VIII INTRODUCTION
les distinguons parles initiales S. H. ; le second contient les effets pathogénésiques recueillis par ses disciples : nous avons placé à la suite de chacun d*eux les initiales de l'observateur, par exemple :Str. pour Stapf,RI. pour Rummel, Gr. pour Gross, Ws. pour Wislicenus, etc. Lorsqu'un même auteur a indiqué plusieurs symptômes consécutifs, nous n'avons mis qu'un trait entre chacun *de ces caractères, et les initiales ont été placées seulement à la fin du groupe.
Mais Texpérience sur l'homme sain a ses limites (1) ; s'il est permis de conduire l'expérience jusqu'au développement d'un état mofthide 9^tiflciei, il est impossible de pousser celui-ci jusqu'à ae.s derni^eç trans* formations et de risquer de donner la mort De là vient que parmi les symptômes recueillis par le maître, il existe bien plus de troubles fonctionuels et .sensoriels que d'altérations oi^aniques.
Hahnemann, pour combler cette lacune, s'est adressé à la toxicologieet à l'observation clinique, tout en donnant une valeur secondaire aux révélations de ces deux sciences.
La toxicologie peut, en effet, fournir des indications utiles. Il ne faut pas oublier cependant que les empoisonnements sont des orages terribles qui offrent peu d'analugie avec les maladies naturelles. Mais tous les sujets empoisonnés ne succombent pas et, chez ceux qui survivent, on voit se développer une véritable maladie médicale, dont les phases peuvent être régulièrement observées et dont les symptômes, très-précis, doivent prendre place à côté de ceux révélés par Texpérimenlation pure.
Vobservation clinique permet de constater les symptômes artificiels qui naissent si souvent par l'abus des médicaments héroïques. Ici l'observation est plus difficile. Ces médicaments ayant été donnés à des malades, une partie des effets observés peut appartenir à la maladie elle-même. )l faut par conséquent multiplier les études et en comparer les résultats. Mais quand on voit une même substance produire un symptôme identique chez des sujets attemts de maladies diverses (comme il advient de la dilatation de la pupille avec la belladone ou du ptyalisme avec le mercure).
(1) Y. pour la valeur relative de ces symptômes^ les commentaires sur VOrga^ non par le D^ Léon Simon ^ in Exposition de la doctrine médicale homceopathiquey 5« édition. Paris, 1656. in-».
JNTaODUCnON. IX
ou est Cl) dro^t de considérer ce sysipiôme comme appartenant à l'agent employé.
Malgré tout, les caractères empruntés h ces deux sources ne pouvaient avoir le premier rang. '
Hahnemann Tavait ainsi compris; aussi avons-nous réservé ces symptômes pour la fm de chaque paragraphe, en ayant le soin d'indiquer la source i laquelle ils avaient été empruntés.
Non-seulement nous avons voulu mettre de l'ordre dans les renseignenients foqrnis par chaque paragraphe, nous avons également modifié celui qu*Hahnemann avait adopté pour chacun de ces derniers.
Notre maître commençait par le vertige et les symptômes de la tête pour terminer par le$ modiCcations de Tétat moral. Sa division était la suivante :
Vertige^ obnubilation ou offuscatioii de la tête, défaut d'intelligence, de qnémoire» mal de tête interne, externe, front, cuir chevelu ;
Visage en général {Vultus\ yeux et visage (visus), oreilles, ouïe (articulation de la mâchoire), nez, odorat, lèvres, menton^ mâchoire inférieure (glandes sous-maxillaires) ;
Dents, langue (vices de la parole), salive, intérieur du cou, arrièregorge, pharynx, œsophage ;
Goûts^ rapports, soda, hoquet, mal de cœur, vomissement^ envie i^ manger et de boire (i), faim, creux de Testomac ;
Abdomen, épigastre, région hépatique, hypochondres (2) (région audessous des côtes), hypogastre, région lombaire (3), aines, anneau inguinal ;
Rectum, anus, périnée, sclies;
Urine, vessie, urèthre;
Parties génitales, appétit vénérien, facultés génitales, pollutions;
Régies, écoulement par le vagin ;
Eternument, coryza, catarrhe, enrouement, toux ;
Haleine, poitrine ;
Mouvement du cœur ;
(1) La soif se trouve quelquefois après le hoquet, et revient aussi en partie plus bas, avec la flèvre.
(2) Quelquefois on les trouve avec la poitrine.
(3) Parfois elle est comprise dans la région du dos et des vertèbres lombaires.