‹ Traité de mécanique (volume 2)Chapitre 132 sur 216 · DES BALANCES. SOU · texte numérisé non relu

DES BALANCES. SOU

la difTércnce des poids est accusée par l'incHnaison plus ou moins grande que prend le fléau. Aussi, pour faire varier à volonté la sensibilité d'une balance, on place souvent sur le Beau, au-dessus de l'axe de suspension, une tige filefée le long de laquelle on

=xi^-

Cip. în.

peut Taire mouvoir un

écrou pesant, E, dont le

poids s'ajoute au poids

f. En faisant monter

cet écrou, on rapproche de Taxe le centre de gravité G du

-Sjstème. On l'en éloigne au contraire en faisant descendre

FÉcrou.

243. Mais, si l'on augmente la sensibilité de la balance en diminuant la distance Gll, il ne faut pas oulilicr qu'il y aurait on grave inconvénient à rendre cette distance tout à fait nulle; M, en effet, elle était t'gale à zéro, l'équation (2) rendrait langa infinie pour la position d'équilibre; le fléau EF devrait donc prendre une position verticale, c'est-à-dire qu'il chavirerait sous l'inQuence d'une erreur de pesée p, si petite qu'elle fût. La sensibilité de l'appareil serait infinie, mais l'appareil ne pourrait plus servir à rien, car c'est la variation de l'inclinaison du lléau, à mesure que l'excès de poids jj varie lui-même, qui guide dans l'opération de la pesée ; le lléau suspendu par son centre de gravité G formerait un système en équilibre indifférent sous l'action de poids égaux placés dans les deux bassins (g 179), le centre de gravité G restant immobile dans toutes les positions successives de l'appareil. 11 faut donc, pour que la balance soit utile, que le centre de gravité G soit plus bas que le centre d'oscillation du fléau, d'une certaine quanlilé , réglée d'après le degré d'exactitude qu'on veut apporter aux pesées.

Si l'axe de suspension était au-dessous du point G, le flcau serait dans un étal d'équilibre instable ; car son poids q contribuerait à accroître, et non à limiter, l'inclinaison qu'il tend ù prendre sous l'action de l'excès de poids p. Quand il en est ainsi, on dit que la balance est folle.

r» dalinces.

Nous avons supposé les trois points E, II, F en ligne droite, f : le point H au milieu de la dislance EF. C'est sur ces deux >uppo>îtions qu'est fondée la réduction de l'équation (1). On >3umit faire des pesées avec une balance où le^s trois points t. H, F ne seraient pas en ligne droite; mais cette disposition serait nuisible à la sensibilité de l'appareil. D'un autre côté, >i les bras UE, HF étaient inégaux, les poids placés dans ks deux plateaux, au lieu d'être égaux pour l'équilibre, devraienl être dans le rapport inverse des bras auxquels ils sont appli* quès. Nous décrirons tout à Fheure des appareils fondés sur ce principe, et destinés à peser de lourds fardeaux avec des f oid> beaucoup plus petits.

IXMfJJÛ DC FAIRE LES KSECS AVEC LA EALA:«CE ORIHICAIRE.

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