka, opium, agaricus. Pline recommande Vhelleborus niger et Vaconitum anthara , comme antidotes de Vaconit. napellus.. Pendant la période de réaction, chamom., coffea., caustîc, mercur., belladonna, hyosciamus, bryonia, nux vom., iodium et arnica, sont réellement utiles. Les acides végétaux, les fruits acides, l'eau aiguisée de vinaigre, sont aussi à leur place (1).

Concordances. — D'après Bœnninghausen , les médicaments qui se* rapprochent le plus de l'aconit sont : V BELLADONA, BRYONIA,

(1) W.OEstereichischeZeUschriftfUrHomœopalhie. Vienne, 1844, t. I, 2Mivr., p. 201.

122 ACONHUM NAPELLUS.

MERCURIUS S., NUX VOM., PHOSPH., PULSATILLA, RHUS T., SULPHUR. Viennent ensuite : 1° arsenic, calcar. c, lycopod., SEPIA; 2° cannabis, cantharis, chamom., crocus^ dulcam, hepar 5., ignatia,, kali carb,, natrmuriat., ruta, siltcea., spong. , veratrum ; 3° anacard., arnica, antim. crud. asarum.,' carbo veget. , caustic. coccul., colchicum, graphites, hyosc, ipéca, lach., nain c, nit'ri acid., opium, phosph. acid., plalin. sabina, sec. corn., spigel., stapbys., stramonium (Jabr et Bœnningbausen).

jLntidotes. — Le vin et les acides, surtout le vinaigre, le café ; comme médicaments, coffea, chamomilla, nux vomica, veratrum.

lilstedesauteurs: — Ahner (An.), Fr. Hahnemann (Fr. H.), Hornburç (Hbg.), Ruckert (Rt.) , Wahie (We). Société d'expérimentation pure de Vienne, représentée par les docteurs Arneth^ Baldriam, Bôhn, Devay, Gerstel, Maschauer; Otto Pallas, Pereira, Perrin, Ricbe-Dix, Reisinger, Rothansi, Skerwin, Schwarz, Sterz, Watzke, Weinke, Wurm, Wiirsti, Zlatarowicb (S. V).

SYMPTOMATOLOGIE.

Symptômes généraux. (396-/i20) . — Grande sensibilité du corps au toucher; Tenfant ne veut pas qu'on le touche, et pleure. — Sensation semblable à celle que l'on éprouve en relevant d'une maladie grave (au b. de 6 et 12 h.) chez une femme. — Sentiment de paralysie et de lenteur dans les cuisses et les jambes, avec tremblement violent par tout le corps, surtout aux extrémités, tremblement qui empêche presque de marcher. En même temps, pâleur extrême du visage, dilatation des pupilles, disposition à s'évanouir, battements du cœur, sueur froide dans le dos, céphalalgie aux tempes, qui semblent s'écarter l'une de l'autre; bientôt après, chaleur brûlante à la face, avec sentiment de tension, rougeur et envie de dormir (après le dîner) au b. de 46 h. effet alternatif ?). — Faiblesse et défaut de solidité des ligaments de toutes les articulations (au b. de 46 h.). — Craquement indolent de toutes les articulations, de celles des genoux en particulier. — Lassitude dans les membres, surtout dans les pieds, avec envie de dormir continuelle et mauvaise humeur. — Faiblesse si grande le matin et au réveil, qu'on • voudrait ne pas sortir du lit : cette sensation se dissipa après qu'on fut levé. — Syncope. — Accès de syncope, avec froid. — Le mouvement déplaît : on aime à rester assis (chez une femme). — On est forcé de se coucher (entre 3 et 5 b. après l'administration de Taconit (chez une femme). — Penchant irrésistible «i se coucher (entre 2 et 5 b. ). — ïoos ces

accidents disparaissent au grand air; la tête redevient libre. — Accès fréquents (presque toutes les 2 h.); pendant un quart d'heure, faiblesse excessive et insensibilité qui ne permet de remuer ni les pieds ni les mains, non plus que de s'asseoir sur le lit ; on ne sent plus la douleur qui existait avant ; on ne peut ni voir, ni entendre, ni parler haut ; en même temps, les jambes sont allongées (au bout de qq. h., S. H.),

La paralysie du côté gauche disparut bientôt et passa promptement au côté droit (Matthioli). — Ébranlement des membres. — Le soir, cri soudain, grincement des dents ; immobilité et roideur précédée d'un long hoquet (catalepsie). — Endolorisseinent de tout le corps, avec augmentation de la faiblesse (Greding, /. c.) — Toutes les articulations sont douloureuses (au b. de 7 h. (Richard). — Grande faiblesse des articulations , surtout de celle des genoux et des pieds, avec des soubresauts des tendons, de sorte qu'on peut à peine marcher (Bacon). — Lassitude par tout le corps, grande faiblesse et oppression au cœur au b. de 3 h. (Matthioli). — Chute des forces (Bacon). — Chute extrême des forces (E. Gmelin, nov. act., nat.^ cur VI, p. 394). — Évanouissement (P. de Albano, de Venen., cap. 30). — Deux et trois pulsations plus rapides, puis syncope de pareille durée. — Grande envie de se coucher (Bacon). — Après la disparition des signes de folie , douleur dans l'estomac , la tête, les mâchoires, la poitrine, et tantôt l'une, tantôt l'autre articulation (Richard). — Peu à peu toutes les parties du corps deviennent noires, le corps enfle, les yeux sortent de la tête, et la langue pend hors de la bouche (P. de Albano, de Venen., cap. 30).

Sensation de fourmillement et de reptation, tantôt ici, tantôt /à, surtout aux bras et aux jambes, avec frissonnement très-désagréable, — Sensation de gonflement à plusieurs parties du corps, surtout avec frissons, froid, ou seulement frissonnement léger. — Sensation d'engourdissement qui s'étend des dents au maxillaire supérieur, remontant jusqu^à Vangle externe de Vœil, et de là se répandant à tout le corps. — Sensation de gonflement de presque tout le corps, surtout du côté gauche ; cette sensation se transforme peu à peu en un engourdissement accompagné de douleur de courbature dans les muscles et de faiblesse dans les os. — Sensation d'anxiété générale ; il semble que le sang soit sur. le point de sortir des veines; en même temps, frissonnement continuel , froid surtout au visage , même quand on est dans une chambre chaude : ces symptômes s'améliorent à l'air libre et par le mouvement. — Tremblement anxieux, semblable à un bouillon^ nement qui traverserait tout le corps; les mains et les pieds pciraissant être sur le point de s'engourdir^ comme il arrive au début de F ivresse; cet état est toujours accompagné d'un sentiment de froid continuel et

124 ACONITUM NAPELLUS.

insupportable. — Sur toute rétendue du corps sensation semblable à celle que l'on éprouve dans un bain de vapeur au moment où la vapeur tombe rapidement sur la peau, et ou l'on sent se former de véritables gouttes d'eau, — Douleur tiraillante qui voyage sur toute la surface du corps, change très-rapidement d'une place à l'autre, et ne reste jamais plus d'une minute sur le même point. — Tiraillements douloureux, qui se font sentir sur des points divers, mais surtout à différentes places du thorax, du bras et de Tavant-bras. — Douleur tiraillante et déchirante, QUI VA SANS ordre D'UN POINT A UN AUTRE, ET D'UN CÔTÉ A l'autre CÔTÉ, MAIS QUI ALTERNE AVEC DES SYMPTÔMES CARDIAQUES.

— Douleurs lancinantes. — Douleur qui ressemble à un élancement aigu, ou qui est à la fois lancinante et brûlante ; se fait sentir sur plusieurs parties du corps, et est l'accompagnement d'un sentiment de pesanteur, d'engourdissement ou de gonflement de la partie malade. — Élancement au front, au dos, sur les côtés de la poitrine, aux doigts et sur le dos des mains et encore à d'autres parties du corps, comme si ces régions se trouvaient placées sur l'isoloire d'une machine électrique, et qu'on y fît passer des étincelles. — Le soir, élancements fugitifs, tantôt sur un point, lantôt sur un autre : à la région des côtes, dans les parois abdominales et aux articulations. — Secousses dans les parties musculaires, surtout dans les muscles de l'avant-bras, comme il arrive quand on tient dans une main un rhéophore ; seulement ces douleurs viennent et passent lentement. — Sensation de courbature à diverses parties du corps. — Pesanteur et roideur des membres à l'air libre. — Tremblement et fourmillements dans les membres, avec douleurs lancinantes. — Tiraillements erratiques se faisant sentir dans les articulations. — Douleurs tiraillantes et déchirantes dans les membres. — Froid des extrémités, avec coloration bleue des ongles, des doigts et des orteils, — Froid des extrémités, avec disparition du pouls. — Malaise général.

— On se sent si mal à l'aise, la tête tellement entreprise et vertigineuse, les membres si pesants, qu'on est forcé de se coucher (chez une femme).

— Nausées, malaise, sensation morbide générale, avec pesanteur douloureuse des membres. — Sensation de bien-être général (réaction). — Abattement. — Faiblesse des bras et des jambes. — Faiblesse et abattement de tous les membres, avec besoin de les étendre (pandiculation).

^— Abattement moral extraordinaire. — Grande fatigue après avoir parlé ou marché ; on se sent très-profondément atteint. — Impossibilité de se tenir debout ; on est rapidement forcé de s'asseoir. — Abattement rapide des forces. — L'agitation force souvent à quittef^ le lit , sans que l'on se sente ensuite en état d'y rentrer. — Accès de syncope, avec sensation de constriction de la poitrine et froid glacial. — Syncope.

— Convulsions générales. — Opistkotonos, — Accès convulsifs, pendant lesquels les membres supérieurs et les membres inférieurs sont violemment contractés , les doigts étant fermés, le pouce étant placé dans la paume de la main, les cuisses se trouvant violemment rapprochées Pune de l'autre; en même temps, le visage se couvre d'une sueur froide, les globes oculaires sont convulsés vers le haut. — Les articulations craquent pendant ces convulsions. — Convulsions des membres; elles finissent par une suear générale. — Grande impressionna bilité à Tacliou de Tair froid. (S. V.)

Sommeil. — (/il 9-449). — Penchant irrésistible à se coucher (de 2 à 5 h.). — On est obligé de se coucher, entre 3 et 5 h. (chez une femme). — Bâillement interrompu et qu*on ne peut achever (chez une femme). — Bâillements fréquents, sans envie de dormir, — fiâillements et pandicuiations. — £nvie de dormir et sommeil (au b. de 2 h.). — Grande envie de dormir l'après-midi, les yeux se ferment ; cependant le moindre bruit réveille, mais on se rendort toujours. — Envie de dormir, qui n'est pas habituelle, après avoir mangé. — Sommeil léger (de 1 à 5 h.). — Insomnie (dès la 4* h.). — Le matin, on dort couché sur le dos, le plat de la main gauche posé sur la tête. — On dort assis, la têie penchée en avant. — On ne peut rester couché ni sur le côté droit, ni sur le dos ; les douleurs obligent, au contraire, à se retourner sans cesse dans le lit. — Pendant le sommeil, respiration lente. — (Pendant le sommeil, l'inspiration s'accomplit eu deux saccades.) — Sommeil rempli de rêves ; ceux-ci sont vife et confus. — Rêves prolongés, avec oppression ; celle-ci, quand elle devient trop forte, amène le réveil (cauchemar). — Rêves dans lesquels on parle beaucoup. — Rêves pénibles (chez une femme).. — Vers le matin, songe très- vif, durant lequel on acquiert la solution exacte d'une aiïaire^ qui, pendant la veille, avait paru être une énigme inexplicable (au b. de 20 h. ). — Toul^ la nuit, on rêve d'un même objet, qui occupe encore pendant plusieurs heures après le réveil , de. sorte qu'aucune autre chose ne s'offre à l'esprit. Le sujet est alors en proie à une idée fixe semblable à celle à laquelle un fou obéirait^ ce qui l'effraye et lui est fort à charge. — Le soir, après s'être couché, et dans la journée lorsqu'on est assis, on rêve tout éveillé^ poursuivi par les idées les plas erronées ; il semble qu'on se trouve loin de chez soi. — Réveil en sursaut, après quoi on s'agite beaucoup ; on parle en dormant. — Étant éveillé, délire ; on se jette à bas du lit, croyant chasser des brebis (au b. de ili h.). — En se réveillant le matin, étourdissement. — En se réveillant le malin, il lui semble avoir mauvaise haleine (S. H.].

126 AGONITUM NAPELLUS.

Graude envie de se coucher (Bacon, /. c.) . — Envie de dormir et paresse ; le plus grand besoin de sommeil se fait sentir, même à la promenade (Fr. H.). — Agitation la nuit (Greding, /. c). — Assoupissement (Morœns). — Sommeil tranquille pendant ^ à 6 h. (Bacon). — Délire furieux la nuit; on ne peut retenir le malade dans son lit ; le matin, sueur très-copieuse. {Dûrr., in Hufeland's Journal, IX, h^ p. 108. )

Bâillements fréquents. — Fréquents bâillements spasmodiques. — Bâillements, avec bruits dans les oreilles. — Bâillements et pandiculation, — Bâillements, avec envie de dormir. — Penchant au sommeil. — Somnolence invincible le jour. — Somnolence vers le milieu du jour. — On dort debout. — Sommeil engourdissant, dont on le tire plusieurs fois pendant la nuit, mais avec beaucoup de peine ; ce sommeil est accompagné de rêves confus. Le matin en se réveillant, on se sent la tête vide (chez une femme). — Nuits très-agitées. — Réveils

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