V. Cullen, Matière médicale, il, s
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thologiques qui, dans la nature, ne se reproduisent jamais de la même façon. Mais lorsqu'on examine les prétendues observations sur lesquelles elle s'appuie, on remarque que vingt, trente ou cinquante autres médicaments actifs ont été employés concurremment ou mé* langés avec cette plante, comme pour rendre plus contestable la vérité de ces assertions. On ne peut non plus tirer aucune conclusion sérieuse des cas très rares où, ayant été employée seule, elle a bien été l'agent de la guérison, parce qu'on Ta prescrite au hasard et non d'après des indications précises ; de plus, l'état morbide dont on lui attribue la guérison est, comme tous les autres, isolé dans la nature et ne se reproduira jamais exactement sous la même forme.
Seule la connaissance approfondie des manifestations anomales provoquées par chaque médicament chez l'homme en santé, peut nous faire prévoir avec certitude les états morbides encore inconnus qu'il guérira infailliblement et d'une façon durable; il faudra qu'il soit choisi d'après l'analogie de ses effets avec les symptômes à combattre.
Jusqu'à présent j'ai trouvé que, dans tous les cas, une très petite fraction de goutte du suc non dilué est une dose suffisante pour l'emploi homœopalhique de la plante. L'expérience démontrera peut-être que pour les personnes délicates et les enfants il faut avoir recours aux dilutions.
€oneordanees. — Selon Bœnninghausen, les médicaments qui se rapprochent le plus delà ményanthe sont : LYCOPODIUM et PUL« SATILLA. Les autres sont : 1° belladonna, calgarea, sepia; V rhuSy suif.; 3" bry., caps., caust , ignal., merc, nux v., phos., sabad., sil., spig., staph., tar.
Liste de« auteurs. — Franz (Fr.), Gutmann (Gtm), Haynel (Hnl), Hartmann (Htm), Hornburg (Hbg), Langhammer (Lgh), Mœckel (Mkl), Teuthorn (Thn), Wislicenus (Ws).
SYMPTOMATOLOGIE
Symptômes généraux. — (23 et 220 - 227). — Lassitude et postration (immedîatem.) (S. H.). — Tressaillements visibles, qui ne sont pas précisément douloureux, dans plusieurs parties à la fois, plus forts pendant le repas que pendant la marche (au b. de 6 h. i/2) (Mkl). — Tressaillements de petites parties musculaires en plusieurs points du corps et à des moments différents (Hnl). — Pincement lancinant, tantôt sur un point du corps, tantôl sur un autre (au b. de
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8 h.; (Vfi). — Lassitude dans tous les membres, pendant le repos et le inouve:nerit, durant 1 heure (aa b. de 28 h.) (MU). — Grande faiblesse de tout le corps; en même temps doulear pressiye aa-dessus du sacrufOy en se tenant debout, moindre qoaod on est assis (an b. de 17 h.)y — Eo marchant, faiblesse du corps, arec froid général (aub. d'I h. i/i) (Hnl,. — Faiblesse extrême avec chaleor et violent mal de téte (pendant ane fièvre intermittente, ao b. de 3i h.) {Schlegel). — Exaltation immodérée de TactiTité fitale, précipitation dans tous les mouvements (au b. de 32 h., effet alternant) (Hkl).
Sommeil. — (24 et 228 - 231). — Pendant le sommeil, rougeur et chaleur de la face ; ou se réveille en criant : c là! là !» et montrant quelque chose du doigt, puis se rendort (S.H.). — Bâillements fréquents, comme si Ton n'avait pas assez dormi (an b. de 32 h.). — Rêves vifSy dont on ne se souvient pas (Lgh). — Rêves voluptueux, vifs, dont on ne se souvient pas et qui ne sont pas accompagnés de pollutions. — Sommeil agité, on ne fait que se retourner dans son lit (Gtm).
Symptômes fébriles. — (25-28 et 232-255). — Frisson dans le dos, semblable à celui que cause le récit d'une histoire effrayante, non à celui que cause le froid, le matin. — Sentiment de froid, surtout dans les doigts (S.H ). — Sentiment de froid par tout le tronc, la température étant du reste uniforme (au b. de 8 h. 1/4) (Hnl). — Frisson dans tout le haut du corps j avec bâillements (immédiatem.) (Htm). — Frisson comme après un long voyage à pied (Hbg). — Un frisson superficiel parcourt le corps et surtout les jambes, sans froid interne, dans une chambre chaude (au b. de 3 h.) (Ws). — Dans une chambre chaude, les cheveux se hérissent, sans froid, pendant 10 minutes (au b. de 7 h.). — Froid dans l'épine du dos, avec tremblement (au b. de 4 h.) (Hkl). — (Étant assis) frisson sans froid le long du dos, comme si l'on avait peur, sans chaleur ensuite (au b. d'I h. 1/2) (Lgh). — Froid glacial aux mains et aux pieds, le reste du corps étant chaud (au b. d'1/2 h.). — Froid aux pieds pendant 48 heures (Htm). — Froid aux pieds jusque dans la nuit; même dans le lit ils ne se réchauffent pas (aub. de 3 b.) (Thn). — Froid aux jambes jusqu'aux [genoux, comme si elles étaient plongées dans l'eau froide (Hbg). — Froid général, que la chaleur du poêle dissipe, mais qui reparaît dès qu'on s'en éloigne, et dure une demi-heure (au b. d4/4 d'h.). — Froid par tout le corps, surtout au dos; la chaleur du poêle ne réchauffe pas (au b. de 3/4 d'h.) (Hnl). — Frisson fébrile tout le long du dos, comme 3i
Ton était resté longtemps exposé à l'air frais sans être vêtu (au b. d'1/4 d'h.) (Lgh).
Ciialeur des oreilles (au b. de 3/4 d'h.). — Sentiment de chaleur au tronc, surtout dans le dos, parfois mêlé d'un sentiment de froid sans soif ni chaleur de la face ni rougeur (au b. de 8 h.); quelques heures après (au b. de 16 h. 1/2) chaleur des joues (Hnl). — Chaleur surtout à la face ; peu de temps après froid général, sans soif pendant aucun des deux stades (au b. de 3 h.) (Mkl). — Bouffées de chaleur aux joues vers le soir. — Augmentation de la chaleur du corps, sans soif, avec liberté et facilité de l'esprit, le soir. — Après être allé au grand air, le soir, chaleur sans soif et légère sueur par tout le corps (Fr.). — Sentiment désagréable de chaleur au tronc, surtout au dos, 6 heures après le froid (au b. de 7 h.) (Hnl). — Très forte chaleur par tout le corps, sans sueur ni soif, avec froid aux pieds (au b. de 2 h. 3/4 d'h.) (Htm). — Pendant que la chaleur augmente, délire avec pouls petit, fréquent et agité (pendant une fièvre intermittente) (Schleget).
Sueur depuis le soir jusqu'au matin. — Sueur le soir, aussitôt après s'être couché (S. H.).
Pouls lent, 52 pulsations par minute (au b. d'I h. 1/4) (Lgh).
Moral. — (257-267). — Morosité, mauvaise humeur, mécontentement de soi-même et de sa position; l'anxiété ne permet pas de rester en place (au b. de 16 h.) (Schlegel). — On est morne, morose, indifférent (au b. d'I h. ) (Mkl). — On ne prend pas part aux amusements (au b. de 12 h.); une demi-heure après, propension à plaisanter (Gtm). — Humeur pleureuse (Thn). — Disposition à la mélancolie, on fixe volontiers sa pensée sur des événements passés qui sont désagréables et tristes (au b. de 80 h.) (Ws). — On aime à rester seul, quoique sans mauvaise humeur, parce qu'on aime mieux se taire que parler (au b. de 7 h.). — Aversion pour le travail. — Gaieté exagérée (effet alternant, au b. d'il h.) (Htm). — Toute la journée on est silencieux, concentré, content de soi (effet curalif). — Tranquillité d'esprit, on s'accommode de sa situation (réaction curative de l'organisme) (Lgh).
Sjmptdmes loeau. — TÊTE. — (1-3 et 1-32). — (Vertige en se baissant et en se redressant). — Céphalalgie sourde en penchant la tête de côté. — Céphalalgie tensive tout autour du vertex (S. H.).
La tête est entreprise et comme hébétée, à la chambre; les pensées se succèdent difficilement, quoiqu'on ait l'intelligence nette ; mais au grand air on se sent beaucoup plus libre et dispos (au b. de
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2 h.) (Fr.). — Hébétude dans la tête (au b. de 17 h.) (Hnl). — Pression de dedans en dehors à la partie antérieure du front (au b. de 2 h. — Pression continuelle, mêlée d^élancements aigus, à la tempe gauche (Htm). — Céphalalgie pressive plus forte au grand air, (au b. de 12 h.). — Douleur pressive dans le côté droit de la tète (au b. dM/4 d'h.) (Gtm). — Pression de haut en bas dans la tête, qui cesse quand on appuie fortement dessus avec la main, mais re« vient ensuite, pendant plusieurs heures (au b. de 5 h. 1/2). — Céphalalgie pressive, qui augmente encore en montant et descendant les escaliers; il semble alors que le cerveau supporte un fardeau qui le comprime de dedans en dehors vers le front (au b. de 3 h. 1/2) (Htm). — Céphalalgie pressiveau-dessusducôtédroitdufront,qui se dissipe aussitôt qu'on applique dessus le creux de la main (au b. de 2 h. 1/2.) (Gtm). — Douleur dans les tempes, comme si elles étaient comprimées latéralement; elle cesse quand on appuie fortement les mains dessus, mais revient ensuite. — Céphalalgie, sorte de compression d'un côté à l'autre et en même temps quelques élancements à l'occiput (Htm). — Pesanteur continuelle de la tête (immédiatem.) (Gtm). — Pesanteur avec pression dans toute la tète, parfois aussi violents élancements dans la bosse frontale gauche; tout cela cesse complètement lorsqu'on se couche la tête sur le côté (Htm). — Douleur sourde, pressive de dedans en dehors, dans le front, pendant plusieurs heures (au b. de 27 h.) (Hnl). — Douleur dans le synciput comme s'il était comprimé des deux côtéSy avec sensation, en montant V escalier^ comme si à chaque pas un poids pesait sur le cerveau (au b. de 2 h.) (Ws). — Céphalalgie pressive, stupéfiante, qui occupe surtout le front, pendant le repos et le mouvement (au b. d'1/2 h.) (Lgh). — Douleur pressive et tiraillante dans le front, juste au-dessus de la racine du nez (au b. de 2 h.) (Fr.). — Douleur tiraillante de bas en haut, qui part du grand lobe droit du cerveau et aboutit à l'occiput (aub. de 4 h.). — Douleur tiraillante dans le côté droit du front. — Douleur tirailllante dans le front. — Céphalalgie tiraillante, interne, le long de l'os pariétal gauche. — Traction serrante au côté de l'occiput, étant assis (au b. de 2 h.) (Fr.). — Céphalalgie vulsive au haut du synciput, surtout après s'être baissé (au b. de 5 h.) (Ws). — Élancements isolés dans le côté gauche du cerveau, dans la direction du vertex (au b. de 2 h). — Elancements isolés dans le front, dans la direction du vertex (au b. de 6 h.) (Mkl). — Douleur rongeante, superficielle, sur le vertex (au b. de 16 h.) (Ws). — Ardeur au-des-