‹ Traité de matière medicale homoeopathique, comprenant les pathogénésies du trai té pure et du traité des maladies chroniquesChapitre 25 sur 33 · TEUX · texte numérisé non relu

TEUX

dans la tête, comme s'il y avait de la famée dand le cerveau (Mr.). — Sensation composée de pression et de traction dans la tête, au-dessus de Toreille droite, se dirigeant en arrière (au b. de 4 h.). — Douleur trèsintense de pression et de déchirement dans la tempe gauche (an b. de 5 h.). —Déchirement dans ia tempe gauche (Fr.). — Déchirement dans l'os de la tempe gauche et au-dessus de l'apophyse mastoîde gauche (Hl). — Douleur tractive, superficielle, depuis l'occipiial jusqu'au milieu du frontal, suivant une direction au-dessus du temporal droit. — Douleur pressive et déchirante aux deux temporaux; aggravation par Cattouchement (Hrm.). — Pression resserrante à ia tempe droite, avec élancements saccadés, aigus, dû-igés de dehors en dedans (au bout de 5 j.)(Ws.).-- Élancements sécants qui semblent être dans l'os ou à la surface du cerveau^ immédiatement en avant de l'oreille gauche, et dirigés d'arrière en avant (Hl). — Douleur pressive à la surface des temporaux (Htm). — Douleur pressive sur les deux pariétaux. — Douleur à la surface du pariétal gauche (Hrm.). — Une légère pression sur la tête cause une douleur d'écorchure (Fr.). — Léger frisson rasant sur la partie droite du cuir chevelu (Hl.). — Douleur pressive dans le front au-dessus des sourcils (au b. de 2 h.) (Ws.). — Céphalalgie pressive et déchirante dans la bosse frontale gauche (au b. de 6 h.) (Gr.).-— Céphalalgie pressive^ déchirante au-dessous de la bosse frontale gauche, dans laquelle le globe de l'œil semble être comprimé (Gr.). — Douleurs térébranies, par intervalles, «n avant, sur le côté droit du front, toute la journée; elles augmentent encore le soir, après s'être couché (au b. de 7 h.) (Lgh.).

Yeux. — (43-l/i). — (Le bord supérieur et le bord inférieur des paupières sont très-rouges et épais^ cependant les yeux ne suppurent pas.) — Violent pnint dans les angles des yeux (S. H.).

Oreilles. — • (15 et 26-58). — Vif prurit à l'oreille externe obligeant à se gratter jusqu'au sang (S. H.).

Élancements sécants depuis l'oreille interne gauche jusque dans le cerveau.— Sensation dans 1 oreille droite comme si elle était bouchée.— Déchirement pressif sur un petit espace au-dessus de l'oreille gauche (au b. del2h.)(Gr.).

Nez. — (16-17 et 72-76). — Fort saignement de nez en se mouchant (aussitôt après le repas de midi) ; cela recommence au bout de trois heures. — Chatouillement et fourmillement dans le nez, suivi d'épistaxis (S. H.).

Irritation dans le nez, comme au commencement d'un coryza (au b. d'I h.) (Mr.)» — Les deux narines sont comme bouchées tout à fait en avant et Ton sent de la cuisson dans la gauche (Fr.). — Coryza

flucnt ; le nez est constamment plein de mucus (Gr.). — Coryza énorme, avec éiernuements fréquents pendant deux fours, — Coryza intense^ sans étemuements (au b. de 10 b.) (l-gb.j.

Visage. — (IR et 22-25). — Gonflement de la lèvre supérieure, immédiatement au-dessous du nez (S. H.).

Pression douloureuse, rongeante, sur les os du côté droit de h face, surtout Tos malaire (au b. d*l h.) (Ws.). — Déchirement h Tos de la pommette gauche (Hrm.}* — Légère douleur tractivc dans les muscles de la facc^ surtout ceux qui s'insèrent aux os malaires. — Légers élancements douloureux à Tos de la pommette droite (Ws.). — Depuis renfoncement situé au-dessous du pavillon de Forcille droite jusqu'à la peau de la joue, douleur tiraillante, qui s*étend jusque dans la mâchoire inférieure et semble siéger dans le périoste (Fr.).

Appareil niCESTif. —{19-30 et 31-67).

A. Bouche. — Douleur à la gencive, spontanément, mais surtout après ravoir frottée. — Petite ampoule à la langue, qui cause une douleur d'écorcbure (S. H.).

En mâchant, douleur sécante derrière la parotide droite, comme après avoir pris un acide fort; celte douleur siège dans la trompe d'Eustache (Fr.). — (Une incisive cause de la douleur quand on appuie dessus par devant, au b. de 5 h.) — La région des glandes sovs-maxillaires, du côté de la gorge, est enflée, ce qui rend le cou roide et tendu dans ses mouvements; en même temps la déglutition est gênée par le gonflement intérieur du cou et ton est obligé de pousser avec force civique bouchée vers le pharynx (au b. de /i8 h.) (Ws.). — Sensation de sécheresse à la langue, qui est cependant humide.

B. Pharynx et œsophage. — A prêté et douleur d'écorchure dans la gorge. — Douleur perforante et fouillante dans la gorge (wS. H.).

Apreté et sensation d'écorclmrc en expirant et en ttvalant (Fr.). — Apreté et grattement au pharynx, durant toute la journée (HL). — Sensation de grattement au voile du palais, comme si un corps rugueux était collé après; celle sensation n'est pas douloureuse, mais désagréable, plus prononcée en avalant à vide qu'en avalant les aliments; elle nécessite la déglutition de beaucop de salive; au bout de quelques heures, elle descend plus profondément dans la gorge (Fr.). — Tension douloureuse dans la gorge, comme si elle était enflée, en bâillant (Gr,). — Présence dans la gorge d'un mucus épais, gris, gélatineux, facile à détacher par r expectoration, le matin (Gr.).

C. Estomac, — (Vif désir de boire du vin). — Perte complète de l'appétit; la pensée seule des aliments inspire du dégoût Le matin, sen-

AÉDOMEN. 35S

sa(ion d'ardeur au bas*ventre, à Testomac et jusque dans la î)oitrî]ie comme dans le soda (S. H.).

Afflux à la bouche d*nne salive épaisse qui rend la parole difficile. <-*- Afflux de salive à la bouche avec tressaillements qui tiennent du frisson.

— Indifférence pour les aliments; on est tout de suite rassasié. — On n'a plus faim le malin (Fr.). — Très-fort appétit (au b. de 40 h.). — Quoiqu'on ait Testomac rempli, on a encore une faim dévorante (Gr.).

— Faim excessive, rongeante, qu'on ne peut rassasier eh mangeant» durant toute la journée. Plus tard, pendant plusieurs jours, les repas ne font taire la faim que pour peu de temps (Hl). — Sensation qui ressemble à celle du soda (au b. d'i h, 1/2) (Mr.). — Hoquet en fumant (bien qu'on en ait l'habitude, au b. d'i h. 1/&) (I^h.). — État nauséeux presque continuel (Fr.). -^ Sensation d'envie de vomir à la gorge et aussitôt après chaleur par tout le corps, mais surtout à la tête, avec rougeur de la face> sans soif (au b. d'une 1/2 h.) (Mr)^ •^ Spasme au pharynx, qui fait monter de l'estomac à la bouche un liquide amer^ acre, d'un mauvais goût, et laisse à sa suite une sensation de grattement, de râclement et d'ardeur au larynx (soda) (au b. de8h.)(Gr.).

Pression au creux de l'estomac. — Pincement au dessus de Testomac et dans l'hypochondre gauche (Fr.).

D. Abdomen, — Gonflement pressif, douloureux, du bas -ventre, qui se dissipe sans émission de vents, la nuit. — Borborygmes dans le ventre et émission de vents, la nuit. — Douleur constrictîve dans le ventre, comme par suite d'un refroidissement, en s'asseyant après avoir été à la selle, le matin. — Besoin douloureux dans le bas -ventre, pendant l'évacuation d'une selle molle. — Vomissement à deux reprises en allant à la selle, l'après-midi (S, H.). .

Après avoir commencé à manger, il survient une pression excessive, qui se porte du bas-ventre vers le pubis, aggravée par l'inspiration et soulagée en se levant de sa chaise (Gr.). — Bruit dam le bas-ventre d gauche^ sentblable au coassement de jeunes grenouilles (au b. de 3/4 d'h.) (Lgh.). — Mal de ventre, comme dans la diarrhée. — Tranchée à l'intérieur et en travers du bas-ventre. — Constriction et tension telles des muscles du ventre, en marchant, qu'on est obligé de marcher courbé en avant (Fr.). •— Dans les muscles du ventre, près de la dernière côte, élancement aigu de dedans en dehors^ qui se termine par un léger pincement et cesse un peu quand on se frotte (au b. de 6t) h.) (Ws.). — Douleur térébrante dans la fosse iliaque droite, juste au-dessus de l'aine (au b. de 34 h.) (Lgh.). — Élan BAUMEMANN, Mat. méd^ l — 23

364r ARGENim FOiUTUIf.

ceinent sécant des deux cAtés, à la région de ranoeaa inguinal (au b. de 3 h. 1/2) (HL). — Au pli de l*aine gauche, sensation de tension da.tendon (du musde iliaque), qui, lorsqu'on appuie dessus, cause une douleur comme contusîve (Fr.). — • Pression au bas-ventre, pendant une seUe assez molle, et persistant encore après (au b. de 7'i b.) (Ws.)- — Envie fréquente (non inutile) d'aller à la selle, siégeant à la partie infé*rieure du rectum; ensuite évacuation d'une selle molle peu abondante (au b. de 2 h. 4/2). Cela dore plusieurs jours. — Après le repas de midi, selle sèche et sablonneuse^ qui sort cependant sans difficulté (au

lj*de8h.)(Fr.).

Organes génito-urinaire3.— (31 et 68-71), —Une perte séminale presque toutes les nuits (S. H.)«

Miction très-fréquente (au b. de 6 h.) (Gr.). — Envie fréquente f uriner et émission abondante (TurinSy pendant plusieurs heures (au fo. de 2 h»). -- Pollutions, la nuit, sans rêves lascifs. — Douleur dans le testicule gauche, comme à la suite d'une contusion (au b. de h9 h. ) (Lgb. ).

Appareil respiratoire. — (32-37 et 72-105) (1).

A. Larynx. — Apreté et douleur d'écorchure à la partie supérieure du larynx en toussant, non en avalant. — Dans la journée (pas la nuit ni au grand air), accès fréquents de toux courte^ râlante, avec expectoration de crachats blancs, un peu épais, faciles à détacher, semblables à de l'empoi», mais opaques et dépourvus de goût et de saveur. ^ Tour, le matin (S; H.).

Le rire fait naître du mucus dans la trachée et provoque là toux (Fr.). •«^ Mucus dans la poitrine et toux avec eipectoration (au b. de 26 h.) (l4^.). -^ £n remontant les escaliers et en se baissant, il s'élève dans la trachée du mucus qui est eipectoré par une seule secousse de toux. — En se penchant en avant, il monte dans la trachée du mucus qui est expectoré par une seule secousse de toux (Fr.), — Petite toux irritante» sans expectoration, le matin après s'être levé (au b. de hS b.) (Lgh). — Une douleur sécante sourde, dégénérant en élancements, monte le long de la trachée, oblige à faire deux ou trois efforts de toux et dure encore quelque temps après; la toux amène une expectoration aqueuse qui ne fait pas cesser le besoin de tousser (au b. de 24 h.) (Fr.).

B. Poitrine. — Élancement sécant, en travers, sous la dernière côte gauche, en se penchant de côté et en s'appuyant sur le bras. — Dans le côté du dos, vers le ventre, d'abord une pression ; puis, en

(l) Pour les symptdmes du coryn, voy. Nex.

se tenant debout, en disant le moindre inoùTement et en respirant» élancement pressif extrêmendent aigu, qui oblige à marcher plié en deux et fait croire qu*on va mourir; on croit, lorsque Ton est tranquille, y éprouver une sorte de cuisson, comme dans iin ulcère de mauvaise nature; on éprouve même à la poitrine une cuisson qui empêche de tirer sa respiration, comme si un lourd fardeau pesait sur le thorax. — Douleur spasmodique, pressive et tiraillante, à quelques côtes (S. H.), Dans le côté droit de la poitrine, élancement de dedans en dehors, durant presque une minute, si violent qu'ail rend impossibles Finspiratbn et l'expiration (étant assis) (au b. de 28 h.) (Ws.). — Vifs élancement? sur le côté droit, près du mamelon (Hrm.). <— Au-dessus du mamelon droit, élancement n'ayant aucun rapport avec Finspiration ou l'expiration. — Déchirement an dessons du niamelon droit (6r.). •— Grattement rongeant au côté gauche de la poitrine, pendant le repos. •— Douleur de crampe au côté gauche de la poitrine; quand elle est passée, la place reste douloureuse au toucher (au b. de 9 h.) (Ws.). -^ Ardeur à la région du cœur, qui cause de l'oppression (Hl.). — Sensation de pression et de resserrement dans te côté gauche de la poitrine, andessus du cœur (au b. de 78 h.). —Douleur lancinante et constrictive sur le côté gauche du sternum, plus for^e en s'asseyant le corps penché en avant, sans aucun rapport avec l'inspiration et Texpiralion (au b. de 8 h.). — Élancement pressif sur le côté droit de ta poitrine et le sternum, qui n'est un peu augmenté que par une très-profonde inspiration (au b. de quelques minutes) (Ws.). — Douleur pressive de dedans en dehors sur une petite place de l'étendue d'un guidon, entre la seconde et la troisième côte, pendant une inspiration profonde (fli.). — Douleur pressive sur une petite place du côté droit de la poitrine, comme si un corps dur comprimait la côte (Fr.). — Violente pression au milieu du sternum, à l'intérieur, aggravée par chaque mouvement, surtout en se penchant en avant ou en se redressant (Hl.). — Douleur pressive sur la surface du sternum. — Coups d'aiguille sous le cartilage xyphoTde. -^ Élancements aigus à droite, le long de la fourchette du sternum (au b. dé 3 h.) — Élancements aigus entre la septième et la sixième côte du côté droit, ils sont plus forts pendant l'inspiration. — Élancements sourds au côté gauche, au-dessous des dernières fausses côtes. — Élancements sourds au-dessous de la troisième côte gauche, autant pendant l'inspiration que pendant l'expiration (Hrm.). — Élancements sooi^ds, é'apaisant lentement, au-dessous des cartilages des dernières côtes gauches, au-dessus du cœur (le soir au lit, au b. de 31 h.) (Gr.). — Forte douleur sécante de dedans en dehors aux dernières côtes des

356 ABGENTDII FOLUTUM.

deux c6té8> en inspirant profondément; de toute atktre manière, la douleur est faible; si Ton remue le thorax sans faire d'inspiration on n'éprouve pas d'agg;ra¥alion, mais elle se fait sentir dès qu'on reprend baeine(au b. deiOb«)(Ws.}.— Élancements sécants à Textrémité des côtes près de la colonne vertébrale, à droite, surtout en courbant Téchine (HL).

Dos ET LOMBES. — (38 et 106-115). — Élancement pruriteux entre les omoplates, comme par suite d'un piqûre d'insecte; on ne peut se grat-^ ter assez fort (S» H.).

Pression à la surface du cou, à gauche, en marchant au grand air (Fn)»

— Élancements sécants de dehors en dedans, au-dessous de ta mâchoire inférieure droite, ils semblent siéger dans la glande sous-maxillaire (Hl.).

Élancement brûlant à droite dans le sacrum, en s'asseyant; en se levant oa en appuyant sur la région on ne sent plus qu'une douieui: brûlante, mais non lancinante (Fr.). — Tiraillement au côté droit de la partie postérieure du contour du bassin et au sacrum (au b. à'ijk d'h.) — Sensation comme si le sacrum était brjsé de coups (au b. de 2/i h.)* — Le sacrum cause de vives douleurs, comme si l'on y avait reçu des coups (au b. de 36 h.) (Gr.). — Élancements sourds à la seconde vertèbre lombaire (Hrm.). — Yive pression en dedans des omoplates (au b. d'I b.) (Ws.). — Déchirement énorme à la partie supérieure de l'omoplate gauche, en étant assis; il cesse quand on passe de la position assise à la station droite (Gr.). — Fourmillement, sorte d'engourdissement, à l'omoplate gauche (Fr.). — Déchirement au sommet de l'épaule et à l'apophyse acromiou. — Déchirement dans la cavité glénoïde de l'omoplaie, qui s'étend jusqu'à la clavicule (Hrm.).

Membres supérieubs. — (39-^2 et 116-137). — Traction tensive, ressemblant à un élancement, sur divers points des bras. — Douleur spasmodique, prcssivc et tiraillante, dans le pli du coude droit, comme si l'on avait fatigué le bras par des mouvements violents; on ne sent cette douleur qu'eu remuant le membre et plus en l'étendant qu'en le pliant. — Douleur pressive, tiraillante et tensive dans le pli des deux coudes et dans les deux genoux (en toutes circonstances) ; il n'y a qu'une forte pression sur les parties douloureuses qui fasse passer celte sensation pour un instant, mais celle-ci ne tarde pas à reparaître»

— Douleur spasmodique, pressive et tiraillante à ta partie interne de l'avant-bras gauche (S. H.)<

Élancements térébrants dans le creux de Taissclle droite, qui ne sont pas dissipés par l'attouchement (au b. de 30 h.) (Lgh.). — Déchirement presâif au-dessous de l'articulation de l'épaule (Gr.).— Pincement continu au bras droit (au b* d'I h.) (Ws.). *-• Déchirement dans le bras gauche

(Hrm.].— Élancement brûlant qui se dissipe Tite, au milieu du bras gauche^ en avant (Hl.)- *— Douleur pressive dans les parties charnues du bras, qui augmente quand on y touche (Hitu.). — Crampe dans le milieu du bras en le levant, très-peu sensible en dehors de ce mouvement (an b. de 10 h.). — Sensation de paralysie dans les bras, surtout dans les coudes, en les remuant (au b. de 32 h.) (^s.). — Sorte de paralysie du bras droit et de la main ; le membre tombe involontairement ; on peut à peine écrire et avec beaucoup d'efforts (au b. de â h.) (Hrm.). — Tension à Textérieur, à l'extrémité du coude^ en fléchissant le bras (au b. d'I h.) (Ws.). — Ardeur au sommet du coude droit au b. de 6 h.). — Déchirement pressif très-violent dans les muscles sî^ tués entre les deux os de Tavant-bras gauche, sur la face dorsale, non loin du carpe (au b. de 31 h.) (Gr.). — Déchirement de comte durée, saccade, semblant d'abord au milieu du radius droit, puis du gauche, cnfin^ dans la dernière phalange du médius droit; il revient de temps en temps (Hl.). — Élancements aigus intermittents dans le radius droit et surtout dans les muscles (Hrm.). — Élancement aigu, continu, derrière l'articulation du poignet, au commencement du radius (aub. de 6 h.) (Ws.). — Tiraillement crampoïde sur le dos delà main et du pied(Fr.).— Déchirement pressif dans les os du carpe, des deux côtés (Gr.). — Douleur déchirante et prcssive dans le métacarpien du pouce et dans les deux dernières phalanges du gros orteil du pied droit et du pied gauche ; aggravation par l'attouchement (Hrm.). — Déchirement dans laxlernière phalange du quatrième doigt de la main gauche et dans le métacarpien correspondant, avec rétraction spasmodique du doigt en dedans, surtout en saisissant un objet (Hl). — Traction dans l'articulation des trois doigts du milieu de la main gauche» pendant le repos et pendant le mouvement (Hrm).

MEMBRE3 INFÉRIEURS.— (/i3-45 ct 138-lCO).— Faiblcsse paralytique dans la hanche ct la cuisse. — Douleur (continue) dans le talon en marchant, comme sir était ulcéré (S. H.).

Tension et tiraillement dans Taine gauche, au-dessous de l'anneau inguinal (Fr.). — Violente douleur en un point derrière la hanche gaucho, seulement pendant le mouvement, comme si l'on était tombé lourdement sur cette région ; la station droite n^éveille pas la douleur (au b. de 32 h.) [L^lh.]. — Pression aiguë, douloureuse, dans l'articulation de la hanche droite lorsque, en courant, on porte le pied gauche en avant (Gr.). — En marchant, faiblesse paralytique dans l'articulation de la hanche droite, surtout quand on lève le pied; élancement au même endroit quand on pose le pied à terre; cette sensation fait boiter, mais ne tarde pas à se dis-

958 M6ENTUM FOLUTUM.

siper (Hi). -^ FourmiHeinent dans la cuisse gauche et tractien dans ses muscles antérieurs (Fr.). — Vulsion et palpitation dans plusieurs parties musculaires, surtout du genou gauche, avec une sensation de glocitation ens*asseyant (immédiatement). — Douleur sécante en forme de crampe sur les deux Côtés du genou gauche, lorsqu'on est en repos (au b. de 8 h.) (yfs,). — Élancements' déchirants, sourds, au-dessus de la rotule gau-» che, dans toutes les positions (Hl.)- — Déchirement dans Tarticulatioii du genou gauche^ en étant assis (au b. de 72 h.) (Ws.). — Douleur de brisement dans le genou, plus forte en étant assis qu'en marchant (au b. d'I h. i'/h) (Ws.). — Les genoux ploient souvent en marchant (Hl.). — Douleur pressive dans l'articulation du genou et en dehors dans les mus^ des de la jambe gauche, en étant assis (Hrm.). — Le soir au lit, élancements brûlants et rongeants dans le tibia gauche, non loin du genou, qu font tressaillir involontairement le pied (au b. de 17 h.)(Hl.). — Crampe dans le mollet gauche, plus forte pendant le repos (au b. de U h. ) (Ws. ]. — En montant les escaliers, on a mal aux muscles des mollets comme 8*ils étaient trop courts (Hl.). — Douleur de brisement et battement dans les articulations des pieds, surtout en étant assis (au b. de 3 h.). — Dads les articulations des pieds et à la partie inférieure des jambes, batteiTients sourds comme à la suite d'une fatigue extrême ; en même temps grattement et élancements à la peau de la jambe, plus intenses pendant le i*epos, moins sensibles pendant le mouvement (au b. de ik h.) (Ws.). ^— Sensation, dans Tarliculation du pied gauche, comme si celui-ci était détaché et comme si les cartilages articulaires ne se louchaient plus, en marchant (Fr.). — Douleur sécante et lancinante, de dedans en dehors, dans les malléoles externes, en étant assis, presque pas en marchant ; elle n'est jamais plus forte qu'en appuyant le pied sur un corps étroit (au b. de quelques h. ) (Ws.). — Déchirement dans les pieds, tantôt h la plante, tantôt à la face dorsale, tantôt au talon et tantôt aux orteils (surtout à leurs dernières phalanges), tantôt dans les os du pied, tantôt dans ceu)^ du métatarse. Ces douleurs ne s'élendent pas plus haut que les chevilles, il est rare qu'une sensation passagère de déchirement dépasse ces dernières (Hrm.). — Sensation (légèrement brûlante) d'engourdissement dans le talon droit et le tendon d'Achille (Fr.). — Ardeur violente, par intervalles, dans un cor, même sans pression du dehors, pendant 2/i heures (Ws.).

Peao. — (/i8-69, et aux divei^es subdivisions indiquées). — Prurit insupportable, comme si un insecte ou un pou courait sur la peau de la tête et tout le long du corps. — Prurit brûlant çket là sur la peau, par exemple à la face, aux mains, etc.; ce{)endant il n'oblige pas à se gratter (S. H.).

ARGENTUM NITRIGUM. 359

Oreilles, — Prurit rongeant aux lobules des deux oreilles^ le matin, après s*être levé (au b. de 24 h.) (Gr.).

Face, — Un bouton à la tempe gauche, qui, lorsqu'on le frotte, cause la même douleur qu*un ulcère (S. H.).

Membres. — Ardeur pruriteuse et lancinante sous la peau du côté interne du poignet gauche (au b. de 32 L) (Ws.). — Chatouillement dans le creux de la main droite, qui oblige à se gratter (au b. de 33 h.) (Lgh.).

ARGENTUM NITRIGUM

Symptômes généraux. — Sensation dans tous les membres comme

s'ils allaient s'engourdir et se roidir. — Lassitude, l'aprës-midi. -^ Anxiété qui oblige à marcher vite (S. H.).

Symptômes fébriles. — Sueur nocturne abondante (S. H.)'

TÊTE. — (La tête est^enlreprise, comme s'il allait survenir une attaqué d'épilepsie). -^ Pressentiment de l'accès imminent (S. H.). — Vertige avec cécité complète, mais passagère {Tkom, Hull, Phys. med. Journ., 1800, jul. S., 518. — Duncan, Annals of med. V, 1801).

Yeux. — Obscurcissement de la vue avec angoisse, chaleur à la face et larmoiement (S. H.).

Nez. — Obstruction désagréable de la partie supérieure du nez, pendant trois jours. — Évacuation, par le nez, d'un mucus blanc ressem* blant à du pus et mêlé de caillots de sang {HuU),

Appareil digestif. Bouche. — Il semble que le voile du palais est enflé; cette sensation n'est pas spontanée^ on ne l'éprouve qu'en remuant la langue ou en avalant (S. H. ). — Gencives molles et saignant aisément^ cependant elles ne sont ni enflées ni douloureuses (Moodie, Med. and phys. Journ., 18M4).

Estomac, — Malaise, pesanteur et pression à l'estomac (Hull). — Chaleur brûlante li Testomac {Kinglake, London med. ànd phys. Journ.» 1801). — Ardeur dans l'estomac et sur la poitrine {Moôdie).

Organes gênito-urinaires. — Les voies urinaires sont fortemeot irritées au début {Moodie).

Arnique ; Wohlverleih (allemand); Arnica (italien, espagnol, anglais). Famille des Composées (i).

La racine de cette plante, qui se plaît sur le sommet des montagnes boisées, perd promptement à Tair libre une grande partie de son odeur et de ses vertus médicinales; la coction les lui fait perdre encore plus rapidement. Mais lorsque, aussitôt après avoir pulvérisé cette racine, on la dessèche complètement au bain* marie et l'enferme ensuite dans des flacons hermétiquement boucbéS| elle conserve ses vertus intactes pendant plusieurs années.

Lorsqu'on veut administrer ce médicament à l'intérieur, il faut l'élever jusqu'à la trentième dilution. Voici comment on procède pour obtenir cette dynamisation : on se procure autant que possible la plante fraîche, cueillie à l'époque de la floraison, et on la soumet tout entière à la pression pour en extraire le suc. On mélange le liquide ainsi obtenu avec parties égales d'alcool ; on laisse ensuite reposer ce mélange, puis on en prend 2 gouttes qu*on ajoute à 98 gouttes d'alcool. On complète cette première dilution en lui imprimant deux secousses. On prépare les 29 autres dynamisations en prenant successivement 1 goutte de chaque dilution additionnée de 100 gouttes d'alcool et en secouant deux fois le mélange ainsi obtenu. La dernière dilution contient 1 déciliioncième de substance active.

Si l'on ne peut se procurer la plante récemment cueillie, il faut préparer une teinture avec la racine aussi fraîche que possible : on verse 1000 gouttes d'alcool 4ur 50 centigrammes de racine finement pulvérisée et on laisse macérer pendant une semaine en ayant soin de secouer le mélange une fois par jour. On prépare la première dilution en secouant deux fois un mélange de 1 goutte de cette teinture pour 100 gouttes d'alcool, et ainsi de suite pour les autres dilutions jusqu'à la trentième.

La dose que j'emploie le plus communément consiste dans 2 ou 3 globules imbibés de cette dernière dilution.

Malgré ses dogmes artificieusement élaborés, malgré ses définitions scolastîques, ses distinctions spécieuses et ses explications subtiles, la médecine ordinaire a toujours été incapable de découvrir les vertus spécifiques de cette plante ; elle n*a même pas su trouver de remèdes cHicaces contre les accidents si communs et quelquefois si dangereux qui afiligent notre corps à la suite des chutes, des contusions, des tours

(1) Uahnemann, Traité de matière médicale pure, t. 1, p. 469, édition allemande; t. 1, p. 369^ édition française»

CONCORDANCES. 36t

de reios, des arrachements, des écrasements et des dilacérations des tissus (1). Le vulgaire dut se charger pour elle de ce soin et, après avoir essayé inutilement mille remèdes, il est tombé par hasard sur celte racine bienfaisante, qu'il a nommée Fallkraut (2). Il y a de plus deux cents ans qu'un médecin nommé Fehr fit connaître au monde médical cette racine découverte par la médecine domestique. La science lui a emprunté ce spécifique et bien d'autres, mais elle eût été incapable de les découvrir, parce qu'elle ne se souciait aucunement de rechercher sur l'homme sain les effets purs des corps de la nature.

Toutes les lésions traumatiques ont des symptômes qui se ressemblent beaucoup et, en lisant la liste suivante, on remarquera que ces symptômes ont une analogie frappante avec les troubles que l'arnica fait naître chez l'homme en santé.

On est sûr de guérir les grands traumatismcs en faisant prendre à l'intérieur de faibles doses d'arnica et en humectant les parties blessées avec de l'eau-de-vic étendue d'eau ou de vin additionné de 5 à 10 gouttes de In première dilution centésimale de la môme plante et préala*blement secouée une dizaine de fois.

L'énuméraliou des effets purs de l'arnica représente aussi plusieurs étals morbides sur lesquels cette plante exerce une influence certaine et salutaire en vertu de la loi homœopathique. C'est un médicament qui répond à beaucoup d'indications et, bien que sa durée d'action, môme à fortes doses, ne dépasse pas six jours, je trouve qu'il est indispensable de l'employer comme intercurrent' dans beaucoup de maladies chroniques.

Cependant il faut se gai*der de l'employer dans les maladies algues purement inflammatoires, avec chaleur générale, en grande partie extérieure, aussi bien que dans la diarrhée, où on le trouvera toujours préjudiciable. On en verra ailleurs les motifs dans l'exposé de ses effets particuliers.

Mais il est très-efficace contre certaines pleurodynies, notamment celles dont les symptômes ont de la ressemblance avec les siens propres.

Concordances. — Le médicament qui convient le mieux après lar-

(1) L'arnica guérit les plus grands traumatismes produits par les instruments contondants ; il soulage la douleur et les autres accidents consécutifs à l'arrachement des dents, aux diverses opérations chirurgicales^ à toutes les circonslances où des organes sensibles ont été tiraillés, à la réduction des fractures et des luxations, etc.

(2) Mot à mot : racine des chutes, nom populaire de Tamica en Allemagne.

aM ARNICA MONTANA.

nica est JPjqlsatilla. Les autres substances qui s*en> rapprochent le plus sont : l** Bbllao. , Bryôn., Galcar., Chin., Lycopod. , Nux VOM., Phosph., SiLic, SULP. ; 2** Acon.y Arsen.^ Carb, veg,, Causttc, Con», Graphie,, Hep,, Ignat,, KaL, Merc, Natr, mur,, Nitr. ac, SpigeLy Veratr.; 3"* asa, baryt., carb. an., cham., coccuL, colcb., ferr., hyosc, lach., led., magii., natr., phos. ac, plat., rut,, stann., staph., suif. ac. , thuj.

Antidotes. — Le caiiiphre est l'antidote de l'arnica lorsque celui-ci a été pris à de trop fortes doses ou mal à propos. Le vin augmente an contraire les souffrances causées par l'arnica.

T.lste des nntenrs. — Franz (Fz), Gross (Gss), Fr. Hahnemann (F. H.), Hornburg (Hg), Kumraer (Kr), Langhammer (Lgh), Wislicenus (Ws).

SYIMPTOMAÏOLOGIE.

> s^ymptùmes généraux. — (505-53/1). — Douleur vulsive dans la partie malade (au b. de 2 h.). — Yulsion dans tous les membres, surtout dans les pieds et les aisselles, avec chaleur aux pieds. — Sensation de forte conslriction, partout le corps. — Agitation dans tout le corps, sans inquiétude de l'esprit; mobilité excessive qui dégénère en tremblement de tout le corps. — Sensibilité douloureuse de toutes les articulations et de la peau, au moindre mouvement (au b. de h h.). — Hyperalgésie générale. — Langueur dans tous les membres ; douleur en quelque sorte parait/tique et contusive dans toutes les articulations, pendant le mouvement (au b. de 8 h.). — Douleur vibrante dans tous les membres, lorsque le corps est ébranlé, par les cahots d'une voiture par exemple, ou en mettant le pied à terre, — Sensation désagréable de fourmillement, de pression dans la partie meurtrie, — Sorte de syncope survenant pendant la marche, mais on revient à soi en s'arrêtant. — Lassitude dans les jambes; les genoux fléchissent après une promenade au grand air; aussitôt que la fatigue gagne les jambes, on devient somnolent, s'endort* et rêve immédiatement (chez une femme). — Pesanteur des membres (S. H.). Vulsion subite de quelques muscles dans presque toutes les parties du corps, surtout dans les membres ; il en résulte des soubresauts soit de certaines parties, soit du corps tout entier. — Aggravation des douleurs en parlant, se mouchant et même au moindre bruit (Bœkr). — Des espèces de tiraillements se font sentir de temps en temps dans presque toutes les parties du corps, mais principalement aux membres supérieurs

S0MX£1L. 361

et inférieurs, dans ces derniers surtout; en. s'asseyant, la douleur semble se propager en grande partie vers le haut (Kr). -^ Engourdissement des membres du côté sur lequel on s'est couelié (A. £ d. H.)« — Douleur tiraillante dans les membres {Collin). — Douleurs extrêmement violentes, telles que bien des sujets, devenus comme fous, enfoncent leurs ongles dans le muret dans le plancher; toutefois elles ne durent pas plus d'une heure; (aussitôt après l'ingestion du médicament). *— Tremblement dans les membres, {de la Marche.) — Douleur comme contusive dans tous les membres, pendant le repos et pendant le mouvement (au b. de 10 b.) (Lgh). — Faiblesse dans les pieds et dans les mains, en marchant au grand air (an b. de 2 h. i/2) (Kr.).--- Faiblesse, lassitude, courbatures qui obligent à se coucher. --Agitation, tremblement et lassitude (À. f. d. H.). — Tout le côié droit, et surtout Tépaule, semble trop lourd, pendant et paralysé en marchant au grand air; mais 09 ne ressent plus rien quand on est rentré dans sa chambre (au b. de 8 h. ) (Fz). — Pesanteur dans tous les membres, comme par suite d'une grande fatigue (Hg). — Sensation de pesanteur et de pression dans les muscles au dessous des articulations des membres supérieurs et inférieurs (au b. de 8 b.) (Fz). — Pesanteur extraordinaire des membres [Bœhr). — Relâchement dans les membres comme s'ils avaient été tiraillés outre mesure (Fz). — Nonchalance et lassitude de tout le corps, que les jambes peuvent à peine porter (Hg). — Affaissement général des forces; on se croit ë peine capable de mouvoir un membre (Hg).

SoMMtiL. — (535-57A).— Bâillements et pandiculations avec dilatation des pupilles, sans envie de dormir (au b. d'I h.). — Bâillements fréquents. — Bâillements fréquents, le soir, sans envie de dormir. ^^ Somnolence (au b. d'i/2 h.). — Envie de dormir de trop bonne heure le soir. — Grande envie de dormir après être resté au grand air, on n'a plus alors envie dépenser ni de parler quoique auparavant on fût très*éveillé. — Grande envie de dormir. — Sommeil plein de rêves. — Sommeil plein de rêves et non réparateur, car on croit ne pas avoir dormi. — Rêves désagréables, qui fatiguent beaucoup le corps, toute la nuit. — Rêves effrayants de gros chiens et de gros chats noirs, dès le soir. — Rêves effrayants, on crie en dormant et se réveille en sursaut. — Sursaute en dormant. — Frayeur et renversement de la tête en arrière pendant le sommeil. — Plaintes en dormant (au b. de 2 h.). — Paroles inintelligibles pendant le sommeil sans qu'on se souvienne d'avoir rêvé. -^ Inspi*^ ration et expiration bruyantes pendant le sommeil (au b. de 2/i h.). — Evacuation involontaire de matières fécales pendant le sommeil, — Rêve durant toute la nuit, pendant lequel on cherche continuellement

36ft ARNICA MONTANA.

querelle à l'individa dont on rêve et on lai bit des reproches outrageants (de lasdveté) ; au réveil, on a peine à croire que son rêve n'est pas une réalité. — Rêve durant plusieurs heures dans un demi-sommeil et pendant lequel le dormeur fait preuve d'une grande irrésolution. — Oa dort le soir une couple d'heures, reste ensuite éveillé jusqu'à 5 heures du malin, puis se remet à bien dormir jusqu'à 9 heures (chez une femme)* — Insomnie avec vivacité d'esprit jusqu'à 2 ou 3 heures da matin, avec prurit lancinant et cuisant sur diverses parties du corps. — On ne peut s'endormir le soir, mais on dort d'antant plus longtemps le matin. — Envie de dormir avec angoisse, comme par l'effet delà chaleur, jusqu'à 2 ou 3 heures du malin. (S. H.).

Bâillement (au b. d'1/2 h.). — Envie de dormir dans le jour (au b. de 2 h.). — Rêves inquiétants sur des faits auxquels on a déjà rêvé autrefois (Kr.). — Rêves vils, vers le matin, pendant lesquels on parle à haute voix, ce qui éveille (le 6"^ j.) (Kr.). — En bâillant^ un violent frisson parcourt le corps (Gss.). — Envie de dormir de trop bonne heure le soir (F. H.). —Léthargie (A. Thuessink). — Tressaillement subit pendant le sommeil, comme par l'effet d'une frayeur. — Rêve vif, d'abord gai, puis inquiétant. — Rêves vifs dont on ne se souvient pas. — Sommeil souvent interrompu, avec pertes séminales (la 2® nuit) (Lgh}. — Les rêves de la nuit précédente se présentent de nouveau. — Froid le malin dans le lit, commençant avant le lever et durant toute la matinée (chez une femme) [Dœhr], — Rêves (Tobjeta effrayants, de coups de tonnefre, de fosses^ etc. fW?.). — On rêve d'hommes écorchés, ce qui cause une grande frayeur (Fz.). — On est éveillé, la nuit, par une sensation particulière de chaleur qui monte à la tête; il s'ensuit del'angoisse au réveil. On craint de nouveaux accès de la même sensation et se croit frappé d'apoplexie (au b. de 10 h.) (Hg.).

Symptômes fébriles. — (575-605). — Chaleur sèche dans le lit, avec grande soif, d'eau; la chaleur est insupportable; on veut se découvrir, mais en se découvrant et même en se remuant seulement dans son lit, on a froid. — Lorsqu'on reste trop longtemps couché sans se remuer, on a chaud, surtout à la tête et Ton a besoin de se remuer en tous sens dans son lit. — Froid intérieur, continuel, par tout le corps, en s'éveillant, le jour et la nuit, mais sans frissons. — Chaleur qui parcourt le dos par moments. — Sueur abondante, anxieuse, passagère sur tout le corps, la nuit. — Sueur nocturne^ aigre. — La transpiration a une odeur acide. — Sueur nocturne (au b. de 48 h.). — Sueur aqueuse. — Soif sans chaleur extérieure avec pupilles peu susceptibles de se dilater (au b. d'I b.). — On désire avidement le grand air. — Sensation comme si

Ton avait froid par tout le corps, quoiqu'on ait réellement chaud (au b. d'I h.). — Froid dans le dos et à la partie antérieure et supérieure des cuisses, le rnalin. — Froid surtout le soir. — Fièvre le matin; elle débute parle froid, qui est suivi de chaleur. — Endolorissemenl très-pénible du périoste de tous les os du corps, ressemblant à un tiraillement dans tous les membres, comme pendant un accès de fièvre intermittente. — Fièvre : frisson par tout le corps et à la tête; en même temps chaleur à la tête, rougeur et chaleur k la face avec fraîcheur des mains et sensation de brisement dans les cuisses, le dos et la partie antérieure du bras.— Fièvre : en bâillant de froid^ soif intense qui fait boire beaucoup; ensuite soif pendant la chaleur, mais on boit moins. — Froid fébrile et secouant, sans soif. — Petits accès répétés d'angoisse avec bouffées de chaleur par tout le corps. — Froid extérieur et intérieur avec angoisse continuelle, 1 heure après la céphalalgie. — Le soir, la tête étant étourdie, ébullition dans le sang; on sent des pulsations dans tout le corps; (on tousse pendant des heures jusqu'au vomissement, ce qui réveille la nuit). (S. H.).

Sensation de froid le matin, da/is le lit^ au côté droit, sur lequel on est couché (au b. d'1/4 d'h.). — Chaleur erratique à la face et sensation désagréable de chaleur du corps (au b. d'i/2 h.). — Grande chaleur interne^ les mains et les pieds étant froids, avec frisson par tout le corps {Bœhr), — Un violent frisson traverse le corps pendant qu'on bâille (A. f. d. H.). — Chaleur de tout le corps {de Meza). — Sueur (Collin)» — Sueur légère en se réveillant (Lgh.). — Sueur abondante.

Moral. — (606-637). — Angoisse hypochondriaque. — Mauvaise humeur hypochondriaque, on est paresseux pour tout. — Agitation du corps et de l'esprit (cependant sans anxiété proprement dite) comme lorsqu'on est empêché de faire une chose nécessaire ; en même temps inaptitude complète à s'occuper de rien. — Tout travail répugne, on est paresseux pour tout genre d'occupation. — Indifférence pour les affaires, tout lui est indifférent. — Susceptibilité excessive de r esprit (1), tendance extrême aux mouvements agréables et désagréables de l'âme, sans faiblesse ni hyperesthésie. —Surexcitabilité; le sujet rit sans motif, et lorsqu'on lui dit quelque chose de désagréable il en est tellement offensé qu'il se met à crier (chez une femme). — Mauvaise humeur extrême et concentration en soi-même ; on ne dit pas un mot (chez une femme). — • Caprices, on veut avoir sur-le-champ plusieurs objets qu'on refuse

(1) Elle 8C manifesta une fois après V hyperesthésie, maïs je Taî vue aussi alterner avec ce deroier symptôme et quelquefois paraître en m6me temps.

ensaite. *-0n contredit tout, veut tout savoir mieux que personne^ (tmt n'avoir rien à apprendre (au b. de 3 à 12 h.). — Esprit chagrin et querelleur. — Mauvaise humeur ; on serait tenté de chercher querelle à tout le ^ monde. — Obstination, opiniâtreté. -^ Suffisance dédaigneuse et propension à commander (au b. de qq. h.). — Facilité à s'effrayer. — Pleurs. — Appréhensions, crainte anxieuse de maux à venir. — Déses-poir (S. H.).

• Anxiété (de la Marche^ de Meza, Collin, Hg.). — Vives anxiétés {Vicat). — Préoccupation anxieuse du présent et de l'avenir (Lgh.). — Caractère irritable, sensible {Bœhr\ — Frayeur et sursaut à la moindre surprise (au b. d'I h. 1/2). — Abattement et absence d'idées (au b. de 5 h. 1/2) (Kr.). — Après être allé au grand air, on n'est disposé ni à réfléchir ni à parler, quoiqu'on fût très-dispos auparavant (au b. de 9 h.)(Fz.). ~ Humeur grondeuse comme après une querelle. — Sérénité^ affabilité (1) (Lgh.). — Esprit calme et serein (Hg ).— Mauvaise humeur extrême; tout déplattet contrarie (chez une femme). — Mauvaise humeur extrême ; on se fâche de tout, on a perdu toute sa gaîté et son amabilité (nu b. d'I h., chez une femme). — Esprit distrait; les pensées, sans qu'on s'en aperçoive, se détachent des objets présents pour se lancer dans un monde imaginaire (A. f. d. H.). — On tombe facilement dans des rêveries, quoique éveillé (Kr).

' SjniptAiiies locaux. TÊTE. — (1-63). ~ Vertige. — La têle est entreprise. •-* Embarras de la têle, le vertige et l'anxiété augmentent par le vomissement excité artificiellement. — Céphalalgie stupéûante, le matin. ^— Brûlure dans la tête, avec douleur pressive, distensive. — Ardeur dans le cerveau^ le reste du corps étant froid, ou au moins sans chaleur du corps, -— Chaleur dans la tête, le reste du corps étant frais ou tout au moins n'étant pas chaud, — Céphalalgie pressive dans les tempes suivie de céphalalgie pressive et pulsaiive. — Céphalalgie pressive dans le front, puis douleur lancinante ou vulsive et lancinante dans la même région, avec froid (au b. de 8 h.), — Vifs élancements dans la tête, en toussant (au b. de 10 h.). — Céphalalgie; élancements de bas en haut, qui se renouvellent chaque fois qu'on tousse ou remue là tête, et ne cessent que lorsqu'on se couche sur le côté de la tête où Ton sent ces douleurs. -^ Petite douleur lancinante dans le front, augmentant lorsqu'on lève les yeux, avec chaleur de la face et soif. — Élancements dans le front. — Douleur de tête, comme si un clou était enfoncé dans les tempes, avec sueur générale, vers minuit ; il survient

(1) Effet secondaire et euratif ehei une personne d'humeur opposée.

ensuite de la faiblesse (au b. de qq. h, ). — De temps en temps^ céphalalgie déchirante, légèrement lancinante, revenant plusieurs fois, dans la tempe gauche (au b. de k h.). — Céphalalgie vulsive, déchi^ rante^ aogmentaiil lorsqu'on se penche ou qu*on tousse. -^ Fourmillement dans le front. — Fourmillement au-dessus des orbites. — Céphalalgie tolérable seulement quand on est couché, insupportable quand on se redresse et s'assied sur son lit. — Fourmillement au sommet de la tête, superficiellement. — Sensation de froid sur une petite étendue du front, comme si quelqu'un avait appliqué dessus son pouce froid (S. H.}. Yértige soudain pendant le dhier, comme si Ton allait tomber en avant (Gss.)« — Propension au vertige en marchant — On éprouve dans le front une sensation vertigineuse, surtout en marchant; il semble que tout tourne en rond autour de soi et qu*on va tomber (chez une femme). — Vertige à peine sensible lorsqu'on est assis et qu*6n penche la tête en avant ; mais si on la redresse ou la remue, aussitôt il semble que tout tourne autour de soi. — Pesanteur dans le front (au b. d4 h.). {Arch, de méd, hom. ). — On est assis, pensif, mais ne réfléchit à rien particulièrement (Kr.). — Perte de mémoire ; les mots manquent au moment où Ton ouvre la bouche (F. H.), — Distraction; on ne peut fixer longtemps sa pensée sur le même objet (Ws.). — Contraction des pupilles, avec embarras de la tête et gêne dans les parties latérales du crâne (Fz.). — Étourdissement dans la tête, sans céphalalgie notable (au b. de 2 h.) (Kr.). -— Chaleur interne, surtout dans la tête, avec pesanteur de cette région, sans soif ("Ws.). — Céphalalgie {de Meza),-^ Céphalalgie pressive dans les tempes (au b. d*l/2 h.). (Kr.). — Douleur pressive dans le front augmentée par la chaleur du foyer ; il semble' que le cerveau s'est pelotonné en une seule masse. — Céphalalgie pressive et (iistensive, comme par l'effet de quelque chose de mou sur le vertex, avec tiraillement à la nuque et gerçures vers les tempes (Fz.). — Céphalalgie pressive au-dessus des yeux, vers la région des tempes, avec sensation comme si les tégumenxs du front étaient contractés spasniodiquement (au b. d'I h.) (Ws.). — Douleur pressive dans le front, aggravée par la marche, l'ascension des escaliers, la tension d'esprit, la lecture. — Pression dans le côté droit du front, suivie d'éternuement, puis traction d'abord dans l'oreille gauche et ensuite dans l'oreille droite (au b. de 2 j.), — Tension pressive, douloureuse dans la moitié gauche de la tête, depuis l'oreille jusqu'en haut et de dedans en dehoi^ (au b. de 3 h.) (Hg). — Douleur pressive, stupéfiante, très*superficielle, sur le front (au b. de 5 h. 1/2) (Lgh.). — Céphalalgie pressive, superficielle, sur le sommet de la tête (Ws.). — Douleur dans le côté gauche

du front, dprès avoir éternué deux fois» comme si l'on y avait reçu un coup violent (Hg.). — Vif élancement dans la partie antérieure de la , tôle, en' toussant (au b. de 7 h.) (Lgh.). — Élancements par intervalles dans le front. — Élancement saccadé dans la tempe gauche [Arch. de méd, hom,). — Élancements se succédant rapidement dans la région temporale, dans la direction du front (au b. de U h.) (Kr.). — Élance^ ment rapide dans la bosse frontale gauche, avec sensation comme si le front était écorché (Gss.). — Douleur lancinante dans le front (Hg.). — Élancements sourds qui se dirigent vers les tempes, profondément (au b. d*l h. CWs.). -^ Céphalalgie lancinante, par saccades, en se baissant ; il semble que tout le contenu du crâne va sortir par le front ; ensuite malaise et faiblesse dans la région du cœur {Arch, de méd. hom.). — Céphalalgie vulsive sur le devant de la tête (au b. d*l h.) (Ws.). — Déchirement dans la tempe gauche et, lorsqu*on marche au grand air, retour de la céphalalgie pressive, distensive (au b. de 10 h.) (Fz.). — Céphalalgie déchirante/ réitérée, dans la tempe gauche (Hg.). — Chaleur intense de la tête, à Tintérieur et à Textérieur (Bœhr). — Ardeur passagère au vertex et au cou, superficiellement (Fr. H.). — Douleur partant du côté gauche du front et s'étendant jusqu'à l'autre, comme si un couleau l'avait traversé; aussitôt après, froid intérieur dans la tête au point que les cheveux se hérissent — Douleur en quelques points de la nuque, comme si les cheveux étaient arrachés ou comme sous l'influence de secousses électriques (ArcA. demèd. hom.).

Yeux. — (67-82.) — Yeux fixes, exprimant l'angoisse. — Le bord de la paupière supérieure, à l'endroit où il frotte la prunelle, est doulou^ •reux pendant les mouvements de celle-ci, comme s'il était trop sec et un peu écorché (S. H.).

Rétrécissement des pupilles (au b. de 2 h.) (Lgh.). — Rétrécissement des pupilles avec obnubilation de la tête. — Petits élancements aigus dans l'angle interne de l'œil. — Tant qu'on a les yeux fermés, pendant la sieste, on se trouve bien ; mais, dès qu'on les ouvre, on a des nausées au creux de l'estomac (i4rcA. deméd, hom,), — Dilatation des pupilles (au b. de 26 h.) (Lgh.). -— Élancements dans les yeux {Collin^ Obs. circa niorbos, IV, § 5 et V, § 108). — Prurit dans les angles des yeux (au b. de 27 h.) (Lgh.). — Ardeur dans les yeux {Collin). — Ardeur dans les yeux, sans sécheresse. — Parfois écoulement de larmes brûlantes qui cuisent comme du feu. — L'œil droit est un peu sorti de l'orbite, paraît un peu plus haut et plus grand que le gauche [Baehr), >— Douleur tiraillante dans la prunelle de l'œil droit (au b. de 2 h.) (Kr.), — Pression sourde, saccadée, très-douloureuse, sur le bord de

\ISAGE. 369

Toibile gauche. — Vulsion spasmodique, pressive sur Tos du nez, audessous de VœW gauclie, s'étendant aussi jusqu'au-dessus de la prunelle (Gss.).

Oreilles. — (83-97.) — Sensation comme si Tune des oreilles était chaude, quoiqu'elle ne le soit pas (au b. d'I h.). — Élancements prolongés, sourds derrière Toreille. -^ D'abord élancement, puis douleur déchirante dans Forellle (au b. d'i h.). -^ Pression dans Toreille. ^^ L*ouïe est sensiblement affaiblie (au b, de 80 h.). •— L'ouïe est beaucoup plus fine (au b. de 10 h.). — Bourdonnements d'oreilles (S. H.).

Douleur au dedans du cartilage de roreille gauche^ comme si Von y avait reçu un coup (Hg). — Pression, par intervalles, dans les deux oreilles, dans le voisinage du tympan (au b. de 10 h.) (Kr.). — Élancements sourds^ de dedans en dehors, dansj'oreille interne (au b. d'I h.) (Ws.), •— Élancemenls sourds dans l'oreille droite, aussitôt après dans l'oreille gauche, enOn dans les yeux, avec sensation comme si ceux-ci étaient violemment tirés en haut. — Chaleur et ardeur dans le lobule de l'oreille [Arch, de méd. hom,). — Tintement dans l'oreille gauche (au b. de 3 h.) (Kr,). — Bruissement dans les oreilles (au b. de 7 b.) (Lgh.). — Sensation de chaleur superficielle à l'oreille gauche et dans la ioue(Hg.).

Nez. — (109-119.) — Douleur déchirante, lancinante dans le nez.-r Enflure du nez. — Sensation comme si les narines étaient ulcérées ; le nez est malade intérieurement.

Éternuement. — Ardeur continuelle aux bords des narines avec envie d'éiernuer (S. H.).

Douleur crampoïde à laracinedu nez (au b. de 2 h.) (Ws.), — Le nez est douloureux de haut en bas, comme si l'on était tombé violemment la face contre terre, — Sensation de chaleur dans le nez, quoique cet organe soit froid au toucher (Hg.). — Abondante épistaxis {Baehr), — Douleur de pression sourde sur les os du nez, avec étourdissement. — Sensation comme si un insecte courait le long du nez ; elle ne cessé pas quand on s'essuie (Gss.). — Fourmillement pruriteox sur un côté du nez; il se dissipe par le frottement (au b. d'I h.) (Ws.). — Éternuement (aub. de2 h.. l/2)(Kr.).- Éternuement fréquent (au b. de 48 h.)(Lgli.).

Visage. — (64-66, 99-109 et 119-133.) — Douleur de brisement dans l'articulation temporo-maxiliaire droite, lorsqu'on remue la mâchoire de côié et d'autre, le matin (au b. de 20 h.). — Rougeur et chaleur brûlante d'une des joues, le reste du corps étant froid, ou tout au moins n'étant i>as chaud. — Gonflement et rougeur de la joue droite provenant d'une douleur pulsalive et de pincement, avec enflure des HAnNEMAKN, Mat. méd, J. •— 24

lèvres et chaleur intense dans la tête, le corps étant froid ; seulement les pieds sont chauds |)ar moments. — Fourmillement semblable à un frisson, sans froid, courant sur la joue gauche et s*étendant sur le côté, jusqu'à la nuqne (au b. de 6 h.]. — Commencement de paralysie de la mâchoire inférieure (S. H.).

La face est très-abattue (ThueBsink), — Chaleur sèche à la face jusque tierrière les oreilles^ vers le soir y sans soif, avec grand fi^oid au nez (au b. de 2&li.)(Hg.). — Déchirement crampoïde au sourcil gauche (Gss.)j — Battement vulsif dans la joue gauche (au b. d*un demi-quart d'heure] (Ws.). — Battements et pincements dans les joues, comme »i deux marteaux frappaient et broyaient les chairs; celles-ci sont enflées XBoehr), — Chaleur passagère à la tête, en même temps une sueur abondante coule sur le visage. — Chaleur passagère à la face (au b. de 86 h.) [Arch, de méd, kom,), — Gonflement chaud, rouge, luisant, rénitent de la joue gauche {B.aehr\ — Douleur crampoïde dans la joue, en bâillant (au b. d4 h.) (Ws.). — Fourmillement dans les lèvres, comme si elles étaient engourdies (au b. de 2 h. 1/2) (Fz.). — Chaleur brûlante des deux lèvres, le corps étant modérément chaud (Ws.). — Gonflement considérable des lèvres (Baehr). — Tremblement prononcé de la lèvre inférieure [Thuessink), — Yulsion pressive (tiraillement saccadé) dans les muscles qui s'insèrent à la branche montante du maxillaire inférieur (Gss.).

A. Bouche, — Dents enduites de mucus (au b. d*l h.). — Les dents branlentet se déchaussent, sans douleur. — (Odontalgie, comme si les dents étaient cassées, déchaussées^ branlantes ; douleur pressive et pulsative comme si du sang affluait et les repoussait ; elles sont alors douloureuses au loucher.)

Sécheresse de la bouche, sans soif, avec goOt putride, le matin (au b. de iU h»). — Sensation de sécheresse engendrant la soif, siégeant sur la |>ointc de la langue, le palais et les lèvres, avec frisson aux bras et aux cuisses (au b. de 2 h.). — Sensation de cuisson sur la langue {m b. de h h.). — Sensation d*astriction au palais, comme si Ton avait mangé quelque chose d'âpre (au b. de 5 h.). -^ Douleur pressive ?u Voile du palais (S. H.).

Douleur dans les dents, comnic si leurs racines avaient été raclées avec un couteau (Baehr), — Fourmillement dans les gencives comme si elles étaient engourdies {Arch, de méd. hom, ). --^ Pression à la face inférieure et interne de la gencive, comme si une balle de plomb la comprimait. — Odontalgie déchirante dans les molaires supérieures gauches,

APPAREIL DIGIlSTIF. 371

ea mangeant ; elle passe apr^ le repas. •— £n tnâcbàiit, la gènoivé est douloureuse, comme si elle supparail en dedans, surtout à la poriîon située sous la langue (Fz.).

Sécheresse dans la bouche, sans soif (F. H.). -^ Séchlsr^ssa datts U bouche, avec soif ardente {Baehr). -—Toute la langue est couvei'te d'ua enduit blanc ; en même temps Tappétit est bon et le sens du goût intact (aub. de2j.)(Hg.).

B. Pharynx et œsophage, — Chaleur dans le fond de la gorge, ave sensation de chaleur interne, ou plutôt avec le sentiment de malais^i qu*engendre la chaleur (sans chaleur extérieure appréciable). —* Élan<^ céments dans le fond de la. gorge, dans les intervalles des moavements de déglutition. — Douleur dans te pharynx, comme s'il s*y trouvait uH <3>rps dur, rude, tel qu'une croûte de pain, l'après-midi en se couchant. Quand on se lève, la douleur cesse (au b. de 6 h.). — * Bruit en avalant -^ Une sorte de nausée empêche la déglutition ^ comme si les alimenti ne voulaient pas descendre dans le pharynx (S. H.).

Déglutition difficile (Baehr). <-> Mucus dans la gorge ; lorsqu'on le délachc, il a un goût amer (au b. de 12 h.) (Fs.).

C. Estomac. Troubles fonctionnels. -^ Goût amer dans la bonche, le niatiu après le réveil. — Goût muqueux, putride daiis la bouche. -^ (Tout ce qu'on goûte sembie aigre). ^•*- (Aversion pour le lait). — La fumée de labac, à laquelle on était accoutumé, inspire de la répugnanise et son odeur ne plaît plus. -^ Répugnance pour la viande et le bouillon. -^ Désir do vinaigre. — Inappétence, le soir. -«-* Inappétence avec enduit blanc et jaune sur la langue. **<- Goût putride dans la bouche, dans les intervalles des repas. -- Éructations. — RenvoiSr le malin, ayant Todeur d'œnfs pourris. — Renvois amers et ayant le goût d'œufs pour^ ris (au b. de 2 b.). — Régurgitation de liquide aqueux et salé. ^ Nausée et envie de vomir, le matin (au h,à<Qik h.), --r Appétit immo^ déré, le soir, et, aussitôt après avoir mangé, sensation de plénitude avee coliques, douleur pressivc dans plusieurs endroits du ventre, et surtout dans les côtés. — (Chaleur notable d'une joue en mangeant, ^ midi.) —^ Après dîner, pleurs, morosité, on n'écoute personne et ne veu^ entendre parler de rien (chez une femme). — Renvois à vide et efforts inutilfê pour vomir (au b. d'J/4 d'h.). — On a, la nuit, des envies de vomir et ne peut pourtant rien rejeter; sensation de pesanteur, comme si Ton avait un poids sur l'épigasire (chez une femme). -^ V estomac est comme rempli; satiété accompagnée de dégoût.

Goût amer dansia bouche (au b* de k h.]» -** Crachats sangutnolenUi [au b. de 2 j. j (Hg). — Sorte de hoquet incomplet et comme avorté*

après avqir mangé (Fz.). ~ Éruclatîon au b. iri/Zi d*h. (Hg) ; au b. d'i/2 h. (Kn). — Tendance à avoir des rapports {de la Marche), — Lorsqu'on a des rapports, un mucus amer monte dans la bouche (Kr.). — Pyrosis [Crichton). — On veut boire, mais ne sait quel breuvage demander, parce que tous répugnent (chez une femme) [Baehr). — Renvoi à demi interrompu {Arch. de méd. hom,), — Absence complète d*appélit avec nausées {Baehr). — Nausées [Murray). — Nausées dans l'estomac avec renvois (Ws.). — Nausée sans vomissement ni garde-robe {de la Marche), — On est pris de vertige et de nausée quand on reste longtemps à lire (Hg.). — Hauls-le-corps {Stolt), — Violents efforts pour vomir {Ashow). — Vomissement [Murray, Collin). — Vomissement de sang caillé {de la Marche).

Troubles locaux. — Plénitude dans le creux de l'estomac, après avoir mangé, avec sensation de pression sur un point peu étendu de la profondeur du bas- ventre, juste au-dessous du pubis (dans la vessie?) Cette sensation est surtout remarquable lorsqu'on est debout et excite l'envie d'uriner. — Pression à l'épigastre comme si une main appuyait dessus; cette pression remonte toutes les fois jusque dans le cou ; on éprouve alors des nausées avec régurgitation d'un liquide aqueux. Après s'être couché, ce malaise cesse et il ne reste plus que la pression dans le bas-ventre (au b. d'I h.). — Grippement pinçant et spasmodique. — Douleur mordante dans l'estomac (immédiatement). — Fiatuosités atec pression à l'estomac (S. H.).

Sensation de pression énergique sur le sternum, au-dessus de l'épigastre. -- Fortes secousses an-dessous de l'estomac. — ^ Fouiliement dans le creux de l'estomac et sensation comme si quelque chose s'y pelotonnait {Arch. de méd. hom,), — Oppression comme s'il y avait une pierre dans l'estomac (immédiatement). — Pression douloureuse sur le creux de l'estomac, en travers, avec gêne de la respiration (Hg.). — Pression au-dessous des dernières côtes (au b. de 2 h.) (Ws.). — Fouiliement dans le creux de l'estomac (au b. d'1/2 h.) , et sensation comme si quelque chose s'y tortillait (au b. de 24 h.). — Pincement dans l'estomac (Hg). — Pression au-dessous des dernières côtes (au b. de 2 h.) (Ws.).-

D. Abdomen, Troubles fonctionnels. — Deux heureis après un souper modéré, tension et gonflement du ventre, surtout de Thypogastre, avec pression sourde dans toute cette région, particulièrement dans le côté du ventre, sans que pourtant les gaz s'y meuvent très^istinctement ; cet état dure toute la nuit, avec chaleur des membres et rêves qui fatiguent l'attention ; on s'éveille toutes les heures, et l'émis-

sioii de gaz inodores ne procure aucun soulagemeiu. — Goùflement dur du côté droit du ventre, douloureux comme une plaie intérieure, pendant le repas ; en toussant, se mouchant et marchant, sensation comme d'un ébranlement douloureux, d'un déchirement ou d'une coupure, fai* saut souffrir au moindre attouchement extérieur, comme si Ton introduisait un instrument tranchant dans une plaie. On n*est soulagé qu'après une émission de vents. Le paroxysme dure dans la journée depuis le malin jusqu'à 2 heures de l'après-midi. — Tranchées ; une heure après, envie d'aller à la selle, enQn dégagement de gaz avec évacuation de matières divisées par morceaux. — Coliques, comme si des gaz distendaient les viscères. — Malaise ressemblant à des coliques, causé par des vents. — Gargouillements, borborygmes causés par des vents. — Sorte de fermentation dans le bas-ventre causée par des vents qui incommodent.

Envie inutile d'aller à la selle. — Envies très-fréquentes d'aller à la selle, toutes les demi-heures, mais on ne rend que du mucus. — Selles peu abondantes, ne consistant qu'en mucus (au b, de 6, 7 h.). — Selles fréquentes après chacune desquelles on est obligé de se coucher. -7- — Selles blanches, diarrhéiques (1). — (Selle diarrhéique ressemblant à de la lie brune). — Constipation. — Diarrhée nocturne avec douleur pressivc dans le ventre, semblant causée par des vents. — Selle involontaire la nuit pendant le sommeil. — Matières des selles non digérées, mais solides. — ïénesme rectal (S. H.).

Borborygmes et coliques (Hg.). — Quoiqu'on ait beaucoup mangé» ou se sent le ventre aussi vide que si l'on n'avait rien pris, mais il semble qu'on a beaucoup bu et Ton perçoit une fluctuation bruyante dans le ventre (chez une femme) {Arch, de méd. hom.). — Flatuosités, gargouillements dans le ven(re [Stoll). — Borborygmes bruyants dans le ventre, comme s'il était vide (au b. de 10 h.) (Lgh.). — Borborygmes et déplacement des vents au-dessous de la région ombilicale (au b. d'I b. 1/2) (Kr.). — Émission de vents précédée de borborygmes dans les intestins, pendant des efforts de défécation (au b. d'I h.) (Fz.). — - Vents ayant l'odeur d'œufs pourris (au b. de 3 h.) (Kr.).

Envie d'aller à la selle suivie d'une évacuation copieuse, liquide ou en bouillie, d'une odeur aigre, et apportant beaucoup de soulagement {k ou 5 fois par jour) (Gss.). —- Évacuation dure, difficile, avec pression au bas-ventre (au b. de 36 h.) (Hg.). — Diarrhée en bouillie, avec gonfle-

(1) La diarrhée avec les évacuation», copieuses de matières fécales paraît n*ap^ partenir qu'aux effets consécutifs de rarnica.

S7& ARNiOA MONTANA.

ment do baft-yenlre avant réfacaation (au b. de 2& b.} (Ws.) — Selles fiinguinolentes^ ponilentes (Pelargus). --- Selle brune, comme de la bouillie, avec gargooillement dans le bas-ventre comme s'il survenait de la diarrhée (an b. d'I li. i/k) (Fz.).

Troubles locaux. — Tranchées an-dessns de l'ombilic , seulement quand on respire profondément et à chaque pas, mais non immédiatement avant les selles ni pendant. — Tranchées comme à la suite d'an refroidissement. — Colique dysentérique; sensation de fouillement dans la profondeur du bas-ventre^ en dedans des hanches^ des deux ûôtéSf ame nausées et assoupissement (entre la 2* et la 5* h.). — Déchirement dans l'abdomen, au-dessus du nombril. — Pression au rectum (S. H.).

2$oulèvement pressif dans la région splénique, avec une douleur lan<^ cinante continue (point de côté), en marchant (au b. de 6 h.) (Fz.). — Élancements au*dessous des fausses côtes gauches, assez forts pour faire perdre haleine, lorsqu'on se tient debout (Hg.). — Battement pressif à gauche, entre le creux de l'estomac et1e nombril. — Douleur pressivc, pendant l'inspiration et l'expiration, à la région du foie, comme si elle était comprimée par un^ pierre, lorsqu'on est couché sur le côté gauche {Arch. de méd, hom,). — Vive douleur sécante dans le côté gauche du bas-ventre, irradiant sous forme d'élancement jusqu'au sommet de la tête, de sorte qu'on tressaille comme sous influence d'une étincelle électrique (au b. de 24 h.). — Pincement au-dessus du nombril. — Violente secousse au-dessous de l'eslomac (Hg.). — Douleur dans le côté droit du ventre, comme par suite d'une contusion subite, en marchant (au b. de 36 h.) (Fz.). — Battement conslrictif à gauche, entre l'épigaslre et Tombilic. — Élancement sourd dans le flanc droit, sous les côtes (Gss.). — Vives secousses à travers l'hypogastre, d'un côté I l'autre (au b. de 3 h.) (Ws.). — Pression douloureuse dans la région du foie (au b. de 2 j.) (Hg.), — Douleurs .brûlantes, lancinantes dans la région épigastrique. — Rétraction du nombril {Collin). — Léger tiraillement dans les muscles abdominaux (au b. d'I h.). — Petit élancement dans les muscles du bas-ventre, laissant un prurit qui cesse quand Oh se gratte (au b. de 3 h.) ("Ws.). — Serrement et pression à l'anus, en se tenant debout (au b. de 7 h.) (Fz.). — Hémorrhoïdes borgnes [Collin). — Douleur. pressive dans le rectum (au b. de 6 h.) (Kr.).

OiiGANEs GÊ^rro-URINAIRES DE l'homme. — (276-307). — Rétention d'urine avec pression. — Ténesmedu col de la vessie, vains efforts pour uriner. — Efforts pour uriner avec miction involontaire et goutte à goutte (au b. d'I h.). — Envie d'uriner avec douleur un peu cul-

APPAREIL RESPIRATOIRE. *àl5

santé, ()lus forte encore après, mais non pendant la miction. ^ Douleur, sécante à rorifice de l*urèthre à la fin de la miction. — Élancements dans Turèthre. — Élancements dans i'urèihre après avoir uriné (au b. d'I h.). — Émission fréquente d'urine aqueuse (au b. de 12 h.). «^ Émission d'une grande quantité d'urine qu'on peut garder longtemps, surtout la nuit (au b, de 30 h.). — Urine brune, claire, qui se trouble, tout de suite et devient blanchâtre (au b. de U^ h.). ^ Urine braoe« déposant un sédiment rouge-brique. — Prurit à la partie antérieure de Turèthre, dans le voisinage du gland , en dehors des moments où l'on urine. — Prurit ou élancement pruriteui dans le gland. — Léger élancement à travers le gland. — Tache rouge, prurileuse sur le gland* — Un petit bouton pruriieui sur le prépuce. — Quelques élancements dans le scrotum. — Nodosité indolente au scrotum. *^ Érections fortes, prolon-* gées après le réveil, sans désir du coït ni pensées erotiques (au b. d« 12 h.). — Violent désir du coïl ot érections prolongées (chez un vieillard faible). — Plusieurs pollutions dans une mémo nuit, occasionnées par des rêves lascifs. — Perte séminale diurne au milieu d'un cmbras* sèment amoureux. — Sensation de faiblesse le matin dans le lit, avec relâchement des testicules, comme si l'on avait eu une éjaculation dansla nuit, quoiqu'il n'en ait rien été (S. H.).

Envie d'uriner revenant plus souvent que d'habitude (Kr.), — Envie fréquente d'uriner avec émission copieuse d'urine (au b. d'I h.) (Lgh.). — Urine aqueuse (Hg.). — On est obligé, en urinant, d'attendre longtemps avant que le liquide s'écoule. — Urine rouge^ en petite quantité {Arch. de méd. hbm.). — Émission fréquente d'urine blanche, aqueuse, en moins grande quantité que les boissons ingérées et dont on a de k peine à expulser les dernières gouttes (d. les U prera. h.). *-^0n rebd beaucoup d'urine le matin, mais elle coule lentement, comme si l'urèlbre était rétréci (au b. de 2^ h.) (Fz.). — On rend plus d'urine rouge et foncée qu'on n'a ingéré de boisson (Collin), -^ Envie fréquente d'urioer avec émission d'un peu d'urine jaune rouge (au bout de /i6 h.) (Lgh )«

Organes gênjto-ubin aires de la femub. — (307-509). -^ Excita* lion du flux menstruel {de Meza). — Sensation de nausée au creux de l'estomac suivie d'un écoulement de sang épais par le vagin^ aussitôt après avoir pris l'arnica, chez une jeune fille de vingt ans, se trouvant en bonne santé, quoiqu'elle fût restée sans avoir ses r^les {Arch, de méd, hom,).

Appareil respiratoire (1). — (310-37^). — A. Larynx. - En-

(1) Pour les 6yiiipt6in«9 du cpryzA, voy. Nez,

376 AimiCA MONTANA.

roaement le matin. — GargonitlcmciU d<in.<$ l.i irachée-artèrc en marchanl et le soir en ac couchant (S. IJ.).

B-. Poitrine. — Fort rhume. — Rhume le soir en se mettant au lit (au b. de 3 h.), et catarrhe bronchique le malin au réveil. — La bouche exhde une haleine fétide, — Hémoptysie. — (Inspiration rapide et difficile avec expiration tente). — Douleur lancinante dans un des côtés de la poitrine, avec une toux courte qui augmente la douleur au milieu d'une oppression continuelle. — Douleur lancinante fine et aiguë sous la dernière côte. — Douleur comme un coup d'aiguille dans le côté droit de la poitrine. — Élancements aigus au milieu du côté gauche de la poitrine. — Élancements semblant causés par des gaz sur les deux côtés, au-dessous des côtes (au b. d'I h.). — Douleur pressiveet lancinante en avant, sur le sternum, surtout en marchant. — Toutes les articulations des os et des cartilages qui appartiennent 2i la poitrine sont douloureuses, comme brisées, pendant la marche et les mouvements respiratoires. — Douleur de luxation dans les os de la poitrine et du dos. •— Douleur tractive dans la poitrine, avec angoisse. — Sensation anxieuse en travers de la poitrine, avec envie de vomir (au b. de 2 h.).

— Il semble, le matin au réveil, qu*on a du sang opanché dans la poitrine ; après quelques mouvements on se sent mieux. — Sensation non douloureuse de conslriction au milieu du côté gauche de la poitrine, rendant Thaleine courte, avec douleur au creux de Teslomac quand on y touche, ce qui met obstacle à la respiration. — (Sensation de tension sur la poitrine jusqu'au cou, diminuant dans le décubitus dorsal^ augmentée par la marche et devenant douloureuse dans la station debout) (au b. de 2 h.). -^ Douleur pressive, à droite sur un petit point de la poitrine, n^éiant augmentée ni par le mouvement ni par le toucher, ni par la respiration (S. H.).

Exhalaison fétide par la bouche, pendant rexpiratioU) durant deux jours (F. H.). — L'haleine semble, à sa sortie, occasionner une sensation de froid dans la trachée-artère, comme si la peau en était trop mince (Fz.). — Sensation de froid interne dans la poitrine. — Expectoration sanguinolente venant de la poitrine. — Respiration courte et sifflante {Thuessink), — Oppression; Tinspiration et Texpiration sont également rapides [Baehr), — Anxiété et douleur dans la poitrine (de la Marche), — Oppression avec anxiété, douleur dans le bas-ventie et céphalalgie [de Meza). — Très-grande diflBculté pour respirer {Fehr,). — Souvent respiration large et profonde avec pression à la poitrine (Hg.).

— Douleur pressive vers la partie inférieure du sternum, vive surtout en respirant profondément (au b. de 12 h.) (Kr.). — Pression sourde

cuu. 377

au creux de l'eslom<ic, au-dessous du slcrnum. — Élancement pressif à la poitrine (Gss.). — Pression sécante des deux côtés du ihorax, augmentant dans l'inspiration (au b. d'I h.). — Ëlaucenient sourd qui part du slernutn et s*élend dans le thorax (au b. de 2 h.) (Ws.). — Douleur dans le ci^té gauche de la poitrine^ comme par des piqûres d'aiguille (au b. de 29 h.) (Lgh.). — Élancements aigus dans les côtés de la poi* (fine (Hg.). — Élancements sourds dans le côté droit, près des côtes. — Élancements dans le côté gauche delà poitrine, près du sternum, pen* dant une inspiration profonde. — On a la poitrine comme attaquée, à vif, et quelquefois la salive expectorée est sanguinolente , surtout en marchant (au b. de 36 h.) {Arch. de méd. hem.). — Sueur rouge sur la poitrine [Vicat).

Toux, — Toux sèche causée par un chatouillement au bas de la tra* chée-artère, tous les matins après le lever (Lgh.). — Toux très-sèche, causée par un chatouillement à la partie inférieure de la trachée (au b. de k h.). — Toux avec expectoration qui semble venir de Torifice postérieur des fosses nasales. — Toux pendant la sieste, causée par une irritation pruriteuse à Touverture supérieure du larynx (au b. de k h.). — Tovxia nuit y pendant le sommeil. — Le bâillement lui-même excite la toux. ~ Toux causée, chez les enfants, par des cris au milieu d'accès de mauvaise humeur et d'agitation (entre la 7^ et la S"^ h.). ^ Tovx chez les enfants après des pleurs et des gémissements. — (Après la toux, douleur dans la poitrine qui semble écorchée et grattement dans le larynx). — Toux qui provoque le vomissement. — Toux. avec douleur de courbature dans toutes les côtes. — Touxavec élancements dans les côtés du ventre (au b. de 10 h.) (S. H.).

Coeur. -- (212-217). — Douleur dans la région du cœur, comme s'il était comprimé ou qu'il eût reçu un coup violent {Arch. de méd, Aom.).— Pression au cœur [Crichton, StoU). — Spasme à la région des fausses côtes (précoriliale) {Collin). — Élancements de gauche' à droite dans la région du cœur. — Oppression au cœur. — Les battements du cœur ressemblent plutôt à des tressaillements (Bœkr). — Douleur dans la région du cœur, comme s'il était comprimé ou comme s'il avait reçu un choc (au b. de 36 h.) (Hg). — Les mouvements du cœur sont d'abord très-précipités, puis deviennent tout à coup excessivement lents {Bœhr).

COD. — (13&-1^0). — Gonflementdes glandes sous-maxillaires. (S. H.).

Les glandes sous-maxillaires sont enflées et douloureuses, particulièrement quand on lève ou tourne la tête, mais surtout quand on les touche (aab. de/i j.) (Kr). — Les glandes du cou sont enflées, saillantes et

extrêmement douloureuses par elles-mêmes, mais surtout quaud ou remue le cou ou quand on parle {Bœhr), — Traction rude dans les muscles du côté gauche du cou, avec douleur conlusive (Hg). — Dou* leur déchirante dans le cou {Collin), -«- Pression dans les muscles du cou, comme si la cravate était trop seri-ée (Hg). — La tête est si lourde qu'on la laisse toujours penchée sur une épaule [Bœhr). — La tête est lourde et si mobile, à cause de la faiblesse des muscles du cou, qu'elle tombe de tous les côtés (au b. de k h.) (Kr).

Dos ET Lombes. — (:i75-â96). — Douleurdans lesacrum; on y sent des élancements en toussant, en respirant profondément ou en marchant. '— Douleur arthritique dans le dos et dans les membres. — Douleur contusive dans le dos. — Douleur tensive, spasmodique, dans les muscles de la nuque, eu éternuant et en bâillant (S. H.).

Douleur dans le sacrum^ comme après on fort coup ou une chule^ —^ Douleur dans le sacrum, comme s^il était contusionné (Hg). ^ Douleur dans le sacrum, comme s'il y avait quelque chose de déchiré en deduns. — Sensation dans le dos, presque au-dessous des épaules, comme s'il s'y trouvait quelque corps étranger causant des élancements sourds» pendant le mouvement et non pendant le repos (Arch. de méd, hont»), •— Un éiancemenl allant de bas en haut, depuis les dernières côtes jusqu'au creux de Taisselle) sur le côlé droit de la poitrine, à chaque inspiration (au b. de ^8 h. ) (Ws) . — Sensation comme si la moelle épinière était injectée, avec sensation d'ébranlement (Co/Zm). •*- Fourmillement le long de la colonne vertébrale (Hg).— Fourmillement au raciiisetde Ik dans les fausses côtes, jusqu'à l'estomac (Collin), — Sensation de pression douloureuse au milieu du rachis (Hg). — On souffre dans le rachis comme s'il ne pouvait soutenir le corps [Bœhr). — Douleur prcssive entre les omoplates (au b. de 2 j.) (Hg). «^ Coups sécants entre les omo* plates et de là dans la cavité thoracique, en marchant (au b. de 6 h.). — Prurit lancinant sur l'omoplate (au b. de 2 h.) (Ws). — Douleur à V omoplate droite, du côté du dos^ comme à la suite d'un grand coup ou d'une chute (Hg). — Pression et tension à la dernière vertèbre du cou quand on penche la tête en avant (Fz). — Douleur crampolde dans les muscles de la nuque avec élancements sourds de dehors en dedans (aub. de2h.)(Ws).

Membkes supérieurs. — (397-/i3/i). — Douleur comme do contusion à la partie antérieure du bras. ^ Douleur tractive, crampoïde, remontant en arrière, dans les os des doigUs et de l'avant^bras» -^ Douleur déchirante dans les bras et les mains. ^ Douleur de luxatim dans le poignet (la poitrine^ le dos et la hanche). — É^aucenients dsns ll^

doigts médius des deux mains (et dans le genou), -»• Douleur vubive, lancinante dans le doigt (S. H.).

Douleur pressive, tiraillante, à Faisselle gauche, en se tenant debout (Fz). — Élancements aigus, de dedans en dehors^ sous le creux de faisselle fV^'s). — Sensation cuisante d'écorchure sous Taisselle (Fz). — Les bras sont fatigués, comme si Ton avait été roué de coups, de sorte qu'on ne peut plier le doigt (Hg). — Fourmillement dans les bras. — Ébranlements douloureux, comme une secousse électrique, ou coups dans les bras [Collin), ^ Élancements sensibles, comme des coups, dans le haut des bras. — Vulsion dans le bras gauche, comme si un nerf était excité (Gss). — Vulsion dans les muscles du bras (immédiatement) CWs)*

— Élancements sourds dans le milieu du bras, qui font tressaillir. — Déchirement douloureux, pressif, passager, semblant siéger dans l'os, depuis la partie inférieure du bras gauche jusque vers le coude (Gss). — Fourmillements dans les avant-bras (Hg). —Tension des muscles fléchisseurs de Tavant-bras, lorsqu'on plie le bras, de sorte qu*on ne peut plus le rédresser sans éprouver une douleur de tension (au b. de 2 h.) (Fz).

— Elancements aigus au-dessous de l'articulation du coude (au b. de . 2 h.) (Ws). — Élancements sourds, prolongés, dans l'avant-bras gauche,

avec douleur assez vive, comme s'il y avait une fracture en cet endroit (le matin dans le lit). — Élancement brûlant dans Favant-bras. — J)ouleur de luxation dans le poignet (Gss). — Douleur dans le poignet gauche, comme s'il était foulé (au b. de 2 j.) (Kr). — Élancements aigus dans le poignet, aggravés par les mouvements (au b. de 2 h.)(Ws). — Douleur déchirante dans le poignet gauche, seulement en écrivant; elle se fait sentir notablement sur le dos de la main et diminue quand on laisse pen^ dre celle-ci. — Décliircmenl lancinant dans les poignets, surtout dans le gauche (au b. de 3 h.) (Kr). —Sensation de reptation et picotement dans les mains {Collin). — Gonflement des veines des mains, avec pouls plein, fort (Hg). — Faiblesse dans les mains, surtout pour saisir les objets (au b. de 2 h.) (Kr). — Sensation de pression douloureuse sur la face dorsale de la main. — Crampe dans les doigts de la main gauche. — Douleur dans la face palmaire des deux pouces, comme si on les avait heurtés contre un corps dur (Hg). — Démangeaison légèrement lancinante dans les dernières articulations des doigts,, cessant complètement quand on se gratte (au b. de 36 h.). — Petits élancements dans la partie antérieure de l'articulation du médius (au b. d'1/4 d'h.). — Élancements pruriteux à l'extrémité du doigt médius (au b. de 2 h.). — Élancements aigus dans le pli de l'articulation du milieu de Findex (au b. de 2 h.) (Ws).

980 ARNICA MOKTANA.

Membres INFÉRIEURS. — (û35-/i95). ■— Abcès du psoas (psoïiis). — BaUements successifs dans les hanches. — Douleur de luxation dans les hanches (le dos^ la poitrine, le poignet). — Douleur déchirante dans les membres inférieurs. — Les membres inférieurs font mai, la nuit, lorsqu'on les croise Tun sur Tautre. — Douleur dans la cuisse en se levant ou en mettant le pied à terre. — Sensation de secousse dans les muscles de la cuisse. — Élancements dans le genou (et les deux médius). •— Parfois perte subite des forces dans les genoux, ils fléchissent et les pieds sont ' engourdis et Insensibles. — (Douleur crampoïde dans le genou et la jambe). — Douleur arthritique dans le pied, avec un mouvement fébrile vers le soir. — La station droite cause de la douleur. — Douleur vulsive, lancinante, de bas en haut, dans le tibia (au b. de 6 h.). — (Douleur pressive dans un pied paralysé). — Sensation de reptation, de four* millement dans les pieds. — Gonflement subit du pied (malade). — Douleur indescriptible dans le pied (malade), le soir, comme par une agitation intérieure ou comme si le pied reposait sur un plan trop dur, ce qui nécessite de le poser et de le mouvoir dans tous les sens (au b. de 8 h.). — Tiraillement dans la cheville du pied. — - Tiraillement dans le talon — Élancements dans le pied, à travers le gros orteil. — Douleur lancinante et tiraillante, naissant peu à peu, à l'extrémité du gros orteil, lorsqu'on se couche pour faire la sieste. — Douleur de luxation, sourde, goutteuse, dans Tarticulation du gro& orteil, avec un peu de rougeur, vers le soir- — Élancements vifs, isolés, dans le gros orteil (au b. d*l h.), — Élancement sourd, prolongé, dans le gros orteil. — Battements isolés dans le gros orteil. — Sueur des plantes des pieds et des orteils. — Crampe douloureuse dans les muscles des plantes des pieds. (S. H.).

Élancements aigus dans les deux cuisses (au b. de 3 h.). — Douleur déchirante, de dehors en dedans^ dans les cuisses, surtout en se baissant (au b. de 60 h.) (Ws), — Tremblement dans les membres inférieurs (Hg). — Douleur déchirante dans les membres inférieurs [Collin], — Douleur tractive et pressive daus l'articulation de la hanche gauche, lorsque la cuisse est dans l'extension ou lorsqu'on est assis (au b. de 5 h.) (Fz). — Pincement continuel au côté externe de la cuisse (au b. d'1/2 h.) (Ws). — Douleurs contusives aux cuisses, en marchant (Fz). — Pression tractive, semblable à une crampe dans les muscles de la cuisse gauche, près des bourses (Gssj. — Petits élancements à la cuisse au-dessus du genou (au b. d'1/4 d'h.). — Elancement pruriteux au côté interne de la cuisse, au-dessus du genou, devenant plus intense quand on se gratte (au b. de 2 h.) (Ws). — Léger élancement pruriteux, comme une sensation de plaie, au côté interne de la cuisse, apaisé par le frottement

Pëau. 38 1

(Fz). — Les articulations des genoux ii*ont aucune force et ploient quand on est debout (au b. do à h.). — Les genoux fléchissent quand on est debout (au b. d*l h.)* — Douleur dans le genou droit, en montant un escalier, comme si l*on s'était cogné (au b. de 3 h.) (Kr). — Elancement comme un coupd'aiguilie au genou, lorsqu'on le frotte (au b. d'I h.) (Ws). — Douleur pressive et déchirante au-dessous du genou gauche (Gss). — Douleur au-dessus du jnollet droit, comme à la suite d'une violente contusion, avec faiblesse du bas de la cuisse (Hg). — Douleur déchirante, perforante on fouillante, de haut en bas^ dans le mollet gauche ; quelque temps fixe en cet endroit, elle s'étend jusqu'au haut de la cuisse, de là autour du coccyx et se fait sentir facilement dans Tos iliaque droit (au b. de 5 h.) (Kr). — Tension de bas en haut et tiraillement dans les muscles du mollet^ étant debout (au b. de 7 b.). — Pression sur le tibia comme à la suite d'un coup, seulement en marchant (au b. de 30 b.) (Fz). — Glocitation de bas en haut à la partie inférieure de la cuisse, pendant le repos (au b. d'1/4 d'h.)(Ws). — Douleur ondulatoire^ tiraillante, (presque sourdement lancinante), dans Tarticulation dii pied. -* Douleur de luxation dans l-articolation du pied (Gss). — Élancement dans le pied droit, au-dessus du talon, au niveau du tendon d'Achille, seulement pendant l'extension du pied et non pendant la marche (au b.. de 2 h.) (Kr). — Élancements à la plante des pieds, sur un seul et même point, en marchant, comme si l'on y avait un cor (au b. de 36 h.). — Élancements fourmillants à la plante des pieds, sur un seul et même point (Fz). — Vive ardeur dans les pieds {Bœhr), — Fourmillement dans les pieds. — Crampe dans les orteils du pied gauche (au b. de 36 h.) (Hg). — Douleur sourde, pulsative dans un des orteils. — Douleur sourde, tressaillante dans un des orteils. — Ëlancemcnts sourds, qui pénètrent çà et là dans les membres (Gss). — Vif élancement dans les orleiis, en marchant (Fz). — Tiraillement lancinant à la face inférieure des gros orteils, surtout en mettant le pied à terre (au b. de k h.) (Ws). — - Sensation de fourmillement dans les mains et les pieds et douleurs lancinantes dans diverses articulations {Collin).

Peau. — (496-50^ et aux diverses subdivisions indiquées). — Léger élancement dans presque toutes les parties du corps, surtout au nez, aux sourcils, aux paupières et aussi aux mains et aux doigts. — Douleur de brûlure, tantôt à un endroit tantôt à un autre. — (Douleur lancinante, brûlante et pruriteusc, çà et là dans la peau, en se couchant pour la sieste; on l'apaise en se grattant et quelquefois elle cesse spontanément). — Après avoir humecté la peau aveu de la teinture d'arnica, il survient une miliaire pruriteuse. (S. H.). — Douleurs lancinantes {Vicat), —

Douleurs brûlantes et déchirâmes çà et là (Collin). — I^ère sensation d'élancement dans la peau. — Coups et secousses dans le corps, comme par une décharge électrique (Critekn) :

Cuir chevelu. — Prurit lancinant au cuir chevelu, qu'on ne fait pas cesser en se grattant. — La peau de la tête, jusqu'aux sourcils, est comme adhérente au crâne et presque immobile (au b. d'I h. 1/2) (Ws). — Bouton en partie pustuleux, sur le côté du front (au b. de 3 j. ) (Kr).

Visage, — * Éruption semblable à la variole, sur la joue et surtout au-dessous des yeux (F. H.).

Ni'Z. — PuiAules au sommet desquelles il se forme du pus, situées dans le nez et au-dessous, avec douleur mordante (S. H.)*

Bouche. — Prurit à la lèvre supérieure, dégénérant en ardeur par le frottement (Ws). -^ Le bord externe des lèvres, et surtout de la lèvre supérieure, est ridé et gercé, comme par l'effet du froid (au b, de 8 h. 1/2) (Lgh). — Un bouton de chaque côté de la lèvre supérieure (au b. de 2 j. ) (Kr). — Ërupiion de boutons dans la fossette du milieu de la lèvre supérieure, avec rougepr tout autour et douleur tensive (F. H.).

— Lèvres desséchées, comme par une soif ardente. — Lèvres crevassées.

— Ulcérations aux commissures des lèvres, avec douleur de brûlure, surtout lorsqu'elles sont en mouvement (S. H.).

Poitrine, — Prurit lancinant dans les côtés de la poitrine et sur le dos, qu'on ne peut calmer en se grattant (au b. deq^. min.). ^ Fourmillement et prurit sur le côté gauche de la poitrine (au b. d'I h.) (Ws).

Cou. — Sur le côté de la nuque, bouton qui cause des élancements quand on le tâte et fait éprouver la même douleur qu'un ulcère (au b. de/i8h.)(1).

Membres supérieurs, — Petit bouton pruriteur entre le pouce et l'index, mais, quand on le touche, il devient le siège d'une légère douleur lancinante, comme si un éclat de bois y pénétrait (au b. de 40 ii.). (S. HO.

({) Ces boutons û douloureux au toucher, entouré* d'un cercle rouge, enflammé, produits par une action spécifique de l'arnica, ont une. ressemblance frappante avec les furoncles ^ par consécluerit ces derniers sont guéris liomœopalhiquemenl par ce médicament et les persoimes sujettes à cette sorte de boutons peuvent, comme l'expérience me l'a appris, être préservées d'une nouvelle éruption.

ARSENICUM ALBUM.

Acide arsénieux ; weisser Arsenik (allemand); white arsenic (anglais); arsenico (italien et espagnol). — AsO^ (1).

« L'acide arsénieux se trouve dans la nature à la surface ou dans le vorsirtage de certaines substances arsenicales, telles que l'arsenic natif, le colbalt arsenical et le colbalt arséniaté. Généralement on emploie celui que Ton obtient par des sublimations réitérées du grillage des mines de cobalt arsenical (2). »

Pour préparer les doses homœopathiques d'acide arsénieux, on procède de la manière suivante : on prend 1 grain d'acide arsénieux pulvérisé, on le mêle avec 33 grains de poudre de sucre de lait, dans une capsule de porcelaine dont le fond soit rendu mat par le frottement; on broie le tout avec un pilon de même substance et sans vernis à sa partie inférieure, pendant six minutes ; puis on gratte le mélange avec une spatule de porcelaine pendant quatre minutes pour le rendre bien homogène. On le broie de nouveau, sans y rien ajouter, pendant six minutes, après quoi on le gratte encore pendant quatre minutes. Gela fait, on le mâle uniformément avec 33 grains de sucre de lait, on broie pendant six minutes et, après quatre minutes de grattage, on rebroie pendant six autres minutes sui> vies de quatre minutes d'un nouveau grattage. On ajoute alors les 33 derniers grains et l'on procède de la même manière, en sorte qu'après le dernier grattage, on a une poudre dont chaque grain contient un centième de grain d'arsenic, uni^ fermement au même degré de puissance. Un grain de cette poudre est mêlé successivement avec trois fois 33 grains de sucre de lait et, dans l'espace d'une heure (trente-six minutes de broiement et vingt-quatre de grattage) (3), on amène la poudre à un état cent fois plus élevé d'atténuation, de sorte que chaque grain contient alors un dix-millième de grain d'arsenic. Un grain de cette poudre traité de même donne une préparation d'arsenic au millionnième, sous forme de poudre. On prend 1 grain de cette dernière poudre^ on le dissout dans 100 gouttes d'alcool étendu d'eau (50 gouttes d'eau et 50 d'alcool), on donne deux secousses au verre qu'on lient dans la main et, en étendant cette dissolution successivement dans vingi-six autres vorres (on prend toujours i goutte du verre précédent qu'on verse dans 99 gouttes d'alcool et l'on secoue le tout deux fois avant d'en faire tomber

(1) Traité de matière médicale, t. II, p. /il,édit. allem., t. I, p. 403, édit. française. — Traité de9 maladies chroniques, t. II, p. 499, édition allemande ; t. l, p. 405, édition française.

(2) Weber, Codex des médicaments homœopathiques, p. 179.

(3) Après avoir terminé, on essuie à sec ie mortier, le pilon et la spatule ; on les lave trois fois dans l'eau bouillante, en les essuyant chaque fois jusqu'à sec avec du papier Joseph, puis on les met sur des charbons. ardents et on les y chauffe jusqu'au rouge. Ainsi traités ils peuvent, tout aussi bien que s'ils étaient neufs, servir ensuite à de nouvelles opérations.

38^ ARSBNICtJM ALBUM.

1 {goutte dans un autre verre), on obtient Tarsenic porte au décilUonnièoie degré de division. Quand le médicament est ainsi dynamisé, il faut le fendre commode à ingérer. Pour cela, on prend environ 10 grains des plus petits globules que les confiseurs font avec du sucre et de Tamidon (1), et dont il faut 300 pour peser 1 grain; on les met dans une capsule de porcelaine, et l'on verse dessus 6 à 8 gouttes de la teinture spiritueuse; on remue alors avec un petit morceau de bois afin d'humecter uniformément les globules, puis on jette le tout sur une feuille de papier, à la surface de laquelle on l'étalé, et quand les globules sont parfaitement secs, on les enferme dans un petit flacon de verre bien bouché, sur lequel se trouve inscrit le nom du médicament. On prépare de même les globules gros comme des grains de moutarde, dont 20 pèsent 1 grain, et dont on enferme chacun dans un petit verre bouché, pour le faire flairer : mode d'administration que des expériences récentes et nombreuses ont montré préférable à Tingestion des petits globules par la bouche, dans bien des cas où il s'agit de traiter homœopathiquement des maladies soit chroniques, soit aiguës.

• Je ne puis prononcer le nom de l'ai^senic sans réveiller dans mon âme de graves souvenirs.

Lorsque le Dieu de bonté créa le fer, il laissa aux enfants des hommes le choix d'en faire le poignard meurtrier ou le soc inoflensif de la charrue, d'utiliser ce métal soit pour l*horaicide soit pour Talimenlation de leurs semblables. Combien ils se seraient rendus plus heureux s'ils ne l'avaient consacré qu'à des usages bienfaisants, car le Créateur ne le leur avait donné qu'à cette seule fîn I

Il ne faut pas non plus s'en prendre à ce Dieu d'amour si les hommes, sur la foi de misérables guides, se rendent inconsidérément coupables du crime d'administrer à doses efft ayantes et contre des cas morbides auxquels elles ne sont pas appropriées, des substances médicamenteuses étonnamment énergiques dont ils ont négligé de rechercher les propriétés à l'aide d'expériences sérieuses.

Survient-il un homme qui éiudie consciencieusement les vertus des médicaments, on s'élève de toutes parts contre cet ennemi d'une méthode dont notre insouciance s'accommodait si bien et on le couvre des plus odieuses calomnies.

Les médicaments les plus énergiques, l'arsenic, le nitrate d'argent, les chlorures de mercure, Taconit, la belladone, l'iode, la digitale, Topium, la jusquiame, etc., ont été prescrits jusqu'à ce jour à doses massives et souvent répétées.

L'homœopalhie ne peut employer de substances plus puissantes, car il n'en existe pas. Les médecins vulgaires, lorsqu'ils en font usage, riva-

(1) Aujourd'hui, nos pharmaciens proscrivent avec raison les globules dans la confection desquels il entre de Tamidon, parce que cette substance met obstacle à \e\XTim\i\h\i\o\i, {Note du traducteur,)

AftSENIGUM ALBUIfé 385

lisent entre eux à qui en prescrira les pins fortes doses et se vantent lorsqu'ils ont atteint en pareille matière la limite do possible. Ils loueni aussi et approuvent une pareille conduite chez leurs pareils. La méde* cine honiœopathique se sert des mêmes substances, non pas à tort et I travers comme la médecine traditionnelle, mais après des recherches consciencieuses, elle ne les donne que dans les cas auxquels elles soul appropriées et aux plus faibles doses possibles; cependant on la décrie comme une pratique d'empoisonneurs ! Quelle conduite partiale, inconséquente, odieuse, de la part d'hommes qui se disent loyaux et intègres!

L'homœopathie se prononce-t-elle encore plus énergiquement, con-* damne-t-elle les doses considérables de la médecine traditionnelle, insiste*t-elle sur ce point complètement élucidé par ses sérieuses recherches, à savoir qu'il faut prescrire des quantités beaucoup moindres de médicaments et que là où les médecins ordinaires administrent un dixième de grain, un demi-grain, un grain ou plus, il suffirait de donner un quatrillionnième, un sexiillionnième ou un décillionnième de grain, aussitôt cette même école traditionnelle, qui traitait Thomceopathie d'em* poisonneuse, se met à rire aux éclats. Elle traite cela d'enfantillage et se prétend convaincue (conviction qui ne repose sur aucune preuve) que de si faibles doses ne peuvent avoir aucune action, et que de si minces quantités ou rien du tout sont absolument la même chose. Ainsi elle ne rougit pas de souffler à la fois le chaud et le froid et de présenter comme inactif et ridiculement faible ce qu'elle vient de condamner comme une pratique d'empoisonneur, alors qu'elle vante ses propres prescriptions, qui sont si meurtrières. N'est-ce pas la plus pitoyable et la plus gros* sière des inconséquences qu'on puisse supposer^ de n'avoir pas honte de se montrer injuste envers une science à laquelle on ne peut contester le mérite d'être vraie, conséquente, basée sur l'expérience, extrêmement circonspecte et infatigable dans les investigations qui dirigent ses choix et ses actes?

Tout récemment encore un médecin renommé, Marcus^ de Bamberg, disait que des livres d'opium étaient consommées chaque mois dans son hôpital et que les infirmières étaient autorisées à le distribuer aux ma-< iades 5 discrétion; l'opium qui, dans la pratique journalière, a déjà causé la mort de milliers de patients ! Cependant Marcus n'a pas pour cela perdu sa réputation, parce qu'il appartient au parti dominant, auquel tont est permis, même les pratiques les plus meurtrières et les plus absurdes.

Il y a quelques années, dans uue des villes les plus intelligentes de HAniffiMAim, Mat, méd^ I — 25

386 AftSftNICOM ALBUM.

l'Europe, presque tous les loédecins, du docteur titré au garçon barbier, avaient adopté la mode de prescrire Tarsenic contre presque toutes les maladies, à doses si fortes et si rapprochées que leur désastreuse ia- 0uence sur la santé frappait les yeux de tous; et Ton décora cette conduite du titre d'Iionorable I Personne cependant ne connaissait les propriétés de cet oxyde métallique et partant tous ignoraient les cas ■torbides qui indiquent son emploi. Aia'gré cela^ chacun en administrait coup sur coup des doses dont chacune^ convenablement réduite et dynanméCi aurait suffi à guérir dans le monde entier tous les sujets atteints des maladies auxquelles ce médicament peut être approprié. Laquelle des deux médications opposées mérite la qualification * d'empoisonneuse » 7 Ëst-cc celle qui introduit dans le corps des pauvres malades des disièmes de grain d'arsenic, lorsque bien souvent un tout autre médicament était indiqué, ou la médication homoeopathique, qui ne donne pas une ^goutte de teinture de rhubarbe avant de s'éire assurée si ce médicament est bien approprié et si aucun autre ne conviendrait mieux? De plus rhomceopathie, après des investigations infatigable*' et multipliées, a découvert que dans la plupart des cas il est inutile de prescrire plus d*un décillionnième de grain d*ansenic, et encore faut-il qu*un examen suffisant du malade ait justifié le choix de ce médicament. Laquelle des deux métbodes faut-il traiter d'absurde, audacieuse et meurtrière?

Il existe une autre catégorie de médecins qu'on pourrait appeler les puristes hypocrites. Ils prescrivent bien, au lit du malade, toutes les substances dont l'abus est dangereux, mais, pour se donner en présence du public le masque de l'innbcence et de la circonspection, ils nous font entendre, du haut de leurs chaires, de si effrayantes définitions du poison que, si Ton écoutait leurs déclamations, il ne resterait plus guère h prescrire comme médicaments que le chiendent, le pissenlit, l'oxymel et le jus de framboise. D'après leur définition, les poisons portent atteinte à la vie humaine d'une manière absolue, c'est-à-dire dans toutes les circonstances et ft toutes les doses; puis îLs rangent arbitrairement dans cette catégorie, afin de rendre l'homoeopathie suspecte, une foule de substances dont les médecins se servent depuis longtemps en quantité considérable pour la guérison des maladies. L'emploi de telles substances serait un crime si chacune d'elles ne s'était montrée quelquefois salu* taire. Gela ne fût-il arrivé qu'une seule fuls^ et ce fait ne peut être contesté, la définition à laquelle nous faisons allusion devient d'une absurdité évidente. On ne peut, sans se mettre en contradiction avec soi-même et avec le bon sens, accorder à un même corps la double propriété de

ABSENICaM ALBUM. 387

guérir quelquefois et d'élre nuisible, luorlel d'une manière absolue et en toute circonstance. Nos adversaires ont recours à un subterfuge pour échapper à celle contradiction et allèguent que ces corps se sont montrés plus souvent nuisibles qu'utiles. Mais est-ce à ces corps eux-mêmes qu'il faut imputer d'avoir été si souvent nuisibles ou aux médecins qui les ont employés maladroitement dans des maladies auxquelles ils ne convenaient pas? Ces substances ne s'appliquent pas d'elles-mêmes au traitement des maladies; il faut que l'homme dirige leur emploi, et si elles ont été salutaires, c'est parce qu'elles avaient été administrées au moins une fois opportunément et parce qu'elles peuvent toujours guérir lorsque l'homme ne les prescrit pas ailleurs que dans les cas où elles sont indiquées. 11 s'ensuit qu'elles ne se sont montrées nuisibles et toxiqnes que lorsque Thomme les avait employées mal à propos. (î'est donc à la maladresse de l'ouvrier qu'il faut attribuer les inconvénients de l'instrument.

Les esprits étroits dont je parle disent maintenant que « lors même qu'on adoucirait l'arsenic par des correctifs, par Talcali par exemple, il ne cesserait pas pour cela d'être nuisible, n

Ce n'est pas, répondrai *je encore, l'arsenic qui s'administre luimême, c'est l'homme qui l'emploie et peut nuire par son intermédiaire. Que fait l'alcali comme correctif?. Se borne-t-il à' affaiblir l'arsenic ou bien en altère-t-il la nature et en fait-il un tout autre corps ? Dans la seconde hypothèse, ce sel arsenical n'est plus de l'arsenic proprement dit, c'est autre chose. Veut-on seulement atténuer ses propriéu^? On atteindra ce but bien plus simplement et plus sûrement en diminuant par la dilution la dose d'arsenic pur qu'en conservant des doses assez fortes pour nuire après avoir imposé au médicament, par l'adUiiion de correctifs, des modiûcations dont on ne sait pas l'étendue. Un dixième de grain d'arsenic vous semble-t-il une dose trop forte, qui vont enpêche d'étendre la solution et de réduire ainsi la dose indéfinir «leiit?

J'efltends.dire autour de moi : « Un dixième de grain est la plus faible dose qu'on puisse se permettre dans la pratique. Qui oserait en proscrire une moindre sans se rendre ridicule? »

Vraiment! Un dixième de grain peut mettre la vie en danger et l'étt-^ quette vous défend d'eu prescrire moins, beaucoup moins? IN 'est-ce pas là se moquer de l'intelligence humaine? Cette observance des us et cou^ tûmes est-elle admise par des esclaves privés de raison ou par des hommes doués d'une intelligence et d'une volonté libres? Si vous êtes libres» qui vous empêche de diminuer la dose là où elle peut être nui'

388 ARSENIGUM ALBUM.

sible? Est-ce i'égofsme, le dogmatisme de Técole ou quelque autre des entraves qui enchaînent Tesprit?

(( Mais, ajoute-t-on, l'arsenic est encore nuisible à des doses bien au-* dessous des limites de notre pharmacopée, voire même à la dose ridicule d'un centième et d'un millième de grain. Un millième de grain d'arsenic peut faire mourir^ car nous affirmons et soutenons que cette - substance est un poison que rien ne peut dompter. »

Ces assertions gratuites se rapprochent cette fois de la vérité. Il n*en est pas moins certain cependant que la violence de Tarsenic n'augmente pas chaque fois qu'on diminue la dose, elle va au contraire en décroissant, de sorte qu'à force d'étendre la solution on arrive à un degré où Ton n'a plus à redouter les dangers de la dose d'un dixième de grain consacrée par l'usage.

« Une telle dose, dites-vous, serait quelque chose de nouveau, comment la désignemit-on? »

La nouveauté est un crime capital aux yeux de l'école orthodoxe, attachée à sa routine et qui emprisonne tyranniqueirent sa raison dans le cercle des usages vieillis par le temps.

Mais le médecin, qui doit être un penseur, un homme instruit et libt*e, qui doit commander à la nature, quelle loi détestable pourrait l'empêcher de rendre inoffensive eti l'amoindrissant une dose dangereuse? Qui peut l'empêcher, s'il a reconnu qu'un millième de grain est encore trop fort, de recourir à un cent-millième ou à un millionnième de grain? Qui l'empêche de réduire encore le millionnième à un billionnième s'il a observé que, dans bien des cas, le premier est encore trop fort? En effet, on rC apprend rien en médecine que par V étude et l'expérience, puisqu'elle n'est autre chose qu'une science d'observation. Si l'on observe qu'un billionnième soit trop fort en maintes circonstances, pourquoi ne pas aller jusqu'au quatrillionnième d'un grain et même plus bas? ^

J'entends d'ici les sots, imbus de leurs préjugés séculaires, s'écrier en ricanant : « Un quatrtUionnième de grain ? Cela et rien, c'est tout un! >

Pourquoi rien? Est-ce que la division d'une substance, aussi loin qu'on la pousse, peut produire autre chose que des parties du tout ? Est-ce qu'en divisant à l'infini il ne reste pas toujours quelque chose de réel, une partie du tout, si petite qu'on la suppose? Quel homme intelligent oserait répondre non ?

Si un quatrillionnième, un quintillionnième, un octillionnième^ un décillionnième de grain est réellement quelque chose de la substance

ARSENICUM ALBUM. 389

divisée (un homme raisonuable ne saurait le contester), comment celte fraction^ dont Texistence est hoi*$ de doute, serait-elle inaclive alors que le tout dont elle provient est si puissant? Mais la nature ei Tintensité de Taction dç cette dose minime ne peut être déterminée par des vues plus ou moins ingénieuses de Tesprit; seule Texpérience peut décider cela ; l'expérience, qui repose &ur les faits et contre laquelle il n'y a pas d'appel. Seule elle peut décider si cette fraction est trop faible pour lutter contre les maladies, pour détruire celles auxquelles le médicament est approprié et rendre Torganisme à la santé. Dans le cas présent, ce ne sont pas les sentences sorties du cabinet d*étude, c'est Texpérience qui est le seul juge compétent et en dernier ressort

Or, Texpérience a déjà prononcé, et elle parle encore journellement à lous les hommes sans préjugés.

Maintenant que j'ai fini de discuter avec ceux qui considèrent les doses homœopathiques comme des riens incapables d'agir et s'en moquent avant môme d'avoir consulté l'expérience, j'ai d'autres adver* saires qui, se posant hypocritement en hommes circonspects, déclament contre les dangers de ces mêmes doses inGnitésimales, sans les avoir seu lement essayées.

Qu'on me permette de leur répondre aussi quelques mots. Si un dixième de grain d'arsenic est souvent dangereux, cette substance ne sera-t-elle pas moins énergique si on la réduit à un millième de grain, et ne deviendra-t-elle pas de plus en plus inoiïensive k mesure qu'on diminuera la dose ?

Or, si la diminution de la dose est le meilleur moyen d'atténuer asse£ l'énergie de l'arsenic (ou de toute autre substance très-aclive) pour qu'il ne puisse plus mettre la vie en danger, il ne nous reste plus qu'à déterminer par l'expérimentation à quel point de division on obtiendi^a une dose assez faible pour ne pas faire de mal et en même temps assez forte pour déployer toutes les vertus curatives du médicament.

Quelle dose d'un médicament aussi actif que l'arsenic sera assez faible pour pouvoir être ingérée sans danger et en même temps assez forte pour déployer contre les maladies toute l'elTicacité que celte substance a reçue du Créateur pour les cas où elle est convenablement adoucie et bien indiquée, l'expérience et l'expérience seule nous donnera la solution de ce problème; on ne saurait Toblenir ni par le mirage des études i^péculalives ni par le dogmatisme étroit de l'écolo, qui n.c donne aucune connaissance pratique. Le médicament doit être atténué par la dilution de telle sorte qu'une quantité donnée de la substance ainsi préparée ait la puissance de guérir l'homme le plus vigoureux atteint d'une maladie

S90 ARSENICtll ALBUK.

dont elle est le véritable remède^ tout en étant incapable de modifier sensiblement Téial d'un enfant en pleine santé (1). Tels sont les termes du problème, qui ne sera résolu qu*à Taide d*ex()ériences mille fois répétées, et non par le dogmatisme scolastique, qui ne sait qu'entasser des assenions gratuites et des conjectures.

Nul médecin raisonnable ne reconnaîtra les bornes que Teulent lui assigner les usages surannés d'une école qui ne s'est jamais basée sur Texpérimentation pure associée à de saines réflexions. Son but est de rendre la santé aux malades et les forces innombrables de la nature, sans restriction ni exception aucune^ ont été mises par l'Auteur de la vie à sa disposition comme instruments de guérison. Le vrai médecin doit dompter la maladie, dont les atteintes menacent d'anéantir le corps de l'bomme, il doit entreprendre une sorte de réédification de la vie, œuvre plus importante que les hauts faits les plus glorieux. Pour mener à bonne On cette sorte de création^ il doit disposer de la nature entière, avec toutes ses forces et toutes ses substances. I\lais la nature même des choses veut qu'il soit libre d'employer ces substances à la dose, grande on petite que l'étude et l'observation lui auront enseigné être le plus conforme à son but, sous toutes les formes qu'il aura jugées les plus convenables. Voilà ce qui caractérise un homme libre, orné de toutes les connaissances nécessaires, animé d'un souffle presque divin, doué de la conscience la plus pure, à celui qui veut sauver son semblable et le faire renaître à la vie.

Qu'il renonce à ces fonctions sublimes, celui qui ne se sent pas dans l'esprit le goût des connaissances utiles, ni dans l'âme le dévouement pour ses semblables, sentiment qui constitue la vraie vertu ! Arrière la foule impie de ceux qui n'ont que les dehors du médecin, mais dont la tête est farcie de vaines erreurs, dont le cœur est plein de frivolité, dont la langue travestît la vérité et dont les mains ne s'agitent que pour faire du mal !

J'ai obtenu les symptômes énumérés ci-dessous à l'aide de doses diverses données à des sujets d'inégale réceptivité.

(1) Tout médicament homœopathique, c'est-à-dire capable de produire un ensemble de symptômes semblable à Tétat morbide qu*on veut guérir, agit piincipaiement sur les organes atteints par le mal, c'est* à-dire sur les plus sensioles et les plus aptes à subir les impressions. 11 faut donc en donner une doee juste asses forte pour affecler les organes malades un peu plus que la mal.idie ne le f -il ellemême. Il suffit pour cela d'une quanlilé minime, si petite qu'elle ne peut modifier ré<at d'un homme en santé, qui est naturellement beaucoup moins sensible à l'action des médicaments, et ne peut être rendu malade que par des doses massives. — Voy. Organon de lart de guérir; Esprit de ia médecine homœojja» tht'gue.

ARSENIGUM ALBUM* 391

Un médecin homœpathe intelligent ne prescrira Tarsenic, même aaïc doses ies plus atténuées, qu'après s'être assuré que les effets purs de ce corps ont la plus parfaite similitude avec ceux de la maladie qu'il veut guérir. Si celte analogie existe, le remède guérit à coup sûr.

L'arsenic, judicieusement employé, s'est montré efficace contre d'în* nombrables maladies aiguës ou chroniques (psoriqnes), particutiérement lorsqu'elles se manifestaient par quelques-uns des symptômes suivants :

Accès (Tangome, la nuit, forçant à sortir du lit. — Crainte de la mort. — Irascibilité. -^ Sensation d'un poids sur le sternum (Hbg.). —* Céphalalgie après le repas. — Croûtes sur le cuir chevelu (Hbg.), — Inflammation des yeux et des paupières, — Tiraillements et élancements sur divers points de la face. — Ulcères végétants à la joue (Hbg.). — Tubercules tuméfiés dans le nez (Hbg.). — Éruptions sur les lèvres.

— Saignement des gencives. — Fétidité de l'haleine. — Vomissements noirâtres accompagnés de violentes coliques. — Vomissement après chaque repas. — Pression à l'estomac. — Douleur de brûlure dans Vestomac et à Vépigastre, — Induration du foie. — Douleur de brûlure dans les entrailles. — Ascite. — Ulcère au nombril (Hbg.). — Engorgement des ganglions inguinaux. -* Évacuation . de matières fécales brûlantes accompagnée de violentes coliques. — Selles diarrhéiques verdâtres. — Constipation. — Paralysie de la vessie. — Dysurie, sirangurle. — Gonflement des organes génitaux. — • Ménorrhagie. — Souffrances diverses pendant les règles. — Leucorrhée acre, corrosive. — Enchifrènement. — Hémoptysie. — Accès de suffocation, le soir après s'être couché — Oppression de poitrine en montant les escaliers. — Angine de poitrine. — Élancements, pression au sternum. — Tiraillements et déchirements, la nuit, depuis le coude jusqu'à Taisselle. — Ulcères au bout des doigts, causant une douleur de brûlure (Hbg.). — Déchirements et élancements à la cuisse, h la hanche et à l'aine. — Déchirements au tibia. — Douteur contusive à l'articulation du genou.

— Dartres pruriteuses à l'articulation du genou. — Ulcères chroniques à la jambe, qui brûlent et élancent. — Sensation de lassitude aux pieds.

— Ulcères à la plante des pieds (Hbg.). — Ulcères rongeants à la plante des pieds et aux orteils (Hbg.). — En marchant^ douleur d'écorchure au gros orteil, comme s'il avait été trop frictionné. — Veines douloureuses. — Douleur de brûlure à la peau^ dans les ulcères. — Coma le soir. — Difficulté de se rendormir, la nnit^ quand on s'es^ éveillé. — Fièvre éphémère, fièvre intermittente. — Frisson le soir avec agitation et inquiétude dans les membres.

Coneorduaees. — Le médicament qni , selon Bœnninghausen, s^

392 ARSENJCUM ALBUM.

rapproche le plus de rarsenic est PULSATILL'A. Ylenaent ensuite : l'* BEtt., Bry., CaL'., Lyc, Merc, Nux voji., Phos.,Rhu8., Sep., SiL.ySULF.; 2" acon.i carb, veg.y cham.f hep., kaL^pkos. ac, stram.j verait\; 3* anac, aru., asa., cauit, coccul., con., cupr., dulc., ferr., graph., hyosc, Ign.» ipec, lacb., natr. mur., uilr. ac, op., plumb. , scili., sec. coru«, spig., staph., stront.

AailfiAtMi. — On combat du mieux qu*OQ peut les empoisonnements par de grandes doses d'arsenic, soit à Taide d*un carbonate alcalin batlu avec de l'huile, soit à l'aide d'une dissolution de suirure de chaux et de bit non écrémé bu en abondance. Les accidents nerveux qui restent ensuite sont complètement éteints par d'autres moyens appropriés à cha-- Cttii d'eux.

Pour combattre les accidents causés par l'arsenic lorsqu'il a été donné mal à propos, à dose homœopathique, il suffit de faire flairer une ou plusieurs fois de l'ipécacuanha, du foie de soufre calcaire ou de la noix Tomique.

EiUte des auteurs. — fiœhr (Bhr.), Frédéric Hahnemann (Fr. H.}, Hartlaub et Trinks (Hb. et Tr.), Hornburg (Hbg.), Langhammer (Lgh.), Meyer{Mr.), Slapf (Stf.), Kayser (Kr.).

SYMPTOMATOLOGIE,

Symptômes «énèraiix. — (919-1078 m. c. et 722<850 m. m.). — Douleurs Mêlantes, surtout dam les organes internes^ dans les ulcères et à la peau, — Douleur d'ulcération au niveau de la partie malade ;

semble qu'il se soit formé sur ce point un ulcère qui est au moment de s'ouvrir ; douleur plus forte quand on est assis. — Les douleurs pa* raissent insupportables et mettent le malade hors de lui. — Les dou* leurs reviennent à heures fixes, comme des accès de fièvre intermittente, — Les accès de douleur sont accompagnés souvent d'un grand nombre de symptômes accessoires, — Les douleurs sont souvent accompagnées de frissons. — Le frisson est suivi de soif. — Au début de l'accès névralgique, chaleur du corps et de la face. — Au début des douleurs, bourdonnement d'oreilles. — Chute extrême des forces avec obligation de se coucher, même quand les autres accidents sont légers et passagers, — Un grand nombre de souffrances paraissent seulement le soir après qu'on s'est couché; d'autres à deux heures du matin; qodques-unes après qu'on s'est levé. — Un grand nombre de douleui^ apparaissent ou redoublent après le déjeuner, surtout quand on reste

SYMPTÔMES GÉNÊRATIX. 393

assis. — Les accidents apparaissent surtout lorsqu'on est couché ou assis; ils diminuent quand on est debout ou quand on se remue, — Les douleurs nocturnes ne deviennent tolérables que siTon se promène; elles deviennent insupportables dès qu'on essaye de rester tranquillement couché ou assis. — Les douleurs sont presque toujours calmées par la chaleur extérieure. — Les douleurs sont soulagées et disparaissent même quand on comprime la partie malade. -> agitation générale telle» quand on est assis à travailler, qu'on est obligé de se lever et de marcher. — - Le soir (de six à huit heures) sensation d'une forte pression k la tête, avec anorexie, sueur passagère et angoisse extrême. — On veut se lever, mais on ne peut se tenir debout. — Amaigrissement rapide avec teint terreux ; yeux cernés, grande faiblesse des roeYnbres, dégoût de toute occupation et désir continuel de repos (au b* de 5 j.). (S. H.). Une femme, après avoir pris Tarsenic, devint anxieuse, ressentit une faiblesse extrême, au point de n'être plus maîtresse de ses idées, et de se trouver incapable de fixer son attention sans beaucoup d'eiïort ; en même temps, elle chancelait. — Faiblesse et mauvaise humeur ; les forces reviennent avec la gaité. — Faiblesse paralytique des membres revenant tous les jours à la même heure^ comme une fièvre d'accès. — Faiblesse telle qu*on a de la peine à ne pas tomber en marchant dam sa chambre. — Douleur semblable à celle que causerait le gonflement des os ou une fracture; cette douleur se fait sentir la nuit surtout. — Douleur déchirante dans les os longs. — La douleur ressentie dans la partie malade réveille la nuit de temps à autre, surtout avant minuit. — Les douleurs se font sentir la nuit, même pendant le sommeil. — On ne supporte pas qu'on vous adresse la parole, parce que cela aug* mente les douleurs. — Le matin, disposition à la lipothymie avec fai* blesise et anxiété. — Langueur comme si Ton perdait ses forces par inanition. — Grande faiblesse des extrémités; il semble que les mains et les pieds soient sans force, avec tremblement des membres; le malin, lassitude et douleurs articulaires avant midi, plus fortes quand on est assis que pendant la marche.. — Si peu qu'on marche, on sent dans les genoux une faiblesse extrême. — On reste couché toute la journée. — Au moment où l'on sort du lit, le vertige et la faiblesse font tomber à terre ; eu même temps, la céphalalgie augmente (chez une femme]. — Dépérissement général et sueur abondante. — Accès de convulsions ; d'abord on étend un bras, puis on perd connaissance, restant étendu comme un mort, pâle, mais la surface du corps conservant sa chaleur, les pouces sont serrés, les bras tordus, les poings fermés; les bras sont ensuite levés puis baissés lentement; au bout de dix minutes^ la bouch(;

S9A AllSBNIGUM ALBUM.

remue dans tous les sens comme si la mâchoire branlait; enfin la respiration reste insensible. Au bout d'un quart d*benre, l'accès se termine par une violente secousse de tout le corps, comme si Ton avait reçu un coup porté sur les pieds et les mains; la connaissance revient aussitôt, mais il reste une faiblesse extrême (chez une femme). — Tremblement des bras et des jambes. — Roideur de tout le corps, on ne peut remuer» mais on est forcé de rester debout (chez une femme). -— Tous les membres font mai. — Douleur dans tous les membres, soit qa'oD marche, soit qu'on reste assis ou couché. — Sensation indéfinissable et très-pénible de malaise dans les membres. — Douleurs arthritiques dans les membres, sans inflammation. — Douleurs tractives dans les articulations des genoux, des pieds et des mains. — Douleur traaive dans le médius et dans le troisième orteil, le soir au lit. — Violent» dé" chiremmts dans les bras et les jambes, tels qu'on ne peut pas se coucher sur le côté douloureux; ils deviennent plus supportables quand, on remue en tous sens la partie malade. — Sensation de traction de bas en haut, du bas-ventre à la tête, où l'on éprouve une douleur picotante et plus encore lancinante; alors un ou deux élancements se font par intervalles dans le côlé gauche. — Battement dans tous les membres et aussi dans la tête. — Petits élancements sur tout le corps (S. H.).

Douleurs intolérables dans les mi^mbres {Pfann,), — Roideur surtout des genoux et des pieds aliernant avec des douleurs déchirantes. «— Roideur et immobilité des membres avec douleurs vives et déchirantes.

— Treiublement des membres, si peu qu'on marche (Hb. et Tr.). — Tous les membres sont comme paralysés; on ne peut se tenir droit. — Roideur de toutes les articulations ; on ne peut s'étendre à cause d'une sensation de roideur générale ; les genoux sont si roides et si froids qu'on est obligé de les envelopper de drap pour dissiper les douleurs qui troublent le sommeil. — Tremblement de toutes les parties du corps.

— Grande nonchalance et horreur du mouvement (Hbg. ) . — La faiblesse rend la marche très-pénible; on se croit toujours sur le point de tomber (Hbg.). — Grande faiblesse; on ne peut marcher dans sa chambre sans s'affaisser sur soi-même. — Faiblesse extrême, qui empêche même de se tenir sur son séant, pendant plusieurs jours (Stf.). — La faiblesse oblige à garder le lit (Fr. H.). — Au moment de marcher, on tombe, mais sans perdre connaissance.* — Gratide faiblesse, surtout dans les membres inférieurs (Pyl). -^ Douleur de brûlure. — Douleurs brûlantes et rongeantes (Preussius, Gabezius), — Maigreur extrême {Quel" malz). — Convulsions des plus violentes ( Van Eggem). — GonvuLsions èpilepiiformes (Krûgertt Bûttner). — Convulsions (KfUgerti Wedêf).

SYMPTÔMES GÊlfÊRÀVX. S9S

— Accès de spasmes tétaniques. — Convulsions excitées par de violentes douleurs à la plante dea pieds {Pfann,). — Dépérissement ex-^ trêine entraînant la mort {Jomm. med. chirur. de Salzbourg), — La vie s'éteint rapidement au milieu d'une extrême faiblesse, de vomisse-» menis continuels, de vertiges et d'hématurie (sans crampes, sans fièvre et sans douleur.) {Gazette générale de Hall^ 1815, n* 181.). — Oh maigrit peu à peu et la mort arrive au bout d'une année environ [Amatm Lusinatus). — Ictère. — Pbihisie (Majoult). — Tremblement detoutle corps {Guilbert), — Tremblement (AV.). — Tremblement des membres {Bonnet, Greiseliiis). — Syncopes {Forest, Buchholz). — Syncopes fré(|uentes et faiblesse du pouls {Femel), — Lassitude (Buchholz), — Paralysie rendant la marche impossible {Krûger), — Gonflement considérable de la face, et ensuite du reste du corps {Femel). — Accès de faiblesse (Friederich).^» Crampes {Benning, Kellner). — Faiblesse et fatigue des membres obligeant à se coucher. — Faiblesse extrême (Gôritz), — Tremblement de tous les membres {Justamond), — Convulsions et distorsions effrayantes des membres. — Larsenic cause la mort pnr épuisement des forces, sans vomissements, sans convulsions et sans douleur. — La mort a lieu avec ou sans spasmes {Ar,). — Les symptômes produits par Tarsenic se renouvellent à la môme heure avec rintermillence quarte {Morgagni). — Syncopes prolongées {Morgagni et Guilbert), — Gonflement élastique de plusieurs parties du corps {Fotvler), — Diminution graduelle des forces. — Faiblesse générale, se faisant sentir surtout dans les membres que Ton remue avec peine. — Faiblesse qui empêche de marcher, jusqu'à ce qu'on ait vomi ; tremblement avec sueur au visage; on est obligé de garder le lit {Alberti), — Convulsions au moment de la mort {Alberti et Bonet), — Gonflement de la ftice, du cou-de-pied, avec sécheresse de la bouche et des lèvres, tension de Tabdomcn, coliques, diarrhée et vomissements. — Anasarque complète. — (Kdème. — Enflure de tout le côté droit, jusqu'à la hanche et la cuisse gauches {Thilenius), — Faiblesse avec tremblement, qui empêche de quitter le lit. — Faiblesse telle qu'on peut à peine marcher dans la chambre (Ebers), — Paralysie des membres inférieurs {Bemhardi). — Tremblement des membres après avoir vomi (Cardan)^

— Roideur et immobilité de toutes les articulations, — Paralysie et contracture (P, de Oppono), — Contracture des membres [Hammer). ~ Douleurs dans tout le corps, surtout le soir (Sr.), — Une douleur sourde envaliil tout un côté du corps. — Douleur déchirante dans les os (Bhr.). — Fièvre hectique. — Amaigrissement. — Dépression des forces {Stôrck). — Faiblesse générale de longue durée,

39S ARSENIGUM ALBUM.

avec faiblesse du pouls, forçanl à rester couché peudant quelques jours (Wedel). — Syncopes prolongées (AScnneW). — Choléra {J.-P. Volff).

Lésions cadavériques. — (1230-1231 m, c, et 1067-1068 m. m.). — Après la mort, cyanose des lèvres, des ongles des mains et des pieds, du gland, du pénis et du scrotum; rigidité du corps et surtout des membres; rétrécissement du gros intestin. — Au bout de seize jours, le cadavre est encore frais et intact, il ne se corrompt pas (1) (PyL).

Sommeil. — (1078-1130 m, c. et 85t-913 m. m.). — Bâillements et lassitude; celle-ci oblige à se coucher et à dormir, — Bâitlemenis nombreux et lassitude après le diner. — Bâillements presque sans interruption. — Bâillements très-fréquents. — Fréquents accès de sommeil le jour, en étant assis. — Assoupissement interrompu |)ar des rôves qui causent de Tagitation et une angoisse terrible. — Agitation et chaleur toute la nuit avec battements dans la tête à tel point qu'on ne peut dormir (chez une femme). — Sommeil interrompu, on se retourne sans cesse, depuis trois heures du matin. — Le soir, avant de s*endormir, chatouillement dans la gorge excitant à tousset ; ce chatouillement est semblable à celui que produit la vapeur du soufre. — Insomnie et agitation la nuit, avec sensation d'un corps qui remuerait dans le bas-ventre.

— Insomnie avec inquiétude et pleurs. — Le soir, en s*endormant, sursaut épouvantable qui semble causé par un coup reçu sur la partie malade, et serait accompagné d'une douleur moins violente ressentie sur une partie éloignée, comme serait une douleur déchirante, un accès de prurit, etc. — £n s*endormant, le soir, convulsions de formes variées.

— En s'endormant, fortes convulsions des membres. — En dormant, agitation des mains et des doigts. — On ne peut se réchauffer la nuit^ au lit. — En dormant, décubitus dorsal, la main gauche étant placée sous la tête. — Après minuit, sensation de chaleur anxieuse avec envie

(1) J'extrais ici de la collection des Observations de la Société économique de Leipzig la relation de l'empoisonnement d'un cheval par l'arsenic et la description des symptômes qu'il a présentés, pour les comparer à cette pathogéoésie :

Au milieu de symptômes effrayants, un liquide vert s'écoule en abondance des naseaux; yeux très-proéminents, vivement enflammés; pupilles rondes^ dilatées outre mesure ; narines largement ouvertes, agitées sans cesse, la respiration étant rapide, courte, difficile et anxieuse ; gonflement, sécheresse et rougeur livide des gencives, du palais et de la langue; pouls très-petit^ tremblant; agitation indescriptible; ventre très- distendu ; sueur froide couvrant tout le corps.

Si Ton expérimentait de même, mais avec plus de ménagements, plusieurs mé* dicaments sur les animaux domestiques les plus utiles, on obtiendrait une matière médicale pure ù leur usage et, en se conformant aux luis de la nature, comme la médecine homœopalhique, on les guérirait avec autant de rapidité, de prudence et de certitude. Ces pauvres bétes ne seraient plus maltraitées par les médications inatiles et inopportunes qu'on leur prodigue le plus souvent en vain.

de se découvrir. — En dormant^ sensation de malaise général, deux nuits de suite. — Le malin, en sommeillant, on entend le.moindre bruit, quoiqu'on ne cesse pas de rêver. — En dormant, grincement des dents. — En dormant, on parle et Ton se dispute. — En dormant, on se retourne sans cesse dans le lit, et Ton pleure; cet état se^manifeste surtout vers trois heures du malin. — Le soir, en dormant, gémissements à haute voix. — La nuit, douleur lancinante de dedans en dehors dans le conduit auditif du côté gauche. — La nuit, peu de temps après s*être endormi, odontalgie qui réveille. — La nuit^ forte soif causée par un sentiment de sécheresse dans la gorge; cet état cesse vers le matin. -^ La nuit, étant couché^ déchirement aigu et lancinant dans un cor. — Rêves pleins de menaces, de terreur et de repentir. — Rêves pleins de soucis qui réveillent, mais reparaissent dès qu'on se rendort. — On fait des rêves pleins de soucis et de dangers, et au mHieu desquels on se réveille en poussant des cris; mais, quand on se rendort, on retombe dans des rêves identiques. — Le sommeil est troublé par des rêves pleins de soucis, de chagrins et d'appréhensions . — Rêves pleins d'angoisse dès que l'on commence à s'endormir; on veut crier ell'on peut à peine émettre un son ; enfin on est réveillé par un cri qu'on croit encore entendre bien qu'on ait cessé de dormir. — Rêves accompagnés d'une tension fatigante de l'esprit. — La nuit, rêves continuels de tonnerre, d'incendies, de ténèbres et d'eaux noires. — Rêves inquiétants et effrayants. — Peu de temps après s'être endormi, on rêve qu'on heurte une pierre avec le pied et Ton ressent une vive secousse dans le genou; cette douleur réveille et l'on reste ébranlé comme si l'on avait reçu une secousse électrique. -^ Le matin, une suractivité involontaire de l'esprit chasse le sommeil, quelque besoin qu'on ait encore de dormir. — Le matin, au réveil, très-mauvaise humeur; on ne sait comment se placer, on jette oreillers et couvertures ; ( n ne veut voir personne ni entendre parler (chez une femme). — Le malin, au réveil, céphalalgie sourde qui se dissipe quand on est levé. — Le matin, au point du jour, chaleur générale, sueur au visage, sécheresse de la parlie antérieure de la bouche, sans soif. — Le matin^ en se réveillant, alors qu'on est encore au lit, nausées et envies de vomir; celles-ci paraissent remonter jusque dans la poitrine ; puis vomissement de mucus blanc avec goût amer dans la bouche. — On a beaucoup de peine à se réveiller le matin^ les yeux sont fatigués et l'on ne peut se décider à quitter le lit. — On se réveille souvent la nuit en éprouvant une sensation d ardeur dans toutes les veines.-- Anxiété et chaleur qui sont causes qu*on ne peut dormir avant minuit (chez une femme) (S. H.).

B98 ABSENICUM ALBUM.

Insomnie {Buchholz), — Insomnie accompagnée de syncopes successives (Guldenklee). — Bâillements et pandiculations comme si Ton n'avait pas assez dormi (Lgh.). — Envie de dormir presque insurmontable alternant avec une vive agitation. — Grande envie de dormir; on se rendort même en causant (pendant U jours, cet état se manifeste le sixième jour de Texpérimentation) (Fr« H.). — Sommeilinquiel;ons€ réveille de grand matin (chez une femme) (Bhr). — On ne petit se réveiller le malin (Ubg.)* — Bêves vifs et désagréables, la nuit (Lgh.). — Beaucoup de rêves pénibles, la nuit (Hb. et Tr.). — On se réveille la nuit pendant une pollution, et au milieu d'un rêve dont on ne peut se souvenir (Siebold), — Tressaillements et sursauts violents pendant le sommeil. — Tressaillements spasmodiqnes de tout le corps, pendant le sommeil (au b. de 36 h.) {rhomson).

SYMPTOMES FÉBRILES. — (1131-1229 m. c. et 91(^-1005 m. m.) — Froid, le soir, aux mains et aux pieds ainsi qu'au bas-ventre. — Froid, frisson fébrile. — Frisson sans soif (immédiatement] . — Froid et frisson après avoir bu (immédiatemunt). — Frisson après dîner, — Le frisson cesse après dîner (effet alternant rare). — Frisson revenant tous les jours' à cinq heures de raprès-midi. — Frisson le soir, peu de temps avant de se coucher. -* Frisson fébrile, tous les soire. — Frisson quand on est hors du lit. — Frisson en se promenant au grand air. — Pendant le frisson surviennent facilement d autres accidents et d' autres douleurs . — Douleurs déchirantes dans les membres pendant le frisson. — Sensation de froid à la surface de la peau, à la face et aux pieds. — Froid sans qu'on puisse se réchauffer, avec mauvaise humeur et bouffées de dialeur en parlant ou en faisant un mouvement ; la face est rouge au milieu même de. Taccèff de froid. — Froid fébrile et frisson avec chaleur dans l'oreille externe, anxiété et douleur rongeante dans le creux de Testomac; des nausées s^ajoutent à tous ces malaises. — Frisson avec froid aux pieds ; on commence alors à transpirer. — Frisson fébrile, le malin, alternant avec la chaleur. — Fi^oid avec faim, tous les jours à trois heures de l'après-midi ; le froid augmente encore après avoir mangé. «^ Froid intérieur avec chaleur externe et rougeur des joues après midi. -- Frisson avec froid, vers le soir. -^ Froid aux jambes, depuis les mollets jusqu'aux pieds» le soir. — Froid intense dans le lit^ le soir» après s'être couché — On ne peut se réchauffer dans son lit, le soir^ on croit s'y être refroidi, — Adipsie complète penrlaut l'accès de froid. — Tranchées et selle diarrhéique pendant l'accès de froid de l'après-midi, la douleur du ventre persiste après* — Ou éprouve soit un froid intense dans tout le corps bien qu'aucune partie ne soit froide au

SyilPTÔMES FÉBRILES. 399

toucher, soit une sensation de chaleur excessive bien qu'aucune partie, à l'exception peut-être de la face palmaire des mains, ne soit chaude au toucher (S. H.)- — Froid des membres {Hichard. Fernel), — Froid général a\ec sueur abondante. — Froid du corps et sécheresse de la peau alternant avec uuesueur froide. — Frisson allant jusqu'au plus haut degré de froid (Kr). — Frisson (5t/cMo/z).— Frisson fébrile [M. N. Zei" tung^ 1798, sept.). — Frisson avec nausées, après avoir bu (A /ôer/t). — Frisson général avec chaleur brûlante, la face étant chaude et les mains froides. — Frisson général avec chaleur au front et aux joues et froid aux mains (Lgh). — Violent frisson {Fernel). — Frisson fébrile suivi de chaleur sèche de la peau (Kr).

Soeur dans le lit, qui fatigue jusqu'à faire tomber en syncope. -«• Sueur avant midi, avec pesanteur de tête, bourdonnement d*oreilles et tremblement. — Sueur revenant pendant trois nuits de suite. — Sueur nocturne abondante, surtout aux genoux. — Démangeaison et transpi* ration dans le dos, toute la nuit. — Sueur qui survient le soir^ au lit^ quand on commence à s'endormir^ et se dissipe, quand on est complètement endormi. — Quand on commence à s'endormir, sueur seulement aux mains et aux cuisses, se dissipant plus tard quand on est complètement endormi (au b. de 6 h.). — Sueur le malin, sur tout le corps, depuis le réveil jusqu'à ce qu'on se lève. — Sueur seulement sur la face, le .matin en se réveillant. — Sueur aux jambes, le matin (la première nuit). — La sueur parait chaque fois que la fièvre tire à sa fin (1) (S. H.) — Sueur {Majauli). — Sueur avec soif ardente^ telle qu*im boirait toujours. — Sueur nocturne (Hbg). — Sueur froide, visqueuse (Henning). — Accès de sueur pendant lequel la peau et surtout les yeux se colorent en jaune (Ebers),

A 7 heures du soir, chaleur de la face pendant une heure. — Chaleur nocturne, sans soif ni transpiration). — Envie de vomir après un accès de chaleur fébrile (S. H.). — Chaleur au dedans et au dehors, par tout le corps^ comme après avoir bu du vin, avec soif de bière (Mr). -^ Chaleur interne (Goritz). — Chaleur interne avec soif, après avoir eu de la diarrhée {Morgagni), —^Chaleur intense. — Chaleur sèche de la peau <Kr). -^Chaleur anxieuse (Pierre d'Oppono). — Chaleur générale, anxieuse (Hbg).

Accès de fièvre revenant à la même heure pendant plusieurs jourSé f^ Vers le soir» on se sent dans un état de lièvre et de malaise géfierai; en se couchant, on éprouve de la chaleur à la tête» sur-

(1) L'arsenic est à peu près le seul médicament qui produise ce symptôme.

&00 ARSEMGCM ALBUM.

tout aux oreilles, mais les genoux sont froids (au b. de 36 h.). — Fièvre dans raprès-mldi : sensation de tension et de traction dans les membres avec frisson au cuir chevelu, en même temps froid et chair de poule. Puis le soir, de 8 à 9 heures, chaleur du corps, surtout de la face, sanssueur; froid des extrémités. — Fièvre lorsque, Tenant du dehors, on entre dans la chambre : on se sent froid, puis on a longtemps le hoquet ; ensuite survient une sueur générale à laquelle succède encore le hoquet. — Fièvre vers le soir : horripilations avec envie dedor^ mir et sentiment pénible de malaise par tout le corps, comme pendant ou après un accès de fièvre; ensuite, après minuit, sueur abondante aux jambes. L'accès revient au bout de deux jours, à la même heure. — Fièvre : froid intense dans le jour, suivi de soif; le soir, forte chaleur à la face. — Fièvre avant midi : frisson sans soif, avec spasmes dans la poitrine, douleurs dans tout le corps et une sorte d'insensibilité; ensuite chaleur avec soif^ puis sueur avec bourdonnement d'oreilles. — Fièvre revenant tous les deux jours : le premier jour, à 6 heures du soir, froid et lassitude avec douleur conlusivc dans les cuisses; le troisième jour, k 5 heures du soir, envie de se coucher suivie de frisson général sans soif, puis de chaleur sans soif^ avec céphalalgie pressive au front -— Fièvre à lUheui^s du soir; chaleur et rougeur de tout le corps et ensuite sueur. — Fièvre à 2 heures du matin : augmentation de la chaleur par tout le corps, sur la face et aux pieds; douleur tensive et colique à Tépigaslre et dans les hypochondres, engendrant uâe grande anxiété. — - Sensation comme si le sang était trop chaud et coulait trop rapidement dans les artères; pouls petit et fréquent (S. H.). — Fièvre irès^ intense [KnapCy Degner). — Fièvre [Heun). — Fièvre qui se termine par la mort [Amalus Lusitanm], — Fièvre avec soif ardente [Morgagm). — Fièvre : froid soir et matin, sans soif, avec émission abondante d'urine, peu de garde-robes et pandiculations dans tous les membres. — Fièvre : froid de courte durée la nuit, suivi de chaleur intense avec délire, sans soif. — Fièvre ardente ; après la chaleur, sueur surtout à la nuque. Parfois cette fièvre reparaît tous les quinze jours pendant quelque temps (Hbg). — Fièvre : froid superficiel aux membres, avec chaleur interne, agitation anxieuse, pouls faible et variable, — Fièvre avec alternatives de froid et de chaleur (Albertt). — Pendant i'accès de fièvre, la tension dans les hypochondres augmente et rend presque impossible le décubitus sur le côté {Ebers). — Énorme ébuUition de saog(Gnmm). — Pouls extrêmement fébrile. — Pouls tendu {Knape). — Pouls fréquent, accéléré, mais non plein. — Pouls fréquent, petit et un peu dur. — Pouls petit et faible. «^ Pouls intermittent, petit, — Pouls

MORAL. kOi

intermittent, inégal, petit, finissant par disparaître. —Absence du pouls, quoique les batleiuenls du cœur soient très-fréquents (Kr).—jPoM/«/)€^iV, accéléré, — Pouls accéléré, faible (Majault). — Pouls fréquent, faible, intermittent (Guilbert), — Pouls Irès-fréquent, petit et faible (ilfor^a/;w2). — Pouls très-lent, baissant jusqu'à 38 pulsations par minute {Pearson). Moral. — (1-93 m. c. et 1006-1066 w. m.). — Tristesse et mélancolie. •— Disposition à la mélancolie et à la tristesse, avec céphalalgie, après avoir mangé (au b. de 80 h.). — Pensées tristes, le soir, dans le lit; on craint par exemple quHI arrive malheur aux membres de sa famille. — Anxiété^ le soir après s'être couché et vers 3 heures du matin (étant éveillé). — Anxiété extrême vers 3 heures du matin, tantôt avec chaleur, tantôt avec vomissement — Anxiété continuelle, sorte de remords, comme si Ton avait manqué à son devoir, sans savoir toutefois à quel devoir on a manqué. — On ne peut trouver de repos dans aucune position, on change continuellement de place, on veut être transporté d'un lit dans un autre et coucher tantôt dans un endroit tantôt dans un autre. — Agitation, mauvaise humeur et pleurs, chez un enfant. ^ Agitation et anxiété hypochondriaque (comme il arrive lorsqu'on reste continuellement assis dans sa chambre) semblant partir de la partie supérieuie de la poitrine, sans palpitations de cœur (sur-le-champ). — Crainte et angoisse extrêmes; jour et nuit on voit des fantômes. — Ir* résolution et versatilité : on manifeste un désir et, pendanjt qu'on cherche à le satisfaire, la moindre chose fait changer d'idée et Ton ne veut plus ce qu'on avait demandé. — Gravité excessive. — Éiant seul, on se met à penser à la maladie et à d'autres choses dont on ne peut aisément détacher son esprit. — Désespéré et pleurant, on croit qu'on ne pourra être guéri par aucun remède et qu'on va mourir; en même temps on est froid et on a froid ; à cet état succède une faiblesse générale. — Hyperesthésie et délicatesse excessives ; on est abattu, portée la tristesse et aux larmes, s'inquiétant et se tourii:cntant pour les moindres sujets (chez une femme). — Grande sensibilité au bruit, — Promptitude à s'effrayer. — Faiblesse de corps et d'esprit ; on ne dit rien, mais on n'est pas de mauvaise humeur. — Malaise; on ne trouve de plaisir à rien. — On est impatient et anxieux, — Mécontentement tout le jour, on est sévère pour soi-même, on croit n'avoir point assez ti^availlé et se le reproche sévèrement.— Mauvaise humeur alternant avec une douce gaieté; pendant l'accès de mauvaise humeur, on ne regarde personne, ne veut rien entendre et pleure. — Mauvaise humeur le matin dans le lit; on jette avec colère son oreiller et ses couvertures et se découvre; on ne veut voir ni entendre personne. — Propension à s'irriter pour la moin* HABNEMANN, Mai, mcd* K *-* 26

&02 ARSENIGOlf ALBUM.

dre chose. — Susceptibilité extrême ; tm ne veut rien écouter et ton ne ce^se de reprendre les défauts des autres, — On est inorose el mécontent de font ; tout semble exiraordiiiaire et l*on est très-sensible an bruit, I la parole et à la lumière. ^ Morose, irrité, quinieux, on prend tout en mauvaise part et se fâche au lieu de répondre (chez une femme). — Propension à faire des plaisanteries malicieuses. — On devient furieux pour avoir été forcé à manger (chez une femme). — On désire plus que ses besoins n'exigent; on builel mange plus que sa faim, marche plus longtemps qu!il n'est nécessaire et que ses forces ne le permettent (chez nue femme). — Grande indiiférence, on ne trouve de plaisir à rien. La vie semble tout à fait indifférente et Ton n*y attache aucun prix. — Indifférence et tranquillité d'esprit ; on est sans souci à rapproche de la mort, sans espérer ni désirer son rétablissement (effet consécutif sur deux hommes qui sVHaicnt suicidés avec l'ai-senic). — Affaiblissement delà mémoire. — Perte de la mémoire; on devient oublieux. — Hébétude et faiblesse dans la tête, vers midi. — Hébétude et vacuité dans la tête, comme par suite d*un violent coryza, avec mauvaise humeur; on se sent la tête comme une lanterne. — Sensation douloureuse de stupeur dans la tête, comme lorsqu'on n*a pas assez dormi (depuis 11 h. du matin jusqu'à 6 h. du soir). — Alourdissement dans la tête, sans douleur. — Afflux d'idées qu'on n*a pas la force d'écarter pour ne s'occuper que d'une seule. — Divagations les yeux ouverts, sans en avoir conscience, ni avant ni après (S. H.).

Mélancolie religieuse et amour de la solitude. — Faiblesse de l'Intelligence. — Imbécillité chronique. — On est couché sur son lit, privé de raison, émettant deâ sons inarticulés, les yeux fixes, le front couvert d'une sueur froide, avec tremblement de tout le corps, pouls petit, dur et très-fréquent (chez une femme). — Aliénation mentale : d'abord céphalée, anxiété indicible, tintement d'oreilles semblable au son de grosses cloches; ensuite, quand on ouvre les yeux, on voit sans cesse devant soi un homme qui jadis s'était pendu dans le haut de la maison, demander par signes de couper sa corde. On se dirige avec un couteau vers la vision, mais comme on ne peut couper la corde, on se désespère et se pendrait si l'on n'en était empêché. Le sujet est dans une telle agitation qu'on peut à peine le retenir dans son lit. Tout en conservant sa raison, il a perdu la parole et, voulant faire connaître sa pensée par écrit, il ne peut tracer que des caractères inintelligibles. Il tremble^ se désole, a le front couvert de sueur, est inquiet, se met à genoux et lève les mains en suppliant (Ebers), — On pleure, gémit, parle peu et brièvement. — Lamentations déchi-

MORAL. /i03

fantes interrompues par des syncopes. — Pendant les premières minutes, grande iranquilliié d'esprit, mais au bout d'une demi-heure, anxiété et inquiétude extrêmes; on craint que les effets du poi^on ne soient terribles et désire vivre encore (chez un homme désespéré qui s'était suicidé) (Stf). — Anxiété au cœur interrompue par des syncopes [Friedrich), — Gémissementsr lamentables, anxiété insupportable, avec sensation très- désagréable dans tout l'abdomen ; on se plaint que sa respiration est interrompue et Ton ne peut s'empêcher de se courber dans tous les sens ou de se lever et de marcher. — Anxiété indicible et les douleursaugmentent, on paraît être à l'agonie. — Perte de la connaissance et des sens externes et internes; on ne voit pas et, pendant plusieurs jours, ne dit, n'entend et ne comprend rien ; si Ton crie très-haut dans les oreilles du sujet, il regarde ceux qui l'entourent comme un homme ivre qui sort d'un profond sommeil [Morgagnt), — Anxiété qui dure longtemps. {Guldenklee). — Anxiété et agitation de tout le corps (au b. d'I h). — Agitation avec douleurs dans la tête, l'abdomen et les genoux. — On désespère de ses jours [Richard). — Inquiet et tremblant, on a peur de soi-même et craint de ne pouvoir s'empêcher de tuer quelqu'un d'un coup de couteau [Marcus], — Angoisse^ anxiété [Myrrhen, Quelmalz), — Grand sentiment d'anxiété. -— Anxiété extrême avec constriction de la poitrine et respiration pénible. — Anxiété intérieure. — Indifférence pour la vie. — Délire. — Les organes des sens ont une activité morbide. — La conscience de soimême disparaît ou est confuse (Kr).— Anxiété insupportable (Fores/). — Anxiété mortelle (Henning), —Anxiété et tourments qui vont souvent jusqu'à faire tomber en syncope [Verzasch). — Anxiété, tremblement et crainte, avec violents élancements dans l'abdomen. — On parle peu, se plaint seulement d'angoisse {Alberti), — Dans une angoisse extrême, on se tourne et se retourne sur son lit [Butiner^ Guldenklee), — Agitation, on veut aller d'un lit dans un autre. — Mémoire très- fugitive, pendant longtemps. — Hébétude et élourdissemenl dans la tête, on ne peut penser à rien [Myrrhen], — Tristesse et agitation dans le lit avec soif inextinguible {Bûttner), -^ Anxiété et crainte, on voit un ami absent étendu mort sur un sopha et l'on en a peur. — On ne voit sur son lit que des vers et des insectes sautillants, on veut alors quitter son lit et l'on ne cesse d'agiter ses mains. — On ne voit que des voleurs dans sa chambre et se glisse toujours sous son lit pour les éviter. — On croit sa maison pleine de voleurs, jusque sous le lit; ils causent une telle frayeur qu'une sueur froide découle sur tout le corps.— Pendant la nuit, on fait tout le tour de sa maison, à la recherche des voleurs. — La frayeur le

ftOft ARSENIGUM ALBUM.

fait sauter à bas du lit et se cacher dans une armoire d*où I*on a beaucoup de peine à le retirer (Whl). •— On est morose ei susceptible, la moindre chose irrite et met en colère. — Esprit calme et résigné, il est indiflérent à tout ce qui le concerne. — Bonne humeur^ on s*entretienl volontiers avec les autres. — Propension à la galté, on est disposé à s'occuper sans cesse (Lgb). — Tranquillité d*âme (chez un mélancolique au désespoir] (Lamotie). —Délire qui revient de temps en tenips {Guilberi). — Perte de la sensibilité et de la connaissance, de sorte qu'on ne sait ce qui se passe autour de soi (Pyl). — Perle de la connaissance et de la parole {Éphém. des cur, de la nat.) — Accès de folie furieuse, telle qull faut lier le sujet; celui-ci s'efforce de fuir {Amat. lusitanus). Hjmptùmem loeanz. — TÊTE. — (9^-176 m. C. et 1-75 m. m.). — La tôle est fortement entreprise, le soir (au b. de 3 j.). — Douleurs suivies de débilité de la tête, sensaiion d'affadissement au cœur et faiblesse au creux de l'estomac, au point que l'étal du sujet est alarnnant (chez une femme). — En marchant u grand air, sensation de stupeur dans la tête augmentant lorsqu'on rentre dans la chambre (au b. d'une 1/2 h.). — Stupeur dans la tête après avoir dormi. — On a la lête étourdie, comme si l'on venait de terminer précipitamment de graves affaires; en même temps, inquiétude intérieure (au b. de 2 j.). — Vertige en étant assis. — Vertige, tous les soirs, obligeant à s'appuyer lorsqu'on ferme les yeux. — Céphalalgie occipitale. — Douleur contusivc dans un côté de la tête, dès le matin, lorsqu'on sort du lit (au b. de 12 h.). — Sensation comme si l'on avait reçu des coups sur la lêle. ~-r- Douleur d'écorchure ou de fraclure au-dessus du nez cl dans le front, disparaissant momentanément par le frottement. — Tête lourde et vide» au point qu'on ne peut se lever ou qu'on est forcé de se coucher, — Grande pesanteur de tête avec bourdonnement dans les oreilles, se dissipant au grand air, mais revenant aussitôt qu'on rentre dans la chambre {m b. de 16 h.). — Grande pesanteur de lête avec bourdonnements d'oreilles, le matin après s'être levé, comme si le cerveau était comprimé par un fardeau (au b. de 24 h.). — Pesanteur de tête avec douleur pressive, le matin (au b. de 72 h.), — Douleur de tension dans la lête. — Douleur de resserrement dans la lête, au-dessus des yeux ; elle se dissipe promptement. — Douleur traclive au-dessous de la suture coronale, durant quelques heures, tous les jours dans l'après-midi. — Déchirement dans la tempe et en même temps dans l'oeil droit — Céphalalgie gravative et déchirante, avec faiblesse et envie de dormir en plein jour (au b. de 4 j. ). — Élancement déchirant dans la tempe gauche. — Cephalalgie pulsative au fronts au-dessus de la racine du nez. — Balle*

SYMPTÔMES LOCAUX. /i05

ments aigus, durs comme des coups de bâche, da»s toute lanête; il semble que le crâne va éclater, en même temps survient de la transpiration (la nuit, lï 2 heures du matin). — Batlemenis très-douloureux, comme des coups de marteau, dans les tempes, à midi et à minuit, durant une demi heure; ensuite on se sent tout le corps perclus pendant deux heures (chez une femme). — Douleur pulsative, sourde dans une moitié de la tête, jusqu'au dessus de Toeil. — Sensation comme si le cerveau éiait mobile et frappait la boîte crânienne, pendant un mouvement. — Sensation de grattement dans la tête au dessus de Toreille, en marchant. — Douleur contusive à Texlérieuf de la tête, aggravée par le toucher. — Douleur de constriction à la tête (S. H.).

La tête est entreprise [Pearson), — Obscurcissement dans la tête, — Pesanteur de tête excessive, surtout lorsqu'on est debout ou assis [Buchholz), — Vide dans la tête. — Céphalalgie au-dessus de Tœil gauche, trèsvive le soir et la nuit (Hbg). — Vertige avec élourdi««sement et perte du sentiment [Ebers), — Éblouissement dans la tête {Aiàerti). — Stupeur et vertige dans la tête et surtout dans le front, en marchant au grand air, comme si l'on était ivre; on chancelle et craint à chaque instant de tomber à la renverse (au b. de 9 h. 1/2). — Vertige, seulement en marchant, comme si l'on allait tomber sur le côté droit (au b. de 9 h. 1/2). — Céphalalgie pressive et stupéfiante, surtout au front, dans toutes les positions. — Céphalalgie pressive et stupéfiante, surtout au côté droit du front, immédiatement au-dessus du sourcil droit^ où l'on sent une douleur quand on fronce les sourcils. — Céphalalgie pressive et stupéfiante (surtout au front) avec petits élancements dans la tempe gauche, près de Tangle externe de l'œil, en marchant et en se tenant debout; elle se dissipe lorsqu'on s'assied (au b. de 2 h. 1/2). — Douleur pressive dans la région temporale droite, dans toutes les positions (au b. de 3 h.). , — Douleur pressive et tractive dans le côté droit du front (au b. de 2 h. 3//i). — Douleur pressive, lancinante, dans la tempe gauche, qui n'est pas soulagée par l'attouchement (au b. de 2 h. 1/2^. — Douleur lancinante à la lempe gauche, soulagée par le toucher (Lgh). — Vertige avec céphalalgie (Kr). — Vertige avec obscurcissement delà vue {My?^rhen), — Vertige ; les idées se perdent quand on se redresse. — Violent veriige avec envie de vomir, étant couché ; on est obligé de se lever pour le faire cesser. — Douleur fortement pulsative au front, pendant le mouvement. — Forte douleur pulsative dans toute la tête et surtoutdans le front, avec envie de vomir lorsqu'on se met sur son séant, étant au lit (Stfj. — Céphalalgie (Grtmm). — Céphalalgie et vertige pendant plusieurs jours (Wedel), — Céphalalgie violente [J.Jacobi,Rau^ Kr).

406 ARSEI4ICUM ALBUM,

— Hémicranie {/Cnape), — Céphalalgie (pendant plusieurs jours) qui se calme tout de suite sous rinfliience des applications d'eau froide^ mais devient encore plus forte aussitôt qu'on les cesse (Vicat), — Céphalalgie périodique {Rau). — Douleurs déchirantes dans l'occiput {Bhr), — Pendant les mouvements de la tête» il semble que le cerveaa est frotté, et comprimé en marchant (Whl).

Yeux. — (177-2;j6 m. c. et 76-121 wi. m.). — Douleur profonde dans rœil droit» avec élancements violents lorsqu'on le remue; on peut à peine le mouvoir. — Douleur pressive au-dessus de la paupière gauche et dans la moitié supérieure du globe de l'œil, avec aggravation en regardant en l'air. — Douleur pressive sous l'œil droit, pendant la nuit, durant des heures entières, avec anxiété Telle qu'on ne peut rester dans son lit (chez une femme). — Douleur tractive dans les yeux et mouvement vibratoire des paupières. — Vulsion dans l'œil gauche.

— Battements comme ceux du pouls dans les yeux et, à chaque coup, un élancement; après minuit. — Prurit autour des yeux et dans la tempe, semblant causé par la piqûre d'innombrables aiguilles chauffées au rouge. — Douleur de brûlure au bord de la paupière supérieure. -— Douleur de brûlure dans les yeux, — Coloration jaune des yeux, comme dans la jaunisse. — Sécheresse des paupières, comme si elles frottaient le globe de l'œil^ en lisant à la lumière d'une bougie. — Les bords des paupières sont douloureux quand on les rerave^ comme si elles étaient sèches et frottaient rudement le globe de l'œil^ (tant au grand air que dans la chambre). — Prurit aux yeux et larmoiement^ le malin on y trouve un peu de pus. — Les paupières sont collées le matin. — Tremblement continuel des paupières supérieures, avec lannoiement. — Les paupières se ferment, lassitude. — Vue trouble, comme à travers une gaze blanche. — Taches ou points blancs devant les yeux. — La neige éblouit les yeux au pointue les faire pleurer (S. H.).

Sensation de pression sur l'œil gauche, semblant causée par un grain de sable (au b. de 2 h.). — Prurit mordant et cuisant dans les deux yeux, obligeant à les frotter (au b. de 3 h.) — Contraction des pupilles (au b. d'I h. \/l\n de 5 h.) (Lgh). — Déchirement dans l'œil, de temps en temps (Schlegel), — Ardeur dans les yeux, les narines et la bouche.

— Rougeur et inflammation des yeux. — Gonflement des paupières [JSeue med. chir. Wahm.). — Inflammation de la conjonctive. — Expression d'abattement dans les yeux. — Yeux saillants. — Yeux fixes, tournés en haut. — Regard fixe, sans dilatation des pupilles. — Obscurité devant les yeux et vision d'objets flamboyants (Kr). — Ophthalmie

{Heun). — Ophthalmie intense. — larmoiement. — - Écoulement de

larmes acres qui gerceni les joues. — Exophihalnûe (Guilbert), -* Uegard fixe {GuUbert, WhI). — Gonflement des yeux (Quelmalz). — Gonflement œdémateux, indolent des paupières. — Gonflement d'abord de la paupière supérieure gauche, puis de Tinférieure, ensuite du iront, de la (été et du cou, sans douleur ni sécrétion muqueuse; le gonflement de la tête et du cou atteint des proportions énormes. — Coloration jaune des globes oculaires, comme dans la jaunisse. — Les angles externes des yeux sont collés le malin par de la chassie. «^ Les paupières œdémateuse» se ferment fortement et convulsivement, et ont Tair d'avoir été soufflées (WhI). — Gonflement des yeux et des lèvres {Knapé). -^ Tuméfaction indolente, très-molle, située sous l'œil gauche et le fermant en partie (au b. de 5 j ). — Larmoiement abondant et persistant de l'œil droit, pen^ dant 8 jours (au b. de 2 j.) (Fr. H. \ — Distorsion des yeux. — Distorsion des muscles des yeux et du cou [Éphémér. descw\ de la nat,), — Yeux fixes, effrayants. — Affaiblissement de la vue, qui dure longtemps {Myrrhen). — Yeux hagards {Majault). — On ne reconnaît pas ceux qu'on voit autour de soi. — Obscurcissement de la vue; un nuage noir est devant les yeux (immédiatement) {Richard), -^ Obscurcissement de la vue [Baylies). — Tous les objets paraissent jaunes pendant les nausées [Alberti], — Cécité presque complète chez une femme qui avait la vue très-basse, avec surdité et état d'hébétqde prolongé. — Étincelles devant les yeux. — Pholophobie {Eben).

Oreilles. — (237-256 w. c. et 16M82 m. m,). «— Douleur superficielle, crampoïde aux oreilles. — Déchirement dans l'intérieur de Tureille. — Douleur tractive et déchirante dans le lobule de l'oreille gau* che. — Douleur tractive et déchirante derrière l'oreille, descendant dans le cou jusque dans l'épaule. — Élancement déchirant, de dedans en dehors, dans le conduit auditif gauche, surtout le soir (le l*"" j.) — Él»»cemeiu dans l'oreille (le matin). — Ardeur dans l'oreille externe ; le soir (au b. de 5 h.). — Sensation d'obturation du conduit auditif gauche, comme par un objet extérieur. Dureté de l'ouïe, comme si les oreilles étaient bouchées (au b. de 16 h.)* ^ En avalant, sensation comme si quelque chose fermait l'oreille intérieurement et causait la surdité. — Sorte de tintement de cloches dans les oreilles, retentissant dans toute la tête. — Bourdonnement d oreilles pendant chaque accès de douleur. — Bruit intense dans les oreilles^ comme celui d'un moulin à eau (S. H.).

Constriction dans les oreilles (Bhr). ^ Fourmiflement agréable dans la profondeur des deux oreilles, pendant dix jours (Fr, H.) — Prurit voluptueux dans le conduit auditif externe de l'oreille droite, excitaot à

/jOB ARSENICUM ALBUM.

la frotter. *- Tintement dans l'oreille droite lorsqu'on est assis (au b. d*l b. 1/2) (Lgh). — Il ne comprend pas ce qu'on dit {Richard). — Surdiié (Hbg). — Bruissement dans les oreilles ( Thomson, Baylies).

Nez. —(257-262 et 660-669 m. c, 150-161 et/i97-508m. m.). — Douleur dans les os de la racine du nez. — Élancement dans les os du nez. — Violent saignement de nez avec mauvaise humeur (au b. de 3 j. ).

— Odeur alternativement de poix et de soufre dans le nez (S. H.). — Violente épisiaxis après un fort vomissement {Heimreich). — Un ichor fétide s'écoule du nez, qui est ulcéré, et il en résulte un goût amer dans la bouche (Hbg).

Éternuements violents et persistants. — Sécheresse des fosses nasales.

— Rhume avec éternûment, tous les malins en se réveillant; il disparaît promptement chaque fois. — Coryza fluent intense. — Coryza flueiit avec enchifrènement. — Coryza intense , avec raucilé de la voix et insomnie (1). — Le mucus agueux qui s'écoule du nez picote et brûle les narineSy comme si son contact les excoriait. — Écoulement, par le nez, d'un liquide acre (S. H.). — Éternûments fréquents, sans rhume (au b. d'il h.). — Coryza fluent avec fréquents éternûments (au b. d'il h.) (Lgh).

Visage. —(263-307 m.(?. et 122-U3/W. w.). — La face est abattue.

— Face jaune, yeux caves. — Les traits sont très-altérés, comme à la suite d'un accès de colère. — Pression dans la mâchoire supérieure gauche. — Sorte de serrement vibratile ou vulsion à l'un des côtés de la lèvre supérieure^ surtout en s'endormant. — Engorgement des glandes sous-maxillaires, qui sont le siège de douleurs pressives et conlusives. — Gonflement des glandes sous-maxillaires, qui sont sensibles à la pression extérieure (S. H.).

Face pâle {Mqjault). — Pâleur de la face et altération des traits. — Les traits de la face sont altérés, déûgurés. — Face enflée et rouge (Kr).

— Lèvres bleuâtres (Kr, Baylies). — Pâleur de la face et yeux caves

(1) U n'y' a presque pas de médicament doué de vertus énergiques qui ne produise sur l'homme sain et dans les cas de maladies chroniques auquels il n'est pas approprié une crise analogue (coryza intense, ou, en d'autres circonstances, vomissement, diirrhée, sueur, salivation, diurèse, etc.). Par cette crise la nature s'efforce d'éliminer le principe nuisible et, par cette élimination, elle détruit d'une manière subite une grande partie, souvei^t Ja plus grande, du reste de la maladie artificielle produite par le médicament. Mais ces réactions de l'organisme, qui anéantissent le reste de la maladie médicinale, sont en même temps des symptômes du médicament. Le coryza résultant de l'usage de l'arsenic diffère par un grand nombre de ses signes (qui sont toutefois loin d'avoir été observés avec un soin suffisant) du coryza produit par Magnes j Belladonna^ Nux vomica, Mezereuniy etc.

APPAREIL DIGESTIF. /l09

{Greizelius), — Face pâle, jaune, cacheciique (Hb et Tr.). — Pâleur cadavéreuse [Henning), -— La face a une teinte cadavérique. — On a Taspect d'un cadavre. — Coloration noire autour delà bouche {Alberti).

— Face livide, teint décoloré {Mi/Mer). — Face terreuse, plombée, parsemée de taches et de raies verdâtres et bleues. — Gonflement énorme de la tête et de la face {Knape). — Convulsions dans les muscles de la face. — Lèvres tachetées de noir (Guilèert). — Saignement de la lèvre inférieure après avoir mangé (au b. d'I h. 1/2) (Lgh). — Gonflement dur de la glande sous-maxillaiie gauche, qui augmente surtout le soir (Fr). — Face rouge, bouffie, avec gonflement des lèvres (Stf). — Gonflement de la face {Tennert), — Gonflement élastique de la facCy surtout des paupières^ principalement le matin^ observé sur trois personnes (Fowler), — Gonflement de la face, lipothymie, vertige {Ttnnei't), — Gonflement dur de la grosseur d*une noix^ aux deux bosses frontales; il augmente le soir (Sr).

• Appareil digestif. -— (308-611 m. c. et \9U-l\51 m. m.).

A. Bouche, — Odonlalgie plutôt pressive que tractive. — Odonialgie vulsive continuelle, s'étendant jusque dans la tempe, diminuant ou cessant lorsqu'on s'assied dans le lit. — Douleur déchirante dans les dents et en même temps dans la tête, mettant tellement hors de soi qu'on se frappe la tête avec les poings; immédiatement avant l'apparition dcs^ règles. — Douleur aux gencives, au niveau de plusieurs dents, comme si elles branlaient et étaient sur le point de tomber; la mastication n'augmente pas la douleur (au b. d'I h.). — Une dent devient branlanteet saillante, le matin ; la gencive l'entoure, et surtout la surface de la partie de la joue derrière laquelle se trouve la dent branlante est doulou-" reuse au loucher; en serrant les dents, on ne souffre pas de celle qui branle. — Élancement dans les gencives, le matin. — Douleur nocturne, lancinante, dans la gencive d'une canine, devenant intolérable lorsqu'on se couche sur le côté malade, dissipée par la chaleur du foyer; le lendemain malin, le nez est enflé et douloureux au toucher (au b. de 3 j.) (S. H.). — On serre convulsivement les dents et on les fait grincer. — Chute de toutes les dents {Van Eggern), — Grincement de dents (Kr).

— Perte de la sensibilité de la langue, le sens du goût est aboli comme par le contact d'un corps brûlant. — Douleur lancinante h la base de la langue, semblant causée par une arête, en avalant ou en lournant la tête.

— Douleur perforante au bord de la langue, pendant le demi sommeil.

— Sensation comme si la langue était couverte de vésicules causant une douleur de brûlure. — Érosion sur le côté du bout de la langue, avec douleur mordante (au b. de 14 j.) (S. H.) — Langue bleuâtre [Baylies).

dlO ÂBSBNiQUM ALBUM.

— Langue blanche (Alberti). — Sensation de sécheresse sur la langue

[Buckholz), — Sécheresse de la langue [Guilbert).

Sensation de sécheresse exlreme dans la bouche avec soif intense, bien qu'on boive peu à la fois. — Kipuiiion de salive d'un goût amer. — Mucosités dans la bouche et dans la gorge (au b. de 2 h.) (S. H.)» — Sensation d'âpreté au voile du palais (Bhr). — Sécheresse extrcnae de la bouche {Thilenius), — Salive abondante, on est obligé de cracher souvent (Hbg). — Salive sanguinolente (Neuechir, Wahfmehm).

B. Pharynx et œsophage, — Sensation de grattement^ de râclement derrière le voile du palais, hors des mouvements de déglutition. -*- Grattement dans la gorge, comme par de la graisse rance, la première fois qu'on avale des aliments, le matin (chez une femme). — Sensation dans la gorge comme s'il s'y trouvait un cheveu. — Sensation comme si des mucosités s'étaient agglomérées dans la gorge, goût de sang dans U bouche. — Douleur déchiran4e dans le pharynx et dans tout le cou, même en n'avalant pas. — Sorte de paralysie du pharynx et de l'œso-* phage; on ne peut avaler le pain qu on a mâché ^ il ne descend que difficilement ; ^w môme temps sensation dépression, comme si t œsophage n'amit plus de force; borborygmes quand cet étal cesse. — Sensation de sécheresse du gosier donnant une envie insatiable déboire; si ce désir n*est pas satisfait, il semble qu'on va mourir de soif. — Expulsion de mucosités grises, en renâclant. — Crachats verts et amers, venant de la gorge, le matin (S. H.).

Ardeur dans le gosier {Richard, Buchholz), — Ardeur dans l œsophage [Knape.Kopp), — Inflammation dans l'intérieur de la gorge, — .Déglutition difficile {liau), — Angine gangreneuse {Feldmann), — Tortillement dans l'œsophage et l'estomac, comme si un fil y était roulé en peloton. — Crachats salés qu'on chasse en renâclant. Crachais amers [Richard). — Sensation de constriction à la gorge [Preussius], — Sensation de constriction à l'œsophage. — Déglutition très-douloureuse {Neue chir. Wahmehm). — Compression à la gorge, de sorte que rien ne peut y passer (Alberti).

B. Estomac, Troubles fonctionnels, — Goût amer dans la bouche après avoir mangé, — Goùl amer, désagréable dans la bouche après avoir mangé et bu. — Amertume dans la gorge après avoir mangé, quoique les aliments aient bon goût, tous les deux jours (comme dans la fièvre). — Amertume de la bouche, à jeun. — Saveur ligneuse, sèche, dans la bouche. — Saveur fétide et putride dans la bouche. — Goût de viande pourrie dans la bouche, le matin. — Saveur acide dans la bouche, les aliments eux-mêmes semblent acides. -^ Ou trouve à tous le$ aUmenis

ESTOMAC. '— TROUBLES lOCAUX. 611

un goût salé. — On ne trouve pas les aliments assez salés, — On trouve à la bière un goût fade. — On trouve un goût amer à la bière faite de malt séché à l'air. — Adipsie, absence totale de soif. — Inappétence, cependant lorsqu'on mange on trouve aux alinients un goût agréable. — Répugnance pour tout aliment, on ne veut rien manger (chez une femme).

— Aversion pour le beurre. — Désir d'eau vinaigrée. — Grand désir d*acid<s et de fruits aigres. — Appétence pour le café. — Appétence pour le lait, qu'auparavant on n'aimait pas. — Lassitude extrôme après avoir mangé. — Douleur de constriction à la poitrine en mangeant. — Peu de temps après le déjeuner et le dîner, douleur pressive à l'estomac avec éructations, pendant trois heures; il en résulte un état général de langueur qui fait naître des nausées. — Nausées avant de manger; après aroir mangé ou bu^ gonflement du bas- ventre ou douleur pressive et tranchées dans cette région. -*- Éructation après avoir pris de la nourriture. -^ Beaucoup de rapports, surtout après avoir J)u. — Éryctatùm avortée, — Éructation constituée par des gaz qui remontent vers la bouche. — Éructations qui reviennent souvent. — Éructations continuelles, fortes; en même temps la tête est entreprise (au b. de 36 h ). -*- Rapports acides après le dîner, *-- j^ructations amères et régurgitation de mucosités vertes, amèresj après avoir mangé, — Afflux d'un liquide acre vers la bouche. — Hoquet fréquent après avoir mangé, suivi chaque fois d'éructation. — Hoquet la nuit, eu se mettant sur son séant, avec goût âpre, désagréable, dans la bouche. — Hoquet qui dure longtemps, pendant le jour, à l'heure où la fièvre devait venir. — Nausées^ à 11 hevres du matin et à Z heures de r après-midi, — État nauséeux dans la gorge et dans l'estomac. — Nausées piolongées avec disposition à tomber en syncope, tremblement, chaleur de tout le corps et ensuite frisson (au b. de quelques h.) — Nausées et envie de vomir obligeant à se coucher, avant luidi, avec déchirements autour des malléoles et h la face dorsale des pieds. — Nausées fréquentes et goût un peu sucré dans la bouche; pas précisément après avoir mangé. — État nauséeux, dans la gorge surtout, avec aiQux de salive dans la bouche. -^ Nausées avec vomiiurition peu de temps avant et après dîner. — Afflux de salive dans la bouche, vers l^ heures de l'après-uùdi. — Envie de dormir hors de la chambre, à l'air libre. — Un enfant vomit après avoir mangé -et bu et ne veut plus ensuite ni boire ni manger ; cependant il dort bien (S. H.).

Amertume dans la bouche avec diari hée jaune (Morgagni), r— Goût aiuer dans la bouche, le matin. — Désir de boire de l'eau-de-vie (Hbg).

— Soif {Premsius^ Rau^ Pierre de Oppono). — Soif arder^te. — Dégoût

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pour tous les aliments (Alherti), — Soif ardente, continuelle {Butiner),

— Soif intense. — Soif brûlante (Mojault). — Soif suffocante (Forest),

— Soif inextinguible. — Perle totale de l'appétit {Buchholz), — Soif nextinguible avec sécheresse de la langue, du pharynx et de la bouche [Guldenklee], — Soif très-intense, excitant à boire beaucoup d'eau froide, toutes les dix minutes, depuis le matin jusqu'au soir, mais pas la nuit. — Perte de la faim et de Tappélit, pour dix jours (Fr. H.). — Soif extrême, on boit sans que cela procure de soulagement ni de rafraîchissement. — Perte de l'appétit (Kr). — On boit souvent et beaucoup à la fois. — Appétence pour les acides (Slf). — On boit souvent parce qu'on a grand* soif, mais toujours peu à la fois. — Il est impossible d'avaler les alimenis. •— On ne peut supporter l'odeur des viandes cuites [Richard], — Soif intense, mais on boit peu à la fois (Whl). — Soif, non sans appétit [Knape). — Anorexie avec soif ardente [Stork).

— Inappétence (Jacobi), — Dégoût des aliments (Grimm, GHritz). — La vue de tous les aliments inspire un dégoût insurmontable, la pensée même de manger répugne [Ebers], — Éructations incessantes [Gôritz). — Éructations fréquentes (au b. d'1/2 h.). — Quand on est assis, nausée avec afllux abondant de liquide aqueux dans la bouche; en marchant au grand air^ les nausées cessent et il survient une selle copieuse en bouillie (au b. de 7 h.) (Lgh). — Hoquet fréquent et éructations {Morgagni), — Hoquet convulsif. — Nausées avec angoisse [Alberti). — Nausées {Pfann, Kr). — Envie de vomir [MajauU). — Tendance au vomissement (Kr). — Vains efforts pour vomir [Rau], — Nausées et vomisscsemcnts violents (Hb et Tr.). — Nausées et défaillance en se redressant sur son lit, et il survient souvent un prompt vomissement (Slf). — Vomissement {MajauU, Grimm). — Vomissement sans nausée aussitôt après tous les repas {¥r. H.). — Ou vomit tout ce qu'on mange, pendant plusieurs semaines {Gaz, méd. chir, de Salzbourg), — On vomit, avec beaucoup d'efforts, une grande quantité de glaires jaune-verdâire et d'eau ; en même temps goût très-amer dans la bouche qui persiste longtcn)ps après le vomissement (Stf). — Vomissement de glaires épaisses, ayant un aspect vitreux {Richard}. — Vomissement de mucus et de bile verdâtre. — En vomissant on se plaint de chaleur interne et de soif intense. — Ardeur interne, soif et chaleur intenses pendant des voanssements très-violents. — Vomissements fréquents avec crainte de ta mort (Alberfi). — Vomissement d'une masse claire, bleuâtre, sale, jaunâtre; ensuite beaucoup de faiblesse et de prostration. — Vomissement d'une masse tantôt épaisse, tantôt claire, brunâtre; avec beaucoup d'efforts et accroissement des douleurs d'esiomac, sans qu'il s'ensuive de

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