ANGOSTURA
Yeux. (16-22 et 23-29.) — Forte douleur de cuisson dans la moitié interne des globes oculaires et dans les angles internes^ plusieurs fois, Taprès-midi et le soir. — Douleur de traction en arrière, d*abord dans un œil, puis dans Tautre, le matin (au bout de ^8 h.). —-Sorte de brouillard léger devant les yeux ; il se dissipe facilement. Douleur de plaie aux paupières. — Sensation de sécheresse sous les paupières supérieures. Pression dans les deux yeux, comme si une lumière éblouissante les blessait et qu'ils fussent affaiblis. — Rougeur des yeux avec cuisson ; le matin ils sont fermés parla suppuration (S. H.) (1).
Rétrécissement des pupilles (au b. de 3 h. 3//i). — Dilatation des pupilles (au b. de 13 h.) (Lgh.). — Pression sur l'orbite et l'œil droits, le soir (aub. de 1^ h.). — On voit tout trouble, le matin après s'être levé, comme si la cornée était obscurcie (au b. de 24 h.) (Fz.). — On voit les objets éloignés avec plus de facilité et de netteté qu'à l'ordinaire (2). (Bamisch), — ^^Presbyopie : une personne, qui auparavant était très-myope, peut distinguer nettement des objets éloignés (au b. de 2 h. 1/2) (Lgh.) (2).
Oreilles. — (23-29 et 31-35). — Élancement à la partie antérieure du conduit auditif. — Douleur de cuisson dans l'intérieur de l'oreille, au niveau du tympan. ~ Sensation comme si un corps étranger séjournait dans l'oreille. — Crampe dans l'oreille externe. — Chaleur dans le lobule de l'oreille. — Douleur pulsalive derrière les oreilles, sur les côtés du cou, comme si les grosses artères de la tête battaient très-fort.
— Chaleur aux oreilles et aux joues (S. H.).
L'ouïe est beaucoup plus délicate que d'habitude (au b. de 5 h. 1/2) (3) (Fz.). — Tintement dans l'oreille droite (au b. de 33 h.) (I^b.).
— Yulsion tiraillante se dissipant promptement et revenant plusieurs fois dans l'intérieur tantôt de l'oreille droite, tantôt de l'oreille gauche.
— Yulsion déchirante, très-douloureuse, dans l'oreille interne droite, se changeant peu à peu en tiraillement (au b. de 1 h.) {Mossdorf),
Nez, — (31). — Douleur cuisante dans la profondeur du nez (S, H.).
Visage. — (12-15 et 30-37). — Douleur dans les muscles masticateui*s de la joue, comme si l'on avait mâché avec force et qu'on les eût fatigués. — Douleur craiTipoïde dans les muscles masticateurs près des articulations maxillaires, surtout pendant le repos, diminuant lorsqu'on ouvre et ferme la bouche. — Ti^essaillement entre lessourcils, en lisant.
— Quelques élancements au-dessus des yeux. — Sensation de chaleur
(1, 2 et 3 ) ËfTels secondaires, curatifs, de l'organisnae.
dans les deux joues, sans que leur température soit sensiblement augmentée (S. H.).
Douleur crampoïde à Tos malaire (au b. de 1/4 d'b.) (Ws).-> Sensation de chaleur dans la joue, qui n'est cependant pas chaude au toucher, le soir (au b. de 12 h.) (Fz.).
Appareil digestif. — (32-87).
A, Bouche, — Douleur fouillante h la mâchoire inférieure (au b. de 18 h.) (S. H.).
Grande sécheresse des lèvres et de la bouche, sans soif (au b. de 3 h.) (Fz.). — Léger tiraillement dans les dents molaires supérieures, sans qu'on puisse dire lesquelles. — Douleur tiraillante dans les dents incisives supérieures droites. — Tiraillement d'abord indolent, puis douloureux entre les couronnes des molaires supérieures droites ; on soulage celte douleur par l'applicilion-du doigt froid (au bout de 1 h.). [Mossdorf), — Douleur pulsalive dans une dent creuse, le soir après s'être couché (au b. de ik h). — Tiraillement lancinant dans la gencive sui érieure droite (au b. de 3 h.). — Pincement lancinant au bout de la langue, très -douloureux, même quand on ne la remue pas (au b. de 6. h.) (Ws.). — Ardour dans le côlé gauche de la langue, presque sur le bord, comme si Ton avait pris du poivre (au b. de 3 h.). — Blancheur et sensation d'àpreté de la lan;$ue (au b. de 12 h.) (Lgh.). — Apreté et sécheresse du palais el de l'arrière-bouche, sans soif, s'aggravant pendant la déglutition (au b. de 25 h.) (Lgh.).
B. Estomac. Troubles fonctionnels. — Goût de noyau de pêche dans la lK)uche. — Le pain a un goût aigre. — Aucune envie de boire, aucun plaisir à prendre des- boissons; cependant on sent plus d'appétence pour les liquides chauds que pour les froids, bien que ceux-ci ne causent pas de sensation désagréable. •— £lat nauséeux, en marchant, comme si l'on allait tomber en syncope; ensuite grande faiblesse générale, qui ne diminue pas lorsqu'on s'assied^ alors il semble que le mal de cœur monte dans la lêle et l'on a faim. — Beaucoup de rapports après avoir mangé. ~ Renvois bilieux (S. H.).
Goût amer dans la bouche après avoir fumé (chez un fumeur) {Hfich^ 1er). — Goût fade ou putride dans la bouche, de courte durée (au b. de 2 h.) {Mossdorf). —Après le repas de midi, qu'on avait trouvé bon, goût amer dans la bouche et quel(|uefois rapports incomplets (au b. de 30 h.) (Fz.). — Soif de boissons froides (au boulde 15 h.) — Hoquet fréquent (au b. de 3 h.) (I gh.). — Nausées, surtout pendant le repas (Michler). — Etat nauséeux (Ws. ]. — Afflux dans la bouche de mucosités épaisses, fades, putrides^ le soir, pendant le premier jour^ et l'on boit sans pou- HAHNEMANN, Mat, méd, I. — 21
3*72 ANGtSTURA.
▼mr étancher pa soif. — Quoiqu'on ait grand appétit, rien ne parait bon ; il semble qu'on ait de la répugnance ; un renvoi avorlé cause de la plénitude dans la poitrine et cependant on ne peut se rassasier d'un repas suffisamment copienx (au b. de 6 h.) (Fz.).
Symptômes locaux, — Douleur tranchante, comme de plaie, dans l'estomac, au commencement du repas, se dissipant à mesure qu'on mange (au b. de 3 j.). — Douleur de crampe et de pincement à l'épigastre, le soir, étant assis (au b. de 13 j.) (Fz.). — Douleur de plaie et d^arrachement dans le creux de l'estomac^ aggravée par les mouvements du Ironc, après dîner (IVs.).
C. Abdomen, — Gargouillements bruyants dans le bas-ventre. — Picotement dans le bas-ventre, puis un tiraillement au même endroit. — La diarrhée survient le matin à la suite de tranchées et dé nausées; la dernière selle se -composait uniquement de glaires. — Tranchées et dévoiement; la dernière selle est glaireuse (au b. de 12, 84 h.). — Chatouillement fourmillant dans le rectum, comme par des vers (S. H.).
Douleur sécante sous les dernières côtes, dans Thypochondre droit, pendant les mouvements du tronc (au b. de /i8 h.). — Elancements fugitifs, ébranlements sourds, çà et là dans la fosse iliaque gauche, près du nombril (aub. de 24 h.) (Gss). — Douleur sécante de dedans en dehors, dans la région lombaire gauche (Ws). — Douleur sécante dans le bas- ventre, en travers, au-dessus du pubis, pression vers le rectum (au b. de 1/4 d'h.) {Mossdorf), — Douleur crampoïde dans le ventre, en marchant (Fz.). — Pincement dans la région lombaire droite, pendant le repos (Ws.). — Douleur tractive et contusive dans le côté droit du ventre, en marchant à l'air libre (au b. de 1 h.). — Pression de dedans en dehors dans le bas-ventre, avec inquiétude (au b. de 16 h.). — Pression avec crampe au-dessus du pubis, étant assis, comme si quelque chose pressait cette partie de dedans en dehors (au b. de 12 h.)- — Borborygmes bruyants dans le bas -ventre, avec renvois (Fz.). *- Fermentation et gargouillement dans le bas-ventre, comme si Ton allait avoir la diarrhée, 'avec déplacement de vents (au b. de 3 h.) [Mich- 1er), — Douleur sécante et bruit dans le bas-ventre, en travers, au dessus du pubis, après avoir bu du lait chaud (au bout de 3/4 d'h.). — Mouvements indolents et borborygmes bruyants, presque continuels, dans les intestins, pendant 3 heures [Mossdorf). — Mouvement de diarrhée avec tiraillement perforant dans toute la portion des intestins comprise dans le bas-ventre (au b.de 2 h.) (Fz.). — On sent fréquemment dans les intestins comme une menace d'avoir la diarrhée. — Fréquente près-*
APPAREIL DESPIRATOIRE. 3!23
sioR au reclum^ connue si la diarrhée allait survenir tout de suite, avec frisson au visage. — Après chaque évacuation, frisson an visage avec chair de poule. Les fèces ne sont pas aussi fluides que la sensation de diarrhée l'aurait fait suppf)ser. — Sensation comme si tout n'était pas encore évacué et qu'on eût encore besoin d'aller à la selle [Mossdorf). ~- Sensation dans le rectum comme s'il allait sortir, et après cela une selle jaune, molle et très-copieuse (au b. de 1 h. ^4/2) (Fz.). — Sortie d'une grande quantité de matières fécales en bouillie, 3 fois en k heures [Mossdorf), — Selle liquide, très^abondante, sans douleur (au b. de 3 h.) (Gss.). — Dégagement de vents fétides (Mossdorf), — Pression douloureuse, comme une étreinte, à l'anus, avec gonflement des veines bémorrboïdales. En même temps, douleur de brûlure comme si l'anus était rongé^ puis une selle molle (au bout de 3 j.). — Un peu de constipa* tion (Fz.). — Besoin fréquent, mais non pressant d'aller à la selle; il semble que les matières fécales ne sortiront pas, et, comme on fait des eflorts pour faire évacuer^ il ne sort, après beaucoup de peine et de pression, que quelques petites masses dures (au b. de 12 h.) (Lgh.).
Organes gêmito-urinaires de l'homme. — (kU-iil et 88-51). ^ Urine orangée, devenant bientôt trouble (au bout de 2& h.). — Ardeur après la miction ; on a souvent besoin d'uriner^ mais il ne tombe que quelques gouttes d'urine d'un jaune*foncé, qui causent quelquefois des^ douleurs de brûlure.
Démangeaison au scrotum. — Élancements, quelquefois démangeaison au prépuce (S. H.)
Besoin fréquent d'uriner ; on émet peu d'urine à la fois (au b. de 2 h.) (Lgh.). — Émission fréquente d'urine abondante et blanche, précédée de sensation de pression dans la vessie. Après avoir uriné^ le même besoin se fait sentir de nouveau, mais sans effet. Strangurie (au b. de 36 h.) (Fz.).
Tiraillements et vulsion alternatifs dans le cordon spermatique gauche, avec sensation de frisson dans la partie correspondante du scrotum et de l'aine {Mossdorf),
Appareil respiratoire. — (û8-53 et 92-113).
A. Larynx, — Picotement à l'épiglotte (sur-le-champ). — ^ Toux fréquente, brève, suivie de hoquet (au b. de 15 h.) (S. H.).
La voix est plus haute et plus forte (au b. de 5 b. 1/2) (1). — ^ Enroue-^ ment causé par un amas de glaires dans la gorge (au b. de 10 h.] (Fz.). — Irritation et chatouillement au larynx, occasionnant unetottx sèche/
(1) Effet secondaire et curatif.
Z2U ÀNGUSTURA.
qui dore longtemps (au b. de 2 h. 3/6). — Toux produite par une irritation profonde delà trachée-artère, pendant tout le jour; elle est accompagnée, seulement pendant la marche au grand air, de râle dans la poitrine et d'une ex|)ectoration abondante de mucosités jaunes. — Toux forte, yortant de la profondeur de la trachée, avec expectoration de mucus jaune, le matin (au b. de 24 h.) (Lgh.). — On sent fréquemment des grattements dans le cou ; on est obligé de tousser, sans pouvoir rien rejeter (au b. de 6 h,) (Ws.). •— Mucus visqueux dans la trachée-artère, > que la toux ne peut pas facilement détacher (au b. de 10, 11 b.) (Fz.).
B. Poitrine, — Sensation de rétrécissement de la poitrine, qui se dissipe promptemont (sur-le-champ). — Douleur dans les muscles de la poitrine, le matin en se remuant dans le lit, dans la journée ' lorsqu'on croise les bras; on y éprouve une douleur de contusion. On ne sent rien eu touchant la partie douloureuse ou en respirant (chez une femme). — Douleur aiguë, prcssive, sorte de pincement en un point très-limité, au sommet de la poitrine [an b. de 15 h.). — Élancements récents à la région de la dernière côte et au-dessus, en respirant, peu de temps après s'être mis au Ut et avant de s'endormir (S. H.).
Pression sécante dans les deux côtés de la poitrine, d'abord pendant l'inspiration seulement, puis augmentant jusqu'à devenir des secousses sécantes qui persistent^ même en retenant son haleine (au b. d'I h.) (Ws.). — Sensation de rétrécissement de la poitrine et pression dans le côté gauche, quand on marche vite (pendant 1 2 h. ). — Spasme de la poitrine, comme lorsqu'on est saisi tout à coup par un grand froid (Mr.). — Pression sur tout le côté droit de la poitrine et du ventre, comme s*il était comprimé par devant et par derrière, avec douleur sécante, aiguë» de haut en bas dans le sternum et en arrière dans l'écliine, aggravée par la respiration et par les mouvements du tronc (au b. de 5 h.) (Ws ). — Lorsqu'on fait une inspiration aussi profonde que possible, l'hahine semble s'arrêter sous la partie supérieure du sternum ; on sent en ce point une douleur semblable à des élancements sourds ou h de l'oppression (au b. de 72 h.) (Gss.). — En inspirant, sensation intérieure de tremblement, comme de hoquet, de sorte que l'inspiration se fait, pour ainsi dire, en deux fois (au b. de 8 h.) (Fz.). — Pression sécante de de dedans en dehors dans la cavité de la poitrine, avec sensation d'angoisse (au b. d*l/2 h.) (Ws.). — Élancements isolés dans le sternum, en s'asseyant (au b. de 28 h.) (Lgh). -- Sensibilité dcmloureuse de la poitrine quand on presse légèrement dessus (au b. de U h.) (Ws.). — Pression à la poitrine, vers le creux de l'aisselle et le tendon du grand pectoral (au b. de 3 j.) (Fz.).
CCBUB. — (102-106). — Grand serrement de cœur et pression sqr la poitrine, vers ie soir en montant les escaliers, airec pression sur le s côtés de l'os frontal et violentes palpitations (au b. de 2 h.) (Fz.). — » • fiattemenls sécants sur le sternum et la colonne vertébrale, de dehors en dedans (au b. de 36 b.) (Ws.). -- Forts battements de cœor avec sensation douloureuse de constriction du cœur^ en s'asseyant ou en se penchant. — On sent de forts battements de cœur, le soir dans le. ht, quand on est couché sur le côté gauche ; ils diminuent quand on se met sur son séant (Gss.). — Douleur pulsative dans la région du cœur {ffamnch). Dos ET L-OMBES. — (5^-59 et 114-121). — Douleur dans le dos, le matin, comme s'il était rompu ; après s'être levé, on ne peut, pendant quelques heures, rien soulever; ensuite faim, puis tranchées et diarrhée, selles muqueuses sur la fin. — Douleur de pression au sacrum toute la nuit, comme s'il était rompu. On est souvent réveillé par cette douleur, qui a son maximum d'intensité à quatre heures du malin et se dissipe avant qu'on ne se lève (chez une femme). — Roideur entre les omoplates et à la nuque, comme un tiraillement, le matin au lit ; en se levant, impossibilité de remuer les bras, à cause de cette douleur, et pendant toute la matinée impossibilité de tourner le cou plusieurs matinées de suite, jusqu'à midi, avec lassitude générale. — Douleur de courbature et de tii^aillement dans les muscles du côté gauche du cou, s'étendani jusqu'à Taisselle et se faisant sentir seulement pendant le mouvement, avec soulagement au grand air. — Élancements déchirants aux omoplates. — Élancement tiraillant à la nuque (S. H.).
Élancements sous le sacrum et sur les côtés, étant assis (Fz.). — Glocitation ^ourdc dans le sacrum (Ws.). — Douleur de contusion et de pression tractive dans la région lombaire, principalement sur les côtés, étant assis (au b. de 35 h.) (Fz.). — On éprouve souvent un élancement à droite de la colonne vertébrale, entre les omoplates, la nuit dans le lit, quand on se remue ; cet élancement semble |)énétrer profondément dans rintérieur de la poitiinc (Gss.). — Tension dans les muscles du dos, près du creux de l'aisselle ; il devient difficile de lever le bras (sur-lechamp) (Ws.). — Vif tressaillement dans les muscles du cou, du côté gauche (au b. de 2 h.) {Mossdorf), -r- Tension en avant sur le côté droit du cou, avec élancements aigus, même pendant le repos (au b. de 3 h. ) (>Vs.). — Élancements sourds entre le haut de l'épaule et le cou (Gss.). • Membres SUPÉRIEURS. — (60-68 et 122-133), — Sensation de tressaillement dans les aisselles. — Sorte de pralysic du bras ; quand on vent l'étendre, il semble qu'un poids lourd est tenu dans la main. — Roideur du coude avec faiblesse de Tavant-bras. — Douleur dans l'arti-
326 ANGVSTURA.
cnlationdu coude; elle paraît siéger dans les tendons, comme s'ils avaient été contQS ; cette douleur augmente dans les mouvements du bras et lorsqu'on s'appuie dessus (après avoir marché an grand air, au h. de 2^ h.), -r- Tiraillement crampoîde dans Tavant-bras et dans la main. — • Tiraillement dans un doigt de la main gauche. — Déchirement dans le médius droit -^ Douleur à l'articulation postérieure des doigts, comme si leurs mouvements s'opéraient entre des surfaces ulcérées. — Sensibilité de l'annulaire, qui est comme engourdi et mort (S. H.).
Pression sécante dans le creux de l'aisselle (au b. d'l//i d'h.) (Ws.). -^Douleur pressive, comme contusive, à l'humérus (au b. d'I h. 3/4) (Lgh.). — Pesanteur du bras en marchant, avec pression sur le pii du coude, comme s'il était tiré en bas, lorsqu'on le laisse pendre librement (au b. de 4 h.) (Fz.). — Léger tiraillement dans les bras, ayant l'air d'être plutôt dans les os, plus fort pendant le repos que pendant le mouvement (au b. de 2 h.). — Élancements isolés^ pénélrani profondé' ment dans le poignet droit (au b. de 7 h.) (Ws.). — Sensation de chaleur à la face dorsale de la main gauche (au b. de 6 h.). — Pression tiraillante, rhumatismale, sur la face dorsale de la main droite, le soir (Fz.). -r- Élancements sourds allant de la face dorsale à la face palmaire de la main droite (au b. d'1/2 h.) (Ws.). — Les doigts seuls de la main droite sont froids au toucher, avec sensation de froid (au b. de 8 h.) (Fz.). — Douleur pressive dans l'intérieur des chairs de l'éminence thénar (au b, d*l/4 d'h.) (Massdorf), — Tiraillement tout autour de l'articulation du pouce, comme s'il était luxé, surtout lorsqu'on plie ce doigt (Fz.).
Membres iNFÉRiEUBS. — (69-80 et 134-171). r- Douleur tiraillante et crampoîde dans le bassin^ en marchant. — Fréquente douleur dans la hanche pendant le mouvement, sorte de roideur ou de luxation, qui ressemble presque à une crampe. — Faiblesse des membres inférieurs, sensible surtotit au-dessus de l'articulation du genou, aimme si l'on avait fait un long voyage à pied. — Sensation de tiraillement crampoîde dans l'articulation du genou droit, en marchant et en s'appuyant pour porter l'autre jambe en avant ~ Sensation de roideur dans les membres inférieurs; il semble que le contact avec un point malade lui ait enlevé la force. — Tiraillement dans le tibia et les nmscles qui s'y insèrent — Engourdissement des jambes s'étendant jusqu'aux genoux, mais sans fourmillemonts, — Crampe passagère aux jambes. — Douleur de crampe à la partie antérieure des jambes, sans contraction musculaire appréciable, augmentant en étant assis et pendant le repos (au b. de 1/2 h.). — Douleur dans les jambes en appuyant le pied pour marcher. r~ Douleur de crampe dans les jambes et, le lendemain, une doniear
MEMBBE3 INFÉRIEURS. S27
pressive et comme de brisement en marchant. ^ Craquements non perr ceptibles à Toreille dans presque toutes les articulations (S. H.).. >
— Tout le côté droit du bas<ventre, de la cuisse et de la janube eSi comme contus, et semble aur le point de se briser, par reflet. d'uDiè douleur rhumatismale, en marchant (au b. d'I h. 1/2). — Pesanteur et faiblesse soudaines dans les membres inférieurs (au b. d*i/h i%} (Mossdorf), — Douleur crampoïde au bord supérieur de Tos iliaque; s*étendant jusqu'au rachis (au b. de 12 h. ) (Ws.). — Élancements sourds» rapprochés, dans Tos iliaque gauche jusque derrière Tarticuiation de la hanche ; chaque mouvement lés augmente (Gss.). — L'articulation de la hanche est douloureuse, comme si elle ayait été luxée, et Ton peut à peine s'en senir. — Douleur paralytique, perforante, de haut en bas, le long du nerf sciatique, à la partie postérieure de la cuisse. — Douleur pressive et tiraillante, profonde, dans les ligaments des deux articula-» lions coxo-fémorales, lorsqu'on se lève après avoir été assis (au b. de 7 h.) (Fz.). — Élancements aigus dans les muscles intérieurs de la cuisse droite (Gss.). — Élancemenls vulsifs, extrêmement douloureux, dans la cuisse gauche et sur le bord supérieur de Vos iliaque, seulement en s' asseyant (au b. d'1/4 d'h.) (Ws.). — Douleur tensive dans lea muscles antérieurs de la cuisse droite quand on plie le genou. — Les muscles antérieurs de la cuisse droite sont comme paralysés; en se re^ muant on sent une douleur tensive (Gss.). -^ Léger tiraillement dans les cuisses^ semblant être davantage dans les os, plus fort pendant le repos que pendant le mouvement (au b. de 2 h.) (Ws.). — Douleur tiraillante et pressive à la face externe de la cuisse, en marchant — Douleur pressive et tensive en avant et en haut du muscle droit anlériepr de la cuisse, en étendant le membre (au b. de 2 h. i/2)(Fz.). — Douleur crampoïde dans le milieu de ta face postérieure de la cuisse, seulement en marchant (au b. de 21 h.) (Ws.). — On ne peut pas marcher vite, les jambes sont trop roides. — Traction crampoïde et roidissante dans le mollet jusqu'à la cuisse (Fz.). — Élancements allant de haut en bas dans les tendons externes du jarret, lorsqu'on marche à l'air libre (au b» de 13 b.). — Élancements saccadés, comme des coups d'aiguille, à Ijt rotule gauche, en marchant à l'air libre (au b. de 6 h.) (Lgh.). — Sensation d'eugourdissement, comme par suite de constriction des ligaments^ depuis le milieu du jarret jusqu'au mollet, pendant le repos et pendant le mouvement (pentjant 1/2 h.) (Mossdorf). -—On sent, tout en croisant les jambes^ un tiraillement crampoïde et déchirant dans le talon et à la plante du pied gauche (celui qui est appuyé h terre), et un tiraillement pressif sur le genou de l'autre jambe (celle qui est en-dessus) (au b, de
328 ANGUSTURA.
10b.)* — Douleur de Iractioo et de pression légère sur le tibia et autour de l'articulatioa tibio-tarsienne, en marchaut, et sensation comme si le tibia allait se casser ; cette sensation rend la marche impossible (Fz.). — Élancements sourds au tibia gauche (au b. d*l h.) (Ws.). — Douleur de brûlure sur le tibia en marchant. — Pression et traction sur le tibia, le soir, étant assis (au b. de 12 h.). — Douleur pressive et tractive dans les articulations des pieds, le matin en se promenant ; en même temps chaleur et sensation de luxation au niveau de la malléole externe (au b. de 3 j.) (Fz.). — Douleur pressive, comme de luxation, à la jambe droite, en marchant au grand air (au b. de 2 h. 1/2) (Lgh.). — Engourdissement dans les articulations des pieds (Homtsch). — • Traction sourde, lancinante, dans Tarticulation du pied droit, élanl assis (au b. d'il h.).
— Sensation de chaleur brûlante autour de la malléole externe droite, en marchant et en étant assis (an b. de 26 h.). — Tiraillement presque lancinant sur la face dorsale du pied gauche, surtout quand on le remue.
— Traction crampoïde, pressive, au bord du pied gauche, sur Tapophyse du cinquième métatarsien, comme s'il avait été écrasé (au b. de 5 h.). — Engourdissement du bord externe du pied et du creux qui est au-dessous de la malléole externe, en marchant. — Picotements dans le talon, le soir, étant assis.* — Tiraillement subit dans la plante du pied, étant assis (Fz.). — Sueur des pieds [Hamisch).
Peao. — (81 et aux diverses subdivisions indiquées). — Prurit le oir au lit; après s*être gratté, il se forme des exulcérations très-doulou-
Paupières, — Élancements pruriteux sur la paupière supérieure, ne cessant que lorsqu'on se gratte (au b. d'I h.) (Ws.).
Tête. — Déchirement dans un bouton sur f apophyse mastoïde droite (au b. d'I/^ d%)(Mossdorf).
Organes génitaux, — Prurit voluptueux à V extrémité du gland j excitant à se gratter, en marchant à l'air libre (au b. de 6 h. 1/2) (Lgh.).
Tronc. — Prurit lancinant, très-intense, en avant, à la dernière vraie côte. Il ne cesse pas d'abord quand on se gratte, mais se dissipe ensuite spontanément (au b. de 2^ h.) (Fz.).
Membres supérieurs. — Léger prurit au bras, cessant sous l'influence du frottement (au b. d'I h.) (Ws.).
Membres inférieurs, — De légers élancements se font sentir sur la peau de la fesse avec un fourmillement superficiel (au b. de 6 b.). — Lé<;er prurit à la cuisse, disparaissant lorsqu'on se gratte (au b. d'I b.) (Ws.).
ANTIMONIUM CRUDUM.
Trisulfure d'amtimoine. — Schwefel-Spiessglanz (ail.); sulfuro di antimonio (it.) ; sulfure de anlimonio (esp.); gulphuret of anlimony (angl.). — Sb^63(l).
Le trisulfure d'antimoine se trouve dans le sol sous la forme d'aiguilles parallèles, noires, brillant«'S, d'un éclat presque métallique; il se compose de 28 parties de soufre pour 100 d'anlimoine. A%ant de Tutiliser pour la thérapeutique homœopathique, il faut, à Taide de réactions chimiques, le purifier des corps étrangers avec lesquels il est toujours mélangé dans son état naturel; ensuie on le dynamise jusqu'à la trentième dilution par 1q procédé que j'ai conseillé pour la trituration de tous les corps insolubles.
G. Weber, pour obtenir le sulfure d'antimoine absolument pur, conseillé de le préparer artiQciellement. Voici le procédé qu'il recoiiiroamle et qu'il tient de Gruner : On infroduil dans un creuset chauffé au rouge 13 parties d'antimoine métallique finement pulvérisé et 5 parties de fleur de soufre. Quand le mélange est entre en fusion, on y ajoute une demi-partie de sel marin, puis on entretient la fusion pejiddnl une demi-heure. Après avoir laissé lentement rtfroidir, on donne un coup de marieau sec pour séparer l'antimoine métallique, qui se trouve au fond, du sulfure d'antimoine qui se trouve à la partie supérieure du creuset. On pulvérise ensuite le composé obtenu, afin d'en préparer les triturations.
On reconiiahra, par Texposé suivant où sont iuscriis tous ses effets sur riiomme sain^ qu*it peut être très- utile dans certaines maladies chroniques, même à de très-faibles doses, il faudrait que les effets pathogénétiques de ranlitnoine métallique fussent aussi expérimentés avec soin, car nous en tirerions des ressources nouvelles et différentes de celles que nous offre son sulfui*e. Combien diffèrent entre elles l'action de Tarscnic et celle de Torpiment, du mercure et du cinabre ! Ces métaux et leurs composés ont chacun, comme médicaments, leur sphère d'activité propre.
La proportion d'antimoine métallique contenue dans les diverses préparations pharmaceutiques où le soufre se trouve combiné avec l'antimoine, comme le kermès minéral et le soufre doré d'antimoine^ varie beaucoup suivant leur mode de préparation.
Dans les cas morbides auxquels le sulfure brut d'antimoine est bomeeo-
(1) Hahnemann, Traité des maladies chroniques, t. I, p. 190, édition aile* ; 1. 1, p. 385, édition française.
g30 ÂNTIllOMUIl GRUDUM.
pathique, il se uionlre d'autant plus efficace qu'on rencontre les symptômes suivants:
On ne supporte pas d'être tenu ou surveillé (chez les enfants) ; afflux de sang à la tête, prurit pénible au cuir chevelu, avec chute des cheveux (Hb.), rougeur et inflammation des paupières \ maux aux narines; chaleur et prurit à la joue ; douleurs dans les dents creuses ; perte prolongée de Tappélit, rapports ayant le goût des aliments ingérés; anorexie, nausées, envie de vomir par suite de lésions de Testomac; tranchées avec perte de l'appétit, selles dures et urine rouge, chez les enfants-(Hb.); pincements dans le ventre avec sensation comme si l'on allait avoir la diarrhée; diarrhée alternant avec constipation chez les vieillards (Hb.); selles dures, difficiles; évacuation fréquente par l'anus, d'un mucus blauc-jaunâlre; miction fréquente avec émission abondante de mucosités et ardeur dans l'urèthre accompagnée de douleurs de reins (Hb.); douleur sécante dans l'urèthre, en urinant; enchifrènement; inflammation douloureuse des tendons du coude avec rougeur Intense et flexion de l'avant-bras sur le bras (Hb.); engourdissement de la jambe en restant assis; vives douleurs dans les membres inférieurs (Hb.); corsa ta plante des pieds; larges plaques cornées à la plante des pieds, près des orteils (Hb.); excroissance cornée en avant, au-dessous de l'ongle du gros orteil ; productions accidentelles de la peau (Hb.); sensibilité au froid; léthargie (Hb.),
Coneorfiianecs. — Les médicaments qui conviennent le mieux après Antimonium crudum sont PULSATILLà ctMERCURIUS.
Les autres médicaments qui s'en rapprochent le plus sont : 1 ° bellad. , PHOS., RHUS., SEP., SULF. — 2% û/'s., bry., cale., lyc.^ merc, nux vom,, siL — 3S acon., arn., asa, canlh.^ carb. veg., caust., china» coll., grnph., hep., hyosc, ignat., lach., natr. mur., nilr. ac, op., phos. ac, staph., veratr.
A^ntldotes. — Le foie de soufre calcaire et le mercure sont, d'après le docteur Hartlaub, les antidotes du sulfure d'antimoine.
Liste des auteurs. -- Caspari (C), Hartlaub. (Hb.), Langhammer (Lgh.).
SYMPTOMATOLOGIE.
Symptômes généraux. — (395-425). — Tressaillements muscu-: la ires dans plusieurs parties du corps. •— Quelques longs élancements prurileux çh et là, surtout au bras, ou sous la fesse droite; ils n'excitent p^s à se gratter. — Lassitude, avec grande morosité, le soir à sept heures. (S. H.). .
On est incommodé par la chaleur du soleil, l'air chaud, le moindre mouvement et le moindre travail (Wepfer), — Le vin surtout ag* grave son état ( Wepfer). — Amélioration pendant le repos et à Tair froid [Wepfer). — Les accidents reparaissent plusieurs fois au bout de trois semaines, mais ils occupent plus particulièrement le côté gauche du corps (G.). — Mouvements convulslfs, surtout de la tête [Wepfer).
— Convulsions et tremblement des membres [Fr. Hoffmann).
— Gonflement énorme du corps entier [Lindestolpe). ~r- Gonflement œdémateux du corps [Lotickius, observations). — Eydropisie in«curable {Wepfer). -— Hémorrhagies très-abondatites [Fr. Hoff* mann). — Amaigrissement et affaiblissement (Wepfer). •— On en* graisse (Kunkel de Lowenstern, Laborator. chemic). — Apoplexie avec salivation telle qu'on rend par le nez et par la bouche une masse d'eau mousseuse (Ephem. N, c, dec. I, a. 3). — Mort, au bout de quelques heures, après l'administration de Tantimoine contre des spasmes d'estomac [Fr. Hoffmann), -^ Mort par suflbcation, au bout de quinze jours, après l'ingestion de quelques grains d'antimoine ( Wepfer). -— Grande lassitude, le matin; on n'a pas envie de se lever (G.).
Sommeil. — (426-^54). — Assoupissement avec hallucinations. — Sommeil avec hallucination : il semble qu'on est appelé par quelqu'un qui frappe à la porte. — On s'endort tard ; on ne peut dormir avant minuit. — Sommeil agité, la nuit, à cause d'élancements pruriteux disséminés, que le frottement dissipe. -^ On est réveillé la nuit par l'envie d'uriner. — La nuit^ émission d'une petite quantité d'urine, par jet interrompu^ avec érections douloureuses. —Anxiété dans le lit, de trois à cinq heures du matin. — On se réveille souvent la nuit, et quand on se rendort, on rêve aussitôt de fêtes. — Rêves inquiétants, on croit qu'on va être blessé; on s'agite dans son sommeil et Ton remue bras et jambe».
— Rêves horribles de mutilations. (S. H.).
Bâillements fréquents, trois et quatre fois de suite ( Wepfer). — r Grande envie de dormir, le jour et le matin après s'être éveillé; c'est à peine si l'on peut sortir du lit (G.). — Envie de dormir qui cesse promptement, l'après-midi, étant assis {Lgh.). — Envie de dormir et momsité le soir à six heures; la nuit, on dort bien jusqu'au matin, mais on est aloi^si fatigué qu'on peut à peine ouvrir les yeux (C.) — Sommeil presque invincible à sept heures du soir; on dort toute la nuit jusqu'au matin et l'on se trouve bien ensuite, pendant six jours de suite (G.). — Somnolence, avant midi (Lgh. ). — On est très-éveilié, le soir au lic,.on reste une heure sans pouvoir s'endormir; ensuite fréquents frissons, parliculiè* rement dans tout le côté gauche, sur lequel on n'est pas couché ; ou bieu',
332 ANTIIIONIUM GRUDUM.
si Ton a cliaod, lasciveié avec érections qai rendent encore plus éveillé ; pendant trois jours de suite . et de nouveau au bout de cinq semaines (C). — Peu de sommeil (l'*" nuit). — Réveil fréquent par un prurit insup* portable sur la poitrine où Ton sent des boutons (C^). -— Réveil fréquent par du prurit disséminé çà et là et accompagné de vésicules sensibles (C. ). -^ Réveil à deux heures du matin, avec chaleur douce générale et. prurit brûlant avec rongementà Tanus (3® j.) (C). — Réveil avec sourd grincement de dents, pendant la sieste, au sortir de table (2*" j.) (G.). — Décubitus sur le dos, lanuit (Lgh.)* — On se réveille souvent en sursaut, la nuit (Lgh.). — On rêve qu*on se dispute, chez soi, avec les siens et cela trouble le sommeil (Lgh.). — On est réveillé la nuit par des rêves désagréables dans lesquels on croit être eu querelle avec des personnes de sa famille (Lgh.). — Rêves lascifs, avec pullulions, plusieurs nuits de suite (au b. de 11 j.) (C.).— Rêves lascifs et pollutions, la nuit (Lgh.). — On rêve qu*on voit apparaître un de ses anciens amis de collège, ce qui cause une grande joie (au b. de 23 h.) (Lgh.).
Symptômes fêbrills. — {l\55-Ul\). — Beaucoup de froid, pas de chaleur. — Frisson intense vers midi, avec soif de bière, pendant une heure^ et, après avoir doi*mi, chaleur avec persistance de la soif. — Pouls oiïraut tantôt deux pulsations rapides, tantôt trois ou quatre pulsations lentes (immédiatement) (S. H.).
Sensation désagréable de froid intei*ne; on ne peut se réchauffer; ce symptôme revient au bout de cinq semaines (C). — Froid, même dans une chambre chaude (G.). — Les pieds sont constamment froids comme de la glace (G.). — On n*a pas chaud aux pieds avant une heure du malin (G.). -— Frisson dans tout le dos, sans soif (au b. de 2 h.) (Lgh.). — Frisson par tout le corps> le matin, avec chaleur au front, sans soif (au b. d. 1/2 h.) iLgh.). — On est échauffé par le moindre mouvement, surtout au soleil, et Ton se plaint d'une chaleur étouffante à la gorge ( Wepfer). — Ou a très-chaud, la nuit au lit, et se couvre de sueur (Wepfer). — Sueur générale, inodore, qui ramollit et ratatine les bouts des doigts (12* j.) (C.). — Sueur |)cndant le sommeil (Lgh.). — Sueur douce sur tout le corps, le matin en s*éveillant (an b. de 21 h.) (Lgh.). — Sueur générale et chaude le matin au lit, tous les deux jours (G.). — Sueur qui ri* vient à la même heure iruis jours de suite {Ntcolai, pix)g. ad dissert, lieindcl, de oleo. v. et s. s.).
iMoRAL. — (1-lb). — Morosité et tristesse, le soir. — Humeur chagrine et irritée, toute raprès-midi ; le bruit des cloches, la vue des personnes dont on est entouré fait verser des larmes ; la respiration est courte et pénible, -- Mélancolie avec chaleur au-devant de la tête (S. H.).
AbaUemeiU, dans le jour (Lgh.). — Ou ne dit rien (2« j.) (C). — Anxiété (Gmélin, Histoire générale des poisons minéraux). — Agitation (2"^ j.) (G.)* — On en\isage avec inquiétude sa propre personne, son sort présent, son avenir (Lgh.). — Violente propension, la nuit, à se tirer un coup de pistolet et non à un autre genre de suicide ; on est obligé de se lever pour chasser cette idée (Hb.). — On est prompt à s*effrayer au moindre bruit (C). — Mauvaise humeur toute la journée (Lgh.). — Morosité, on ne veut parler à personne (Lgh.). — Mauvaise humeur, mécontentement sans sujet (2«j.) (C). — Faiblesse de tête (G.).
— Aliénation mentale {Fabrice de Hilden). — Démence, imbécillité; elle ne quitte pas le lit^ ne dit rien si on ne lui parle pas, ne demande ni à manger ni à boire ; elle mange cependant volontiers si on lui offre de la nourriture alors qu'elle a faim, mais elle refuse si elle n'a pas faim. Elle passe son temps à tirailler son fichu, à plier et déplier son drap ou à tirer des fils de ses draps et à les lier ensemble^; elle est tellement insen* sible qu^elle reste couchée, sans s'en apercevoir, sur ses déjections qui se sont échappées involontairement, et ne se plaint d'aucune douleur [Cnmerarius^ Sylloge memorabilium). — Délire et mort après un vomitif de crocus metaUorum (Liridestolpe, de venenis). — État continuel d'amour enthousiaste pour un être féminin id^al, imaginaire. Get état est plus prononcé en marchant au grand air que dans la chambre ; il se dissipe au bout de quelques jours et laisse un aiïaiblissement notable des fonctions de génération (r..).
Symptômes loeanx. — TÊTE. —(19-38). — Sensation de vide dans ' la tête, comme après avoir travaillé longtemps dans une chambre froide (/!• j.) (G.). — Ivresse (G.). — Vertige (G.) — Céphalalgie suivie d'un léger saignement de nez (au b. de 7 h. 1/2) (Lgh.). — Mal de tête sourd, léger, sur le devant de la tête et au vertex, plus fort eu montant les escaliers (G.). — Violente céphalalgie [Gardane, Gazette de sauté, 1773). — Violente céphalalgie après un bain dans un cours d'eau ; eu même temps faiblesse dans les membres et répugnance pour la nourriture (G.) — Douleur sourde> stupéfiante, dans toute la léte, avec nausées en fumant (chez un fumeur) (Lgh.). — Douleur sourde, stupéfiante, superficielle qui porte à la sueur, au fi*ont, en marchant à l'air libre (au b. de 6 h.) (Lgh.). — Douleur comme si le front allait éclater ; en même temps on est comme ivre, s'assied à l'écart et ne veut rien dire (chez une femme) (Camerarius), — Douleur pressive, diductive à la face interne du crâne, au niveau de l'arcade sourcilièrc droite (G.).
— Pression de dehors en dedans, alternant avec des tiraillements dans le côté gauche du front (G.). — Douleur tiraillante momentanée sur
ZZU ANTIMOMIUM GBUDUM.
Tos temporal gauche; elle cesse par lâ pression, mais revient bientôt ayec beaucoup plus d'intensité (C). — Douleur déchirante çà et là dans toute la téte^ depuis le malin jusqu'au soir (C.)* — Violents déchii^naentsavec chaleur dans toute la tête, vers midi (6^j.)(C). — Les déchirements dans la tête sont guéris par la marche et le grand air (C). -— Douleur continuelle, perforante de dedans en dehors, dans le front et les deux tempes ; l'application de la main ne la modifie pas (au b. de 5 h.)(Lgh<). — L'afflux de sang vers la tête diminue (effet curatiO(C.). — Une petite étendue du pariétal gauche est douloureuse à la pression extérieure, comme si le périoste était enflé (C). — A la surface de la tempe gauche, pulsation lente et léger élancement, tantôt ensemble, tantôt l'un après l'autre, se dirigeant vers les sourcils et atteignant le plus haut degré d'intensité lorsi^u'on s'y attend le moins (G).
Yeux. — {kU'5%,), — Rougeur, inflammation des yeux avec prurit et suppuration la nuit (S.H.j.
Prurit à l'angle externe de l'oeil qui oblige à se gratter (au b. de 2 h.) (Lgh.). — Tressaillement dans la paupière de l'œil gauche (C). — Petits élancements qui se succèdent rapidement et sans douleur à la partie antérieure du globe de l'œil (9® j.) (G.) — Élancements vifs et pressifs au-dessous du sourcil gauche (Lgh.). — Rougeur des paupières et petits élancements dans l'œil (G.). — Rougeur de l'œil gauche avec photophobie, le malin en se levant, et sécrétion de mucus dans l'angle interne (G.). — Inflammation des yeux {Gavdane). — Petit point humide à l'angle externe de l'œil, qui fait beaucoup souffrir lorsque la sueur tombe dessus (G.)* — Amas de mucus dans le coin de l'œil droit, le matin, avec chassie sèche aux deux paupières (G.)* — Ghassie dans les coins des yeux, avant midi (au b. de 3 h. 1/2). (Lgh.). — Dilatation des yeux {Pline; Dioscoridé). — Gécité incurable (Lindestolpe, De venenis.).
Oreilles. — (57-73). — Bruit de glou-glou dans l'oreille, comme s'il s'y trouvait quelques gouttes d'eau, pendant les mouvements des mâchoires. "- Grand bruit dans les oreilles, comme si l'on frappait à la porte de la maison. — Grand bruit dans les oreilles (S. H.).
Élancements dans les oreilles (G.)* — Douleur tiraillante à travers l'oreille droite, s*étendanl le long de la trompe d'Eustache, presque jusque dans la bouche, en sortant de table (16* j.) (G.). — Fouiilement et fourmillement dans les oreilles, surtout en étant couché tranquillement (5** j.) (G.). — Fourmillement dans le conduit de l'oreille droite (2*' j.) (G.). — Élancement pruriteui au bord du pavillon de l'oreille droite, au-dessus du tragus; il se dissipe par le frottement (au bout de
4 h. 1/2.) (C). — Rougeur, ardeur et gonflemeut de l'oreille gauche, comme par une piqûre de cousin (Cj. — Gonflement et rougeur de rintérieur du pavillon de Toreille, avec prurit périodique (G.)* ~ Tintement d'oreilles (2* j.) (C). — Bourdonnement dVreilles continuel, surtout pendant le silence (2* j.). (C). — Bourdonnement d'oreilles, surtout raprès-midi (Htb). — Bourdonnement douloureux, surtout dans les oreilles {Camerarius). — Cessation d'un ancien bourdon-nement d'oreilles (effet curalif) (G.). — Sorte de surdité de Toreille dix)ite, comme si un corps étranger était appliqué sur le tympan; l'intro* duction du doigt dans l'oreille ne fait pas cesser cet état (au b. de 14 b.) (Lgh.). — Perte de l'ouïe (Camerarius). Nez. — (76>82 et 242-2/i9). — Mal au nez, avec douleur tiraillante.
— On mouche du sang. — Épistaxis, plusieurs jours de suite; -— Épistaxis tous les soirs (S. H.).
Sécheresse du nez, en allant à l'air libre, tellement qu'on peut à peine parler. ^ Enchifrènement.
Le nez fait mal en respirant, comme lorsqu'on inspire de l'air froid ou des vapeurs acres (G.). <- Cuisson dans les narines en inspirant, surtout dans la droite qui est un peu bouchée (G.). — Cuisson et endolorissement à la partie antérieure de la narine droite, comme dans un coryza (G.). — Gerçures des deux narines, avec croûtes (G.).
Obturation du nez^ le soir, comme dans le coryza, pendant plusieurs jours (G.). — Coryza (C). — Coryza avec croûtes dans les narines (C).
— Coryza fluent (C). — Coryza fluent, le matin, pendant quelques heures, sans éternûments (Lgh.). — On éprouve le besoin, toute la journée, de faire passer de l'orifice postérieur des fosses nasales dans la bouche et de cracher beaucoup de mucus épais et jaunâtre (9« j. ) G.).
Visage. ^ (85-99). — Tressaillement musculaire aux coins de la bouche. — Les lèvres sont sèches (S. H.).— Légère vulsion dans les muscles du côté gauche de la face (au b. de 9 h.) (G.). — Élancement brûlant, comme par une étincelle, au menton et à la lèvre supérieure (7** et 9*j.)(G.). —Fourmillement à la lèvre supérieure, comme si un in* secte rampait dessus (19* et 24* j.) (G.).
Appareil digestif. — (100-215).
A. Bouche, — Douleur dans une dent creuse, plus forte la nuit que le jour; sensation de vulsion, de grattement, qui semble siéger dans le nerf et rententitdans la tête; on n'ose pas promener la langue sur cette dent parce que cela fait mal comme si on irritait le nerf.— L'odontalgie se renouvelle aussitôt après avoir mangé, même des aliments mous; elle est aggravée par le conuct de l'eau froide et soulagée au grand ak-. Odontalgie pendant la
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nuît, avec grande chaleur qui semble venir de la poitrine. — Odontaigie vulsive le soir et après avoir mangé. — Élancement dans une dent quaud Tair entre dans la bouche. — Saignement abondant des dents» — La gencive se détache des dents et saigne un peu. — Fétidité de la bouche, comme dans la sali\ation mercnrielle. — Vésicules sur la langue (S. H.).
— Sécheresse de la bouche, la nuit (6** j.) (C). — Abondance de salive salée dans la bouche (Wepfer). — Afflux d'eau à la bouche (C.)« — Afflux d'eau sur la langue (C). — La salive coule abondamment par le nez et la bouche [Éphémér, des cur. de la nat.^ dec. I, a. 3 obs. 270).
— Salivation sans mauvaise haleine ni déchaussement des dents [James^ in Simons Beobacht. 1790). ~ Vifs élancements, l'un derrière Tautre, sur le bord de la partie antérieure de la langue, en sortant de table . (au b. de 33 h.) (C.)* — Cuisson et rougeur sur un point du bord droit de la langue, pendant plusieurs jours, disparaissant souvent et revenant tout à coup (6^ j.) (C). ~ Langue chargée d'un enduit blanc, avant midi (au b. de 2 h ) (Lgh ). — Léger pincement au palais pendant toute la nuit, sensible surtout en avalant et cessant le matin, après avoir expectoré des mucosités qui s'étaient amassées dans la gorge pendant la nuit ; celte expectoration laisse après elle une sensation de rudesse dans la bouche (C). — Grattement au voile du palais, comme si du mucus était amassé dessus, pendant plusieurs jours; ce mucus ne peut être craché qu'avec beaucoup de peine et après s'être longtetups raclé la gorge, pendant plusieurs jours (7* j.) (C.). — Graltementau palais avec crachats muqueux abondants (au b. de 5 sem.) (C).
B. Pharynx et œsophage. — Mal à la gorge, au côté gauche; il semble qu'elle est enflée (S. H.). — Une grande quantité de mucus épais s'amasse dans la gorge^ toute la journé (C). — Déglutition difflcile {Gardane).
C. Estomac, Troubles fonctionnels. — Soif ardente avec sécheresse des lèvres. — Soif le soiry désir de boire. — Ou boit beaucoup, la nuit seulement. — Appétit très-faible. — Difflculté à respirer peudaut le souper (S. H.).
Soif inextinguible (Wepfer). — Soif ardente, la nuit (6'' j.) (C).
— Manque d'appétit {Stahl, Mat. méd., Dresde, llhU). — Grand sentiment de faim dans la région de l'estomac^ le matin en se réveillant, sans appétit, et qui ne cesse pas après avoir mangé; en même temps, sensation désagréable de vacuité de l'épigastre et manque de chaleur au corps* pendant deux jours (au b. de U sem.) (C). — Pendant un réj>as léger, sentiment de plénitude dans le ventre, avec naissance et déplacement de beaucoup de vents (C). — Paresse et envie de se coucher, après
avoir mangé (C ). — Le sentiment de tension et de plénitude après les repas alterne souvent avec Ja gaieté et l'activité du corps et de Tesprit (C.) — Après le repas de midi, lassitude, tremblement et pesanteur dans tous les membres, semblant venir du bas -ventre; en môme temps, tremblement des mains en écrivant et plus tard émission de vents fétides et ballonnement du ventre ((!.). — Rapports d*un goût acre (Lgh.). — Éructations bruyantes (au b. d'1/4 d'h. et 1 h. 1/2) (C). — Renvois amers comme de la bile (an b. de 3 h.). — Il revient à la bouche un liquide ayant le goût des aliments, après midi (2'' et 3'' j.) (C.) — Hoquet au b. d'ih.) (Lglî.). — Fréquent hoquet en fumant (au b. de 10 h. 1/2) (Lgh.). — Nausées avec vertige (C). — Nausées après avoir bu un verre de vin (C). — Nausées avec envie de vomir {Gardane). — Fortes nausées {Mof^genstetm, de usu. antim. crud,, 1756). — Vomissements effrayants, que rien ne peut arrêter (Lindestolpe) . — Violents vomissements avec anxiété [Fr, Hoffmann, med. rai. et syst.). — Vomissement de mucosités et de bile [MaUhiole; Gotze, in act. Wratislaviensibos). — Vomissements terribles avec convulsions ( Wepfer). — Violents vomissements et diarrhée {Morgens(ern), — Vomissements violents et diarrhée avec angoisse {Bonetus, polyallhea).
Estomac. Troubles locaux. — Douleur brûlante, spasmodique, au creux de Testomac, par accès d'une demi-heure, qui jette dans le désespoir et pousse à la résolution de se noyer (S. H.)
Sensation douloureuse 2i resioinac quand on appuie dessus (G.). — Pression à Testomac, qui ressemble plutôt à une tranchée sourde, surtout quand on rétracte le vcfilre (C). — Pression à Teslomac, le matin, avec soif (20* j.) (C). — D(kile«r dans Tcstomac, comme s'il était plein, sans plénitude réelle et avec appétit (C). — Douleur à l'estomac comme après avoir trop mangé ; le ventre est ballonné, mais pas dur (au b. de 3 j.) (C). — Sensation de resserrement au-dessous de l'estomac, avec éructation (C). — Douleurs spasmodiques d'estomac {Fr. Hoffmann). Crampe d'estomac {Stahl), — Spasmes d'estomac, pendant toute la vie, chez plusieurs personnes ( Wepfer). — Ardeur au creux de l'estomac à droite (C.)<
D. Abdomen. Troubles locaux, — Légère tension dans les hypochondrcs ( Wepfer), — Sensation passagère, désagréable, dans les entrailles, comme après une violente diarrhée (C). — Ballonnement considérable du ventre, surtout après avoir mangé (C). — Bas-ventre gros, ballonné (Hb.). — Bas-ventre très-ballonné et, par suite, douleur comme s'il était comprimé intérieurement (C). — Douleurs insupportables dans toutes les parties du bas-ventre [Gmelin). — Pincement à gauche HAnNCMANN, Mat, méd, i* — 22
S38^ âNTIMONIUM grudum.
de rombilîc (€.)• — * Pincements passagers dans le ventre, à la hauteur deTestonoac (G.). — Pincements réguliers comme les battements du pouls sur un petit point du côté gauche du bas-ventre, tout h fait en bas, après midi (30 j.) (G.)* — Pincements dans le ventre^ surtout à droite, dans la direction du dos; ils commencent tout k coup le soir et sont augmentés par le mouvement (au b. de 3. sem.) (G.). — Tranchées très- violentes dans le bas- ventre (22" j.) (G.). — Tranchées dans le ventre avec nausées et afflux d*eau à la bouche (G.). — Tranchées compressives, soudaines, avec afflux d*eau à la bouche (G.). — Tranchées toute la journée, avec oppression provenant deTestomac, répugnance pour le travail, mauvaise humeur, et douleur d'estomac, pendant des renvois (G.). — Plusieurs accès de coliques à la région stomacale (G.). ^— Sensation de vacuité dans les entrailles, qui cesse après avoir mangé (G.)- — t'es douleurs du bas-ventre recommencent au bout de deux semaines et demie (G.). — Douleurs de gonflement dans les régions inguinales lorsqu'on appuie dessus; l'endroit est dur, les ganglions semblent engorgés (G.)* — Ganglion induré, douloureux à la pression, dans Taine gauche; il semble situé au-dessus du ligamenf de Poupart et parallèle à ce ligament (G.). — Hernie {Camerarius),
Abdomen. Troubles fonctionnels. — Gonstipation pendant trois jours, — Selle dure, très-difficile. — Selle d'abord naturelle, puis quelques matières molles, ensuite quelques matières dures, avec violente pression au rectum et à Tanus jusqu'à la fin. — Propension à la diarrhée, mais sans résultat. ^ Diarrhée la nuit et le malin, cependant chaque fois une seule évacuation. — Écoulement de mucosités par l'anus, pendant une émission de vents. — En allant à la selle, douleur cuisante à l'anus, comme si l'on y avait un abcès (S. H.}.
Gargouillements dans le bas-ventre, comme lorsque des bulles d'air éclatent à la surface de l'eau (G.). — Gargouillements bruyants dans le bas-ventre (au b. d'i h. 1/2) (Lgh), — Gargouillements dans le ventre comme s'il était vide, avant midi (au b. de 3 h.) (Lgh.). — Beaucoup de gaz naissent aussitôt après avoir mangé, sut*tout dans le côté droit du ventre, et se déplacent avec bruit; quelques-uns s'échappent au dehors (au b. de 6 h.) (G.).
Beaucoup de vents bruyants aussitôt après avoir mangé; quelquesuns, très-fétides, s'échappent; d'autres errent longtemps, surtout dans le côté droit, avant de sortir (9* j.) (G). — Une sensation de pression de dedans en dehors se fait sentir, comme si l'on allait avoir une selle copieuse et il ne s'ensuit qu'une émission de gaz insignifiante (au b. de 5 h. 1/2) (G.)» •— Besoin impérieux d'aller à la garde-robe et évacuation
ORGANES GÉNlTO-UBINÂtRES. 339
rapide d'une selle normale, avec pression à l'anus (&*j.) (C). — Selle dure, le matin (au b. d'I h.) (Lgh). -- Déjection difficile d'une selle dure^ avec pression auparavant dans le rectum, pendant deux minutes (au b. de 12 h.) (Lgh.). — Evacuation difficile d'une selle dure, non précédée de pression (au b. de 11 h.) (Lgh.). — Selle ferme, vers le soir, avec violente pression dans le rectum et coliques dans le bas-ventre (G.)- — Selles fréquentes, en bouillie (au b. d'I h. 1/2) (Lgh.). — Selle trisliquide (C). — Ëa selle, qui avait été auparavant assez ferme^ devient très-liquide (C). •— Après avoir fait usage du vinaigre, selle très-liquide avec douleur au rectum pendant rémission (G.). — Écoulement continuel, par l'anus, de sang et de parties solides des intestins {Lindestolpe). -^ Écoulement d'un sang noir par l'anus {Matthiolé), -^ Ghute du rectum en allant à la selle, pendant quelque temps (G.)* ^ Tiraillement à l'anus (G.). — Prurit aigu dans le rectum (7* j.) (G.). — Les hémorrhoïdes sont plus saillantes que de coutume (11* j.) (C.). — Fourmillement et ardeur, dans une hémorrhoîde, le soir au lit, jusqu'au moment de s'endormir (au b. de 11 j. et de 5 sem.) (G.).
Organes génito-urinaires de l'homme. — (217-239). — Tendance aux pollutions en se frottant le dos (S. B.).
Envie violente d'uriner, avec émission abondante chaque fois (au b. de 1, 2, 2 h. 1/2) (Lgh.). — Émission fréquente d'une petite quantité d'urine aqueuse (4* j.) (G.). — On a souvent envie d*uriner, mais urine peu à la fois (au b. de 5 j.) (C). — Envie fréquente et pressante d'urtner, et émission lente fournissantune faible quantité d'urine (18*j.)(G.).
— L'antimoine pousse aux wxmeh {Sauniers^ obs. de ant.^ Lond. 176S).
— Miction fréquente (Lgh.). — Émission d'urine très-copieuse^ trois fois la nuit (10* j.) (G.). — Émission d'urine abondante et fréquente {Wepfer.), — Émission involontaire d'une grande quantité d'urine pendant une toux qui ébranle beaucoup (effet du soufre doré d'antimoine) (G.). — Urine fluide, jaune d'or, avec un nuage imperceptible {Wepfer.). — Urine rouge brun (G.). —Urine fréquente, de couleur foncée (au b. de 7 h.) (Lgh.). — Petits corpuscules rouges dans l'urine, après vingt-quatre heures de repos ( Wepfer.),
Tiraillement continuel dans les cordons spermatiques pendant la durée d'un furoncle au i)érinée; la douleur est très-vive en se tenant debout et diminue en se baissant (G.) — Léger prurit à la verge (au b. de \k h.) (C.). — Violent prurit à l'extrémité du gland (G.). — Prurit cuisant^ comme par du sel, au côté gauche du scrotum^ souvent, pendant quatorze jours (au b. de 14 j.) (C.). — Appétit vénérien très-exallé, avec agitation telle dans tout le corps qu'on ne peut rester longtemps assis (au b.
3 4 0 ANTiMONlUM CHUDUM.
de 6 h.) (C ). — L*appétit vénérien semble ultérieurement avoir diminué pendant plusieurs jours (G.). — Érections au b. de 6 h ) (C). — Pollutions la nuit, sans rêves lascifs (Lgh). — Pollution^ avec beaucoup de rêves, la nuit(lPj.) (C).
Organks génitaux de la femme. — (240— 2(il).--Pression dans la matrice, comme si quelque chose allait en sortir. — Écoulement par le vagin, d'une humeur acre qui cause de la cuisson aux cuisses.
Appareil respiratoire (l). — (250-282).
A. Larynx. — Voix rauque. — Violent spasme dans la trachée-arlèreet le larynx, comme s'ils étaient bouchés par une cheville, qui devient tantôt épaisse, tantôt mince; en même temps douleur d'écorchure. — On tousse e t se racle la gorge en allant au grand air. — Toux par accès, le malin après s'être levé ; cette toux semble provenir du bas- ventre ; la première quinte est chaque fois la plus forte, les suivantes deviennent de plus en plus faibles. — Faiblesse extrême de la voix, on ne peut parler que très-bas ( Wepfer.),
— La parole et le chani sont faibles et mal assurés ( Wepfer). — Perte de la voix toutes les fois qu'on s'échauffe; elle revient pendant le re|)os [Wepfer.). — Aprelé et sécheresse de la gorge, le malin, (6* j.) (C). — Il semble qu'on a clans le larynx un corps étranger, et l'on fait de vains efforts pour l'avaler ou le cracher [Wepfer). — Toux violente, sèche (Wepfer). — Toux sèche, ébranlante, avec émission d'urine abondante et involontaire (chez une femme qui avait pris du soufre doré d'antimoine contre une toux avec expectoration abondante) (C). — Toux forte, sèche, avec grattement dans la Irachéeartère, par peliis accès subits (C). — Toux provenant de la profondeur de la poitrine, avec expectoration épaisse, visqueuse, le malin ( Wepfer.),
— Chaque fois qu'on tousse, la poitrine brûle comme du feu, et Tbaieiue est brûlante ( Wepfer,).
B. Poitrine. — Respiration difficile après avoir mangé (S. H.). — Respiration profonde^ gémissante, comme si la poitrine était pleine, pendant plusieurs jours, l'après-midi et après avoir mangé (C). — Gêne de la respiration [Gardane). — Asthme {Siahl). — Asthme trèspénible {fVepfer). — Asthme suffocant, chez quatre jeunes gens [Joubert^ lib. de peste, cap. 19.). — SulTocation {Wepfer). — Oppression de poitrine, le matin, en s'éveillaut (C). — Douleur pressive dans l'intérieur du côié droit de la puiliine, le soir, étant couché (C).
— Douleur pressive, pénible, tantôt dans la poitrine, tantôt dans le dos, tantôt aux deux places à la fois ( Wepfer). — Pression & la poitrine
(1) Poijir le^ aymptômes du coryza, voy. Nez.
(C.)* *- Douleur moitié pressive, moitié lancinante au-dessous de la clavicule gauche, çt aussi dans la trachée, en respirant (C). — Élancements Sourds dans la |K)itrine, en respirant profondément, d'ahord à droite, sous les deux premières côtes, puis au-dessous de la partie supérieure du sternum (C). — Élancements dans le côté gauche de la poitrine, en respirant, avec un peu de toux et de céphalalgie (G). — Élancements aigus dans le côté gauche de la poitrine, pendant Texpiralion en étant debout (au b. de 5 h.) (Lgh.). — Élancements pinçants au milieu de la poitrine (3* j.) (C). — Ardeur dans la poitrine, avec toux sèche et oppression allant pres/|uc jusqu'à la suffocation ( Wepfer). — Violents battements de cœuv {Sc/mlz, Tract, de nalura tinct. bezoard., Cap. 5.). — Le matin, en se levant, et quelques heures après, en étendant et en levant le bras ou en appuyant dessus, douleur dans le muscle grand pectoral, comme si Ton avait reçu un coup ou fait un trop grand effort
Dos Er LOMBES. — (289-30/4). — Violentes douleurs au sacrum en se levant de ^on siège; elles cessent en marchant. — Crampe à la nuque*et eutre les omoplates, en se baissant (S. H.). — Douleurs du sacrum, dès le matin et toute la journée, mais non la nuit (C). — Douleur de gonflement dans le cartilage ou le périoste de la crête iliaque (C). — Douleur déchirante dans le dos, toute la journée, depuis le malin jusqu'au soir(C.). — Élancements spasmodiques dans l'omoplate droite, étant assis (Lgh.). — Tiraillements spasmodiques dans les muscles de la nuque, jusqu'auprès des omoplates, le soir a(M*ès s'être couché, et le matin, on les fait naître et on les aggrave en étendant le bras et en tournant la tête à gauche (12* j.) (C). — . Corps dur, de la forme d'un pois, à la nuque, FOUS la peau ; on ne le sent que lorsqu'on tend la peau par la flexion de la tête (C). T- Tiraillement pressif de dehors en dedans, au côté gauche et à la partie inférieure du cou (19* j.) (C). — Tiraillement spasmodique de haut ei\ bas dans un des muscles postérieurs du cou, à droite, le soir, ens'asseyant (8° j.) (C.)-
Memrkes supébieuus. — (310-335)/ — Élancement au-dessous des deux bras, en allant au grand air. — Tiraillement vulsifdans les muscles du bras, qui se dissipe par la chaleur, non par le mouvement, et revient sous l'influence d'un couraiU d'î»ir (S. H.) .
Douleur paralytique dans les muscles du bras, en pliant le membre, comme si la flexion était exagérée ou (|ue le membre fut aflaibli par cet elTort (C). — Secousse tiraillante, soudaine, en travers du bras droit (au b. de 10, 20, 120 min.) (C.). — Légère convulsion dans le bras droit, dans le muscle deltoïde (5** j.) (C). — Craquement dans l'articulation
3^2 ANTIMONlDll GBDDUM.
du coude^ pendant la flexion et l'extension (C). — Tiraillement dans l'avant-brasj pendant le repos et le mouvement (C). — Tiraillement le long de Tavant-bras droit (au b. d'I b. 1/2) (€.)• — Tiraillement paralytique dans Tavant-bras droit (au b. de 2 h.) (Hb.), — Tiraillement avec pression de dehors en dedans au côté interne de Tavaul-bras droit (19* j.) (€•)* — Craquement dans Tarticulation du métacarpien du pouce, en la remuant (9* ]•) l^*)* — Doukurs tirai liantes dans les doigts et leurs articulations (G.). — Douleur arthritique dans les articulations du quatrième doigt de la main droite (G.)*
M£MBR£S INFÉRIEURS. — (336-39/t). — DouIeur dans le genou qui empêche d'étendre le pied et fait boiter. — Roideur dans le genou, pen* dant huit jours. — Roideur douloureuse du genou ; on ne peut étendre la jambe à cause de la douleur et Ton botte (chez une femme). — Douleur tiraillante dans la jambe, remontant jusqu^au genou. — Le pied est si lourd qu'on ne peut le soulever (S. H.).
Douleur articulaire dans la hanche droite (G.).— Douleur traclive dans Tarticulation de la hanche gauche, surtout en ployant la jambe en ar-^ rière et aussi le soir (G.). — ^ Douleur tractive dans la jambe gauche (Hb..). — Tiraillement douloureux depuis l'articulation de la hanche jusqu'au sacrum (G.). — Tiraillement dans la fesse, autour de l'articulation de la hanche jusqu'à la cuisse {!" j.) (G.). ~ Légère vulsion dans les muscles de la fesse gauche, le soir, en étant assis (5"^ j) (G.)* — Gonvulsion, pendant deux minutes, à la partie inférieure de la fesse droite, en éiant debout (au b. de û sem.) (G.). — Petite bosse sur la fesse droite (chez un enfant) (G.). — Fréquents accès de tension, semblables à de petites crampes, tout à fait au haut de la cuisse droite (V j.) (G.), — Douleur liraillante dans les muscles postérieurs de la cuisse gauche (G.). — Douleur tiraillante à la face antérieure et à la face postérieure de la cuisse. (G.)"-S^i)Sd(îon de crampe au bord externe de la cuisse gauche, comme Di les muscles se contractaient lentement, puis s'étendaient de nouveau, après midi (au b. de 10 h.) (G.). — Douleur immédiatement au-dessous du genou, comme s'il était fortement serré, toute la soirée (au b. de 13 j.) (G.). — Élancement dans le genou gauche, qui effraie et fait tressaillir la jambe (10^ j.) (G.). — Élancement violent et soudain au côlé externe du genou (G.).--Douleur tiraillante à la partie inférieure du tibia gauche (G.). — Douleur tiraillante du côté interne du mollet gauche (G.). — Tiraillement non douloureux, le soir, élant assis, dans la jambe gauche; il descend depuis le genou ou depuis l'ischion, le long de la cuisse et de la jambe jusqu'au pied, qu'on est obligé de placer dans une autre position. Cette sensation se produit plusieurs fois de suite (10* j.) (G.). — Pince-
PEAU. 3ft3
oient non douloureux et par accès, U>ut à fait au bas do mollet droit (€•)•
— Élancement aigu, de dedans en dehors, dans le tibia, en étant assis (au b. de 5 h.) (Lgh.). — Élancements qui courent de haut en bas dans la profondeur du tibia (Lgh.). •— Convulsion dans la partie postérieure de la jambe droite, et aussitôt après, élancements dans l'articulation du pied (3* j.) (G.). — Fourmillement le long du mollet gauche, sans prurit (au b. de ik h.) (G.). — Une partie du côté externe du mollet gauche est le siège, quand on y touche, d'une douleur contusive, pendant deux jours (aub. de 24 h.) (G.).— Engourdissement du pied droit en marchant (G*)*
— Douleur comme après un faux pas dans la malléole externe droite, en tournant le pied en dehors, avec craquement fréquent de Tarticulation en fléchissant et étendant le pied (5' j.) (C.).~ Douleur tractive dans le talon droit (au b. de 3 h.) (G.). — Tiraillement spasmodique au côté eiterne du talon gauche (au b. d'I h« 1/2) (C). — Douleurs insuppor^ tables, brûlantes, lancinantes et déchirantes dans un pied sphacélé qui est insensible à la pression extérieure et à l'introduction d'épingles dans la peau {Wepfer), *~ Élancements vifs et fourmillants à la plante du pied (10'' j.) (G.). — Grande sensibilité de la plante des pieds en marchant. Surtout sur le pavé, pendant longtemps (tu b. de 7 b.) (G.). — Gangrène du pied, qui est tout noir (Wepfer). — Le gros orteil craque à tont mouvement forcé (G.). —Tiraillement déchirant à travers le gros orteil droit (G.). — Douleur sécante, cadencée, sous le gros orteil gauche (ô"" j.) (G.) — Douleur brûlante à la face plantaire du gros orteil droit (6* j.) (G.).
Peau. — (397-408 et aux diverses subdivisions indiquées).*- Éruption de boutons qui démange quand on s'échauffe dans le lit et empêche de doimir la nuit — Urticaire ; bosselures blanches, à auréole rouge, eau* sant une vive ardeur et de fins élancements, à la face et aux membres, jusqu'aux doigts, qui sont enflés; en même lemps^ soif ardente et nausées (S. H.).
Prurit sur tout le corps, surtout la poitrine et le dos (G.). — Prurit dans beaucoup de parties du corps, surtout au cou et aux membres (G.).
— Éruption de boutons, qui se déclare la nuit(G.). — Boutons rouges, vésiculeux, avec douleur lancinante quand on appuie dessus, sur plusieurs points de la peau (G.). — Pustules disséminées, couvertes d'une croûte jaune ou brune (G.). — Éruption de petits points rouges avec une tache blanche au milieu, sur diverses parties du corps (G.). — Éruption niiliaire (G-). — Élevures et vésicule$ semblcJiks à des piqûres d'insectes, sur beaucoup d'endroits du corps, particulièrement à la face et aux articulations des membres; elles surviennent avec prurit
ilxU ÂNTIMONIUM CRUDUM.
el disparaissent au bout de qnelques heures (C.).— Taches brunes, comme des lâches de rousseur, çà et là, surtout sur les bras (C.) — Ongles livides (Lindestolpe).
Cuir chevelu. — Quelques élancements aigus au cuir chevelu, pendant une minute (C.)* — Boulons rouges, durs, cuisant lorsqu'on appuie dessus, situés à la tempe gauche, au commencement du pavillon de Toreillc (C.)- — Petits boutons plats, gros comme des lentilles, disséminés sur le cuir chevelu, douloureux à la pression, et dont les alentours causent des fourmillements (C). — Plaque rouge, dure, pou saillante, de chaque côté du front, qui brûle comme si elle avait été frappée par des orties, disparaît, puis revient (C.)*~ Petit bouton blanc immédiatement au-dessus des sourcils ; il ne démange pas et u*est douloureux qu'au toucher (S. H.).
Visage. — Des deux côtés du nez, boulons pleins de pus à leur sommet et sensibles à la pression (12? j.) (C). — Boutons vésiculeux à la face et sur le nez, avec élancements par la pression (C). — Sur les deux joues, boulons plats, incolores, qui démangent quand ou les touche et se couvrent d'une croule jaunâtre (C). — Urticaire sur la face et surtout sur les joues (S. H.). — Éruption, sur ia face, de boulons qui font mal comme des piqûres de cousin (C.)- — Tumeur à la joue droite^ comme par une piqûre de cousin (C.) — Éruption rouge, cuisanic, suppurante à la face [Wepftr), — Éruption, sur la joue gauche près du menton, de croûtes jaunes, douloureuses au toucher et faciles à détacher (C). — Au menton et au-dessous, sensation, quand on y touche, connue si l'on passait la main sur de petites excoriations, et pi^ites granulations jaunes disséminées sur la peau (€.)• — Gerçures cuisantes aux coins de la bouche, qui reviennent au bout de 5, 8, 12 semaines (C). — Pustules ix)uges sur la lèvre supérieure et la commissure droite de la bouche, avec douleur sourde quand on y touche et spontanément (20* j.) (C). — Nombreux petits points rouges, blancs dans le milieu, au-dessous de la commissure gauche de la bouche (C).
Anus. — Prurit à l'anus (C). — Prurit brûlant à l'anus (au b. de3j.)(C.).
Organes génitaux. — Furoncle au périnée, qui cause au loin de la douleu** et de l'ardeur (C).
Tronc. — Prurit à la poitrine, comme. lorsqu'un vésicatoire se cica- Itise (C). — Prurit intense, continuel, sur la poitrine, toute la journée (C). — Prurit à la poiirine et au dos (Hb.). — On est réveillé la nuit par un violent prurit sur la poitrine, et l'on a des boutons en plusieurs eiidfoits((:.).— Si l'on frotte la peau de la poitrine à cause du prurit qu'on y ressent, cela engendre de la cuisson; la peau est aussi sensible qu'après
MEMBRES IRPÉAIEUnS. 345
l'application d'un vésicaloirc (C). — La poitrine est parsemée de pelîls points rouges, avec TÎoleut prurit que le frottement ne calme pas (G)* Violent prurit sur le doSy pendant quatorze jours (C). — Petits boulons ronges tout au bout de l'épanle droite, sans aucune sensation; ils disparaissent pour quelque temps quand on appuie dessus (7** j.) (C).
— >^i[iairc derrière les oreilles, jusqn'à la nuque, et au-dessus des omoplates (S. H.). — Petites vésicules ronges et points jaunes sur toute l'épaule droite ; plus tard ils ressemblent à la chair de poule, puis se desquament (C). — Taches hépatiques sur les deux épaules (C). — Élancements çù et là dans la peau du cou (2® et 3® j.) (C). — Sensibilité de la peau du cou, quand on se frotte fort à cause de la démangeaison qu'on éprouve, il s'ensuit de la cuisson (G.). — Petits boutons dou* loureux au toucher, sur le cou et au-dessous du menton (13^ j.) (G.)- — Pustules dures, |)ei^istanles, sous le cou : elles ressemblent à de petites vésicules (|ui ne s'emplissent qu'à leur sommet (G.). — Nombreux petits points rouges avec une tache blanche sur le milieu, situés sur le côté antérieur dn cou; ils élancent quand on passe la main sur la barbe (C).
Membî^es supérieurs. — Prurit intense au côté interne du bras gauche (G.). — Prurit au bras, avec éruption de vésicules rougeâtres, semblables à des piqûres de cousin, après s'être frotté (G.). — Nombreuses petites taches d'un brun clair, comme des taches de rousseur, sur les bras (G.) — Éruption miliaire, sans prurit, sur le milieu des bras (H® j.) (G ). — Boutons qui causent un prurit rongeant, au pli du coude (S. H ).
— Un gros boulon apparaît, la nuit, sur le poignet gauche (G.)* — Vésicules pruriteuses à la main gauche (G.)- — Ampoule au côté interne du poignet droit (G.). — Ampoule au burd externe de la main gauche (G). —• Éruption de boutons pruriteux, rongeants, à la paume de la main, sm- l'éminence ihénar (S, H.). — Léger prurit au bout du pouce gauche (au b. de 14 h.) (G.). — Les ongles ne poussent pas aussi vile que de coutume, et la peau sous-jacente est douloureuse (G.). — Petit boaton rouge, douloureux au frottement, revêtu d'une croûte brune, situé sur la première phalange du pouce droit (ttU^j.) (G.).
Membres inférieurs. — Pustules grosses et dures sur la fesse gauche, avec prurit et douleur de tension (G.). — Bosses dures, lenticulaires, blanches, qui naissent plar l'eiïet du prurit et sont entourées d'une petite auréole rouge (C.). — Taches bleuâtres sur les jambes {Lindeslolpe).
— Prurit lancinant, vif au côté interne et à la face antérieure de la cuisse gauche (au b. de U h, 1/2) (G.). — Prurit lancinant, vif sur la cuisse gauche ; il ne se dissipe pas quand on se gratte, et l'on voit ensuite à la même place un petit bouton plat, jaunâtre (G.). — Prurit lancinant
3ft6 ANTIMONIUM GRUDUlf.
sur les cuisses qui se renouvelle tous les soirs (G.), — Prurit au côté interne du genou droit, et, après s'être gratté, grosse vésicule qui ne fait de mal que peu de temps (G). — Bouton rouge, vésiculeux au genou, avec douleur lancinante à la pression (C). — Bosse au genou droit, comme après une piqûre de cousin (().). — Léger prurit à la jambe gauche (au b. de U h. 1/2) (C). — Taches bleuâtres sur les jambes {Lindeaiolpe), — Élancement douloureux dans la peau de la plante du pied droit, que le frottement dissipe; le soir au lit, après une marche de trois heures (S*' j.)« (G.)< — Violent prurit sous la malléole externe droite, qui ne cesse pas aussitôt après s'être frotté, et laisse une petite tache rouge {(].). — Engelures douloureuses et chaudes aux pieds^ en été (S. H.). — Gros durillons sur la peau de la plante des pieds, près de la racine des orteils, qui font mal comme des cors et repoussent toujoui*s après avoir été coupés (C). — Un cor situé sur le petit orteil gauche fait mal, sans cause, comme si Ton avait marché dessus (7* j.) (C).
Argent; Silber (allem.); Argento (italien.); Plata (espagnol.); Sllver (anglais.); — Ag. (1).
Le procédé conseillé par M. Weber (2) consiste à remuer continuellement une lame de cuivre dans une solution de cristaux de nitrate d'argent. On enlève doucement avec une carte l'argent déposé sur cette lame ; on le lave à plusieurs reprises, le sèche et le pulvérise. On se sert de cette poudre pour préparer le médicament par trituration jusqu'à la troisième puissance, puis on prépare par voie humide les dynamisations plus élevées.
On obtient le nitrate d'argent an faisant dissoudre, à chaud» l'argent pur dans Tacide nitrique pur.
Les théoriciens avaient imaginé que l'argent à Tétat natif et rédoit en feuilles (argentum foliatum) ne pouvait être dissous par nos humeurs; aussi les professeurs de matière médicale regardaient-ils ce métal comme inactif, aussi bien que l'or et tant d'autres.
Cette assertion hardie m'a moi-même détourné longtemps d'essayer l'argent comme médicament^ et je n'expérimentai d'abord que le nitrate d'argent (à la dose d'une goutte de la dilution au quintillionième); j'eus ainsi l'occasion d'obsener les quelques symptômes inscrits à la fin du présent article.
Mais j'arrivai à ne plus faite aucun cas des objections de ces théoriciens sans expérience, qui considèrent l'estomac comme un instrument de coclion ou de digestion, réservoir du suc gastrique dans lequel, d'après leurs expériences de laboratoire, l'or et l'argent métalliques sont insolubles, et qui refusent toute activité aux médicaments s'ils ne subissent d'abord dans l'estomac une réaction chimique lege artis et ne sont ensuite absorbés, puis entraînés dans le torrent circulatoire.
Guidé par les inotifs que je ferai connaître à propos de l'or, j'essayai
(i) Hahnemann, Traité de matière médicale pure, t. IV, p. 337, édition aU«mande; t. I, p. 351, édition française. (2) Weber, Codex des médicament» homceopQthiqueg, p. 473.
aussi sur rbomme sain les effets de l'argent métallique, préalablement réduit en poudre très-fine par le mélange et la trituration avec cent fois son poids de sucre de lait.
Les symptômes que j*ai observés et qu'on va lire sont peu nombreux ; cependant, grâce à cux^ le médecin homœopatbe reconnaîtra dans l'argent, ainsi préparé, un agent efficace contre plusieurs états morbides qu'aucun autre médicament ne saurait guérir, et devant lesquels échouera constamment un médecin de l'ancienne école, malgré sa thérapeutique, sa clinique et ses plus volumineux formulaires.
Cependant, j'ai constaté, avec le temps, que la seconde trituration centésimale, dans laquelle 1 grain de |)Oudre contient i^^uo d'argent, est une dose encore trop forte pour l'emploi de ce médicament.
La réputation empirique du nitrate d'argent contre la forme ordinaire de l'épilepsie ne me paraît pas justifiée ; elle semble provciiir de ce que du nitrate d'argent impur et contenant du cuivre a été employé avec succès contre certaines variétés de convulsions auxquelles convient le cuivre. Mais les symptômes primitifs de l'argent extrêmement pur, comme l'argent en feuilles, ne prouvent aucunement que ce médicament puisse apporter quelque soulagement à la forme la plus mauvaise et la plus commune de l'épilepsie.
Lca pilules diurétiques de R. Boyie, h base de nitrate d'argent, tant vantées par Boerhaave, ne répondent pas à leur dénomination, d'abord à cause de l'élévation dangereuse de leurs doses, ensuite parce que l'augmentation de la sécréiion urinaire (ou le rétablissomont de cette sécrétion diminuée par une maladie inflammatoire) n'est qu'un effet primitif de l'argent, comme les symptômes suivants vont nous l'apprendie; il s'ensuit que l'effet secondaire et durable, résultant de la réaction de la force vitale, au lieu d'atteindre le but, consistera dans une rf/wmw/iow d* autant plus accentuée de la sécrétion des urines. Cette manière de j^rocéderest réellement antipathique et nuisible en pareil cas.
Les médecins ordinaires ont dû jusqu'à ce jour commetti^e beaucoup d'erreurs aussi dangereuses. Ils ignoraient eu elTet l'action primitive des médicaments, ne connaissaient aucun moyen de l'apprendre et ne s'en préoccupaient même pas. Ils sont restés vingt-cinq siècles sans soupçonner qu'il existât des effets primitifs et des eff'ets secondaires, sans savoir que l'action primitive des médicaments provoque dans l'organisme humain une réaction secondaire, en sens inverse; qu'il faut, par conséquent, pour obtenir une guérison solide, choisir un médicament capable de produire, par son action primitive, des symptômes semblables à ceux de la maladie qu'on a à traiter; on peut aloi*s s'attendre à obtenir une réaction
de rorganismc eu sens contraire de l'action primitive du médicament (oa de la maladie qui lui est semblable), c'est-à-dire la disparition des troubles fonctionnels et sensoriaux observés chez le patient ou le retour à la santé.
Pour en revenir à mon sujet, l'argent me paniit homœopatliique à certaines formes de diabète, c'est-à-dire qu'il pourrait les guérir d'une façon durable, pourvu toutefois que le reste des symptômes observés chez le malade eussent un rapport de similitude avec les autres eiïets primitifs de Targent.
Concordaaces. — Selon Bœnninghausen, les médicaments qui se rapprochent le plus de l'argent, sont : CALCAREA, PULSATILLA, SE- PIA ; viennent ensuite : 1°bellad., lycopod., xMercur., rbus, silic; 2® bry.ychin., con,<, cyclam.^ kaL, staph,, suif,; (J<*acon., ars., aur., caust., hep., laur., mezcr., natr. mur., nux vom., rhodod., rui., sabad., sabitt., spig. , spong. , stann., stront., suif, acid., zinc.
Aniidote9. -- Les antidotes de l'argent sont : Mergurius et Puisatilla.
Liste des antears. — Auteur anonyme (An.), Franz. (Fr.), Gross (Gr.), Hartmann (Htm.), Haynel(Hl.), Hermann (Hrm.)^ Langhammer (Lgh.), Meyer (Wr.), Wislicenus (Ws.).
SYMPTOiMAÏOLOGIE.
njmptùme» généraux. — (46 et 161-166). — En marchant au grand air, faiblesse et chaleur par tout le corps, sans sueur et avec anxiété, comme si les vêtements étaient trop serrés (S. H.).
Déchirement pressif à l'extrémité des os longs, un peu au-dessus ou audessous de leurs articulations, dans plusieurs parties du corps (au b. de as h.) (Gr.). — Grande lassitude du corps, surtout des cuisses, en étant assis et en marchant, avec envie de dormir (au b. de U h.) (Mr. ). — Malaise, paresse de tous les membres (Gr.).
SoMMEii.. — (50-51). — Rêves sur les événements de la journée. — Rêves inquiétants; après le réveil, on est encore si anxieux qu'où croît que les événements qu'on a rêvés sont réellement arrivés (au b. de 65 h.)
Symptômes fébriles. — (52-54 et 16/^-166). — Froid, l'après-midi, jusqu'au moment de s'endormir; on ne peut non plusse réchauffer dans le lit; sueur après minuit. — Froid fébrile a la partie supérieure du corps, la nuit au lit, pour peu qu*on soulève la couverture et se donne de Tait ; eu étant bien couvert, on n*a qu'une chaleur naturelle (au b. de 4 h.). -
S50 AUGENTOM.
Avant midi, chaleur et sensatioQ de chaleur dans tout le corps, mais moins à la tête, sans soif, avec soeur seulement au bas-ventre et un peu à la {joitrine. — Les accès reviennent tous les joursàmidi (S. H.).
Froid dans le dos et depuis le bas jusqu'au-dessus des chevilles du pied, où il dore près de deux heures et est très-sensible ; la marche n'apporte aucun soulagement (aub. de6h. i/2) (Hl.). — Frisson partout le corps (au b. de 1 h. 1/2) (Lgh.). — Fréquence du pouls avec soif, le matin au lit (aub. de il h.) (Mr.).
Moral. — (55, 56 et 167). — (Quand on est satisfait on a une gaieté immodérée, mais il suffit de la moindre chose pour faire pleurer longtemps, chez un homme). — Mauvaise humeur (S. H.)
On a V esprit plus gai que de coutume et l'on est disposé à parler^ toute la journée (au b. de 3 h.) (1) (Lgh.).
Sjnpt^^ines loeanx. —TÊTE. — (1-11 et 1-21). — On est pris subitement d'étourdissement, et il passe comme un nuage devant les yeux. — Assoupissement entraînant le vertige, les yeux se ferment. — On commence à avoir des fourmillements dans la tête et à chanceler, comme dans l'ivreBse. -^On est comme hébété, sensation de vide dans la tête; tout le cerveau fait mal; propension à avoir froid. -^ Douleur pressive et stupéfiante dans la partie antérieure de la tête et pression traclive à l'occiput. — Douleur lancinante et brûlante dans la tête. — Vive douleur lancinante et déchirante dans la tète. —(Céphalalgie lancinante avec rougeur d'un oeil,' le matin). — £n se tenant debout et en lisant, il survient tout à coup une sensation d'ardeur au creux de Festomac^ de compression sourde du cerveau, de tous les côtés, une sorte de vertige tournoyant avec sensation nauséeuse à la région du sternum^ comme si Ton avait tourné rapidement en rond ; en même temps on sent dans tout le corps, surtout à la face^ une chaleur subite, et une sueur abondante couvre momentanément la poitrine et la face. •— La nuque est comme roide, il semble qu'on ait quelque chose d'étranger dans Tocclput, et Ton y sent une sorte de tiraillement et de pression. — Dans les muscles de la tempe droite, du côté droit du front et des côtés du cou, le long du cartilage thyroïde et en arrière dans la direction de la nuque, tressaillement spasmodique qui chasse le bras et est accompagné de douleur vulsive (S. H.).
Accès de vertige; on a de la peine à reprendre ses sens; le vertige se manifeste même en étant assis et en méditant (au b. d'1/2 h.). — Étourdissement dans la tête (Gr.). — Ou est constamment dans un état d'ivresse; on ne sait où Ton en est (Fr.). — Sensation d'obscurcissement
(1) Effet secondaire^ euratif.