‹ Traité de mécanique (volume 3)Chapitre 207 sur 365 · DES BALANCES · texte numérisé non relu

DES BALANCES

la différence des poids est accusée par l'inclinaison plus ou moins grande que prend le fléau. Aussi, pour faire varier à volonté la sensibilité d'une balance, on place souvent sur le fléau, au-dessus de Taxe de suspension, une tige filetée le long de laquelle on peut faire mouvoir un ^j^

écrou pesant, E, dont le — i^ ''^^ny" ^^ —

poids s'ajoute au poids

q. En faisant monter

cet écrou, on rapproche de Taxe le centre de gravité 6 du

système. On Pen éloigne au contraire en faisant descendre

Técrou.

242. Mais, si Ton augmente la sensibilité de la balance en diminuant la distance 6H, il ne faut pas oublier qu'il y aurait un grave inconvénient à rendre cette distance tout à fait nulle; si, en effet, elle était égale à zéro, Téquation (2) rendrait tanga infinie pour la position d'équilibre; le fléau EF devrait donc prendre une position verticale, c'est-à-dire qu'il chavirerait sous rinfluence d'une erreur de pesée jp, si petite qu'elle fût. La sensibilité de l'appareil serait infinie, mais l'appareil ne pourrait plus servir à rien, car c'est la variation de Tinclinai- 6on du flâsiu, à mesure que Têxcès de poids j> varie lui-même, qui guide dans l'opération de la pesée ; le fléau suspendu par son centre de gravité G formerait un système en équilibre indifférent sous l'action de poids égaux placés dans les deux bassins (g 179), le centre de gravité G restant immobile dans toutes les positions successives de l'appareil. Il faut donc, pour que la balance soit utile, que le centre de gravité a soit plus bas que le centre d'oscillation du fléau, d'une certaine quantité, réglée d'après le degré d'exactitude qu'on veut apporter aux pesées.

Si Taxe de suspension était au-dessous du point G, le fléau serait dans un état d'équilibre instable ; car son poids q contribuerait à accroître, et non à limiter, l'inclinaison qu'il tend à prendre sous l'action de l'excès de poids p. Quand il en est ainsi, on dit que la balance est folle.

n. — lie cotuaxosr. 24

370 DAUNGES.

Nous avons supposé les trois points E, H, F en ligne droite, et le point H au milieu de la distance EF. C'est sur ces deux suppositions qu*est fondée la réduction de Téquation (1). On pourrait faire des pesées avec une balance où les trois points F], H, F ne seraient pas en ligne droite; mais cette disposition serait nuisible à la sensibilité de l'appareil. D^un autre côté, si les bras HE, HF étaient inégaux, les poids placés dans les deux plateaux, au lieu d'être égaux pour l'équilibre, devraient être dans le rapport inverse des bras auxquels ils sont appliqués. Nous décrirons tout à l'heure des appareils fondés sur ce principe, et destinés à peser de lourds fardeaux avec des poids beaucoup plus petits.

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