OREILLES
SUS de l'arcade sourcilière gauche (Gtm). — Élancements brûlants dans le front, moins au cuir chevelu, avec chaleur de la face, sans élévation de la température du reste du corps (ern b. de 12 h.) (Ws),
— Déchirement lancinant au côté droit du front, près de la région temporale (au b. d'i h. 1/4) (Lgh).
Yeux. — (4 et 34-46). — Palpitation dans les deux paupières et pression sur les deux globes oculaires ; cela cesse peu de temps après avoir mangé (S. H.). — Trouble des yeux, seulement au grand air (au b. de 6 h.). — En réfléchissant, pendant la lecture, obscurcissement fréquent de la vue (au b. de 8 h.). — Scintillement devant les yeux, tous les objets semblent sautiller, pendant 4 minutes (au b. de 4h.)(Mkl) — Rétrécissement des pupilles (au b de3/4d'h., 1 h.). — Dilatation des pupilles (au b. de 4 h. 1/2) (Lgh). — Tension brûlante au-dessus de la paupière supérieure gauche, qui cesse quand on^y touche (Gtm). — Pression sur un petit point dans Tœil, il semble que c'est au niveau du cristallin; en même temps sentiment de vertige, de déviation des yeux ou de strabisme, mais sans obcurcissement de la vue (étant assis). — Élancements sourds dans les globes oculaires. — Sensation dans les yeux comme si les paupières étaient gonflées ou qu'il y eût un orgeolet, quand on les tient en repos (Fr.).
— Sensation dans l'intérieur de la paupière inférieure gauche comme s'il y avait dessous un corps qui ne fût pas tout à fait dur (au b. de 4 h. 1/2). — Larmoiement de (emps en temps (Gtm). — Élancements déchirants dans les angles internes des yeux, pendant lesquels ceux-ci s'emplissent d'eau (au b. de 12 h.) (Ws). — Parfois raideur, sorte de spasme tonique de l'une ou de l'autre paupière, de sorte qn'on ne peut la remuer (Fr.).
Oreilles. — (48-58). — Tintement continuel de l'oreille droite, qui cesse bien quand on frotte l'intérieur du conduit auditif, mais revient aussitôt après (au b. de 4 h.) (Mkl). — Il semble qu'on entend un bruit de cloches dans l'oreille droite (immédiatem.). — Quelques petits élancements d'abord dans l'oreille droite, puis dans la gauche (Hnl). — Élancements sourds à travers l'oreille, dans la tête et dans les muscles du même côté de la face, sous l'œil (au b. d'I h.) (Ws). — Petits élancements, qui se succèdent rapidement dans l'intérieur de l'oreille gauche (au b. de 7 h. 1/2) (Mkl). — Gêne dans les deux oreilles (Hbg). — Prurit dans l'intérieur de l'oreille droite, pendant 3 jours (Gtm). — Sensation de froid dans l'intérieur de l'oreille, comme s'il était entré de l'eau dedans (au b. d'I h.). — En se mouchant, bourdonnement dans l'oreille gauche,
330 MENYANTHES TRIFOLIATA.
comme s'il en sortait de Tair (au b. de 26 h.). — Léger sifflement, semblable au chant du grillon, devant les oreilles (au b. de 48 h.).
— Déchirement lancinant au côté postérieur du pavillon de l'oreille et aux apophyses mastoïdes (au b. de 14 h.) (Ws).
Nez. — (5-6, 47 et 128-130). — Tension dans la racine du nez.
— On mouche du sang, le matin (S. H.). — Qu'on soit au grand air ou à la chambre, on sent, dans le nez, une odeur fétide, nauséabonde, comme celle des œufs pourris, pendant 1/4 d'heure (au b. de 9 h.) (Mkl).
Éternuements sans coryza (au b. de 6 h. 1/2). — Pendant un coryza fluent, le nez semble bouché, quoique l'air le traverse suffîsamment (au b. de 2 h. 1/2) (Lgh). — Fort coryza toute la journée, écoulement involontaire par le nez (Gtm).
Visage. — (7 et 59-61). — Tension dans les mâchoires (S. H.). — Tressaillement visible mais non douloureux dans les muscles de la face, surtout à droite, plus fort pendant le repos que pendant la marche (au b. de 6 h. 1/2). — Lèvres sèches et gercées, sans soif ni chaleur sensible (au b. de 3 b.) (Mkl). — Crampe douloureuse dans les muscles de la joue droite, pendant le repos (Htm). — Déchirement lancinant dans le maxillaire supérieur gauche, pendant le repos et le mouvement (au b. de 2 h.) (Lgh).
Appareil digestif. — (8-19 et 69-120).
A. Bouche. — Sorte de vibration dans les dents du haut, qui n'augmente pas quand on mord. — Pression en haut, au palais. En bâillant et en toussant, sensation comme si je côté gauche du palais était paralysé (S. H.).
Petits élancements à la face inférieure de la langue, qui cessent quand on la remue (au b. de 3/4 d'h.) (Gtm). — Sécheresse du palais, qui donne des élancements pendant la déglutition, sans soif et avec assez de salive dans la bouche (au b, d'I h.) (Fr.). — La sécré* tion de la salive est augmentée (immédiatem.). — La salive afllue à la bouche, sans nausées (au b. de 8 min.). — Afflux de salive à la bouche, avec nausées (au b. d'I h, 1/4) (Hnl).
B. Pharynx et œsophage. — Sécheresse et âpreté telles dans le pharynx que la déglutition de la salive est difficile; cela augmente pendant 2 jours. — Dès le matin, sécheresse dans la gorge, pendant 2 jours (Gtm). — Sentiment de sécheresse dans la gorge (aa b. de 20 min.) (Hnl).
G. EstomaCy troubles fonctionnels. — Éructations. — Après avoir mangé, vide dans la téte (S. H.). — Goût amer et douceâtre
dans la bouche (au b. de 2 h.). — Quoiqu'on n'ait aucun appétit, tout semble bien comme à l'ordinaire et Ton mange encore plus (Fr.). — Le pain beurré ne plaît pas, on n'a de goût que pour la viande (Hbg). — Après avoir mangé, augmentation de la céphalalgie ; la tête est douloureusement entreprise. — Après le repas de midi, pression sur la poitrine (Fr.). — Après avoir mangé, douleur tiraillante dans la région du cœur (Hnl). — Éructations (immédiatem.)(Htm). — Éructations fréquentes (immédiatem. et au b. d'1/4 d'h.). — Hoquet fréquent (au b. de 4 h. 3/4) (Lgh). — Nausées très passagères, sans rapports (au b. de 10 h.). — Chaleur dans l'estomac, qui vient tout à coup, dure 20 minutes et est suivie d'une faim dévorante (au b. de 3 h.). — A une sensation de pression à l'estomac succède un sentiment de froid qui remonte dans l'œsophage, avec fortes nausées, pendant 20 minutes (au b. de iO h. 1/2). — Faim canine, qui survient tout à coup, dure une demi-heure et cesse après qu'on a mangé un peu (au b. de 5 h.). — Grande envie de vomir, associée à un engouement douloureux de la gorge et à de la constriction à l'estomac, mais sans renvois (au b. de 10 h. 1/2) (Mkl).
Estomac, troubles locaux. — Sentiment de constriction dans l'estomac (au b. d'1/4 d'h.) (Hbg). — Pincement pressif à la région de l'estomac, qui descend lentement vers le rectum et se dissipe après l'émission de quelques vents, mais revient bientôt après, oblige à aller à la selle et disparaît ensuite (au b. d'1/2 h.). — Gargouillement continuel dans la région de l'estomac, comme on en éprouve souvent lorsque l'estomac est vide, cependant il ne l'est pas (au b. de 2 h.) (Htm).
D. Abdomen, troubles fonctionnels. — Rétention des matières fécales. — Le ventre est resserré pendant 2 jours (S. H.). — Des vents circulent dans le bas- ventre; en même temps on est très mal à son aise. — Borborygmes bruyants dans les intestins (après avoir mangé) (Hbg). — Mouvements dans le côté droit du bas-ventre, avec sensation de chaleur dans tout le bas-ventre et malaise intérieur comme si l'on allait avoir la diarrhée, pendant le repos et le mouvement (au b. d'1/2 h.) (Lgh). — Suspension des selles pendant 32 heures; ensuite évacuation de matières dures (Ws). — Constipation le premier jour, mais le second jour on évacue difficilement lUie selle dure, en éprouvant des tiraillements et des pincements douloureux dans le bas-ventre. — Constipation le premier jour, ce n'est qu'au troisième qu'on a deux selles faciles (Fr.). — Pincements dans le ventre, suivis d'une selle qui n'est pas tout à fait dure çt
332 MENYATCTflES TRIFOLIATA.
▼ienl plusieurs heures avanl l'heure habituelle (au b. d'l/4d'h.) (*). — Pincements dans le ventre, suivis d'une selle dure (Gtm).
Abdomen, troubles locaux. — Sensation de froid dans le basventre, surtout quand on appuie dessus avec la main. — Le matin, en se levant, sensation de froid dans le bas-ventre; on sent aussi courir dans le dos et le côté un frisson semblable à celui que cause un récit effrayant. — Tension et pression dans une partie du basventre. — (Douleur tensive et pressive dans le mont de Vénus, en marchant et en étant assis). — Forte pression dans l'aine, qui paraît siéger dans le cordon spermatique, lequel est aussi douloureux au toucher (S. H).
Douleurs lancinantes sous les fausses côtes, étant assis; l'inspiration et l'expiration ne la modifient pas, la pression de la main la dissipe pour un instant (au b. de 3 h.) (Thn). — Pression incisive dans la région des hypochondres (au b. de 8 h.) (Ws.). — Pincement de longue durée dans la région ombilicale; il descend comme un poids vers Thypogastre et se dissipe après une émission de vents (au b. d'i/2 h.) (Htm.) — - Pincement dans le bas-ventre (au b. d'i/2 h.) (Gtm). — Toute la journée, gonflement et plénitude du bas-ventre, eomme si on l'avait surchargé d'aliments, cependant l'appétit n'a pas diminué; en même temps il semble que des vents sont incarcérés et Ton a souvent des envies inutiles de les évacuer; le soir en fumant, la plénitude du bas -ventre augmente beaucoup (Thn.). — Ballonnement du bas-ventre (au b. de 14 h.); deux heures après, fréquentes émissions de vents (Mkl). — Une douleur incisive part tout à coup de la colonne vertébrale et traverse le bas-ventre (au b. de 12 h.) (Ws). En marchant, élancement aigu continuel dans le côté gauche du bas-ventre, auquel succèdent, en se tenant tranquillement debout, de petits élancements rapides et saccadés fau b. de 12 h.). — Élancement rapide dans le côté du bas-ventre, étant assis ; l'attouchement le fait cesser, mais il revient tout de suite. — Élancements rapides, vulsifs, ébranlants, dans le côté gauche du bas-ventre, étant assis. — Le corps étant penché en avant, pression dans les ganglions inguinaux. — Pincement dans le bas-ventre pendant un besoin d'aller à la selle senti dans le rectum (Fr.).
Rectum et atius. — Prurit sensible dans l'intérieur du rectum (au b. de 13 h.) (Mkl). — Tressaillement à l'anus (Gtm).
1. Réaction curative de l'organisme chez une personne sujette à la constipation et qui n'allait ordinairement à la selle que toutes les 32 ou 33 heures.
Organes génito-urinaires de l'homme. — (121-127). — Envie fréquente d'uriner avec émission peu copieuse (au b. de 4-9 h. 1/2) (Lgh.).
Vif appétit vénérien sans excitation de Timagination ni érection, (au b. de 5 h.) (Lgh). — Vulsion douloureuse dans le lesticule droit, plus forte pendant le repos (au b. de 6 h. 1/2). — Rétraction des deux testicules, surtout du droit (au b. d'I h. 1/2) (Mkl). — Douleur pressive, tiraillante et incisive au côté droit du scrolum, il semble qu'il est serré d'un côté (au b. de 14 h.) (Hbg). — Élancements brûlants continuels au scrotum et à la symphyse pubienne (au b. d'I h. 1/2) (Hnl). — Petits élancements dans le côté gauche du scrotum (au b. de 3 h.) (Ws).
Appareil respiratoire (*). — (20 et 131-152).
A. Larynx. — Élancement continuel dans le larynx , en avant, seulement pendant la déglutition, qu'il rend plus difficile (au b. de 8 h.) (Lgh). — Chatouillement fourmillant, qui revient souvent, dans le larynx (au b. de 15 h.). — Voix rauque (Gtm). — Enrouement (Francus). — En parlant la voix est rauque^ presque enrouée et en même temps les oreilles sont bouchées comme si l'on avait un corps étranger dedans (m b. de 3 h.) (Lgh). — Rétrécissement spasmodique du larynx; les etTorts pour respirer déterminent de la toux, pendant une demi-heure (au b. de 9 h.) (Mkl).
B. Poitrine, — Pression fréquente sur le côté gauche de la poitrine, semblant causée par des vents (S. H.). — Respiration accélérée, même étant debout, avec fréquence du pouls, rougeur et chaleur à la face (au b. de 2 h.) (Thn). — Élancement passager dans le côté droit de la poitrine (au b. d'I h. 1/4). — Violents élancements dans la poitrine, seulement pendant le mouvement (au b. de 3 h. 1/2). — Douleur sourdement lancinante dans la poitrine, à la région du cœur et à la région correspondante dn côté droit, elle augmente quand on appuie sur les points douloureux ou quand ils sont distendus (au b. d'I h. 1/2); au b. de 26 h. seulement elle revient d'une façon continue pendant plusieurs heures (Hnl). — Élancement tébrant dans le côté gauche de la poitrine, étant assis et pendant le mouvement, plus fort encore pendant l'inspiration et l'expiration (au b. de 3 h. 1/2) (Gtm). — Petits élancements prolongés au côté gauche de la poitrine, juste à la clavicule, pendant l'inspiration (au b. d'I h. 1/2). — Pression continuelle, entremêlée d'élancements au
1» Pour les symptômes du coryza, voy. Nei,
MENYANTUES TRIFOLIATA.
côté gauche de la poitrine, autant pendant l'inspiration que pendant l'expiration (au b. d'I h. 1/2) (Htm). — Pression avec quelques vifs élancements sur le sternum (au b. de 12 h.). — Sur les deux côtés de la poitrine, compression avec vifs élancements y qui augmentent beaucoup pendant l'inspiration (au b. de 9 h.). — Douleur corripiante des deux côtés de la poitrine avec élancements aigus (au b. de 12 h.) (Ws.). — Pression tout autour de la poitrine, étant assis ou debout et en marchant : cette sensation est très désagréable et donne de l'anxiété (au b. de 6 h. 1/2) (Hnl). — Asthme (Francus). — Battement dans le côté gauche de la poitrine, durant l'inspiration et l'expiration, seulement lorsqu'on est couché (au b. de 14 h.) (Gtm). — Douleur tiraillante dans le côté droit de la poitrine, vers le creux de l'aisselle (au b. d'I h. 1/2) (Hnl). — Douleur comme contusive àla poitrine, étant assis le corps penché en avant (Fr.). — Élancement pruriteux dans les fausses côtes gauches, continuant pendant l'inspiration et l'expiration (au b. de 2 h. 1/2 (Gtm).
Appareil circulatoire. — Cœur. — (140 et 256). — Élancement violent, continu dans la région du cœur; quand on retient sa respiration les élancements augmentent (au b. de 15 h.) (Hnl). — Sentiment d'anxiété autour du cœur, comme si l'on était menacé de quelque malheur (au b. d'ih.) (ScAJegfd).
Vaisseaux. — (241). — Turgescence des veines aux mains et un peu au-dessus, aux avant-bras, avec chaleur normale du corps et froid glacial aux pieds (au b. de 5 h.) (Htm).
Cou, DOS ET LOMBES. — (21-22 et 153-164). — Douleur constrictive au sacrum, le soir lard; il semble qu'on appuie dessus avec le pouce; quand la douleur s'aggrave il se déclare du fourmillement à la même place. — Raideur à la nuque, le soir (S. H).
Douleur contusive au sacrum, surtout quand on est assis tranquillement; l'attouchement la dissipe. — Douleur contusive au sacrum étant tranquillement assis, le soir. — Douleur tiraillante et pressive dans le sacrum en se baissant. — Douleur pressive et tiraillante de bas en haut dans le sacrum, étant assis (Fr.). — Douleur pressive dans le sacrum en se baissant (Gtm). — Chaque fois qu'on se baisse, douleur pressive au-dessus du sacrum (au b. de 8 h.) (Hnl). — Tressaillement musculaire dans la région lombaire droite (étant assis, au b. de 3 h.) (Gtm). — Douleur contusive dans la région du rein gauche, le soir, étant assis tranquillement. — Douleur ressemblant à une traction sourde près des dernières vertèbres dorsales, lorsqu'on penche le corps en avant, étant assis (Fr.). — Yulsiondans les muscles
du côlé droit du dos (au b. de 41 h.) (Gtm). — Pincement aigu près delà colonne vertébrale, dans la région des omoplates (au b. de 24 h.) (Ws). — Élancement lérébrant, sourd, àVomoplate gauche^ dans la direction de la colonne vertébrale. — Sentiment de pesanteur entre les omoplates, en marchant; on est obligé, pour se soulager, de plier constamment le corps en avant et en arrière. — Déchire-ment de haut en bas y très douloureux, entre les omoplates, surtout en respirant profondément ; il cesse quand on est assis pour revenir dès qu'on se met à marcher; pendant le repos il reste une douleur d'écorchure. — Sentiment de pesanteur dans les muscles du cou, on est obligé de porter la tête en arrière (Hbg). — Élancement passager, très délié, dans le côté droit du cou (au b. de 1 h.) (Hnl). — Douleur de crampe se terminant par un élancement dans les muscles du côté droit du cou ; l'attouchement la fait cesser, mais elle revient ensuite (au b. de 2 h. 3/4) (Lgh). — Sentiment de raideur dans les muscles de la nuque pendant les mouvements du cou (au b. de 9 h.). — Pression déchirante à la nuque (au b. de 8 h.) (Ws). — En marchant au grand air, douleur de pression, de paralysie et de tension dans les muscles de la nuque, comme si l'on avait eu trop longtemps la tête renversée en arrière (au b. de 6 h.) (Lgh). — Sensation de tiraillement et de raideur dans la nuque; en même temps Tocciput est entrepris (Fr.).
Membres supérieurs. — (165-187.) — Sensation brûlante degrattement sur le haut de Tépaule (Fr.). — Beaucoup de petits élancements dans le creux de l'aisselle droite, vers la poitrine (au b. de 7 h. 1/2) (Mkl). — De petits élancements traversent le creux de Taisselle pendant les mouvements du bras (au b. de 4 h.) (Ws). — Tressaillement douloureux, visible, dans le bras gauche, plus fort pendant le repos (au b. de 6 h. 1/2) (Mkl). — Élancements dans le muscle deltoïde, à l'articulation du bras. — Déchirement rapide, en forme de crampe, dans le bras, étant assis (Fr.). — Tressaillement musculaire dans le bras droit X^n b. de 24 h.) (Gtm). — Vulsion des muscles au bras droit (au b. de 16 h. 1/2) (Hnl).
Tiraillements spasmodîques, répétés, dans l'intérieur de l'avantbras gauche; les quatre doigts fmissent par se fléchir involontairement; le bras lui-même est raide et dans un état de spasme, on ne peut le mouvoir, même avec les plus grands efforts (au b. de 8 h. i/2) (Mkl). — Douleur de crampe dans les muscles de Vavant-bras gauche, qui s'étend jusque dans le creux de la main, presque comme une paralysie {slu b. de 2 h.) (Lgh). — Pression en forme
336 XE!(TA!miCS TRIFOLUTl.
de crampe dans TaTaol-bras, jusle an pli du coude ; elle cesse quand on y touche, mais reTÎenl aussitôt après (Fr.). — Yifs élancements an-dessous du coude et au poignet (au b de h.) ( Ws). — Pression en forme de crampe au poig^net droit et sur le métacarpe, pendant le repos et le mouTement (au b. de i h. 3 4) (Lgb). — Douleur lancinante dans le carpe gauche (an b. d*i ^ h.). — Déchirement paralytique dans les poignets, surtout quand on les remue (au b. de 2 h.) (Hnl). — En écrifant et pendant les mouvements de la main, douleur tiraillante qui cesse quand elle est en repos (au b. de 2 h.). — Traction en forme de crampe dans les muscles du ponce, au dos de la main (Fr.). — Pincement lancinant au côté externe de la dernière phalange du pouce (an b. de 3 h.) fWs). — Pression en forme de crampe à la pulpe du pouce droit (au b. de 5 h.) (Lgh). — Elancement de dedans en dehors au pouce et à l'index droits (au b. de i h. 1 — Yulsion douloureuse dans l'annulaire gauche (au b. de 0 h.) (Hnl). — Douleur de crampe à l'index gauche, plus en dehors qu'en dedans ; le mouTemenl la fait cesser (an b. de 2 h. 3/4) (Lgh). — Petits élancements aux articulations postérieures des doigts; le mouvement les diminue un peu (au b. de 3 h.) (W s).
Membres inférieurs. — (188-219). — Élancements rapides dans les muscles fessiers du côté droit (au b. de 7 h.) (Ws). — Élancements rapides au bord supérieur du grand fessier gauche (Fr.). — Douleur lancinante, constrictive à l'articulation de la hanche, autour de la cavité cotyloîde, seulement pendant la marche (au b. de 3 h.) (Tbn). — Petits élancements très sensibles dans l'articulation de la hanche droite en marchant et se tenant debout (au b. de 13 h.). — Étant assis, à quatre reprises différentes, soulèvement spasmodique du membre inférieur droit, qui est dans l'extension ; mais cela n'a pas lieu quand on est debout ou lorsque, étant assis, on fléchit le genou (au b* de 8 h.) (Hkl). — Étant assis tranquillement, le soir, douleur tiraillante et contusive au côté externe de la cuisse, du sacrum et de la tombe gauche, à la région des reins. — Tiraillement en forme de crampe à la partie antérieure de la cuisse, étant assis (au b« de 2 h.). — Douleur crampolde, tiraillante et contusive dans les fémurs, avec sentiment de chaleur dans le dos et tout le haut du eorps^ surtout étant assis. — Douleur sourde, contusive, pressive et tensive sur les deux cuisses, en marchant et étant assis (Fr.). — Tressaillement des muscles de la cuisse gauche. — Violent élance* ment brûlant à la partie antérieure de la cuisse gauche, un peu audessus du genou, étant assis (au b. de 15 h.) (Hnl). — A la partie
supérieure et interne de la cuisse, pincement saccadé avec glocitation, comme s'il y avait là un être vivant, surtout lorsqu'on est assis (au b. de 5 h.). — Tension avec élancements à la face postérieure de la cuisse et de la jambe, dans le voisinage du genou (au b. de 10 h.) (Ws).
Élancements sourds de dedans en dehors aux rotules, avec sentiment de chaleur dans les genoux (au b. de 12 h.). Vifs élancements au-dessous du genou (au b. de 12 h.) (Ws). — Douleur de luxation à l'articulation du genou, en dedans, pendant le repos et le mouvement (au b. de 3/4. d'h.) (Lgh). — Tiraillement dans le jarret droit et à travers le mollet, étant debout et assis (Fr.). — Élancement térébrant, pruriteux, au côté interne de l'articulation du genou droit, pendant le repos et le mouvement (au b. d'il h. 1/2) (Gtm).
— Yulsîon qui n'est pas précisément douloureuse dans la jambe gauche, plus forte pendant le repos que pendant le mouvement (au b. de 6 h. 1/2). — Sensation de tremblement dans les deux mollets, pendant un quart d'heure, plus forte étant assis que debout (au b. de 2 h.) (Mkl). ^ Étant assis tranquillement, traction crampoide de bas en haut au côté externe de la jambe gauche. — Vive pression sur le tibia. — Pendant le repos, élancements pulsatifs sourds audessous du milieu du tibia, qui cessent pendant le mouvement, mais reviennent pendant le repos (au b. de 2 h.) (Fr.). — Douleur de crampe dans les muscles de la jambe droite, qui se dirige de bas en haut et ressemble à une douleur paralytique (au b. de 2 h. 1/2). — En marchant, douleur de luxation tantôt dans la jambe droite, tantôt dans la gauche, près de la malléole interne (au b. de 7 h. 1/2). — En marchant au grand air, douleur de luxation à la jambe gauche, d'une malléole à l'autre (au b. de 10 h. 1/2) (Lgh).
— Vifs élancements dans le milieu du tibia, avec vulsion et douleur corripiante comme si l'on avait tenu longtemps le pied dans une position gênante (pendant le repos, au b. de 2 h.). — Douleur incisive aux deux malléoles externes pendant le repos ; elle cesse pendant le mouvement (au b. de 12 h.)( Ws). — Élancement brûlant au-dessus de l'articulation des deux pieds, en marchant (au b. d'I h. 1/2) (Hnl).
Douleur brûlante et rongeante, continuelle sur une très petite étendue entre la malléole externe et le tendon d'Achille du pied droit; elle revient plusieurs fois quand on est assis et se renouvelle pendant le mouvenient (au b. de 14 h.). — Douleur lancinante dans !e talon droit (au b. de 2 h. 3/4) (Hnl). — Grands élancements
UAHNEMANN. — Mai. méd. m. — 22
338 mertauthes trifoluta.
dans la plante des pieds, en mardiant (an b. de 3 h. 1/2) (Hkl).
Peau. — Cuir eheteiu. — Sensation doulonrense d*écorchure dans la peau de la tempe gauche, lorsqu'on ytoocbe (an b. de 26 h.). — Ardeur dans le cuir che?eln, an-dessus du côté droit du front (au b. de 7 h.) (Gtm).
Tronc, — Douleur d'écorchure aux téguments du ventre par le contact et le frottement des vêtements, comme s'il était couvert de boutons (au b. de 72 h.) ÇHs). — Douleur d'écorchure dans la peau du haut du ventre, étant couché ainsi que pendant le mouvement, mais plus encore en se baissant (au b. de 2 h.) (Gtm).
MERCURIUS
Mercure ; Quecksilber (allem.), Quick-Silver (angl.), Mcrcurio (ital., esp.). —
Hg. (•).
Hahnemann a réuni sous le titre mercure les pathogénésies de six médicaments, consacrant à chacun un article spécial, d'étendue variable. Ces six médicaments sont : 1° Tacétate de mercure, 2° le protochlorure de mercure (calomel) S" le bichlorure de mercure (sublimé corrosif); 4* Toxyde noir de mercure (mercure soluble); 5° le bioxyde de mercure (précipité rouge); 6* le sulfure de mercure (cinabre).
[De toutes ces pathogénésies, la plus importante est celle du mercure soluble, qui est aussi la préparation la plus employée en homœopathie; le mercure corrosif, l'acétate de mercure et le cinabre viennent ensuite; quant au calomel et au précipité rouge, ils sont à peine ébauchés; pour le premier, un seul symptôme a été consigné dans la matière médicale, et le précipité rouge en a deux.
Hahnemann s'est préoccupé de donner la préparation du mercure coulant (mercurius vivus) et celle du mercure soluble; pour les autres composés, il n'a rien indiqué de spécial, acceptant ainsi le mode de préparation généralement usité. Voici, au reste, les propres expressions du maître.]
ÉPURATION DU MERCURE DU COMMERCE. — Ce métal (le mercure), tel qu'on le trouve dans le commerce, contient souvent une certaine proportion de plomb, parfois môme de bismuth. La meilleure manière de le purifier consiste à y ajouter une décoction aqueuse de nilrate mercuriel et à faire bouillir ce mélange pendant une heure environ, dans une capsule en porcelaine placée sur un feu de charbon, en ayant soin de remplacer Teau â mesure que celle-ci s'évapore. L'acide nitrique s'empare du plomb et du bismuth, et abandonne le mercure, qui vient s'ajouter à celui qui se trouvait déjà à l'état libre.
Mais à l'état de métal coulant, le mercure n'aura que peu d'action dynamique sur l'homme. Il n'y a que ses composés qui produisent de grands effets.
1. Traité de matière médicale pure^ t. I, p. 318, édit. allemande; t. UI,p. 22, édit. française.
MERCURIUS
Parmi ces composés chimiques, ceux qui depuis des siècles ont été le plus souvent employés en thérapeutique sont le calom^l ou mercure doux (protochlorure de mercure), et le sublimé corrosif (deutochlorure de mercure), qu'on administre à l'intérieur. Pour l'application externe, on combine le métal avec un corps gras, formant ainsi un onguent dont on se sert pour faire des frictions. Je passe sous silence les autres préparations mercurielles, fort nombreuses, qu'on obtient soit à l'aide des acides, soit par l'addition d'autres substances, car de ces composés, plus rarement usités, aucun n'a obtenu une réputation durable.
La médecine homœopathique rejetant avec soin les substances médicinales qui, par suite d'addition quelconque, acquièrent la propriété de produire des effets au moins étrangers aux leurs propres, je me suis depuis longtemps posé le problème de mettre le mercure métallique pur dans un état qui lui permît de développer sa véritable action spécifique sur l'organisme humain en état de santé et qui pût agir sur l'homme malade d'une manière plus salutaire que ne le font toutes les combinaisons et tous les sels mercuriels connus.
Préparation du mercure vif. — Ce qu'on n'obtient que d*une manière incomplète par la simple agitation prolongée du mercure ou en suivant le procédé des anciens, procédé qui consiste à triturer le métal avec de la poudre d*yeux d'écrevisses, ou à l'incorporer à des mucilages, je Tai .obtenu par le mode de préparation suivant qui est à la fois le plus court, le plus facile à mettre en pratique et le plus parfait. On prend un grain de mercure très pur, semblable à celui qui sert à la fabrication des thermomètres, et on le traite comme je l'ai indiqué pour les autres substances médicinales sèches; c'est-à-dire par voie de trituration. On le broie donc avec du sucre de lait, jusqu'à ce qu'on l'ait amené à la décillionième puissance. Alors on le dissout dans l'alcool et Ton continue les dynamisations par voie de dilution. Des globules sont alors imbibés avec la puissance ainsi obtenue.
[Telle est la préparation du mercurius vivus.
Mais il existe une autre combinaison mercurielle, à laquelle Hahnemann a donné le nom de mercure soluble, et qu'il préparait de la manière suivante.]
Préparation du mercure soluble. — Dès les années 1787 et 1788 j'ai cherché à l'obtenir en précipitant par l'ammoniaque caustique sa dissolution dans l'acide nitrique préparée à froid. Le précipité mercuriel, qu'on reconnaît à sa couleur noire, a été nommé mercure soluble. Grâce à la douceur et à l'efficacité de son action anti-syphilitique, il a été préféré presque partout aux autres préparations mercurielles employées jusqu'à ce jour et dans lesquelles il entre des acides.
GÉNÉRALITÉS
Mais un examen plus attentif m'a fait reconnaître qu'il n'était pas absolument tur. Sa couleur foncée est due à un excès d'ammoniaque nécessaire à la neutralisation d'un nitrate' de mercure acidulé, lequel contient aussi un peu de chlorure et de sulfate de mercure dissimulés par la noirceur de l'oxyde et dont les plus faibles quantités suffisent pour attaquer vivement l'organisme. Pour éviter cet inconvénient, j'ai prescrit en dans la 2' édition de la Matière médicale pure<^ préface du mercure, de ne précipiter par l'ammoniaque qu'un nitrate parfaitement neutre. L'oxyde ainsi obtenu est d'un gris foncé et tout h fait pur, semblable à la poudre connue sous le nom d'œtkiops per se et produite par l'agitation prolongée du mercure coulant. Cette préparation ne lais< serait plus rien à désirer si elle n'exigeait pas tant de peines et de soins (*).
Par le seul fait de son union avec des corps gras, le mercure acquiert la propriété de produire sur Torganisme humain des effets autres que ceux auxquels donne lieu Vœthiops per se; parce que probablement, alors, le métal et le véhicule forment une véritable combinaison chimique.
Ce n'est point ici le lieu d^apprécier la valeur médicinale de toutes les préparations mercurielles. Cela me serait d'autant plus impossible que les plus usitées mêmes n'ont point été étudiées quant aux effets qu'elles peuvent produire sur l'homme sain, et que les autres ne l'ont pas été du tout. Ceci fait qu'on n'a jamais pu les choisir homœopathiquement, de manière à obtenir un effet curatif certain dans un cas donné de maladie. La seule chose que
1. G. Weber dans sa pharmacopée, p. 319, indique le procédé suivant pour la préparation du mercurius vivus:... Mêler 2 parties de cinabre avec une partie de limaille de fer ou de chaux vive et distiller dans une cornue de fer en disposant l'appareil de la manière suivante : On adapte à la cornue un récipient dans lequel on met de l'eau (le col de la cornue doit arriver près de la surface de l'eau, sans y plonger); on entoure l'extrémité du col avec un linge, que l'on tourne plusieurs fois tout autour, que l'on assujettit avec une ficelle et qu'on laisse pendre dans l'eau. On procède ensuite à la distillation en portant la chaleur jusqu'au rouge. Le fer ou la chaux se combine avec le soufre du cinabre, et le mercure, Ir^s pur alors, passe par la distillation.
Pour le mercure 8oluble,G. Weber indique le procédé suivant (p. 318):
On met du protonitrate de mercure cristallisé dans un mortier de verre ou de porcelaine, et l'on triture après avoir ajouté de l'eau aiguisée d'acide nitrique, jusqu'à ce que tout le sel soit dissous ; on emploie, pour faire cette dissolution, la plus petite quantité diacide nitrique possible.
On verse alors dans cette dissolution, en remuant continuellement, de l'ammoniaque liquide étendue de 30 à 40 fois son poids d'eau. On verse l'ammoniaque par petites parties, et l'on ^'arrête aussitôt que le précipité n'a plus une teinte foncée ; on se hâte de le séparer de la liqueur qui surnage, on le lave et on le fait sécher à une douce chaleur et à l'abri de la lumière. Il est certain qu'on obtient du mercure soluble d'autant plus beau que l'on a opéré sur des liqueurs moins acides, que l'on a poussé moins loin la précipitation, et que l'on a séparé plus vite le précipité de la liqueur où il s'était formé.
{Noie des traducteurs).
343 MERCCRIDS.
rexpérience poisse me permettre d'établir d'ane manière positiye, c*est que si tontes agissent i titre de composés mercurianx, chacune d'elles, prise en particulier, diffère prodigieusement des autres, et quant à ses effets thérapeutiques, et quant à Ténergie de son action. Ce qu'il importe surtout de remarquer, c*est que tous les sets mcrcnriels produisent une multitude d'effets accessoires peu communs, mais ordinairement considérables, lesquels varient d'après la nature de l'acide a?ec lequel le métal est combiné, et diffèrent profondément de ceux que le mercure dégagé de tout acide peut produire
Les symptômes dont je vais donner la description ont été obtenus a?ec le mercure soluble noir; cet exposé ne contribuera pas peu, j'espère, à faire connaître les propriétés spéciales du métal.
Si on a recours à ce médicament dans les cas seuls où la totalité des symptômes de la maladie offre une analogie frappante avec les siens, on reconnaîtra que ce médicament est, pour un grand nombre de cas, un agent curatif indispensable et extrêmement salu* taire. Mais pour en retirer un effet favorable, il faut employer un produit parfaitement pur, porté au dégré de dynamisatioo nécessaire, et n'en prescrire qu'une très faible dose.
Cette dernière condition est très importante; car il arrive souvent, dans la pratique allopathique, qu'on a abusé du mercure dans une foule d'affections, soit qu'on ne connût pas de moyens plus doux pour combattre la maladie, soit qu'on eût affaire à des indurations et à des obstructions qu'on s'imaginait résoudre avec ce métal réputé fondant universel, soit que la maladie se montrant opiniâtre, on crût deroir l'attribuer à la syphilis larvée. Si, avec les hautes doses quotidiennes consacrées par l'usage, les accidents s'exaspéraient, le médecin n'en accusait pas le mauvais choix qu'il avait fait d'une substance qui n'était point appropriée à la maladie, mais seulement la dose qu'il considérait comme ayant été trop faible par rapport à l'intensité du mal, il augmentait la quantité du remède, le répétait à des intervalles plus rapprochés, ou recourait au sublimé quand il voulait agir avec une énergie toute spéciale. Dans d'autres cas, il frottait la peau avec des doses énor-
1. John Bell se plaint de n'avoir jamais pu guérir la syphilis sans être ohlig/î de détruire le chancre primitif par des moyens externes. II en eût été autrement si ce praticien avait donné à l'intérieur quelque préparation exempte d'acide, par exemple le mercure soluble, car dans ce cas, la maladie entière guérit avec le chancre, sans qu'il soit né cessaire d'employer aucune application •%teme contre l'ulcère primitif.
GÉIfÉRÀLITÊS
mes d'onguent rïiurcuriely portant ainsi à la santé une atteinte irréparable, lorsqu'il n'allait pas jusqu'à produire des accidents mortels.
Comme nous savons aujourd'hui que les maladies chroniques, à l'exception de la syphilis et de la sycose, procèdent de la psore plus ou moins développée, et que dans les cas mêmes où la syphilis et la sycose viennent compliquer la diathèse psorique il faut, avant tout, s'occuper de cette dernière; comme nous savons aussi que le mercure n'en a jamais procuré une guérison durable, que loin de là ce métal laret}d de plus en plus opiniâtre, on s'expliquera sans peine pourquoi un si grand nombre de traitements des maladies chroniques tournent au préjudice des malades (^).
Les symptômes signalés ici comme des effets de l'oxyde noir de mercure sont en grande partie des effets primitifs. Il y en a très peu qu'on puisse avec certitude ranger parmi les effets secondaires; ceux-ci se font remarquer par l'absence de douleur et d'inflammation, comme par exemple, une sorte d'induration indolente des glandes et une certaine faiblesse paralytique et cataleptique des muscles.
Concordances. ->D'aprèsBœnninghausen, Ies médicaments qui se rapprochent le plus du mercure et se trouvent le plus souvent indiqués après lui, sont : PULSATILLA et SULFUR ; viennent ensuite :
4« BELLAD., GALCAREA, RHUS TOXIC, PHOS., SEPIA, SILICEA ; 2® arS., he-
par s.ylycopod.ynux vomica;3'' Acon.,asa fœtida, carbo v.,caust., cham., china, conium, graph., ignat., iod., kali c, magan., natr., m., nit. acid., phosph. acid., spigel., staphys., thuj., veratrum.
Jahr indique en outre : antimoniumj arn., arsen. , dulc.y lach.y opiurHy valeVy puis : argent., aurum, baryt., bryon., clem., coffea, colchic, cuprum, digit., euphorb., guaj., iaur., mezer., sassap., sélénium, strontiana.
Antidotes. — « Lorsqu'une préparation mercurielle, dit Hahnemann, a été employée dans un cas où elle n'était point parfaitement homéopathique et qu'elle a produit des accidents, les antidotes auxquels il faut recourir selon les circonstances sont : Hepar sulfuriSy sulfuVy camphorUy opiuniy chinUy nitri acidurriy tous donnés à petites doses. » — On prétend que Télectricité convient dans les em-
1. L*expérience a modifié cette assertion d*Hahnemann, le mercure soluble s*étant moatré très efficace dans bon nombre de maladies herpétiques et aussi contre les affections aiguës les plus diverses. Au surplus la pathogénésie de ce médicament explique ses succès.
{Note des traducteurs,)
MERCURIUS
poisonnenients lents causés par le mercore, ea particulier dans le tremblement des doreurs sur métaux.
Il faut ajouter à la liste précédente : belladonnay carbo veget; — asa f., aurum^ lach., raezer., sassap., sepia, silic, staphysagria. (Bœnningh.)
Jahr signale encore : arn.^ dulc. et lycopodium.
iJsie des »vie«n. — Gross (Gr.), Gutmann (Gtm), Frédéric Hahnemann (F.H.), Hartmann (Htm), Hornburg(Hbg)y Langhammer (Lgh.), Rummel (RI), Stapf (StQ.