INTRODUCTION. XI
ineertœ sedis, de ceux du sommeil, de la fièvre et du moral, que se rencontrent les signes caractéristiques qui fixeront le plus souvent, dans un cas donné, le choix du médicament
Les symptômes des grands appareils viennent ensuite dans leur ordre d'imporiance; enfin, les altérations de la peau se rencontrant sur des ré* gions diverses, nous les. avons réunies dans une dernière subdivision.
La classification à laquelle nous nous sommes arrêtés est la suivante :
A. Les symptômes générauœ comprenant :
Les symptômes généraux ;
Le sommeil ;
Les symptômes fébriles ;
Le moral»
B. Les symptômes locaux, ainsi répartis : Tête (1) ;
iYeux et sens de la vue, Oreilles et sens de Touïe, Nez et sens de Todorat; Visage;
A. Bouche (2),
B. Pharynx et œsophage,
i M j. ..* I ^ ^ . (Troubles fonctionnels,
Appareil digestif ( C. Estomac \
* ( — locaux,
.X 1 u j ( Troubles fonctionnels,
D. Abdomen < , '
{ — locaux ;
Organes génito-urlnaires de l'homme ; Organes génito-urinaires de la femme (3);
l A. Larynx, Appareil respiratoire < B. Poitrine,
( Joux; Appareil circulatoire. — Cœur (4);
(1) Les symptômes du cuir chevelu ont été joints à ceux de la peau.
(2) Les symptômes de la langue sont compris dans ceux de la bouche.
['s) Dans les médicaments qui exercent une action sur la glande mammaire, le paragraphe sur les organes génitaux de la femme est suivi d*un autre sur le sein,
{^) Les symptômes des vaisseaux sanguins n'ont pas été séparés de ceux des régions oii ils ont été observés.
XU INTRODUCTION.
/ Gou^ dos et lombes, Appareil locomoteur < Membres supérieurs,
\ Membres inférieurs; Pcau(l).
Telle est la disposition de l'ouvrage que nous offrons aujourd'hui aux médecins de toutes les écoles^ à ceux qui sont assez Indépendants pour chercher une vérité utile, quelle que soit la répulsion que renseignement officiel professe à son égard.
Tous pourront y trouver des notions précieuses. Les médecins homœopathes rencontreront de plus, dans les pathogénésies bahnemaniennes, les seuls modèles qu'ils devront imiter, quand ils voudront suivre l'exemple du maître et doter notre thérapeutique d'agents nouveaux. Ils trouveront également dans cette réunion des substances étudiées par le fondateur de l'homœopathie, les médicaments les mieux connus et les plus puissants, ceux que de nouvelles découvertes ne feront jamais oublier.
Certes les médicaments qui sont venus, dans ces derniers temps surtout, augmenter notre arsenal thérapeutique, ne sont pas de ceux qu'il faille négliger. Ils ne sauraient cependant annuler les ressources auxquelles les premiers homœopathes devaient tout emprunter, et qui leur ont permis d'accomplir d'assez nombreuses guérisons pour donner à l'bomœopathie l'importance dont notre génération a profilé.
Le Baptisia tinctoria et Vacidum carbolieum sont utiles dans le traitement de la fièvre typhoïde, nul n'en doute, mais ils ne feront jamais mettre de côté la Bryone^ le RhuSy le Phosphore et Vçicide arsénieux. Si le Cactus grandiflorus est une véritable conquête pour le traitement des maladies du cœur, la digitale et la spigélie n'en auront pas une moindre puissance; et quand nous serons en face d'une variole, le Sarracenia ne nous fera négliger ni le mercure^ ni le tartre stibié ni le thuya.
Quiconque, voudra étudier l'homoeopathie, quiconque voudra se trouver armé dans la pratique devra donc connaître avant tout l'œuvre phar-
(l)'Le prurit étaat une sensation presque exclusivement fournie par les nerfs cutanés, toutes les particularités de cette sensation ont été réunies aux symptômes de la peau.
• INTKODUCTION. XIU
macologiqoc rédigée par Hahnemann. Comment convieiuirà-t-il do procéder à celte étude? Je l'indjqaeraieii quelques mois.
Établissons un premier fait : c'est qu'il est impossible d'apprécier là matière médicale homœopathique si on se borne à une lecture rapide. Beaucoup n'ont pas été plus loin, il est vrai: aussi n'onl4ls rien compris à la valeur de pareils documents ; d'autres ont mis plus d'attention dans leur élude, et ils sont devenus homœopatbes.
Comment faut-il donc procéder? La méthode est diiïérenie suivant qu'on éludieun médicament en dehors de toute application immédiate et pour arriver à connaître la maladie artificielle que cet agent a puissance d'engendrer; suivant, au contraire,, que l'on consulte la matière médicale pour découvrir la substance appropriée à un cas particulier.
Dans la première hypothèse il faut, par une comparaison dès différents paragraphes d'une même paihogéuésic, déterminer les appareils que le mé^ dicamcnt atteint de préférence^ et ceux qu'il semble ménager.
Ce résultat obtenu, il faut séparer pour chaque groupe de symptômes les lésions de sensations et de fonctions et les altérations de texture, séparer aussi ceux qui sont plus complètement formulés, plus profonds, de ceux qui sont plus superGciels et moins bien caractérisés.
La comparaison des douleurs, étudiées sur des appareils divers, fera reconnaître celles qui sont constantes et celles qui se montrent plus exceptionnelles ; les conditions de soulagement et d'aggravation de chaque symptôme, celles surtout d'une mêine douleur suivie sur tous les appareils, permettront souvent de reconnaître les traits caractéristiques du médicament.
Celui-ci ayant été examiné appareil par appareil^ il faudra en étudier les effets sur un même tissu, rapprocher les symptômes produits sur la peau depuis le cuir chevelu jusqu'à l'extrémité des orteils, ensuite ceux des membranes muqueuses^ du système musculaire, tendineux^^ nerveux^ etc.
Les lésions de sécrétion et d'excrétion viendront ensuite, etc.